Budo no Nayami

Loisir, dosage de l'entraînement et tradition vivante...

29 Février 2008 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Février 2008

Voici une correspondance que j'ai eue avec un lecteur du blog à la suite de l'article "Morishita-san, le plus ancien élève de Kuroda senseï".


Bonjour Léo,

quelle différence fais tu entre loisir et non loisir dans ce que tu dis ici? "loisir " dans le sens "ça te sert a rien c'est juste pour passer le temps"? Ou alors autre chose?


Bonjour Benoît,

J'entends par loisir une occupation que l'on choisit en dehors de ses obligations professionnelles et familliales. Il s'agit généralement d'activités qui n'ont d'autre buts que la détente et le plaisir, même si elles peuvent impliquer des efforts.
Leur pratique peut se limiter à ce plaisir et cette détente et c'est déjà un énorme bienfait si elles apportent cela. Si elles font plus, ce qui me semble être le cas des voies martiales pratiquées correctement, c'est encore mieux.

Aujourd'hui les défis de la vie sont assez souvent différents d'un combat physique, certains élements des arts martiaux peuvent plus ou moins aider dans certaines circonstances ponctuelles pour des gens pas ou peu confrontés au quotidien à des situations d'agression physique.

Bien sûr aujourd'hui les défis que nous affrontons au quotidien sont rarement de l'ordre du combat physique où les arts martiaux pourraient avoir une utilité directe. Mais comme tu le soulignes les voies martiales apportent d'autres choses. La liste serait longue mais je citerai, entre autres, la "réappropriation" de son corps et une approche de la gestion du conflit.

Mais je pense que c'est comme un médicament: des bons dosages a respecter, trop ou pas assez pouvant entraîner des effets génants.


Trop ou pas assez…? Je crois que c'est à chacun de déterminer le sens de sa pratique, ce qu'il en attend et ce qu'il est prêt ou peut investir dedans en termes de temps, d'efforts et même d'argent. Un pratiquant peut ne vouloir pratiquer qu'une ou deux heures par semaine juste pour se changer les idées tandis qu'un autre y investira presque tout son temps libre. Du moment que cela est fait de manière réfléchie et qu'on ne se berce pas d'illusions, à chacun de faire son choix.

Pour le post "engagement dans le temps" , justement je pense que si un engagement de long terme est motivé par une passion, par un interet et sans renier le plaisir de pratiquer à savoir  sans se faire un "chemin de croix" de pratiquer, qu'on va s'entrainer sans avoir, 'l impression de faire un effort",  que le travail et la motivation viennent naturellement, sans pression,  là aucun risque de "psychose"   .

"Psychose" est un mot un peu fort bien que j'ai occasionellement rencontré des pratiquants un peu… dérangés :D On peut rester dans les limites de la pratique de plaisir et ce n'est pas un mal évidemment. Mais on peut avoir envie de se forcer parfois. De ne pas s'écouter lorsqu'un canapé douillet dans une pièce confortable nous attend après une journée de travail, que le lit chaud et les bras doux d'une compage nous retiennent le matin…
C'est un sujet que j'avais (mal) abordé dans l'article "Sortir de la zone de confort".

Maintenant c'est certain que savoir nager sera indispensable au marin, bah la c'est pareil je crois ce que tu as écrit ici dans ce fil au sujet des guerriers et de la martialité.

Si par contre on se repose intégralement sur les arts martiaux et qu'on croit que ca va être la soluce à tous nos problèmes de la vie, c'est là que peuvent survenir les problèmes, sans qu'on s'en rende compte... on en avait parlé une fois ensemble.


Tu as raison lorsque tu évoques le fait que les arts martiaux ne peuvent être une solution à nos problèmes. Ils peuvent nous apporter beaucoup mais il ne s'agit pas de solutions miracles. Un Dojo n'est pas un cabinet de psychiatrie et un senseï n'est pas un saint. Beaucoup de pratiquants amènent leurs problèmes personnels sur le tatami et c'est une incompréhension de la nature de la pratique martiale. Suivre une Voie amène des bienfaits… indirectements. Mais il faut la suivre sans attentes. C'est une notion très compliquée qui mériterait d'être développée.

Mais pour les gens n'étant pas dans le combat physique au quotidien,  que peuvent ils en tirer?

