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"Relativisons", le regard de Christian Tissier sur les grades

4 Mars 2015 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Interviews

Christian Tissier est le plus célèbre des maîtres de l'Aïkido contemporain. Connu aux quatre coins du monde, il a surtout réussi l'exploit d'être reconnu par ses pairs japonais. Il évoque la question des grades en Aïkido.

 

Un enseignement reconnu dans le monde entier

Un enseignement reconnu dans le monde entier

Bonjour, j'aimerai aujourd'hui aborder la question des grades. Pouvez-vous nous dire de qui vous avez obtenu vos dans?

Je pratiquais l'Aïkido avec Nakazono senseï avant de partir au Japon, et c'est donc avec lui que j'ai passé mes premier et deuxième dans. J'ai reçu le nidan en 1968 à dix-sept ans, un an avant de partir au Japon. J'étais très jeune, et je n'ai pas de souvenirs particuliers du déroulement des examens. C'était probablement assez approximatif techniquement. (rires)

 

Quatre ans plus tard, début 1972, c'est donc à l'Aïkikaï que j'ai passé l'examen du troisième dan avec pour examinateurs Kisshomaru Doshu, Masuda senseï, et Ichihashi senseï. C'est le dernier grade que j'ai passé car à cette époque il n'y avait pas d'examen après le troisième dan. Je crois qu'ils ont été institués vers 1979.

Masuda senseï m'avait félicité pour la qualité de mon passage, j'imagine donc que c'était plutôt bon. Cela dit, au regard des examens que je fais passer un peu partout dans le monde, je dois dire que les élèves que je reçois au troisième dan sont assurément meilleurs que je ne l'étais à l'époque. Ce dont je me souviens surtout c'est que j'étais blessé au genou (déjà!), et que le suwari waza fut un calvaire.

J'ai encore en mémoire le regard de Kisshomaru senseï, et cela donne une grande valeur à ce troisième dan pour moi.

 

J'ai ensuite obtenu le quatrième dan sous la recommandation d'Osawa senseï père, à l'occasion du kagami biraki de 1976. C'était un cap parce qu'il nécessitait une recommandation. C'était le signe de la confiance que l'on me donnait en s'engageant pour moi.

 

Je n'ai pas de souvenirs particuliers pour le cinquième. En revanche le sixième dan que j'ai reçu en 1981 a probablement été un tournant important. J'étais le premier occidental à être élevé à ce grade et j'ai perçu cela comme un symbole très fort. Comme je l'ai indiqué au Doshu en le remerciant, à travers moi il ouvrait l'espoir à tous les non-japonais d'obtenir cette reconnaissance. C'était un signal d'encouragement fort qui semble normal aujourd'hui, mais qui était loin d'être évident à l'époque.

 

"Relativisons", le regard de Christian Tissier sur les grades

Vous avez ensuite reçu le septième dan officiellement en 1998.

Oui. Comme je vous l'avais raconté, c'est probablement mon meilleur et mon pire souvenir en Aïkido. Nous étions quatre. Kisshomaru Doshu était avec son fils Moriteru, et m'avait invité avec le mien. Il était intubé par le nez mais m'a fait l'honneur de me remettre ce diplôme en mains propres. Nous avons passé une petite heure ensemble, et je savais que c'était la dernière que je passerai à ses côtés…

C'est non seulement un souvenir émouvant, mais c'est aussi en quelque sorte une marque de son héritage, de son action pour la diffusion de l'Aïkido et de sa reconnaissance des pratiquants indépendamment de leurs origines.

 

Quel est pour vous le sens d'un grade dans la pratique martiale?

Les grades kyus et les premiers dans permettent de baliser la pratique, et donnent, théoriquement, des repères sur sa propre progression.

Evidemment, des critères autres que techniques sont a prendre en considération tels que l'âge, les progrès et les efforts par rapport à des capacités individuelles qui sont par définition, uniques, l'implication dans la vie du dojo, les relations aux autres, etc... Malheureusement les progrès ne peuvent être connus que si l'on connaît le point de départ, les efforts que si l'on peut observer l'élève régulièrement. Toutes ces choses ne sont mesurables que par l'enseignant d'un élève, et ne sont donc pas prises en compte par les examens tels qu'ils ont lieu actuellement en France.

