J'ai donné un stage à Herblay lors de mon passage en France au mois d'avril. Comme toujours
j'ai envoyé l'information à ma liste de contacts et je l'ai annoncé sur le blog. Par fainéantise je n'annonce jamais ce genre de choses sur les sites spécialisés ou les forums. Mauvais marketing
;-)
J'ai donc été assez surpris lorsque Mickaël m'a téléphoné hilare pour me dire qu'il y avait un sujet sur le stage sur
le forum de la FFAAA.
En allant parcourir le sujet j'ai compris ce qui l'avait fait rire.
Un des membres du forum a eu la gentillesse de faire passer l'information du stage. Au départ un sujet très classique annonçant ce type d'évènement quand un forumiste fait remarquer:
"25 euros le stage, il se mouche pas du coude le gars. L'aikido, ça rapporte !"
J'étais hilare.
La discussion s'amorce alors sur le prix et l'intérêt des stages. Extraits:
"Ce monsieur essaye de surfer sur la vague des stages. Mais il y a stage et stage. 25 euros pour voir un expert reconnu, je dis pas. Mais 25 euros pour voir un inconnu qui n'a qu'un petit
4ème dan ... pffff ..."
"Personne ne t'oblige... Si la qualité se mesurait au nombre de dans, ça se saurait et il y aurait beaucoup moins de 6èmes et 7èmes dans..."
"Ils vont bientôt demander à être payés pour faire des stages et ils n'iront que si les frais de déplacement sont remboursés et que le repas du midi est déductible "
(photo Sébastien Chaventon)
La valeur de notre pratique
Sincèrement je comprends qu'on puisse estimer que 25 euros est cher. Ou donné. Finalement il s'agit de savoir à quoi cela est comparé.
25 euros pour aller voir quelqu'un dont on a jamais entendu parler, je serai aussi assez tiède…
J'ai fixé le prix par rapport à ceux qui sont donnés en région parisienne. Sans chercher dans le détail si j'étais bien dans la moyenne d'ailleurs.
Concernant les tarifs dans l'absolu, je considère que les stages d'Aïkido sont vraiment donnés. De même que les cours.
Si on compare les arts martiaux en général à des activités comme le Yoga ou la poterie on se rend compte que c'est une des moins chères. En revanche c'est une de celles qui demande le plus de
qualifications à son enseignant.
Si on compare maintenant l'Aïkido aux autres arts martiaux c'est un des plus donnés et de loin. Comme indiqué dans la discussion, il suffit de voir le prix moyen d'un stage de Taï Chi pour s'en
convaincre.
J'ai eu plusieurs fois l'occasion de discuter avec des hauts gradés de ce sujet. La première fois que l'un d'entre eux m'a annoncé ses revenus j'étais sur le c_l! Bien sûr aucun ne s'est lancé
dans la carrière de professionnel dans l'espoir de devenir riche. Mais voir que certains hauts gradés terminent difficilement leurs fins de mois après une vie de pratique, luttent pour payer la
scolarité de leurs enfants… Et cela en donnant ce qu'ils considèrent comme la chose la plus importante à leurs yeux pour un prix finalement dérisoire.
Pour couronner le tout, les rares dont la réussite est évidente sont souvent conspués pour cette raison. Christian Tissier est ainsi souvent critiqué pour son "commercialisme". Je constate
simplement qu'il s'est donné les moyens de pratiquer ce qu'il veut comme il veut et d'en vivre confortablement. Et que ceux qui le critiquent le font parfois avec une pointe de jalousie…
Personnellement je suis devenu professionnel en parfaite connaissance de cause. Tamura senseï, Suga Toshiro et Jacques Bardet m'avaient clairement exposé la difficulté d'un tel choix. Je l'ai
fait et ne regrette rien. Je n'ai pas un centime de côté mais je vis ma passion.
Lorsque j'ai commencé à enseigner je cumulais trois emplois. Et aujourd'hui encore mes activités annexes comme l'écriture représentent une part majeure de mes revenus. Mais si un jour je vis
uniquement de la pratique je n'en aurai aucune honte.
(photo Sébastien Chaventon)
"Combien" vaut un grade?
Je reparlerai ultérieurement des grades en détail. Brièvement, pour moi un grade n'a pas grande valeur. Il s'agit d'un jalon. Considéré comme un outil le passage de grade nous permet de mesurer
où en est notre pratique. Si nous avons la chance d'être jugé par quelqu'un que l'on estime c'est l'occasion d'avoir des indications sur la direction à suivre et les défauts à corriger. Ni plus,
ni moins. Il ne permet en aucun cas de juger un pratiquant par rapport à un autre… D'autant qu'au-delà du 4ème dan il n'y a plus de jugement technique.
Je me considère meilleur que certains pratiquants plus gradés et il y a probablement des pratiquants moins gradés qui me surpassent.
J'avais abordé ce sujet dans un article sur
l'Aïkikaï:
"Un grade peut être décerné pour de nombreuses raisons au Japon et c’est un fait qui est malheureusement mal compris en Occident. Voici quelques motifs qui peuvent valoir l’obtention d’un grade.
Cette liste n’est pas exhaustive et les raisons peuvent se cumuler.
Un élève peut se voir décerner un grade parce qu’il est l’ami d’un senseï, parce qu’il est une personnalité du monde politique, des affaires ou du show business, parce qu’il est assidu, parce
qu’il fait d’importantes contributions financières ou… parce qu’il est bon.
Un haut grade n’est donc pas nécessairement synonyme d’une grande compétence. Raison pour laquelle sans doute le système des grades n’existait pas lorsque les gens combattaient réellement sur un
champ de bataille…"
(photo Sébastien Chaventon)
500 euros pour quelques heures
"Un stage n'est jamais qu'un cours collectif qui se déroule le week-end. Il ne faut pas faire une religion de la participation aux stages. Le gain de ce monsieur s'obtient en multipliant le
prix du stage par le nombre de participants. S'il y a vingt participants, ça fait 20 x 25 = 500 euros pour le stage. Pas mal pour quelques heures de travail !"
Le stage m'a rapporté exactement 520 euros bruts. Il m'a permis de payer une petite partie de mon billet d'avion pour venir au stage de Tamura senseï. Et surtout j'ai pu pratiquer avec des amis,
élèves, et faire la connaissance de nouveaux pratiquants.
Pour quelques heures c'est évidemment correct. Mais combien de stages un enseignant peut-il donner? Combien d'heures à travailler sa technique sans être payé? Ce n'est pas une complainte mais un
simple constat…
Personnellement je n'ai jamais regardé à la dépense pour pratiquer avec quelqu'un. Les transports seuls pour aller voir Kuroda senseï me coûtent 160 euros par mois. Pour aller voir Tamura senseï
ça se calcule en billet d'avions! L'inverse lorsque je vivais en France.
Les stage, simples cours collectifs?
"A mon dojo il y a des cours collectifs, comme au stage. Et je continue d'aller aux stages même si je n'en fait pas une religion. C'est toujours l'occasion de pratiquer en supplément, mais je
ne crois pas que ça ait des vertus particulières. Ce que j'aime particulièrement c'est voir un grand maitre, j'y vais juste pour le voir, c'est comme si j'étais un peintre qui pourrait rencontrer
Picasso ou un amateur de voiture qui rencontrerait Enzo Ferrari."
Finalement concernant le fait qu'un stage soit un cours collectif c'est évident. Par contre le contenu doit à mon avis être très différent de celui d'un cours normal. On peut soit y aborder un
sujet particulier en profondeur, soit voir un vaste éventail de techniques. Quoi qu'il en soit l'enseignement doit y être condensé.
