Budo no Nayami

Etre le premier…

1 Mars 2008 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Mars 2008

Réponses à des commentaires postés hiers sur le post "Loisir, dosage de l'entraînement et tradition vivante…"

Je pars dans quelques heures pour Paris donc je me permet encore de répondre en reprenant les textes d'origine plutôt que de rédiger un post complet.

Tout d'abord une réponse au commentaire de Virginie.

En lisant ce poste, on se demande à quel point c'est encore pertinent de s'investir entièrement dans une activité qui commence comme un loisir, dans un domaine sportif?

Cela dépend de tes objectifs. A l'évidence s'il s'agit de réussite sociale ce n'est pas la meilleure voie. Mais s'il s'agit de réalisation personnelle la question se pose... (pas à mon sens sur le sport mais pour la pratique d'une voie ou d'un art).

Je n'ai pas pratiqué très longtemps les arts martiaux, ma plus longue activité sportive ayant été la danse dont je voulais même faire mon métier. Aprés 11 ans de pratique, 2 entorses d'affilée au même genoux, rien de grave quand on sais qu'au bout de 10 de danse généralement on se casse le genoux, ce qui est courant dans le milieu!


undefinedRudolf Noureev


Ca n'a pas grand-chose à voir avec le but de ton post mais là encore je note l'utilisation inadaptée du corps. Je n'ai jamais pratiqué la danse mais je pensais que les danseurs n'abîmaient pas beaucoup leur corps. Après en avoir rencontré quelques uns et en avoir parlé avec Hino et Kono senseï qui fréquentent les meilleurs danseurs et chorégraphes contemporains j'ai appris qu'en fait ils utilisaient généralement leurs corps comme les sportifs… mal.

Pendant 2 mois pas de sport, pas de danse, rien. Et je me suis demandé, en dehors de la danse en quoi suis-je bonne? Qu'est-ce ce que je sais faire d'aussi bien?J'étais jeune, mais j'ai pris conscience que le sport seul même à un trés bon niveau, ne peut pas vous aider quand physiquement on ne suit plus. Il faut alors être capable de rebondir.

Peu importe d'être "bon" en quoi que ce soit à mon avis. Et si tu n'étais même pas bonne en danse peu importe. L'esprit de compétition est la base de notre société contemporaine mais il semble aujourd'hui acquis que cela n'amène pas les individus à se développer harmonieusement. La recherche d'excellence peut être un moteur si elle s'applique à nous-même sans esprit de compétition mais c'est si rare…
Quand au sport je suis d'accord avec toi, une fois le corps usé et abîmé il ne reste plus que les souvenirs d'ancien combattant que l'on ressort à tort et à travers. Mais la danse dans ce qu'elle a de plus pur est à mon avis très très éloigné du sport. Je la vois comme un art et un moyen d'expression qui élève l'individu. Si elle était pratiquée dans le respect du corps de la même façon que devraient l'être les voies martiales elle pourrait alors être pratiquée toute une vie…

Aujourd'hui pratiquer une activité sportive régulière et intensive me manque beaucoup, mais dans la société actuelle il me semble indispensable d'avoir d'autres savoir-faire reconnus socialement.

Là je ne te suis pas. Qu'importe d'être reconnu "socialement"? Je ne pense pas que nous devions vivre notre vie en fonction du regard des autres et des valeurs de la société. Chacun doit se forger une opinion propre et décider du sens qu'il veut donner à sa vie même si cela semble futile ou stérile aux yeux de la société.

J'ai un ami passionné de danse, qui passe tout son temps libre et investit tout son revenu pour sa passion, suivre les cours et les stages des meilleurs, participer à un maximum d'évènements... Suite à une blessure à la cheville, il a eu la même réflexion que moi, aussi je lui ai proposé un projet pour pallier au risque de ne plus pouvoir pratiquer de la même manière.

Sans diplôme, sans formation , sans véritable expérience professionnelle, tout son temps et toute son existence ayant été jusqu'à présent pour la danse. Sans la danse, sa vie n'a pas de sens et surtout peu de perspective d'avenir.



undefinedRudolf Noureev


Mais quel mal si sa vie est la danse ;-) Il en est ainsi de tous les véritables artistes. S'il ressent ce besoin impérieux au fond de lui-même qu'il le suive! En prenant tous les risques. Mais s'il a le moindre, le plus infime doute, alors qu'il fasse comme toi, cherche un projet professionnel sérieux qui tienne la route et éventuellement continue à pratiquer pendant ses loisirs.