 

Christian Tissier avec Pascal Guillemin

Christian Tissier avec Pascal Guillemin

Comment se déroulent les examens que vous faites passer?

Très simplement, à tous les niveaux. J'attends des pratiquants qu'ils présentent des techniques de bases correctes, et qu'ils aient une attitude juste. Ce que je sanctionne, ce sont les erreurs rédhibitoires, celles qui ne permettront pas de progresser. C'est par exemple attraper à pleines mains le bras du partenaire sur shomen uchi. Parce que cette façon de faire entraîne un travail en force, et ne permet pas de comprendre la logique de la possibilité de succession de nikyo, sankyo, etc…

 

Comment vivez-vous les passages de grades en tant qu'examinateur?

Très bien. D'une part parce que c'est normalement moi qui provoque ces examens car je ne m'occupe que des grades Aïkikaï. D'autre part parce que les gens qui se présentent devant moi l'ont fait en me choisissant délibérément, et respectent donc mes décisions, quelle qu'elles soient.

 

Etes-vous satisfait du système de grade actuel?

Oui et non. Oui pour le système des grades Aïkikaï, non pour celui des grades fédéraux.

 

Caroline Bied-Charrenton et Christian Tissier

Caroline Bied-Charrenton et Christian Tissier

Considérez-vous qu'un système de grade soit nécessaire?

C'est une question difficile. Lorsqu'on a un nombre de pratiquants réduit, les grades ne sont sans doute pas nécessaires. Lorsque le groupe prend de l'ampleur, c'est un des éléments qui permet de situer les gens. Cela permet aussi de se situer par rapport aux autres. Non pas pour avoir une compétition malsaine, mais cela peut permettre une émulation positive. Dans les disciplines compétitives on se rend d'ailleurs compte que les grades ne sont réellement pris en compte qu'une fois la carrière de compétiteur terminée.

 

La question des grades est très compliquée, et elle ne peut trouver de réponse facile. Des gens bien plus avancés que moi y ont réfléchi et ont décidé qu'il était préférable pour l'Aïkido d'avoir un système de grades. A mon niveau j'essaie surtout de faire en sorte qu'il soit le plus cohérent et efficace possible.

 

Quelle valeur ont pour vous les divers grades japonais (Aïkikaï, Yoshinkan, DNBK, etc…)?

Je ne connais pas suffisamment les grades autres que Aïkikaï et français pour apporter une réflexion sur ce sujet. En fait je crois qu'il est important de relativiser tout cela. Les grades, et même au-delà l'Aïkido. Cette discipline est ma vie, et je m'y suis engagé totalement. Pour autant si l'on considère tous les gens admirables qui nous entourent et ne savent pas ce qu'est l'Aïkido, sans même parler de grades, cela permet tout de suite de relativiser. Bien sûr il faut traiter les choses sérieusement, mais il ne faut pas en faire plus que ce qu'elles ne sont. Relativisons et pratiquons sérieusement sans nous prendre au sérieux. (rires)

 

"Relativisons", le regard de Christian Tissier sur les grades

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Yannick 02/06/2016 17:05

Si je peux me permettre ma petite bafouille personnelle sur la question... Je crois qu'il faut retenir deux choses essentielles dans le chef de l'aïkido:

- Les grades sont un peu, un reflet de nous-mêmes: le fait du ressenti du soi profond. Un chemin pour savoir où l'on va, où on bute, où on peut exceller, où l'on peut faillir. Pas seulement pour soi mais, pour et avec les autres.
- Le but d'universalité, que porte en lui, l'aïkido, doit nous rappeler cet adage africain résumé en un mot de langue bantoue: Ubuntu (« Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous »). Rien que ce mot représente parfaitement l'idée que nous devons nous faire de l'art de la paix, en n'omettant pas que c'est un budo, légué par O'Sensei.

Au plaisir, Léo !

thivan91 31/10/2016 19:43

Non Yannick, Il ne faut pas confondre le chef et le senseï. Le Senseï est un guide, et qui veut le suivre le suit. Le chef est quelqu'un d'imposé, il n'a qu'une ambition : te soumettre.