Je crois aussi qu'un stage ne doit pas être conçu simplement comme l'occasion d'aller admirer un grand maître. Dans ce cas on court le risque de tomber dans l'idolâtrerie. Malheureusement
aujourd'hui on a souvent l'impression d'aller à des grands messes où les adeptes viennent "toucher" le grand homme. J'ai toujours été en stage pour progresser et pratiquer. Côtoyer des "bons" ou
devenir leur ami ne m'a jamais intéressé…
Lancement commercial du produit Léo Tamaki
La discussion a suivi en parallèle le sujet de mon lancement commercial :D
"Il tient un créneau, je me demandais quand il se lancerait vraiment vu comme il prépare le terrain depuis quelques temps. (légèrement aidé par certains il faut dire )"
"Possible. Il n'empêche que niveau marketing, le cas léo tamaki pourrait être étudié en école de commerce. Une ascension fulgurante, ça fait plaisir a voir"
"Ce que je critique ce n'est pas leo tamaki lui même (qui est sans doute un gars cool et passionné) mais le buzz autour de lui qui, peut-être, lui échappe dans une certaine mesure.
Il y a des gens qui ont besoin d'une relève et léo tamaki a le bon profil…
…Je ne doute pas un instant de l'avenir de ce jeune homme au sein de l'aikido français, sa place est bien chauffée et je ne suis pas sur que son niveau en aikido soit une condition a son rôle a
venir"
Je ne sais pas quel créneau je tiens. Je suis devenu professionnel il y a sept ans et je donne des stages depuis six. Certaines personnes m'ont effectivement aidé, principalement Jacques Bardet.
Cela dit leur aide a surtout été déterminante à mes débuts.
Aujourd'hui je ne fais rien de plus que ces dernières années. Simplement, petit à petit, effectivement une certaine notoriété s'installe. Je n'en ai pas honte.
Quand à la relève je ne saisis pas encore non plus de qui je suis censé être le remplaçant… Et croyez-moi ceux qui sont en place ont plus tendance à écraser les nouveaux venus qu'à les accueillir
à bras ouverts. Mickaël ou Brahim en ont fait les frais.
Je ne sais pas quelle est ma place future, par contre je doute sincèrement que quelqu'un soit en train de me la préparer. Ou alors je suis très naïf et je n'ai pas découvert mes bienfaiteurs de
l'ombre. Mais qu'ils n'hésitent pas à se manifester, je suis un gars reconnaissant :D
(photo Sébastien Chaventon)
Compte-rendu de stage
La troisième et plus intéressante partie pour moi est en fait un compte-rendu de deux personnes qui sont venues participer au stage, Fogia et Urs du Tenchi Dojo:
"…Ambiance studieuse mais détendue. Beaucoup de jeunes mais pas uniquement. Beaucoup de monde en noir et blanc. Un Léo Tamaki qui revisite les techniques classiques sur le thème de la
martialité. Comme dirait Fogia, on sent le travail des koryus derrière sa façon de bouger, au coeur de ce qu'il nous demande de travailler.
Une mise en condition axée sur la souplesse et le relachement.
On passe des étirements au chutes sans s'en apercevoir, et des chutes au coeur du travail dans le même mouvement. Le message est cohérent, il y a continuité d'un bout à l'autre : centrage et
relachement. Ne pas se désunir, équilibrer l'effort, économiser le corps, rester vigilant.
Ce stage est fait pour moi, il est tout à fait dans la continuité de la discussion que nous avons eu sur son blog : à mon arrivée j'ai tout faux - du moins dans son système de
référence. Je suis tonique là où il faudrait être relâché, je suis solide comme le roc là où il faudrait être fluide comme l'eau, je donne abondamment là où il faudrait être chiche en ouvertures
... Léo doit bien se marrer.
Et puis peu à peu je capte où il veut en venir. Rapidement j'essaie de laisser tomber mes tics et je me concentre sur son message. Pas trop de travail sur la forme, Léo nous laisse nous
débrouiller avec ça, puisque nous venons d'horizons aikidoesques différents. Accessoirement nous partons d'ikkyo (omote/ura), que nous déclinons sur shomenuchi, katate dori, kata dori, kata dori
men uchi, ... puis revenons sur la déclinaison shomen uchi avec des techniques comme irimi nage, uchi kaiten nage, ... pour finir la matinée par un jyu waza sur shomen uchi.
J'utilise donc sans scrupule - et sans avoir à faire d'adaptations trop foireuses, les acquis sur la forme répétés semaines après semaines depuis quelques mois chez Tenchi, pour me concentrer
sur ce que montre Léo.
Léo utilise les techniques comme support pour montrer un travail d'escrime à main nue, tout en sensation, dans une volonté d'aiguiser ce qui se passe au début de la technique, au moment de la
prise de contact : créer l'ouverture sans se découvrir et sans provoquer de réaction d'opposition d'uke, raccourcir le geste, minimiser l'effort pour le réaliser, supprimer les appels, réduire
l'amplitude visuelle des déplacements, corriger l'angle de pénétration en fonction du déséquilibre généré sur uke, masquer le départ des atémis, concentrer la technique pour qu'elles soit
réalisée quasi sur place, ..."
(photo Sébastien Chaventon)
"Sur la forme de la pratique, vous vous en doutez, c'est au antipode d'Iwama, mais pas forcément incompatible. Les saisies sont les légères, mais vous sentez (au moins quand c'est avec lui)
que il a le contrôle par un positionnement très fin et qu'il ne sera pas possible de rentrer comme un bourin. J'ai pas joué au con non plus, mais par exemple, je n'est pas eu cette sensation avec
Bardet (ça va le faire bondir, si il nous lit, car LT était élève de Bardet). La martialité n'est pas ostentatoire mais bien présente, les atémis sont porté dans des positions logiques sans nuire
au mouvement.
Comme il le dit sur son blog, il a développé plusieurs niveaux de pratique, en partant des qqch de très "mécanique" pour aller vers un travail ou on va par nos actions induire des réactions
chez uke qui vont nous permettre de faire un mouvement. Dans le dernier niveau, les actions sont très fines, un simple relâchement de l'épaule peu suffire. C'est assez surprenant, cela à plutôt
bien fonctionner sur moi alors que je ne suis pas du tout conditionner à leur forme travail (là encore j'ai pas joué au con).
Le bouleau de uke est essentiellement lié à sa propre préservation, il ne suit pas comme un toutou, cela reste logique et il se protége, se replace, pas d'aberration flagrante de ce coté là.
D'ailleurs il doit être très difficile de lui (LT) placé qqch car il se repositionne et se protége en permanence et les atémis donnés de façon trop visible sont tous bloqués.
Son travail est basé sur une grande capacité perception de la part de uke et tori et également sur l'utilisation de réaction chaîne induite par cette perception des mouvements et des intentions.
C'est vraiment très intéressant, si on veille bien à ce que les réactions de uke reste naturelles, logiques et pas stéréotypées, car ça pourrait vite devenir un grand n'importe quoi, il y a
d'ailleurs insister sur le sujet (en cassant du sucre sur le dos d'un sensei du Hombu!!!! ).
Ma seule interrogation vient du fait que je pense que ce type de façon de travailler implique que les 2 protagonistes soient d'un niveau martial très élevé, que se passe-t-il si uke ne
perçoit pas car il n'en est pas capable ou choisit le blocage en force plutôt que le mouvement pour se protéger, les techniques fonctionne-t-elle toujours ou doit on passé par la casse pour
"maîtrisé" uke (ses déplacements le placent très bien pour ça pendant les techniques!!).
Pour finir je dirai que ça valait largement le déplacement, que je vous invite aller le voir si vous en avez l'occasion et que j'y retournerai avec plaisir. Je pense que son travail peu être
assez complémentaire avec travail "rude", ne serait ce que pour développer la capacité de perception."
