Budo no Nayami

Le diplomate de l’Aïkido

4 Septembre 2019 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu, #STAGES

À l’heure où les réseaux sociaux exacerbent les divisions et encouragent les polémiques, il est de bon ton de salir chacun et tout dénigrer. Le monde des arts martiaux n’échappe malheureusement pas à cette tendance et les chapelles se multiplient, leurs membres se radicalisent, tout le monde concourant à l’image ridicule de ce microcosme et à la baisse constante de ses effectifs.

Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin d’adeptes ouverts, généreux, qui par leur simple comportement participent au développement de relations et à l’entente entre les courants, experts et pratiquants. Nous avons besoin de… diplomates. Être diplomate est une noble vocation. Un diplomate représente son pays, aide à développer le dialogue entre les nations, et protège ses concitoyens. Près de nous, que l’on pense à René Cassin ou Stéphane Hessel et l’on verra la beauté de cette vocation. Dans le monde de l’Aïkido, Daniel Laurandeau senseï est un diplomate au sens noble du terme.

 

 

Simplicité et bienveillance

J’ai connu Daniel Laurandeau il y a quelques années lors d’un stage à Montréal. Il était venu en simple pratiquant participer à un cours. À la fin de l’entraînement l’organisateur, Daniel Bastien, me l’a présenté en indiquant qu’il était 6ème dan shihan. Pas un instant Laurandeau senseï n’avait fait état de sa qualité, à aucun moment il ne s’était comporté comme un petit maître avec ses partenaires. À soixante ans passés il s’entraînait comme tout un chacun, recevant les techniques et chutant naturellement.

Daniel Laurandeau n’est pas le seul expert que j’ai vu agir ainsi. Mais il fait malheureusement partie d’une très petite minorité. Car du haut de leur 5, 6 ou 7ème dan, les experts d’Aïkido sont bien plus prompts à lâcher un commentaire désobligeant sur les experts plus jeunes et/ou moins gradés, qu’à les accueillir avec bienveillance et enfiler leur keïkogi pour se faire une idée de leur travail. 

 

« Un élève n’apprend pas une technique, il étudie son maître. »

Allen Pittman

Nos maîtres et nos aînés nous enseignent bien plus qu’à tordre un bras. Leur habileté technique fait que nous les imitons dans des domaines au-delà de la simple pratique martiale. Ils ont en ce sens une responsabilité énorme, car leur attitude impacte la société à travers les comportements que leurs élèves héritent d’eux. Daniel Laurandeau ne saurait avoir une influence plus positive, et on dirait que Mochizuki senseï a prononcé les paroles suivantes en pensant à lui :

« Il faut que les pratiquants sachent voir, reconnaître et respecter les différences. Comprendre les points faibles des autres ok, mais aussi admirer leurs points forts. Si chacun se sent respecté et reconnu, c'est bon pour la société dans son ensemble. »

Mochizuki Hiroo

 

 

Je termine en laissant la parole à Laurandeau senseï :

« L’Aïkido est une méthode de self-défense en second, et d’auto-éducation en premier. »

« Voir que votre partenaire est votre égal, qu’il est là pour vous aider à polir votre technique, rend humble. »

« C’est vous que vous regardez à travers la personne qui vous fait face. »

 

Léo Tamaki à Montréal, 12 et 13 octobre

Je serai de retour chez Daniel Laurandeau au Dojo McGill pour un stage organisé par Nathan Augeard, les 12 et 13 octobre.

 

 

Horaires

Samedi 12, de 9h30 à 12h00, et de 14h30 à 17h00

Dimanche 13, de 9h30 à 12h00

 

Lieu

Dojo McGill

Sports Complex

475 Avenue des Pins Ouest

Montreal, QC H2W 1S4

CANADA

 

Tarifs

Stage complet 110$

2 cours 80$

1 cours 50$

 

Contact

nathan.augeard@yahoo.com

Tel +1 438 345 1913

 

Stage ouvert à tous les pratiquants d'arts martiaux, tous groupes, et tous niveaux.

 

 

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Jean-MIchael Doré 09/10/2019 09:33

Merci de patager du positif Léo ca fait du bien.

Léo Tamaki 10/10/2019 08:58

Avec plaisir :-)

Léo