Léo Tamaki 03/06/2016 11:23

Merci pour la lecture et l'adage :-)

Léo

Mathieu D 06/02/2016 14:00

Bonjour,
Même si les commentaires datent sur ce sujet, je placerais ces quelques phrases.
Premièrement le pouvoir et l'égo de certains nous donne aujourd’hui deux fédérations plus les groupes affiliés, pour une discipline d'harmonisation cela commence mal. A quand une table rase de tous cela ? Si l’état doit avoir la main mise indirectement sur les disciplines sportives et autres, gardons une seule fédération plus des ryus avec chacun leur spécificités et faisons en sorte que les maitres qui dispensent leur enseignement soit périodiquement réunis pour échanger sur leur pratique.
Le système de grade kyu + dan est nécessaire pour que l'individu puisse juger des progrès qu'il a accompli et où il se situe sur son chemin de L’aïkido. Il permet au mettre lorsqu'il discerne un kyu de récompenser le travail, l’investissement moral et physique de son élève, il le connait et ne juge pas simplement la technique à l'instant T. Les grades dan présentent en premier lieu une ambivalence car il faut participer à trois stages payant dans l'année plus son droit d'inscription, ce qui lui confère déjà une valeur marchande. La ligue ne pourrait elle pas sur invitation des maitres se rendre dans les dojos sur la demande de celui-ci pour faire passer les grades ? Aujourd'hui il y a pléthore de premier Dan, mais comment être sur du niveau ? Un élève peut se le voir refuser, mais comment juger de la valeur de son travail quotidien en 20min?
L’aïkido comme vous l'avez déjà évoqué Léo est en recule, toutes ces dissonances ne favorise en rien un nouvel essor pour notre discipline.
Heureusement ponctuellement nous avons la chance d'avoir des personnes comme vous clairvoyante et ouverte, qui ne recherche aucune gloire, ni a stigmatiser les uns et les autres, cela vous honneur.

Au 13 Février, A Grenoble si nous arrivons à éviter les bouchons des nombreux skieurs ! Mathieu D.

Léo Tamaki 29/03/2016 20:15

Bonjour Matthieu,

Ah quel problème compliqué ! Les grades sont-ils nécessaires ? Qui doit les décerner ? Sous quelles conditions ?

On est tenté de parler d'un problème insoluble...

Léo

voyeux catherine 14/05/2015 17:23

es tu dans les concurrents ?

Christian Vanhenten 02/05/2015 15:53

Je ne partage pas le titre de ce post qui semble résumer le propos de cet extrait d’interview. Or si nous lisons avec un petit peu d’attention, ce n’est pas ce qui ressort des propos de Christian Tissier avec tout le respect que j’éprouve pour ce grand monsieur de l’aïkido.
Le titre est tiré d’une des dernières phrases: « …il est important de relativiser tout cela. Les grades, et même au-delà l'Aïkido".
Cette réflexion finale est une généralisation. Relativiser les grades, relativiser l'aïkido, notre vie, la vie,..
Tout est relatif. Cette réflexion rencontre inévitablement le consensus. Chacun y trouve son compte, les pros comme les anti grades.
Comment en effet oser dire que les grades, l'aïkido sont d’importance absolue quand des milliers d'immigrants se noient dans la Méditerranée et plus encore ont perdu la vie au Népal.

Je relève plutôt que lorsqu'on demande à Christian Tissier si un système de grade est nécessaire il convient que "C'est une question difficile" mais estime néanmoins que "Lorsqu'on a un nombre de pratiquants réduit, les grades ne sont sans doute pas nécessaires. Lorsque le groupe prend de l'ampleur, c'est un des éléments qui permet de situer les gens".
Etant donné que nous sommes dans une pratique de grand groupe, les grades sont donc nécessaires. Nécessaire pour quoi? Pour situer les gens. Mais pourquoi situer les gens? Pourquoi se ranger dans des cases.
En aïkido, les grades sont les ersatz de la compétition, les succédanés d'un besoin semble-t-il irrépressible de se comparer, de se jauger, de se juger. Quelqu'un a dit un jour "la comparaison est le début de l'enfer". Et lorsque la comparaison se base sur une échelle aux critères on ne peut plus variables et qui en plus se décline d'autant de manières qu'il y a d'écoles de styles, voire de maîtres, on débouche sur un système absurde qui se maintient car il répond à deux besoins essentiels.
Le premier est la satisfaction de l'ego du gradé . Alors que la pratique de l'aïkido devrait contribuer à nous alléger de cette pression égotique du moi-je pour évoluer vers le nous, le collectif, le connecté. En principe le « Aï » devrait nous inviter à rassembler ceux qui étaient séparés, à harmoniser les différences nées du différent, à relier plutôt qu’à hiérarchiser.
L'autre raison du maintien du système de grades est le levier, l'instrument de pouvoir, ou pour le dire plus simplement le système de carotte qui permet (entre autres) d'asseoir l'autorité des fédérations et par là de ceux qui les dirigent et qui nous ramène, une fois encore, à une question d’ego.