Avoir la chance de lire une vision détaillée de son travail est inestimable. J'ai sincèrement appris beaucoup en lisant ces comptes-rendus. Ils m'ont été très utiles pour plusieurs raisons.
Tout d'abord ils ont été écrits par des personnes que je n'avais jamais rencontrées. Ensuite ces pratiquants étaient issus d'un style, Iwama, que je connaîs peu et mal, et qui à priori est assez
éloigné de ma recherche.
J'ai pu voir grâce à ce compte-rendu ce que les gens comprenaient de ce que j'essayais de transmettre et j'ai été surpris de l'étonnante acuité de l'analyse. De plus, intellectualisant peu la
pratique, lire une formulation claire de ce que je cherche m'a été très profitable.
Fogia si tu lis ceci:
Le travail pour le tori consiste en fait à ne PAS être perçu par uke. La technique peut alors s'arrêter très vite si cet objectif est rempli. Effectivement les formes que nous travaillons sont
des katas où l'on suppose, comme tu l'as compris, que les deux protagonistes sont de niveau élevé.
Maintenant concrètement dans une situation de combat avec un adversaire de bas niveau les choses peuvent se passer très différemment. Si ton niveau est suffisament supérieur à celui de ton
attaquant alors il est généralement possible de le contrôler en douceur. Sinon il faut détruire.
Merci Mickaël de m'avoir prévenu, j'ai ri et appris beaucoup ;-)
Retrouvez l'intégralité des débats ici ;-)
(photo Sébastien Chaventon)
Masters tour
Aujourd'hui Isseï, Brahim, David, Julien, Julien et Arnaud viennent rejoindre Sébastien et moi. Pendant deux semaines nous allons aller pratiquer chez
plusieurs maîtres à travers le japon. Nous pratiquerons chez les maîtres Kuroda, Kono, Hino, Shimizu, Akuzawa, etc... Un "masters tour" comme l'a surnommé France ;-)
Je continuerai à poster mais je risque de ne pas répondre très rapidement aux commentaires...
Par Léo Tamaki
32
Dimanche 20 avril 2008
7
20
/04
/Avr
/2008
00:02
Bonjour,
les discutions sur les forums sont généralement très pauvres... Personnellement je me suis toujours dis qu'on ne pouvait juger un pratiquant que sur le tatami, après il y en a d'autres qui sont magiciens...
Je n'ai pas pu venir cette fois, mais j'esseairai de venir au prochain stage. Bonne continuation.
Cordialement,
Antoine
Cordialement,
Léo
Je trouve cette allusion assez basse, et humiliante ! On ne va pas à un stage pour le niveau de celui qui le donne, il me semble.
Je ne connais pas Léo ... mais je donnerais bien volontier 25 euros pour aller à un de ses stages !
Tout est bon à saisir et à apprendre chez n'importe qui ... du simple 5 eme kyu à la 4 ème dan!
Je suis étonné d'un jugement pareil ... qui j' éspère ne vient pas d'un pratiquant , sans quoi, si il est performant dans ses techniques, il a du travail intérieur à faire !
Bonne journée à tous .
Personnellement je dois quand même avouer que disposant de peu de temps je privilégie les stages dont l'enseignant va m'apporter par sa compétence. Mais cela n'enlève effectivement rien au fait que l'on apprend de tous.
Cordialement,
Léo
Je suis un lecteur assidu du blog de Léo mais j’avoue très humblement n’avoir jamais participé, si modestement soit-il, aux échanges et réflexions. Mais voilà, je tiens tout particulièrement à remercier l’auteur de cet article qui me permet de réaliser une première. Oui, je le remercie, malgré une certaine pudeur, de me donner l’occasion de soutenir et de dire toute la reconnaissance et l’estime que j’éprouve pour Léo. Plus j’avance dans la vie et plus j’essaie de croire en l’homme et en sa sagesse, malheureusement je constate tous les jours que cela m’est difficile avec certains comportements. Notamment, j’avoue toujours avoir quelques réactions épidermiques envers les professionnels de la critique qui se complaisent dans la destruction systématique sans pour autant toujours maitriser leurs arguments.
Connaissant depuis quelques années Léo, je sais qu’il a du être touché par cette « attaque » en règle. Mais malheureusement pour l’auteur, Léo a suffisamment de recul, d’honneur et de sagesse pour rebondir de la façon la plus noble qui soit. J’ai participé personnellement à ce stage et j’ai pu constater, s’il en était encore besoin, de l’extraordinaire passion et amour que Léo pouvait avoir lorsqu’il nous fait partager, en toute humilité, son expérience et sa recherche perpétuelle à faire grandir cet Aïkido que nous aimons tant.
Quel esprit étroit peut-il se permettre d’affubler Léo de magnifiques qualificatifs tels que mercantilisme et ambition attilienne ! J’avoue que la participation à son stage m’a privé de 4 paquets de cigarettes et que cela me fût insupportable (d’autant que je suis non fumeur), j’avoue également mon coté masochiste pour avoir supporté pendant 4 ans, 3 fois par semaine, l’enseignement d’un si petit 4ème DAN, j’avoue ……oui j’avoue que j’ai fait un rêve pour que les valeurs de l’Aïkido puissent être perpétuées par des hommes comme Léo, Brahim, Jacques, Isseï….et pour cela puisse l’avenir vous entendre sur ce point mon cher détracteur. Et pour vous prouver que notre éducation nous a appris à s’ouvrir vers les autres et à respecter l’homme, je prends sur moi que l’ASH Aïkido vous offre le prochain stage de Léo à Herblay !
Amitiés Léo
Hervé
Merci pour ton message qui m'a beaucoup touché.
Très amicalement,
Léo
J'ai été voir le forum en question et comme toujours dans ce genre d'endroit, il y en a qui écrivent pour faire de la gym avec leurs mains. Vraiment ridicules, ils feraient mieux de s'exprimer sur un tatami au lieu de passer leur temps à pinailler pour quelques euros ;O)). Quelques-uns étaient quand même enthousiastes à l'idée de suivre ton enseignement...
Je ne trouve pas la somme de 25€ exagérée quand on connait la qualité de ton travail et aussi l'énergie qui se dégage de tes stages. J'en connais qui demandent beaucoup plus pour "rester assis" ou travailler avec "leur petite cour" sans rien donner aux autres. Tu sais Léo, quand je recontre des pratiquants (comme ce matin), on me demande quand tu reviens et lorsque je donne une affiche d'un prof pas trop connu venant chez moi, on me demande "c'est comment par rapport à Léo?". Preuve que ton enseignement a de la valeur...En tout cas pour ma personne je ne regrette absolument pas d'avoir fait ta connaissance et j'espère que celà sera le début d'une longue collaboration...
Stéphane
A mon tour je demanderai bien aux organisateurs de stage qui m'invitent "Ca sera comment par rapport à chez Stéphane?" ;-)
Amicalement,
Léo
Léo est (pour utiliser un terme pauvre) une relève. Moi je dirai une suite à suivre. Un enseignement neuf pour beaucoup, et très interessant. Et pour parler du prix de stage, personne n'était certainement obliger d'y participer.
Pour conclure, pauvre critique,pauvre pratique, heureusement tout le monde ne suit pas cette voie. On t'apprécie beaucoup Léo, et tu as raison, il faut en rire.
Sur ce, Bonne soirée à tous et à toi.
Moi, akidokate, suivant un très bon enseignement ...
Tu suis en effet un excellent enseignement! ;-)
Merci pour ton message :D
Léo
Bonjour,
Je souhaite réagir à ton dernier post tout d’abord par une petite note de sagesse et de malice extraite des Sagesses et malices de Nasreddine, le fou qui était sage chez Albin Michel jeunesse
Nasredine dit un jour à son fils, alors qu’il atteignait sa douzième année :
- Demain, tu viendras avec moi au marché.
