Budo no Nayami

Apprendre le japonais par internet, communiquer avec ses senseï

31 Janvier 2021 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu, #Internet

"Où puis-je apprendre le japonais ?", "Est-ce qu'il est difficile de parler japonais ?" Des pratiquants me questionnent régulièrement sur la langue de l'archipel.

 

Recueillir les paroles des maîtres,

ici avec Sunadomari Kanshu

 

Apprendre le japonais dans les rues de Tokyo

Tout d'abord je dois préciser que si je tiens sans soucis une conversation en japonais, mon niveau dans la langue de l'archipel est loin d'être irréprochable. Jusqu'à mon installation au Japon à 24 ans en 1998, je ne connaissais que le strict nécessaire à ma survie. "Je m'appelle Léo. J'ai faim. Où est…".

Arrivé dans l'archipel sans un sou en poche, j'ai immédiatement commencé à travailler sur les chantiers. Dans le même temps, j'ai eu quelques aventures avec des autochtones. Ces éléments parallèles m'ont permis de me familiariser rapidement avec la langue. Le souci est que c'était le parler de deux mondes très marqués, aux antipodes l'un de l'autre. Je pouvais donc utiliser des tournures féminines au milieu d'un phrasé populaire, voire vulgaire. Et vice-versa…

Si tout cela s'est atténué avec le temps, mon japonais appris dans le quotidien de Tokyo est loin d'être exempts de fautes grammaticales, et mon niveau d'écriture est celui d'un enfant de huit ans.

 

 

Faut-il apprendre le japonais pour progresser en arts martiaux ?

Aller au Japon est une expérience que j'estime intéressante pour visiter les vestiges du Japon féodal, et humer le parfum de la culture qui donna naissance aux traditions martiales. Pour cela, nul besoin de parler japonais, mais des notions rendent le voyage plus amusant.

Si y séjourner longuement pour pratiquer me semble de peu d'intérêt, lorsqu'on le fait, connaître les bases du quotidien pour faire ses courses et parler de la météo me semble intéressant.

En revanche je n'ai jamais eu le sentiment qu'il fallait parler japonais pour exceller dans les arts martiaux. Et mon expérience au Japon me l'a clairement confirmé. Je n'ai JAMAIS été limité dans ma progression et ma compréhension par une méconnaissance de la langue, ni rencontré quelqu'un pour qui ce fut le cas.

Oui, il m'est arrivé de ne pas comprendre certains termes, que j'ai simplement été chercher par la suite. Mais au final, même chez les experts les plus loquaces, l'essence de leur enseignement tient en quelques phrases. Des éléments qu'ils peuvent répéter, aborder sous de nouveaux angles, mais qui dont l'essence ne varie pas. Et c'est heureux !

 

Kono Yoshinori, Akuzawa Minoru, Hino Akira

 

Il y a des experts en japonais qui sont aussi des virtuoses du Budo. Mais il y a beaucoup plus de budokas exceptionnels qui ne connaissent que le strict minimum nécessaire à leur survie dans l'archipel. Et parfois même pas cela. Il y a aussi, beaucoup plus d'érudits en japonais dont le niveau de pratique laisse à désirer. Des pratiquants qui confondent leur compréhension de la langue avec une maîtrise de la pratique martiale et de ses principes. Un spectacle désolant et déplorable…

Si l'objectif est de devenir bon dans une discipline, la pratiquer est bien plus efficace que d'étudier la langue de la civilisation qui lui a donné naissance.

Ceci étant posé, si l'on comprend que parler japonais ne jouera même pas à la marge dans le niveau que l'on peut atteindre dans un art martial, apprendre une langue étrangère, en particulier lorsque sa structure est fondamentalement différente de la nôtre, est un exercice extrêmement intéressant. Si on s'y engage pour cela, et non d'illusoires progrès martiaux, alors l'étude du japonais, ou d'une autre langue étrangère, est une véritable richesse.

 

Certaines conditions facilitent la maîtrise d'une langue étrangère

 

Apprenez le japonais avec Black Widow

Il y a quelques années, la NHK avait mis en place des cours de japonais basés sur les aventures d'un apprenti Aïkidoka nommé… Léo. Ça ne s'invente pas. Si aujourd'hui une nouvelle série a été mise en place, elle n'est que l'une des innombrables ressources du net.

Internet n'est en soi ni bon ni mauvais. Il s'agit d'un outil dont le défi est l'utilisation correcte. Où trouver les informations ? Comment se les approprier ? En résumé, comment apprendre avec internet ? C'est à cette question que répond la chaîne Fluent.

 

 

Fluent vous présente les outils, vous explique les méthodes, compare les offres. En un mot, Fluent vous donne TOUS les éléments pour trouver ce dont VOUS avez besoin.

 

 

La créatrice de Fluent, Lauren, suit une formation en sciences du langage afin d'enseigner le français en langue étrangère. Pour avoir étudié l'anglais en milieu universitaire, le portugais en immersion, et le coréen par internet, elle dispose d'une expérience riche de points de comparaisons qui permet à ses abonnés de gagner un temps précieux.

Les pratiquants d'arts martiaux seront en outre sans doute sensible au fait qu'elle est une adepte depuis l'enfance, et que sa maîtrise l'a amené à intégrer le groupe incarnant les Avengers à Disneyland Paris.

 

 

Bref, grâce à Fluent découvrez les outils les plus efficaces, et les méthodes qui VOUS seront adaptées.

 

Kishinkaï Online

Dans le registre de l'étude par les moyens les plus modernes, Kishinkaï Online continue en outre la publication du catalogue technique, et de tutos pour entretenir et développer son physique, pratiquer les armes, etc.

 

 

Pour prolonger la lecture :

Apprenez le japonais avec Léo

3 000 jours au Japon

Le Japon, culture du vide

Pratiquer les arts martiaux au Japon

 

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jongbloed christian 01/02/2021 23:21

J' ai eu l' occasion dans mes voyages de faire quelques séjours au Japon en particulier dans la région du Kansai que j'aime beaucoup surtout Kyoto et Osaka. Connaitre un peu de japonais aide , mais ce n'est pas le plus important.. L' amour du pays, ça c'est le plus important.. Il y a des choses qui ne s'expliquent pas, c'est comme ça..