Au niveau pyschologique en voyant ce combat comme une sorte de métaphore?
Un agrément de loisir comme un autre? Le "thrill" de se faire un petit "jeu de role martial" en goutant à des sensations physiques? Le risque est il alors de prendre à la lettre les principes de la martialité et de les appliquer de façon inadaptée a notre monde moderne quand c'est fait avec peu de recul ou alors quand c'est pas assez expliqué?  (c'est peut être caricatural dans le film "ghost dog" mais un peu dans ce genre la je veux dire)


Pour les gens qui ne sont pas dans le combat physique au quotidien (tout le monde quoi :D), les bienfaits seront multiples dans le développement physique et moral dans la mesure où ils suivent un enseignement authentique.
Le côté "jeu de rôle martial" par contre me semble assez dangereux. Il est une des principales raisons qui attirent les nouveaux pratiquants dans les dojos mais je crois qu'il est important de remettre immédiatement les pieds sur terre aux "apprentis samouraïs".

  La différence entre maintenant et les temps anciens est elle que dans les arts actuels on peut très bien pratiquer en prenant ce qui est bon pour nous et  plus aisément prendre avec plus de distance "ce qui n'est pas bon pour nous"  ?

"Prendre ce qui est bon pour nous" est un point très délicat. Dans l'absolu oui. Mais après avoir acquis une grande expérience. Aujourd'hui les gens jugent très rapidement. Après quelques années de pratique au mieux mais souvent quelques mois ou parfois même en regardant simplement des vidéos sur internet! Regarder les commentaires sous les vidéos est édifiant à ce sujet…
Mais même quelques année de pratique pour un élève moyen ne sont pas grand-chose. Qu'est ce que trois ans pour un débutant qui vient deux heures par semaine? En enlevant les absences, les vacances, les jours fériés pendant lesquels la majorité des dojos est fermé il reste quoi… 300 heures?
Si on a la chance de pouvoir suivre l'enseignement d'un véritable expert, ou encore mieux, d'un maître, il faut dépasser ses doutes car certaines choses ne prendront leur sens qu'avec le temps. Bien sûr viendra un moment où on devra s'approprier la technique et suivre son propre chemin. Mais je crains que cette étape ne concerne au mieux que quelques centaines de pratiquants dans l'hexagone…
Enfin cela nécessite aussi de suivre un enseignement de valeur et cela concerne aussi peu de gens. Dans ce cas-là…

Je ne pense pas que cela mene forcément à du "zapping" si jamais c'est basé sur une réflexion approfondie  et en connaissance de cause de faire ainsi, je pense même que c'est comme cela qu'ont du vraisemblablement  faire les gens dans le passé pour petit à petit faire évoluer une école , en enlevant ce qui leur semblait pas profitable et en gardant que ce qui leur semblait profitable et en ajoutant peu à peu leurs trouvailles personnelles, est ce là la définition d'une "tradition vivante" ?

Quand à la manière dont les écoles ont évoluées, c'est aussi un point très délicat et long à développer. Mais il a à mon avis rarement été question d'enlever quelque chose, plus souvent d'ajouts ou de modifications.

Reconnaître une langue vivante d'une langue morte est assez simple mais le terme "tradition vivante" est très difficile à définir dans le cadre des arts martiaux. Je dirai que les bujutsu sont une tradition morte tandis que les budo sont une tradition vivante. Enfin là aussi la définition de bujutsu et budo n'est pas toujours évidente ;-)

Voila mon avis

Désolé si jamais j'ai mal compris le post

Benoit


Voilà, il est 5h30 du matin ici et c'est une réponse assez brève que j'ai calquée sur ton mail ;-)

Amicalement,

Léo


undefinedAlain Floquet à la Nuit des Arts Martiaux Traditionnels 2007
Photo Pierre Sivisay


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benoit bertin 03/03/2008 16:55