Tôt le matin, ils quittèrent la maison. Nasredine s’installa sur le dos de l’âne, son fils marchant à côté de lui. A l’entrée de la place du marché, Nasredine et son fils furent l’objet de railleries acerbes :
- Regardez-moi cet homme, il n’a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied.
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras encore avec moi au marché !
Le deuxième jour, Nasredine et son fils firent le contraire de la veille : le fils monta sur le dos de l’âne et Nasredine marcha à côté de lui. A l’entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s’écrièrent
- Regardez cet enfant, il n’a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l’âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied !
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché !
Le troisième jour, Nasredine et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l’âne derrière eux, et c’est ainsi qu’ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d’eux :
- Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n’en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l’âne est fait pour porter des hommes.
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !
Le quatrième jour, lorsque Djeha-Hoja et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l’âne. A l’entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- Regardez ces deux-là, ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête !
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !
Le cinquième jour, Nasredine et son fils arrivèrent au marché portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos.
Et Nasredine dit à son fils ;
- As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer
Comme Hervé je lis régulièrement ton blog et je ne suis jamais intervenue. D’une part parce que je suis toute petite en pratique et d’autre part parce que je ne pratique pas l’aïkido mais le taiji. En fait, je ne connais rien à l’aïkido, si ce n’est qu’en te lisant, j’y retrouve avec plaisir l’esprit.
Par ailleurs, les réflexions que tu partages aiguillonnent ma propre recherche. Le taiji est un art martial qui ne repose pas sur l’utilisation de la force musculaire, les classiques disent ‘ quatre onces l’emportent sur mille livres’. Aussi, ce que tu écris sur l’utilisation du corps m’intéresse. J’ai aussi apprécié par exemple, dans l’interview que tu as transcrite de Jacques Bardet sa réponse sur les exercices respiratoires et un travail sur l’axe. Nous ne pratiquons pas les même exercices pourtant nous avons aussi un travail sur la respiration en taiji et je commence à percevoir à force de pratique l’effet qu’il a sur l’axe.
Bref, loin de moi l’idée de t’ennuyer avec un discours sur le taiji. Ce que je voulais te dire c’est que si , »les gens trouveront toujours à redire et à critiquer »,pour ma part, je voudrais te remercier de partager ta passion et te dire le plaisir que j’ai de lire des propos intelligents sur les arts martiaux assaisonnés d’anecdotes sympas sur la vie au Japon.
Elisabeth
Excellente histoire ;-)
J'aime beaucoup les histoires du mullah Nasredine.
Merci pour ton message.
Le Taï Ji et l'Aïkido sont de proches cousins qui ont beaucoup en commun. Et les changements dans l'utilisation du corps peuvent s'appliquer de manière transversale, s'adaptant ensuite à la technique ou au style pratiqués.
Merci de me lire ;-)
Léo
Je viens de prendre connaissance de cette article par Isa. J'ai fait qq stages auprès d'enseignants des deux Fédérations, Franchement 9h de stage pour 25 euros, il n'y a rien de choquant!! Malheureusement il existe toujours des gens qui se permettent d'avoir une opinion sur tout en ayant connaissance de rien. Laissons les dire et continuons à pratiquer.
Bon courage
Benoît
Excellente phrase "... une opinion sur tout en ayant connaissance de rien..."
Bonne pratique!
Léo
Je viens de lire les articles de la FFAAA. Je connais Léo depuis peu de temps. Je l'ai découvert à LESNEVIN, j'ai tout de suite apprécié la précision, la sincérité et la douceur de son travail... A l'époque il était 3 éme DAN. J'ai appris par la suite qu'il enseignait à Herblay. Habitant Poissy, j'ai assisté à plusieurs de ses stages, j'ai lu quelques ouvrages sur ses conseils et j'avoue qu'il apporte beaucoup dans le monde de l'AIKIDO... Je suis certain que quelque part, il doit appécier ces remarques. Elles lui apportent que : Publicité. On doit accepter et vivre avec la critique... Léo et les personnes qui le connaissent et l'apprécient ne tiendront pas compte de cette jalousie à deux balles !!!
Je regrette qu'une seule chose : Léo n'est pas assez présent en France.
A bientôt,
Phil
Merci pour ton message.
Je reviens quand même tous les mois! ;-)
Amicalement,
Léo
sérieux, 25 euros pour 9 heures de stages , c'est un prix tout à fait correct, surtout si on compare à la palette générale des prix. A part une animosité, je ne vois pas ce qui peut expliquer que des gens aient critiqué ces prix. Je crois donc qu'on a affaire au cas typique de polémique dans le monde des arts martiaux, éternel refrain et donc je stoppe là sur ce sujet.
l
Le système forum je crois que ca peut avoir du bon comme du pas bon, selon ce qu'on en fait et on avait pas cette possibilité il y a 15 ans, tant que l'outil d'expression représente les diverses facons de voir possibles sans pour autant devenir partisan d'un point de vue. Les règles etant théoriquement plus souples sur un forum que dans un dojo.. (enfin pour moi sur ce plan il y a forum et forum mais bon)
La générosité et l'humilité sont pour moi des critères décisifs pour aller voir un enseignant, le haut gradé qui me montrerait les qualités contraires , qui ferait croire qu'il sait toujours tout, c'est clair qu'il me verrait ni dans son stage ni dans son dojo, du moins il serait certain de vite me faire quitter son dojo à la moindre occasion et sans prendre la peine de lui expliquer pourquoi (celui qui chercherait a me retenir a tout prix sous sa coupe ou a me forcer completement la main dans mes choix idem, celui qui volontairement donnerait uniquement a son pool de flatteurs et qui se ficherait un peu plus des autres eleves plus discrets mais pas forcément moins réguliers que les "flatteurs" , idem je me barre en courant, celui qui tire une tete en arrivant qui signifierait clairement "vous savez ici pour moi c'est le boulot de venir et ca me barbe de venir vous faire cours et je n'ai carrément aucun plaisir a pratiquer" et bien idem, celui qui estimerait que nous élèves devons lui donner tout dans notre investissement mais que lui ne doit rien nous donner, idem: au pire je partirais vite fait de chez lui ou au mieux il ne me reverrait jamais apres la seance d'essai mais il peut etre certain que c'est pas avec lui que mes efforts s'exprimeront).
Du peu que je connais de Léo (par blog et par mails pour l'instant), il me semble présenter ces qualités décisives, il a toujours répondu à mes mails (pourtant je lui en ait pas envoyé qu'un ou deux des mails, il aurait donc très bien pu zapper a force), et j'ai été content de le voir répondre sans langue de bois et en exposant clairement sa pensée, ses accords et desacords avec ce que je disais et, par expéreince, c'est pas tous les 4 e dan ou plus qui nous répondent quand on les contacte ni qui présentent ces qualités de communication "non codée" dans cette facon de s'exprimer, tout cela mérite donc d'etre souligné car on ne voit pas toujours ces qualités partout dans le monde des arts martiaux,Malheureusement à mon gout le "langage codé" est souvent de mise dans le monde des arts martiaux. Je refuse de verser dans l'idolatrie,mais quand certains actes revelent des qualités je crois qu'il serait injuste de ne pas le souligner.