La chance sourit parfois à certain, mais il me semble trop dangereux de ne pas prévoir d'issue de secours.

La chance de quoi?... Réussir, devenir célèbre, gagner de l'argent?

Je crois qu'il est très important de faire la différence entre une pratique de loisir, qui n'a absolument rien de critiquable, et une pratique où l'on investit sa vie.
Un pratiquant qui investit sa vie est comme un artiste (véritable, pas quelqu'un qui cherche à être une star…). Peu lui importent les conséquences, il sait que sa vie est courte et il ne veut mais surtout PEUT pas faire de compromis sur ce à quoi il la dédie. Il n'y a ni calculs ni projets d'avenirs pour quelqu'un qui vit de cette manière.
C'est risqué. Très risqué. Et beaucoup d'artistes, comme Van Gogh (pour ne citer qu'un de ceux qui sont reconnus aujourd'hui mais combien ne le seront jamais), ont fini dans la misère. Combien de shugyosha (pratiquant itinérant travaillant sur son art dans un esprit ascétique) sont morts anonymement. Et cela sans réel but que de se réaliser car le niveau martial cessa de servir à l'élévation sociale au Japon début 1600. Pourtant des générations de budoka considéraient que leur recherche valait de risquer leur vie… Aujourd'hui bien sûr la mort ne guette pas le pratiquant. Il n'est menacé que par l'absence de "carrière". Mais dans notre société cela semble être une peur de plus en plus ancrée…
Que serait devenu l'Aïkido si tous ces jeunes inconscients, Tamura, Tada, Toheï... avaient pensé à une carrière?

Je pense que celui qui a cette force en lui qui le pousse à pratiquer (danse, voies martiales, arts…) ne regarde pas en arrière, se moque des considérations matérielles, et tant mieux pour lui ;-) Nous vivons dans un monde calculateur submergé par la peur et omnubilé par la réussite. Je crois que nos parents étaient loins d'être aussi frileux et que jusqu'à la fin des années soixante-dix beaucoup plus de gens se consacraient "gratuitement" (sans espoir de réussite autre que le plaisir de faire) à leurs rêves… Mais je dis peut-être ça parce que c'est l'époque où j'ai grandi entouré d'artistes à Montmartre :D (mon père est artiste peintre).

Tout cela ne concerne encore une fois que celui qui a une voix irrésistible au fond de lui et il y a là une différence fondamentale même avec le plus grand des passionnés. Je me souviens que Jacques Bardet avait très fortement déconseillé à un pratiquant de s'engager dans la voie professionnelle de l'Aïkido, bien que celui-ci ait été extrèmement motivé. Il était très déçu lorsqu'il est venu m'en parler. Finalement il est rentré dans une carrière plus classique dans laquelle il a rencontré le succès et aujourd'hui il est un pratiquant heureux qui s'investit énormément pendant ses loisirs, donnant des cours et participant à de nombreux stages.

Qu'en pensez-vous ?

Bah je viens de le dire :D

Virginie


Ensuite une (petite) réponse à Chrystelle.

Une réponse brève et un peu "irimi" à ton message...

L'aïkido nous permet de développer la souplesse, la flexibilité. Autrement dit, on nous enseigne à passer d'une jambe sur l'autre, à être mobile et à s'adapter.

Tout le monde a rencontré dans sa pratique de l'aïkido de "loisirs" une blessure ou fatigue physique quelconque. C'est aussi un bon moment pour s'interroger sur le vide, et voir s'il peut être créatif et "déboucher" sur autre chose.

Je résume prosaïquement : on ne met pas tous ses oeufs dans le même panier, et quand on ne peut plus monter sur le tatami on va se consoler en faisant des longueurs à la pistache.

Traditionnellement on continue à aller au dojo pour apprendre en regardant. C'est ce qu'on appelle "mitori geiko", entraînement en regardant. ;-)

Chrystelle



Et pour finir une réponse à Isa.

