Il y a quelques semaines j'ai mis en ligne sur Tsubakijournal un article intitulé "Un engagement dans le temps". Il y a eu plusieurs commentaires sur le site lui-même et plusieurs personnes ont abordé le sujet en privé
avec moi par e-mails.
Voici deux extraits de ces échanges que j'ai voulu partager avec vous avec l'accord de leurs auteurs.
"... Mochizuki senseï dit lui qu'il faut vingt ans pour comprendre. 10, 15 ou 20 ans ce qui compte à mon avis c'est que pour saisir les principes du Budo seule une
pratique à long terme et quotidienne permet d'obtenir des résultats qu'après il faut conserver en continuant à pratiquer quotidiennement même si ce n'est que quelques minutes. Ce qui n'est pas
très compatible avec la vie actuelle. Et annoncer cette durée de pratique pour obtenir des résultats éphémères à de nouveaux pratiquants risque plutôt de les faire fuir que de les
motiver.
Je ne pense pas que l'investissement des maîtres pour arriver au plus haut sommet de leur art soit le symptôme d'une quelconque maladie mentale. Certains musiciens,
sculpteurs, peintres agissent de même dans leurs arts réciproques sans pour autant être considérés comme "fous" même si leur manière de faire est incompréhensible pour le commun des mortels. Et
les maîtres de haut niveau en Budo ne sont-ils pas aussi des artistes? Ce qui est plutôt incompréhensible, c'est plus le niveau de futilité de la plupart des gens que la recherche de ces
maîtres. N'en déplaise aux "psys" en tout genre.
Néanmoins, je pense qu'il restera toujours des pratiquants qui feront plus que les autres et iront loin sur le chemin de la compréhension mais ils ne seront pas très
nombreux et risquent d'être marginalisés ou décriés. ..."
L'auteur, Jean-Luc Dureisseix, est un cadre du Yoseïkan Budo proche de Mochizuki senseï.
"... J'imagine que ton jugement résulte de rencontres avec certains
pratiquants/enseignants occidentaux et il est certainement juste.
Il me semble occulter cependant une différence importante entre l'engagement de
la pratique pour un occidental et l'engagement dans la pratique pour un japonais
qui suit l'enseignement d'un maître véritable.
Effectivement il s'agit d'illusions, car en tant qu'occidental il nous faut bien
réaliser un jour que le parcours de maître est un rêve inaccessible. Et ce n'est
qu'en vieillissant que l'on se rendra compte aussi de l'illusion de notre
efficacité physique. Mais pour autant cela signifie-t-il que notre progression
est limitée ? Au fil du temps je découvre les similitudes et différences des
pratiques qui ont pour objectif le développement et l'amélioration des qualités
de l'être humain. Nous avons chacun nos aptitudes et nos handicaps, mais le
lien qui nous est commun est la faculté de travailler sur notre état d'esprit.
Alors, finalement, rencontrer des gens comme ceux que tu décris nous fait du
bien, cela nous aide à discerner les voiles de l'apparence... ..."
L'auteur, Sylvie, est enseignante d'Aïkido et pratique une école traditionnelle japonaise. Elle se rend très régulièrement au Japon pour étudier.
Shinjuku Southern lights
Quelques photos prises en rentrant un soir cette semaine sur la "Shinjuku Southern terrace", une promenade à la sortie sud de la gare où se trouve "Krispy Kreme doughnuts". Et la denière près de Kabukicho ;-)
Désolé j'ai encore pris les photos avec un appareil de poche. Bon le résultat n'aurait pas été très différent avec un véritable appareil mais c'est mon excuse :D
Kangeïko avec David Dumas
David organise un kangeïko, entraînement d'hiver, du 28 février au 8 mars.
Dojo de la Chapelle
21 rue de la Chapelle
75018 Paris
06h30 à 08h00 et 12h15 à 13h45 :D!!!
Le thème du stage:
"Les méthodes d'entraînement du Judo-Jujitsu et de l'Aïkido pour le perfectionnement technique."
Le détail ici dans Takemusu Shinbun (Takemusu Journal).
Vous pouvez contacter David à takemusu@free.fr
Par Léo Tamaki
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Samedi 16 février 2008
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07:24
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