Je n'étais pas présent au stage, je ne puis donc en parler, mais rien qu'à lire le compte rendu il est vrai que cela donne envie d'essayer: je crois subodorer un aikido plus "psychomoteur "/(traditionel ) que sportif
(je n'ai rien contre le "sport" mais quitte à faire du cardio je prefere dorénavant le faire avec un velo d'appart, tant mieux pour eux si il y en a qui s'éclatent dans une approche sportive de l'aikido, je ne leur renie pas ce droit et en plus à une époque ça m'a même plu de "cavaler" et d'appuyer). Ces temps ci je songe à une éventuelle reconversion dans une autre forme d'aikido que celle dans laquelle j'ai demarré, je crois que c'est "quitte ou double" dans ce genre de choix, on verra bien de quoi demain sera fait...., mais la je digresse.
POur les grades, je trouve clairement que c'est un sujet interessant, j'attends donc avec plaisir ton post à ce sujet une fois que ton voyage sera fini et que tu auras le temps... Mais pour moi les grades ont souvent été source de constats peu positifs, je crois que dans pas mal de cas c'est uen facon de se faire la compétition sans en avoir l'air, du moins à ce que j'ai vu (et comme je n'ai pas tout vu je préfère garder des reserves et je ne parle donc que de ce que j'ai vu à ce jour et pas des groupes que je connais pas ou mal, meme si je subodore a tort ou a raison que ce probleme doit plus ou moins se retrouver un peu partout, peut etre un peu plus a certains endroit qu'a d autres, mais bon), je pense également que clairement grade et compétence ne sont pas systématiquement liés, pas mal d'exemple sur tapis le prouvent.
Quand on lit dans diverses sources que les grades ont été clairement inspirés des systèmes de grades de l'armée et universitaire européens (de la 6 e la terminale, puis jusqu'au doctorat , le nombre de dan étant a peu pres le même) je crois que les problèmes souvent soulevés par les grades deviennent évidents (mais ces dernières années j'ai plutot observé une surenchère quasi maladive de l'interet que beaucoup de gens avaient pour l'obtention des grades, imposant meme souvent cette loi aux autres, atteignant parfois certaines proportions notoires a mon gout pour moi ca devient une sorte de mode un peu comme la speculation boursière ou immobiliere).
Quelques autres fois, plus rarement j'avais entendu quelque trop rares gens expliquer "timidement" que selon eux il y avait niveau et niveau... un peu comme si il existait des "niveaux objectivements lineaires" et d'autres nettements moins définissables... mais bon la je m'égare... alors je stoppe la.
Pour les stages il est vrai que c'est plus intéressant lorsq'un stage donne justement des pistes de travail personnel possible, malheureusement, sans doute pour certaines raisons assez évidentes à deviner, les stages bachottage ca existe aussi.... Si cela plait a des gens, tant mieux pour eux au fond... (idem pour les grades , si il y a des gens a qui la course aux grades plait , tant mieux pour eux, tant qu'ils niimposent pas aux autres cette course aux grades)
voila mon avis
Amicalement
Benoit Bertin (puisque deux benoits visitent désormais ce blog)
Merci pour ton message.
Les forums sont en effet à double tranchant. Il y a parfois des discussions intéressantes mais elles sont souvent perdues au milieu d'inepties. Je n'ai pas le temps d'y passer du temps mais des amis ou élèves me préviennent lorsqu'il y lisent des choses intéressantes (ou drôles comme dans le cas présent :D).
Tu décris le profil typique de nombreux professeurs. Je crois malheureusement que la formation des enseignants (BE et BF) se limite aux niveaux techniques et administratifs. Les dérives sont alors parfois difficiles à éviter...
Concernant ma pratique j'espère en tout cas qu'elle est loin d'être "sportive". Et je suis parfaitement d'accord avec toi, si on veut développer des qualités "sportives", autant le faire de la façon la plus efficace. L'Aïkido perd son intérêt en devenant un sport et n'en a même pas les qualités... (développement cardio, force, etc...).
J'espère en tout cas que tu trouveras une pratique qui te conviendra.
Concernant les grades l'article risque de ne pas arriver avant quelques mois mais je ne l'oublierai pas ;-)
En tout cas je partage plusieurs de tes opinions à ce sujet (esprit de compétition déguisé, décalage entre niveau et grade, etc...)
Amicalement,
Léo
Merci pour les précisions!! j'ai fait de mon mieux pour retranscrire ce que j'avais percu, mais en 3 heures on ne peut tout voir ou percevoir!!
Ca me fera une bonne occasion de revenir te voir en stage pour approffondir le sujet!
Sinon pour ce qui est du Forum, tu l'as bien compris, il ne faut pas prendre trop à coeur ce qui y est dit car cela reléve plus souvent de la bréve de comptoir que de la discution philosophique!!
La bonne réaction est effectivement d'en rire!!!
A +
Bruno aka Fogia
Merci pour ton message.
Concernant le forum, sincèrement ça m'a fait rire ;-)
Il y a clairement des membres très drôles :D
(même si c'est probablement involontaire)
Sur un sujet tout à fait personnel je me demandais la signification de ton pseudo... Gunm?
Léo
Bonjour,
Ce point m'intéresse, car j'ai récemment confronté l'approche de mon groupe d'aikido à celui d'un élève de maître Tamura. Lui aussi avait pour contexte de pratique une situation où uke est sensé avoir un certain niveau de perception et des réactions particulières. Le contexte dans lequel j'ai appris est plutot du type "uke fait ce qu'il veut, tori fait ce qu'il peut", la difficulté appliquée par uke étant bien sur adaptée au niveau de tori.
Ceci nous a amené à une situation d'incompréhension en hanmi handachi waza : après avoir fait descendre uke, le pratiquant du "courant Tamura" était surpris que le pratiquant de mon courant se relève, considérant que celui-ci "contrait" sa technique. Pour le pratiquant de mon courant, l'absence de raison de rester en position basse justifiait de se relever pour enchainer avec une autre attaque, sans aucune mauvaise foi... Le même type de situation s'est reproduis sur irimi nage, où le pratiquant de mon courant essayait de compenser le déséquilibre pour se remettre en condition d'attaquer, ce qui était perçu comme une tricherie...
La relfexion que je me suis faite est finalement celle-ci : l'entrainement en aikido est évidemment un jeu de rôle. J'ai le sentiment que les différences entre courants portent principalement sur la définition des rôles que nous adoptons. Je respecte ces différence, mais si je puis me permettre, le concept de "haut niveau" que tu introduis pose pour moi deux problèmes :
1) Si les techniques apprises le sont avec un uke supposé expert en aikido comme tu le décris dans cet article, ce qui est quand même peu probable en cas d'agression réelle, alors est-on sur d'avoir les éléments suffisant pour répondre à une agression de "bas niveau", si on ne les travaille jamais ?
2) Cette notion de "bas niveau" et de "haut niveau" a peut-être un côté réducteur. Ainsi, un pratiquant d'arts pieds-poings de haut niveau ne cherchera je pense jamais à "garder le contact", comme on le suppose souvent en aikido : son entrainement le pousse à se remettre systématiquement en position et à distance de frappe. Il n'aura pas une réaction dite d'aikidoka de "haut niveau", mais la difficulté n'en sera pas moindre...
Merci pour ton commentaire.
Tout d'abord je tiens à préciser que comme je ne te connaîs pas et que je ne sais pas de quel courant tu fais partie, mes réponses peuvent supposer des choses fausses, être hors sujet, et je te prie de m'en excuser.
Concernant les groupes suivants maître Tamura je tiens à préciser qu'il n'y a pas réellement d'enseignants qui le suivent dont je pense que ma pratique se rapproche réellement. Si a une époque j'ai été très proche de ce que font Jacques Bardet ou Suga Toshiro entre autres, je pense que ce que je fais maintenant est assez éloigné de leur travail.
Aujourd'hui mon travail est marginal et je pense donc qu'il y a peu de chances que je partage profondément la pratique et la réflexion de quelqu'un suivant Tamura senseï. Par ailleurs son enseignement étant très intuitif les gens l'interprètent très différemment. C'est pour moi le groupe le plus hétérogène, les pratiquants des courants Tissier, Nocquet ou Iwama ayant généralement beaucoup plus de repères communs.