Pour ne pas faire un doublon avec le sujet "être le premier" , je vais poster ici. Je ne reviendrai pas sur ce qu'ont dit les divers messages de ces deux posts, je suis entièrement d'accord  avec l'ensemble et notamment sur le fait que les arts martiaux ne doivent pas non plus nous "couper du reste du monde".   ( j'ai vu un certain nombre de pratiquants qui peu à peu viraient dans ce sens là , mais bon fin de ma digression donc)  Là où je voulais en venir: Je m'étais peu précisément exprimé sur ce que je voulais dire au sujet de 'l"engagement" dans les arts martiaux..... :  On entend parfois parler de "voie" martiale" , mais aussi de "pièges de la voie".... Au sujet du thème de l'engagement  et du dosage je vois deux principaux pièges possibles (parmi ce que j'ai observé à ce jour chez certains pratiquants): 1:  se faire une sorte de "mortification " du genre   "pour atteindre telle chose souffres , encaisses et souffres , te demande pas pourquoi engage toi dans le chemin, c'est pour toute ta vie,  c'est pour ton bien , un jour tu comprendras et si tu prends du plaisir c'est mal tu devrais avoir honte".... Le pratiquant se créant alors une véritable prison mentale..La personne devenant alors de moins en moins sereine , se sentant comme obligée de pratiquer de plus en plus et rentrant dans un vrai cercle vicieux d'une vie et d'objectifs  qu elle a toute tracée meme 50 ans a l avance (alors qu'on ignore si dans 20 ans on sera toujours dans cette voie ou si on sera passé à autre chose pour diverses raisons), une sorte de confusion entre shugyo et mortification d'autopunition. (mais sur le concept shugyo  je présume l'auteur de ce blog aura sans doute quelques éclaircissements culturels à donner et donc je stoppe là)2 Le fait de tout voir dans la vie par la lorgnette des arts martiaux et de s'imposer tout un tas de "principes" qui en fait sont une personalité artificielle que l'on revet mais donbt on se persuade et dont on est de plus en plus"prisonniers".. Tout cela est bien sûr question d'équilibre personnel, de lucidité, de confusion entre fin et moyens... Pour le piège numero 1: Un travail "sérieux" à mon avis n'est pas malsain tant que le plaisir y est autorisé, tant que le pratiquant connait ses limites, tant qu'il sait à peu près ou il va, tant qu'il sait quelles limites ne jamais dépasser, tant qu'il est libre de s'engager et de partir à tout moment, tant que personne ne "cherche à le faire rester", tant qu'il ne substitue pas la mortification et la souffrance en veritable culte remplacant un plaisir et une sérenité qui le font culpabiliser. Et ce par exemple en étant capable de prendre du recul émotionnel par rapport aux douleurs et déplaisir faisant partie du lot du travail sérieux sans pour autant se défiler face a ces contraintes, apprendre à les gérer ou, même les dédramatiser mais ne pas s'apesantir morbidement dessus, et en profiter pour casser ses habitudes de travail,  voilà ce qui me semble tirable d'une période de travail sérieuse (Je pense  que c'est ça plutôt  que de se faire un "chemin de croix" , que l'on veut dire quand on dit qu'une pratique serieuse passera par entre autres la douleur et la penibilité par moments..... Je vous épargne ici les citations de tel ou tel bouquin de spiritualité qui me font confirmer l'interet que j'ai ressenti à voir  la chose ainsi). C'est donc pour un cadre sain et réaliste de pratique  très serieuse  ou même pour du "loisir sérieux" que je parlais de "trop ou pas assez", non pour une pratique purement loisir  qui elle me semble présenter néttement moins de risque de tomber dans les pièges de la voie ( l'histoire de Sidharta contée dans "Little Boudha" ou le bouquin de Borges pourrait être un autre exemple: au début il se privait même de manger et de dormir pour arriver a "son but" puis avec une pratique plus modérée et moins mortificatrice il a commencé a se rendre compte de certaines choses....  