Toutes les blessures ne viennent pas du sport!! Tendinites, déplacement du bassin, des vertèbres, et blocage des cervicales dûs au travail de façon chronique. Certes j'ai un très bon ostéo mais j'ai sacrifié ma pratique de l'Aïkido momentanément. Elle me permettait de me recentrer, me canaliser, m'épanouir pleinement, gérer le stress professionnel intense, ne pas tomber malade,...

C'est fort vrai. On impute beaucoup à la pratique des blessures qui peuvent aussi être dues aux très mauvaises positions que les gens adoptent tout au long de la journée, au travail mais aussi chez eux.

Comme vous Virginie, j'ai énormément pratiquer la danse dont en compétition (9 ans), gymnastique, natation, squash, arts martiaux divers (heu oui ça ne se voit pas à ma physionomie mdr). Cela me permettait de retrouver mes énergies, la félicité et la force de surmonter les défis! Un catalyseur!

Malheureusemnt, à un certain moment il faut se dire que le corps a ses limites même si le mental dit l'inverse. Pour exemples: pratiquer la danse avec ligament croisé déchiré, faire des stages d'Aïkido avec les pieds bandés presque en sang, et une tendinite. Mais c'est pour mieux recommencer après, avec une vision et pratique différentes. Même si le corps ne peut pratiquer l'esprit oui ;-)


Là par contre je ne suis pas vraiment d'accord. D'une part les limites sont très relatives et le corps est capable de choses "incroyables". Pour ne citer qu'un fait très banal, jusqu'à l'ère Meïji au Japon la tournée quotidienne d'un postier était d'environ 200 km…
Pour le sport je suis d'accord, il est inutile voir stupide de pratiquer blessé. Par contre c'est l'opposé de la pratique martiale. Je pense qu'idéalement on doit venir pratiquer même blessé. Dans le cas des bujutsu, techniques martiales, il est évident qu'il faut être capable de pratiquer quelles que soient les circonstances. Dans celui des budo, voies martiales, il importe de travailler son esprit. Dans tous les cas cela doit se faire en s'adaptant, pas en aggravant son état. Ce type de travail ne convient donc évidemment pas avant d'avoir un certain niveau.
Personnellement j'ai très souvent pratiqué blessé et cela m'a beaucoup apporté. Une autre chose dans ce type de pratique est qu'il ne faut pas que cela soit un fardeau pour vos partenaires. Venir pour dire "Fais attention là j'ai…" est inutile. Dans ce cas mieux vaut pratiquer mitori geiko ou rester chez soi.

Bon week end

Cordialement

Isa



Bon j'ai écrit rapidement et j'effacerai sans doute tout ça à l'aterrissage.

C'est vraiment agréable d'avoir autant de lectrices ;-)
Et merci pour les échanges d'opinion dans la douceur…

Bon allez je file, l'avion ne va pas m'attendre!

Pour finir le texte d'une vieille chanson de Jean-Jacques Goldman au sujet très proche…


Etre Le Premier

Ca a été très long mais il y est arrivé
Il fait le compte de ce qu'il y a laissé
Beaucoup plus que des plumes, des morceaux entiers
Et certains disent même un peu d'identité

Pourtant, elle est en lui cette force immobile
Qui le pousse en avant, l'empêche de dormir
Toujours vers l'effort à côté des plaisirs
Jusqu'à l'obséder par cet unique mobile

Pour être le premier
Pour arriver là-haut, tout au bout de l'échelle
Comme ces aigles noirs qui dominent le ciel
Pour être le premier
Pour goûter le vertige des hautes altitudes
Le goût particulier des grandes solitudes
Pour être le premier

Elle était innocence, douceur et jolie
De ces amours immenses où l'on blottit sa vie
Mais d'une âme trop simple pour comprendre un peu
Que l'on puisse désirer mieux que d'être heureux

On dit qu'il a la chance mais qu'il n'a plus d'amis
Mais moi je sais qu'au moins, il est bien avec lui
Comme s'il avait le choix ou cette liberté
Quand on a cette voix qui vous dit d'avancer

Pour être le premier...