Je considère que si le uke n'a pas de perception particulière la situation est beaucoup plus simple en terme de combat. Par contre cela limite le travail que l'on peut effectuer.
Personnellement j'ai énormément pratiqué les sports de combats où le principe majeur est très similaire à "uke fait ce qu'il veut, tori fait ce qu'il peut" ;-)
Et pour celui qui cherche une pratique applicable rapidement en combat c'est évidemment la meilleure méthode. En revanche je pense qu'elle ne permet absolument pas d'atteindre les plus hauts niveaux de pratique. Une solution est un mélange des deux mais cela suppose beaucoup de temps et présente pour moi un intérêt relativement limité.
Par contre à mon sens un uke ne suit pas sans raison. Si la situation ne justifie pas que l'on reste dans telle ou telle position il n'y a aucune raison de la conserver. Je crois d'ailleurs avoir abordé ce point durant le stage, la façon dont les uke suivent actuellement me semblant souvent artificielle (aucun effet ne créant la réaction), et illogique en terme martial.
Je suis d'accord avec toi, la pratique nécessite que l'on partage les mêmes repères, objectifs et conventions afin d'être profitable. Sinon il peut s'agir d'un shiaï qui apporte aussi beaucoup mais d'une autre manière...
Concernant le concept de haut niveau je l'ai utilisé de manière très vague sans précision. Pour répondre à tes questions.
1) Personnellement j'adore le combat et je me suis beaucoup battu, au dojo... et hors dojo. Mais j'ai énormément progressé quand j'ai cessé de considérer les techniques comme utilisables telles qu'elles. Cela m'est arrivé et je l'ai déja vu. Mais à partir de mon expérience je dirai qu'il s'agit plus d'exceptions.
La pratique sert à transformer le corps, lui apprendre à réagir différemment spontanément, etc... Les techniques naîtront d'elles-mêmes, plus ou moins proches de ce qui est pratiqué au dojo, souvent de façon totalement innatendue.
D'après mes discussions avec des maîtres tels que Kuroda senseï, Kono senseï, etc... c'est ainsi que la pratique était enseignée dans le passé. La volonté de faire marcher les techniques serait apparue à l'époque où Kano Jigoro développa les randoris systématiques en Judo. Le même problême touchera plus tard le Kendo, Karaté, etc... Le résultat est un appauvrissement technique, une perte de l'enseignement profond et au final une baisse de l'efficacité...
Il me semble irraisonable de s'entraîner à répondre à une agression grâce à l'Aïkido. Ce n'est pas impossible mais cela me semble nettement moins efficace à court et moyen terme que des méthodes étudiées pour cela tel que le Krav Maga ou le Penchak Silat moderne.
Concernant les agressions de bas niveau j'y ai répondu plusieurs fois et cela ne m'a pas posé problême. Cela dit j'avais déja un passé dans d'autres disciplines. Je crois toutefois qu'à partir d'un certain niveau on peut y répondre facilement par l'Aïkido. Mais cela est comme l'éveil en zen, cela arrive simplement. D'autant plus facilement qu'on ne le cherche pas :D
Paradoxe...
2) Evidemment les notions de haut et bas niveau sont très réductrices comme toutes les catégorisations. Je ne les ai utilisées ici qu'afin de répondre à un point précis à Fogia ;-)
Quand au fait de garder le contact je suis d'accord avec toi, notamment parce que j'ai longtemps pratiqué les disciplines pieds poings. Ma pratique insiste donc sur le fait de ne jamais garder le contact sans raison. A ce point de vue je trouve la pratique que l'on voit généralement en Aïkido totalement illogique au niveau martial.
Je considère que le uke ne doit agir que dans une logique où il cherche à vaincre en se préservant. C'est pour moi la réaction d'un Aïkidoka de "haut niveau" :D
Je crois donc que tu me prétais des notions que je ne partage pas ;-)
Cela ne signifie sans doute pas pour autant que nous ayons la même vision des choses. J'ai le sentiment que dans le principe nous voyons les choses de la même manière. En pratique sans doute pas :D
Je termine là cette réponse un peu obscure, je suis épuisé de ma journée et de la nuit que nous avons passée ;-)
Cordialement,
Tamaki Léo
Réponse éclairante au contraire sur les orientations de ta pratique. Même si il est clair que seule une participation à tes stages permettrait de vraiment saisir ce que tu veux dire.
Pour préciser, je pratique au sein du groupe GHAAN, qui est marginal au sein de la FFAB. Je n'estimais pas que l'information apportait quoi que ce soit, donc je l'ai omise.
Nos orientations de pratique sont en effet différentes (je parle improprement en généralisant la pratique "Nocquet" ou la pratique" Tamura", mais c'est pour raccourcir mon texte), mais je me retrouve tout à fait sur plusieurs points de ton discours et les problèmes que tu soulèves. Je pense toutefois qu'une ouverture telle que tu la montres permet à chacun de bénéficier de ce que chaque style a à apporter. J'ai d'ailleurs eu de bons échos de ton dernier stage.
Malheureusement, et c'est là ma déception, certains stages montrent que cette ouverture n'est pas omniprésente. Et effectivement, comme tu l'indiques, certaines pratiques stéréotypées amènent souvent lors des stages à des conflits dus à une grande différence de contexte de pratique.
Pour finir, je comprends ton intérêt pour des situations où le uke pose des problèmes "de haut niveau". Il s'agit là d'explorer un niveau de finesse intéressant à développer, d'actions et de réactions qui s'enchainent. Pour ma part, je privilégie le travail des "bases" qui me parait déjà de haut niveau : s'harmoniser avec quelqu'un qui ne le souhaite pas, c'est déjà pour moi un travail de haut niveau. Mais peut-être un jour aurais-je aussi le souhait d'explorer d'autres contextes.
Cordialement,
DG
Effectivement seul le fait de nous rencontrer permettrait à la discussion d'être claire ;-)
Concernant les styles, les gens fermés ne m'intéressent absolument pas. Une forme n'a d'intérêt qu'au regard de ce qu'elle développe. En ce sens la même forme peut être juste ou fausse. Seul le but permet de juger de son efficacité.
L'ouverture me semble fondamentale dans la mesure où l'on cherche une pratique authentiquement martiale. S'il s'agit d'un loisir ce n'est pas aussi indispensable.
Concernant le travail de ce que tu appelles "base"... Il faut s'accorder sur ce que l'on entend par là. :D
Comme sur ce que signifie "s'harmoniser" avec quelqu'un qui ne le souhaite pas et la façon dont cela se traduit concrètement. Mais nous en reparlerons sur un tatami ;-)
Cordialement,
Tamaki Léo
Souvent on entend "vas au contact ou maintiens le contact sinon tori t'"atémisera la tronche" et ce pour justifier que uke doit aller au contact et le garder et l'en persuader....
Là ou ça me gène c'est que je crois que la palette de scenariis possibles ensuite est en fait plus large, mais plus rarement évoquée. Et là je vois plusieurs scénars possibles:
1 tori frappe mais uke aussi peut frapper donc les deux se frappent mutuelement , simultanément ou presque,
2 comme dans le cas 1, tori avait un placement tel que uke peut frapper aussi, mais finalement uke frappe bien avant tori
3 on est dans un contact qui se retrouve subitement modifié, différé ailleurs ou alors changement soudain du nombre de points de contact, rupture subite.