L'aïkido gagnerait beaucoup à supprimer le système de grades qui s'est inspiré des formes d'arts martiaux devenus compétitifs et à opter pour une pratique débarrassée de cet enjeu futile qui obsède les esprits et corrompt les relations. Pas d'enjeu, pas de jeu (de pouvoir). Et les maîtres, les mentors, les référents resteront reconnus. Pour leur expertise, leur pédagogie, leur efficacité, leur sagesse.

De plus en plus, des pratiquants se positionnent et se revendiquent d’une pratique libérée de ces modes de fonctionnement. Une pratique qui rejette ces échelles de comparaison que sont les grades et se recentre sur la pratique, la rencontre, le partage et la progression individuelle. Tel maître m’intéresse, je participe à son stage ou à plusieurs de ses stages et cela ne m’empêche pas d’en rencontrer d’autres. La richesse nait de la différence et non du clonage de la pratique voire des manies d’un maître aussi fabuleux soit il.
Je développe ceci plus longuement dans mon blog : http://aikido.aikicom.eu/2015/05/grades-en-aikido-opportun/

Léo Tamaki 04/05/2015 10:52

Bonjour Christian,

Je comprends ton point de vue.

Je suis moi-même assez ambivalent par rapport à la question des grades. Je trouve tout de même l'avis de Christian Tissier à la fois mesuré et intéressant.

Quand il dit qu'il faut relativiser, cela peut sembler futile et banal. Toutefois lorsque l'on voit les manigances et les efforts que font certains pour obtenir des grades, et leurs réactions lorsqu'ils ne les obtiennent pas, force est de constater que ce n'est pas le cas de tous. L'exemple sur le sujet de quelqu'un qui, comme Tissier senseï a dédié sa vie à l'Aïkido, pourrait s'il était suivi être salutaire.

Pour ce qui est de l'interprétation de ses paroles, bien entendu selon notre inclinaison nous serons plus sensibles à certaines que d'autres. S'il parle de "situer les gens", cela est suivi par :
"Cela permet aussi de se situer par rapport aux autres. Non pas pour avoir une compétition malsaine, mais cela peut permettre une émulation positive."

Le système des grades, comme tout système humain, possède des failles. Et il ne fait nul doute qu'il peut être utilisé à des fins malsaines lorsqu'il est dévoyé. Comme la religion, la démocratie, etc…
Christian Tissier le dit très clairement :

"La question des grades est très compliquée, et elle ne peut trouver de réponse facile. Des gens bien plus avancés que moi y ont réfléchi et ont décidé qu'il était préférable pour l'Aïkido d'avoir un système de grades. A mon niveau j'essaie surtout de faire en sorte qu'il soit le plus cohérent et efficace possible."

Il n'y a pas je pense de vrai ou faux sur le sujet, et tout n'est pas noir ou blanc. Chacun est en droit d'avoir son avis, et celui des "autres" est respectable. N'oublions pas qu'Osenseï lui-même a adopté ce système, ainsi que la très très large majorité de ses élèves directs. Je ne peux imaginer qu'ils n'aient pas réfléchi à la question. Si leur nombre et leur parcours ne signifient évidemment pas qu'ils ont raison, cela peut nous amener à envisager les points positifs qu'ils ont vus dans ce système et qui nous échappent peut-être. Sauf à imaginer qu'ils ont tous fait cela pour ranger les gens dans des cases, assouvir leur soif de pouvoir, etc…

A titre personnel je pense que le système des grades peut être bénéfique s'il n'est pas dévoyé. C'est un véritable défi, mais je crois que cela vaut la peine si cela donne un outil supplémentaire aux pratiquants dans leur cheminement.