à avoir une recherche dans une profondeur  et une compréhension qu'il ne soupconnait pas au depart.. , tout ça parceque dorénavant il conaissait ses limites )Pourquoi vouloir s'engager dans une voie dont on ignore si elle sera toujours bonne pour nous dans 20 ans?? J'ai vu l'interview de Tamura sur le Blog, à la question sur l'engagement, justement il laisse échapper un rire et dit "oh mon engagement ça remonte à hier ou avant hier".... Je suppose que c'est pour ce genre de raisons qu'il a du donner cette réponse, pour éviter à des gens de tomber dans un "piège de la voie" du chemin tout tracé..Je suppose qu'il voulait dire qu'il fallait pas se prendre la tête avec ce genre de questions.. (ça peut être riche en enseignements de sortir d'un "piège de la voie", mais il y a des gens qui n'ont jamais la chance d'en sortir)Et je crois que ces aspects là rejoignent l'absence d'attentes dont à parlé judicieusement Léo.... combien de gens s'imaginent professionnel, champion du monde, doyen de la pratique ou que sais je dans je ne sais combien d' années..??.Mais combien déchantent?? Combien continuent ou non de pratiquer mais gerent avec bonheur ce genre de leurres tendus par les "concepts de la voie"? Combien finissent complétement conditionnés par les "pièges de la voie" sans jamais s'en rendre compte? ( la on est pas dans un film de Stallone dont la quasi unique thematique archisimple est  basée sur le dualisme "quand on veut on peut , serre les dents mon gars et tu seras sur la bonne voie pour toute la vie"... ) Et cela de plus que pour débloquer certaines choses il me semble falloir en fait une compréhension psychomotrice... Quand on se gave de x séances de pratiques d'affilée, le cerveau est en compote, on zappe forcément des informations dans ces conditions... Se laisser des pauses, une periode d'assimilation, un espacement minimal entre chaque séance peut être bénéfique, je crois que le risque est de chercher à faire beaucoup d'heures mais de pas forcément les faire "bien" , ne vaut il pas alors peu mais bien? Je ne crois pas qu'une pratique ultra intensive facilite forcément la venue rapide de ce genre de comprehension psychomotrice et technique, ce sont deux choses assez différentes, n'attirant pas forcément le même public. "Curieusement" beaucoup des plus anciens que j'aie pu voir en arts martiaux disaient des choses du genre "fais deja quelques années , ça sera deja pas mal" , ou encore à d'autres "toi tu es trop serieux et c'est ca ton problème"...  Et "bizarrement" ceux que j'ai vu pratiquer le plus longtemps c'est les gens qui avaient un discours dans ce genre là.    L'engagement et la pratique serieuse n'excluant pas la douleur sont donc un thème très complexe, pas facile a bien cadrer ni gerer... Pour le piège numero 2: Je dirais que dès que l'on refuse d'adhérer a priori a un principe car on a pas expérimenté si oui ou non il était bon pour nous (pas besoin d'avoir lu Aristote pour comprendre ça) ,  et donc dés que l'on fait d'abord passer les choses par le corps et non par l'idéologie, ça enlève une bonne partie du potentiel risque, notre personalité restant alors intacte, mais dotée d'un  nouvel outil qu'on est libre ou non d'utiliser. (mais qui ne sera jamais la baguette magique)Je vous épargne ici les citations nombreuses du genre "la voie peut aider dans la vie mais la voie n'est pas la vie " et autres "il faut savoir aussi redescendre de la montagne quand on l'escalade"  trouvables dans tout  un tas de bouquins d'arts martiaux et de spiritualité...  lol)Pour le fait de choisir ce qui est bon ou non pour nous dans la pratique je pense que c'est un peu la même chose,  question d'intention dans le travail... Je ne pense pas que chaque pratiquant ait les mêmes besoins, c'est ça que je voulais dire. Evidemment  il est sans doute nécessaire d'avoir un minimum de maitrise de chaque aspect de son art, mais on verra à un moment ou l'autre peu à peu ce dont on a besoin, ce qui nous plait et ce dont on a moins besoin , ce qui nous plait moins.... Sachant que bien sûr les priorités peuvent changer avec le temps... Mais comme personne peut savoir de quoi demain sera fait...  Je ne voulais donc pas ici me lancer dans un débat sur le travail libre dans les arts martiaux (c'est un autre débat et les forums ont déjà pas mal traité ce genre de débats)Intention de travail aussi peut être au sujet du débat de la différence entre bujitsu et budo?? ( je propose cette piste... bien qu'en réalité ce soit sans doute bien plus complexe)En espérant ne pas avoir trop coupé les cheveux en 4 .... cela reste imparfait et sans doute partial , mais mission accomplie je viens de livrer mon avis.... Fin de ma contrib a ce débat car ce message à déjà été beaucoup trop long  -)Amicalement Benoit