4 celui qui évite tout contact superflu mais ne refuse pas un contact justifié par la situation (la pas de problème, tant mieux pour lui si son niveau lui permet)
5 Celui qui en revanche évite a tout prix tout contact .... et qui si il maitrise mal cette aptitude a refuser le contact en maintenant la distance finit par se faire imposer un contact contre son gré par son partenaire (la je crois qu'on peut aussi penser a des randoris de pieds poings dans lesquels contre toute attente la distance est brutallement réduite et ou se retrouve enlacé un peu comme les boxeurs)
Liste peut etre non exhaustive et sans doute que tout ou presque est possible concernant les "inattendus"
Mais au fond si on est confrontés à ces problèmes est-ce que c'est en bonne partie parcequ'en fait on a pas assez travaillé au préalable la distance, le timing , la perception et le placement par rapport au partenaire? Est tout ce cela que l'on résume sous la notion "irimi atemi"?
C'est vrai que c'est m est deja arrivé de voir un uke qui montre que lui aussi peut toucher tori par une frappe, tori qui répond "oui mais moi aussi je peux" et ça s'arrete malheureusement là bien souvent et on passe vite a un autre aspect de la technique, un peu comme si l'autre venait de pointer trop visiblement une possible faille et que c'est un sujet qui met mal à l'aise.
mais , sur cent fois ou l'on dirait "maintiens le contact sinon c'est la frappe", combien de fois est on vraiment dans une position nous permettant de frapper uke sans que lui ne puisse frapper ??Combien de fois uke n'obeit il pas un peu trop vite/aveuglement à cette justification? honnetement?
voila à quoi ça m'a fait penser, même si j'ai pas été au stage et que donc mon interprétation comporte forcément une importante marge d'erreur. Ma pratique jusqu'à présent m'a moins ou peut être pas sensibilisé aux autres aspects évoqués dans ce post, donc je n'en parle pas, je les préssens neanmoins à priori comme intéressants.
amicalement
Benoit
Les "scénarios" possibles sont en effet illimités. C'est pour cela que je considère qu'une technique est un outil permettant de développer certaines qualités, stratégies, etc... mais pas une "méthode" à chercher à mettre en pratique et en adéquation avec la "réalité" à tout prix.
Un autre point à prendre en compte est que toucher est une chose, pouvoir le faire efficacement en est une autre ;-)
Des questions en tout cas que seule la pratique peut éclairer :D
Amicalement,
Léo
un très bref commentaire pour dire que j'ai beaucoup apprécié ta réponse aux bêtises dites sur le forum en question... C'est le prix à payer quand on fait quelque chose, et l'histoire de Nasredine et son fils est excellente. Curieusement, ce sont d'ailleurs toujours un peu les mêmes qui critiquent tout le monde quoiqu'ils fassent ;)
Je n'ai pas pu venir à ton stage cette fois-ci, mais je lis régulièrement ton blog. Bonne tournée des maîtres, j'attend avec impatience tes récits qui suivront, je n'en doute pas.
Courage et continue, tu fais oeuvre utile !
Merci pour ton message.
Effectivement l'histoire de Nasredine est "éclairante" :D
La tournée se passe bien mais est épuisante car les journées de pratique alternent avec les nuits de fête laissant peu de place au repos!
Amicalement,
Léo
Comme tu le sais je suis du sud de la France donc j'utiliserais des images du sud pour poster ce commentaire.
J'ai eu l'occasion de te voir pratiquer, de pratiquer avec toi et de te lire. Et ce que tu partages avec nous lors de ces moments y compris ce qui ne se voit pas à beaucoup de valeur pour nous tous.
Et comme le disait un célèbre sage du coin, les meilleurs vins ne sont pas ceux qui ont la plus jolie étiquette. Il faut parfois y gouter pour découvrir leurs valeurs. Ce messieur qui a ecrit un commentaire si plein d'une iintellligence exquise et si raffinée à oublié de venir gouté le vin. Pourquoi ne pas le gouter alors ? Qu'est ce que 25 euros ? Pas grand chose pour celui qui veut travailler un peu sérieusement .
Et comme le disait un autre penseur auteur de best seller classique mort sur la croix : "Ne donne pas de vin aux cochons, sauf si tu as prévu de les manger après..."
Si je n'avais pas eu d'obligations personnelles je serais bien venu de ma campagne profonde pratiquer un peu l'aikido. Et le prix était plus qu'abordable ...
Courage à toi et multiplie les stages ...
Merci pour ton message.
C'est un plaisir de pratiquer et partager avec ceux qui comme toi "cherchent" réellement.
Excellent proverbe sur les cochons :D
Amicalement,
Léo
Marrant ce petit post il m'a bien fait rigoler!! Pour ma part 25euros ce n'est rien (je parle en terme d'interet et non en capacité financière car de ce côté là...). Je serais prêt à le faire (donc avec déplacement du sud de la france etc etc...) mais cela n'engage que moi. Ensuite quand je repense a cette annonce d'une personne que je ne connaissais pas qui propose : 60euros de l'heure ou un stage à ..............1500 (ou 2500 je ne sais plus, je crois 2500) on relativise!!
Bon master tour a vous tous et si tu n'est pas passé chez Hino senseï transmet lui mes amitiés et le bonjour (bien que je ne pense pas qu'il se souvienne réelement de moi).
Malheureusement j'avais déja vu Hino senseï lorsque j'ai lu ton message. Mais tu le salueras en septembre si tu peux revenir à son stage. Je suis certain qu'il se souvient de toi.
Amicalement,
Léo
Je n'ai malheureusement encore jamais pu pratiquer avec vous. Le pourrais-je???? Je ne sais pas....
Mais si je croise par chance votre route ce sera avec le plus grande gratitude envers le hasard.
Je pense que nous recherchons l'un et l'autre la même chose. Je n'ai pas eu cette chance incroyable, et que vous avez pu aussi provoquer par vos choix, de votre haute pratique des Budo car j'ai choisi également de combler ma voie par une vie de famille heureuse et donc des concessions. Mais dans ma pratique la plus assidue possible je pratique toujours avec coeur et courage.
Leo je ne pense pas me tromper en pensant que vous mettez le même coeur dans toutes vos applications. N'est-ce pas là la vraie voie du Budo? Le coeur?
Visiblement pour écrire de telles insanités, du coeur c'est surement de quoi manque cette personne (d'ailleurs je n'ai même pas relevé son nom). De ce postulat comment peut-il alors juger sans pratiquer et sans coeur pratiquer?
Leo si vous en êtes arrivé à ce niveau c'est certainement amplement mérité et j'espère qu'à l'avenir votre place "chauffée" au sein de l'aikido et du Budo soit plus importante.
Car les maitres ne sont pas éternels et il faudra bien que la relève arrive.
Pour conclure: Même les plus grands ont été 4ème dan
Juste un clin d'oeil si à l'avenir votre route passe par la Normandie merci de m'en tenir informé car je reserverai 25€ pour apprendre avec humilité d'un "simple" 4ème dan.
Domo arigato
Merci pour ton message.
Effectivement j'ai mis (au moins temporairement), ma vie familliale entre parenthèse. Choix de facilité égoïste...
J'essaie en tout cas de pratiquer avec autant d'engagement et de sincérité possible. Cela dit je ne peux en tirer beaucoup de fierté car j'y prends beaucoup de plaisir et les efforts ne me coûtent pas beaucoup.
Pas de passage prévu dans l'immédiat pour la Normandie mais si c'est le cas je l'annoncerai sur le blog!
Amicalement,
Tamaki Léo
Sinon j'ai vérifié les tarifs du monsieurs c'est 2000euros le wk...bah oui faut bien entretenir un pied a terre a st maxime, la vie est chère là bas.
Bonne pratique a toi (et aux autres aussi) avec tout ces maîtres.