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Mat. 04/03/2008 15:37

Je dois être un peu tordu :-D, cette conversation me fait énormément penser à la question du célibat des prêtres catholiques.Ceci étant dit, que ce soit en matière d'arts "martiaux" ou de spiritualité, ce genre de vocation ascétique n'est plus trop à la mode de nos jours, de même que le cow-boy rend bien à l'écran, mais sur le terrain quand il s'agit de son propre devenir, on y réfléchit souvent à deux fois avant de s'embarquer dans ce genre de destin ... (êtes vous assurés ?) ... notre communauté d'humains ne saurait-elle plus vendre à ses enfants le goût de l'absolu et les renoncements qu'il implique ? Sur ce je me tiens coit : étant bientôt papa, je suis mal placé pour en parler :-p ...

Léo Tamaki 05/03/2008 09:25

Il est clair que nous sommes dans un mode de pensée qui n'est plus adapté à notre époque et que les engagements que nous considérons aujourd'hui ont une portée bien moins grandes que par le passé...Léo

Emmanuelle 03/03/2008 18:22

Oups... Alors désolée Léo, je pensais que tu avais entendu un petit murmure au moins....Oups..;Désolée alors de t'avoir prêté une musique intérieure qui n'était pas la bonne:-DJ'ai du mal entendre alors..;Ou pire, mal comprendre!!!!Ben tant pis alors...Reste la chanson...Bisesemma

Léo Tamaki 05/03/2008 08:44

Il y a une petite voix... ;-)Je vouais juste souligner que mon engagement n'était en rien comparable à celui de ceux qui investissent leur vie et que je ne parlais pas de moi :DMais je suis certain que tu l'avais deviné!Merci Emma,Léo

Furansuzen 02/03/2008 21:50

Je suis d'accord avec Sonia...Etre artiste ou passionné n'empêche pas le reste, à condition que l'autre soit "passionné" de vous et accepte votre rythme de vie en toute conscience...

Léo Tamaki 03/03/2008 15:57

Oui acceptation. Cela exclut donc ceux qui veulent se raliser dans un coupl l'un à travers l'autre... Il faut alors trouver quelqu'un qui veuille avancer à vos côtés. C'est autre chose...Léo

Sonia 02/03/2008 13:58

Bonjour à vous et merci pour toutes ses réflexions qui nourrissent celles des autres... Je m'interroge cependant sur la distinction manichéenne entre voie et passion : un pratiquant passionné qui fait le choix de se réaliser dans d'autres domaines qui lui tiennent à coeur (qu'ils soient professionnels, intellectuels, familiaux, artistiques...) mais dont la pratique martiale influence la manière d'agir, d'être, de penser, de ressentir ne suit-il pas, lui-aussi, une voie martiale ? Ne pourrait-on suivre simultanément plusieurs voies ? Pourquoi suivre une voie martiale devrait revenir nécessairement à effacer tout le reste ? Pourquoi cela n'impliquerait-il pas plutôt des notions d'adaptation et d'harmonie avec les autres domaines de la vie ?

Léo Tamaki 03/03/2008 15:56

Bonjour à toutes ;-)Merci pour les commentaires.Tout d'abord je voudrais que les choses soient claires. Je ne me considère pas vraiment comme faisant partie de ceux qui ont cette voix au fond d'eux qui les poussent en avant... ;-)Je suis devenu enseignant et j'ai commencé à écrire sur les arts martiaux un peu par hasard, parce que je ne savais rien faire d'autre :DBien entendu la pratique est très importante pour moi mais elle est le fruit d'un désir et source de plaisir. J'ai bien sûr eu mon lot de difficultés mais rien probablement qui mérite d'en parler. Je fais donc en réalité plus partie des amateurs passionés que de ceux qui ont investi leur vie consciemment.La distinction que je fais entre passionnés et personnes qui ont investi la totalité de leur existence n'est pas péjorative et ceux qui mènent de front vie privée, professionnelle et passion ne font pas moins de sacrifices. Seulement le fait qu'ils doivent diviser leurs efforts fait que leur résultat ne PEUT être comparable tout simplement.Cela ne signifie pas que les personnes qui consacrent leur vie à leur voie ne peuvent avoir de vie de famille. Seulement leurs épouses et leurs enfants ne passent qu'après leur vie et leur patience et leur compréhension doit être phénoménale. Quelque chose qui me semble impensable au vu des valeurs de notre époque.Que l'on voit la vie de Musashi où que l'on lise les principes qu'il a écrits "la Voie à suivre seul" ("Dokkodo") et l'on comprendra de quoi il s'agit. Et les sacrifices des familles de Ueshiba, Funakoshi, Oyama et autres sont impensables dans notre société actuelle. Mais peut-être leurs efforts le sont-ils tout autant...Qu'une personne puisse se réaliser en ayant à la fois une vie familliale et professionnelle me semble évident. Cela dit cette réalisation personnelle (qui est plus ce qui doit être rechercher par chacun) ne peut généralement être comparée dans son résultat pour l'avancée de l'art au fruit de la recherche de celui qui a investit sa vie dans sa globalité. L'histoire en est la preuve...Léo