"Une pratique qui rejette ces échelles de comparaison que sont les grades et se recentre sur la pratique, la rencontre, le partage et la progression individuelle. Tel maître m’intéresse, je participe à son stage ou à plusieurs de ses stages et cela ne m’empêche pas d’en rencontrer d’autres. La richesse nait de la différence et non du clonage de la pratique voire des manies d’un maître aussi fabuleux soit il."

Le système de grades n'est pas, à mon avis, antinomique d'une vision centrée sur la pratique, la rencontre, le partage et la progression individuelle. C'est quelque chose que je constate dans de nombreux dojos à travers le monde où il existe des grades, mais où les pratiquants et enseignants n'en perdent pas pour autant ces qualités essentielles.

Je ne saurai rien ajouter d'autre à ce qu'a dit Christian Tissier, relativisons. Qu'une personne, un dojo ou une école adopte ou pas un système de grades ne présume à mon sens en rien des qualités éthiques et techniques dont ils feront preuve. On trouve des gens de qualité et des opportunistes chez ceux qui refusent ce système comme chez ceux qui l'ont adopté ;-)

Léo

John 30/04/2015 14:25

"pratiquons sérieusement sans nous prendre au sérieux"
Magnifique adage!

Christopher Li 30/04/2015 04:04

Just to note, Christian Tissier was not the first Westerner to be promoted to 6th dan. I'm not sure who was, but Sadao Yoshioka (born in Hawaii) was 6th dan in the Aikikai as early as 1975 - at least six years before Christian Tissier.

Léo Tamaki 30/04/2015 18:19

I'm sure they do sometimes. Although it is quite a milestone in the history of Aikido !

Best,

Leo

Christopher Li 30/04/2015 18:15

Thanks Leo! It's not a big deal - sometimes people forget about Hawaii. :)

Best,

Chris

Léo Tamaki 30/04/2015 10:47

Hi Christopher,

Thank you for this information.

I guess that what Tissier sensei had in mind when he stated that he was the first occidental to receive the 6th dan, excluded adepts from japanese descent.

I take the occasion to thank you for your excellent blog that I read with great interest.

Best regards,

Leo

BINDEL 29/04/2015 13:57

Je suis entièrement d'accord avec Christian, c'est un professeur qui doit décerner un grade à son élève et pas une fédération sportive habilitée....

Léo Tamaki 08/01/2016 15:34

Je suis malheureusement dubitatif sur une décentralisation de ce type. Les structures et personnes ont rarement tendance à délaisser quelque "pouvoir" que ce soit...

Léo

Wonderful_be 06/01/2016 20:17

L'attribution des grades par la Fédé est-elle écrite sur la roche? Peut-on imaginé un jour qu'un maître ( le notre) décerne les grades jusqu'à son niveau ou n-1( par exemple) en France? En d'autres termes peut-on penser que la Fédé va-t-elle un jour couper la branche sur laquelle elle est assise dessus, ;)?

Léo Tamaki 29/04/2015 15:03

Merci pour votre témoignage :-)

Léo

JB Blanchard 29/04/2015 10:46

Après mes débuts en Aïkido en septembre 2004, mon premier stage a eu lieu à Issoudun en mars 2006 avec Tamura Sensei.
Je le connaissais à peine mais j'avais été tout de suite marqué par sa pratique.
A la fin du stage et juste après la remise des cadeaux par les organisateurs, Tamura Sensei s'était fendu d'un petit discours improvisé sur l'Aïkido en général et les grades en particulier.
Je n'oublierai jamais l'une des phrases qu'il a prononcé (avec sa petite voix et son français hésitant) et qui me guide toujours aujourd'hui dans ma pratique : "le grade dan n'est pas un but, mais la récompense d'un travail assidu". Tout était dit...

Léo Tamaki 29/04/2015 11:30

Merci pour ce partage :-)

Léo