Léo Tamaki 05/03/2008 08:38

Bonjour Benoît,Merci pour ces éclaircissements.Je suis assez d'accord avec toi, surtout sur le fait qu'il vaut mieux s'entraîner bien que beaucoup. Evidemment si l'envie et la possibilité matérielle est là, bien et beaucoup sont idéals ;-)Amicalement,Léo

Isa 01/03/2008 10:54

jâ!Toutes les blessures ne viennent pas du sport!! Tendinites, déplacement du bassin, des vertèbres, et blocage des cervicales dûs au travail de façon chronique. Certes j'ai un très bon ostéo mais j'ai sacrifié ma pratique de l'Aïkido momentanément. Elle me permettait de me recentrer, me canaliser, m'épanouir pleinement, gérer le stress professionnel intense, ne pas tomber malade,...Comme vous Virginie, j'ai énormément pratiquer la danse dont en compétition (9 ans), gymnastique, natation, squash, arts martiaux divers (heu oui ça ne se voit pas à ma physionomie mdr). Cela me permettait de retrouver mes énergies, la félicité et la force de surmonter les défis! Un catalyseur!Malheureusemnt, à un certain moment il faut se dire que le corps a ses limites même si le mental dit l'inverse. Pour exemples: pratiquer la danse avec ligament croisé déchiré, faire des stages d'Aïkido avec les pieds bandés presque en sang, et une tendinite. Mais c'est pour mieux recommencer après, avec une vision et pratique différentes. Même si le corps ne peut pratiquer l'esprit oui ;-)Bon week endCordialement Isa

Virginie 01/03/2008 07:46

Oui c'est un peu long, désolée.Merci pour ta réponse en tout cas.

Chrystelle 29/02/2008 22:04

Une réponse brève et un peu "irimi" à ton message...L'aïkido nous permet de développer la souplesse, la flexibilité. Autrement dit, on nous enseigne à passer d'une jambe sur l'autre, à être mobile et à s'adapter.Tout le monde a rencontré dans sa pratique de l'aïkido de "loisirs" une blessure ou fatigue physique quelconque. C'est aussi un bon moment pour s'interroger sur le vide, et voir s'il peut être créatif et "déboucher" sur autre chose.Je résume prosaïquement : on ne met pas tous ses oeufs dans le même panier, et quand on ne peut plus monter sur le tatami on va se consoler en faisant des longueurs à la pistache.

Virginie 29/02/2008 21:07

En lisant ce poste, on se demande à quel point c'est encore pertinent de s'investir entièrement dans une activité qui commence comme un loisir,dans un domaine sportif ? Je n'ai pas pratiquée très longtemps les arts martiaux, ma plus longue activité sportive ayant été la danse dont je voulais même faire mon métier.Aprés 11 ans de pratique, 2 antorses d'affilées au même genoux, rien de grave quand on sais qu'au bout de 10 de danse généralement on se casse le genoux, ce qui est courant dans le milieux!pendant 2 mois pas de sport, pas de danse, rien. Et je me suis demander, en dehors de la danse en quoi suis-je bonne ? Qu'est-ce ce que je sais faire d'aussi bien ?J'étais jeune, mais j'ai pris conscience que le sport seul même à un trés bon niveau, ne peut pas vous aider quand physiquement on ne suit plus.Il faut alors être capable de rebondir.Aujourd'hui pratiquer une activité sportive régulière et intensive me manque beaucoup, mais dans la société actuelle il me semble indispensable d'avoir d'autres savoir-faire reconnu socialement.J'ai un amis passionné de danse, qui passe tout son temps libre et investit tout son revenu pour sa passion, suivre les cours et les stages des meilleurs, participer à un maximum d'évenement... Suite à une blessure à la cheville, il a eu la même réflexion que moi, aussi je lui est proposer un projet pour pallier au risque de ne plus pouvoir pratiquer de la même manière.Sans diplôme, sans formation , sans véritable expérience professionnelle, tout son temps et toute son existence ayant été jusqu'à présent pour la danse. Sans la danse, sa vie n'a pas de sens et surtout peu de perspective d'avenir.La chance sourit parfois à certain, mais il me semble trop dangereux de ne pas prévoir d'issue de secours.Qu'en pensez-vous ?

benoit bertin 29/02/2008 03:18

et ben , je pensais pas que ca allait t'inspirer au point de faire un sujet entier de blog...-) Du coup merci mon message est quand meme posté. J'avais pensé à quelques précisions sur certains points que j'ai sans doute exprimés peu clairement dans ce message que j'avais d'abord vainement tenté de poster en commentaire.. Mais comme c'est devenu un sujet entier,  ça sera peut être plus intéressant que j'attende d'abord de voir les réactions et opinions diverses des gens en commentaires... (et comme ça au moins ça digresse pas trop par rapport au post de la veille).