Emmanuelle 02/03/2008 11:55

Encore quelques petits mots parce que ce sujet me touche particulièrement et que bien souvent(trop peut être aussi...) je l'ai trouvé sur mon chemin....Cette chanson n'est peut être pas si triste que cela...Je crois en effet que certaines âmes ont besoin, pour s'accomplir, pour être en harmonie avec elles mêmes et le monde, de voler très haut, non pas aux dépends des autres qui ne ressentent pas cet "appel"mais parce qu'elles sentent en elles vibrer ce vertige, c'est ainsi ,que cela les regardent elles, qu'elles n'ont rien à prouver, ni en bien, ni en mal, qu'elles se sentent juste plus à leur place, plus adaptées, plus "elles"au delà...souvent à l'écart des autres, ce qui n'enlève rien à ces autres en question..Cela est tout. Quant à la question "fatale" qui plombe les ailes: "ce n'est pas réaliste, si?....Ben ...La plus grande "irréalité" serait de ne pas répondre à cet appel des hautes altitudes quand on "SAIT" qu'il vibre en nous.Flaubert écrivait que rien de grand ne s'était jamais accompli sans folie:-D Alors continuez Léo et Issei à être fous...L'Aikido en a besoin...L'art en général, tout simplement.Bien, de deux trois mots je finis en encyclopédie:-D Comme d'Hab.:-DBon aterrissage  à Paris.AmitiésEmma

Emmanuelle 02/03/2008 10:12

Bonjour Léo,nonnnnnnnnnn, n'efface pas tout cela, je voudrais dire trois ou quatre trucs avant que "tout ne disparaisse":-DJ'ai adoré lire ces quelques échanges et je n'ai que peu de choses à ajouter, si ce n'est:- les mots d'un metteur en scène russe, sais plus son nom, qui avait dit un jour" il y a ceux qui se demandent comment vivre, et ceux qui se demandent pourquoi vivre...Je fais partie de la deuxième catégorie" Les artistes vivent au rythme des pourquois, c'est ainsi...Ils sont dans une quête de "quelque chose d'autre", toujours. L'Aikido n'est pas un sport, c'est un art. Son langage est le corps et l'esprit. Certaines techniques sont effectuées si "lyriquement" si magistralement avec tellement de majesté et de perfection qu'elles peuvent être come certains passages de Hugo, certaines toiles de Chagall, toute la puissance de Bach, le génie de Mozart....LA question de savoir à quoi cela sert et ce qu'on va en tirer comme bénéfice...J'avoue que ce sont des questions qui ne viennet pas des artistes eux mêmes, ce sont des questions qu'on met en travers de la voie d'un artiste!!!Personnellement, si on me donnait un ultimatum: tu auras de l'argent mais arrête d'écrire...et bien...ce n'est pas envisageable, simplement, comme si on me disait, ben voilà, t'as les yeux noirs à partir de maintenant..;Comprendrais pas....Ce serait pas moi, simlement aps moi...C'est aussi simple que cela...Bon voyage LéoEmma

Isa 02/03/2008 00:35

Hi!Ouah Isseï kun a fait un commentaire ;-)Je ne connaissais point cette chanson, certes mélancolique!A+Isa

Issei 01/03/2008 23:47

Une belle et triste chanson qui nous caractérise si bien toi et moi.