Amicalement,
Léo
Désolé Benoît (Bertin) et Totoro kun. Je vais tenter de trouver un nouveau surnom à mon Totoro/Benoît afin d'éviter les confusions ;-) Tsuki san ou un truc dans le genre!
Bon week-end à tous
Nite nite
Isa (usagi chan)
Gagné!!
J'aime bien ce personnage et son Tai jutsu si particulier!!
En plus c'est un pseudo assez peu utiliser!
A+
Bruno
A+
Léo
konbanwa!!
Pseudo! Si c'est pour Tsuki, pas fait exprès. Oui cela veut dire aussi "piqué", "coup direct". Personnage il me semble aussi dans Naruto! Heu... je pensais à Lune comme pour Akira. Oups!
Si c'est pour usagi référence à mes dents, clin d'oeil d'une honorable dame japonaise qui me trouvait fort gourmande, aux lapins japonais...et je suis accroc aux carottes au wasabi!!
Et Gunmm ouais ;) en train de le relire!
jâ!
Isa
Léo
Je viens de lire l'article et cette fois-ci, je me sens obligée d'intervenir car je trouve que de tenir de tels propos est vraimant puéril, et n'est vraiment pas digne d'une personne ayant l'esprit martial. Je ne parle des 25 euros, car cette somme est tout à fait correct pour un stage complet, car lorsque Kévin va à un stage de karaté qui dure en général 2 jours, 25 euros est le prix d'une demi journée donc !!!!!!
Ce qui me choque le plus c'est que l'on juge les gens d'après leur grade et non d'après leurs qualités sans même les connaitre ! Cela fait maintenant 4 ans que j'ai commencé l'Aïkido, tu es mon premier professeur, et je pense que ta passion et ton amour pour cet art dépasse largement ton 4ème Dan.
A bientôt
Bises Farida
P.S : Passes le bonjour de ma part à IsseÏ et à Julien
Malheureusement aujourd'hui les gens sont jugés sur des critères matériels. Grâdes, diplômes, revenus... Bien sûr ils peuvent être une indication. Superficielle.
A ce titre les disques les plus vendus et les films les plus vus sont les meilleurs. Bienvenu dans le monde de la star academy et des blockbusters...
Bises,
Léo
Je suis à 200% d'accord avec ce que tu écrits. Tu n'as pas à te justifier; surtout pas aux " pratiquants" qui pensent qu'ils payent pour une prestation donc ils ont droit à tout y compris de dire n'importe quoi .
Continue sur la voie du Budo , peu importe les vagues qui s'écrasent contre le rocher que tu es.
Bien martiallement à toi ,
ki wa arimasen,
budo no nashi ..
Franck
Cher Franck,
Merci pour ton message.
Amicalement,
Léo
C'est en cherchant des infos sur le web sur Brahim que j'ai trouvé votre Blog.
Je le trouve sympas et reflétant un certain courage de tout mettre sur la place publique.
En regardant les photos je vous ai reconnu. En fait j'etais en non pratiquant au stage de tamura sensei du mois d'avril 2008 et je pense que je vous ai reconnu.
Mon maitre est Maurice que je trouve un bon maitre.Et en tant que débutant (8 mois de pratique), je trouve que j'ai bcp de chance d'avoir un maitre comme lui.
Ce dimanche j'irai au stage de Brahim en avançant le coeur plein de joie.
Vous faites partie de gens qui donnez plaisir à continuer.
Merci et espere vous avoir un jour comme maitre dans un stage.(cela n'a pas de prix)
NR
Cher Nour,
Merci pour votre message.
Je ne sais pas si le maître dont vous parlez est Maurice Vo Van. Si c'est le cas je vous prie de lui transmettre mes salutations.
J'espère que le stage avec Brahim vous a plu.
A très bientôt sur un tatami j'espère.
Cordialement,
Tamaki Léo
Je n'avais pas vu qu'une de mes phrases avait été reprise ici (je laisserais à chacun deviner laquelle :-) ). De manière récurrente sur les forum d'Aikido, la rémunération des stages (ou les cotisations) fait l'objet de réactions outrées, la norme paraissant pour certains celle du "tout gratuit".
Si les stages peu chers permettent au plus grand nombre de pratiquer, je regrette que cela fasse croire à certains qu'un enseignant pourrait "vivre" d'un stage à 25 Euros...
Si les stages étaient payés en fonction de la passion et du dévouement de l'enseignant (tout style confondu) alors ils deviendraient vraiment hors de prix.
Bonne continuation dans votre pratique.
Nicolas
Merci pour le commentaire et bonne pratique,
Léo
Avant tout je me présente !
Je m'appelle Farouk, je pratique l'aikido (FFAB), le iaï - ken- kenjutsu FEI sur Lyon.
Je suis 4e Dan d'aikido diplômé d'Etat et ami de Mickaël.
Je suis semi-pro cad j'enseigne les budo en tant que professionnel dans 1 MJC et à côté je travaille dans un cabinet d'expertise comptable pour plus le côté économique et non par passion -
Je lis de temps en temps tes petites chroniques et je voulais rebondir sur une de tes interventions suites aux discussions titilleuses portée à ton égard sur le coût de tes stages.
N'en fais surtout pas une affaire personnelle. Ce sera toujours comme ça. Tu ne peux pas allez à l'encontre de la jalousie récurrente des uns ou des autres. C'est comme ça, il faut l'accepter sans se bouffer la tête. Tu es dans ta réalité et tu sais ce que tu veux et eux dans la leur. Tu n'es n'i victime ni responsables de leurs etats d'être.
J'apprécie beaucoup ce que tu fais au travers de tes articles et interviews.
Je dirais même que je suis un peu dans la même situation que toi ou Mickaêl qu'au fait de percer dans le professionnalisme en aikido et autres budo.
Je pense que tu n'a pas à te justifier ou justifier ce que tu fais ou engage.
Tu le fais avec le coeur et c'est le plus important.
Le problème en France c'est que vivre de l'aiki c'est difficile car les prix sont trop bradés. Bonnes ou mauvaise habitudes ?
A vous de débattre mesdames et messieurs ! :-)
Quand tu regardes un simple stage de danse hip hop ou afro, le prix du stage est allucinant. pour un WE on t'annonce 150 à 200 €
Ma petite amie qui fait de la danse me le dis, vous n'êtes pas chers sur le marché. Le danger c'est de pouvoir en vivre par la suite. Avec des prix bon marché on ne va pas loin.
Je bosse avec des commerciaux et ils me disent si tu brades trop ok ça attire du monde. En revanche cela te discrédite et c'est pareil pour les cotisations de clubs.
a méditer Leo.
A bientôt je l'espère (sur un tatami) ou lors d'un stage que l'on animera ensemble !
Farouk
Merci pour ton message.
Concernant l'aspect financier dans les arts martiaux c'est un véritable problème très complexe. J'en parlerai dans un post détaillé prochainement.
Personellement sincèrement la réflexion qui avait été faite m'avait fait sourire.
A bientôt sur un tatami ;-)
Léo
A vous de débattre mesdames et messieurs ! :-)"
C'est une question d'équilibre entre offre et demande.
Le juste prix de quoi que ce soit est très dur à définir, non ?
C'est pour ça que sur les marchés au bled, tout se négocie, les court fluctuent sans arrêt.
"Quand tu regardes un simple stage de danse hip hop ou afro, le prix du stage est allucinant. pour un WE on t'annonce 150 à 200 €"
1- Est-ce vraiment comparable ?
2- 150 ou 200 euros sont ils plus justifiés que 20 ou 50 euros ?
"Avec des prix bon marché on ne va pas loin.
Je bosse avec des commerciaux et ils me disent si tu brades trop ok ça attire du monde. En revanche cela te discrédite et c'est pareil pour les cotisations de clubs."
Les experts de certains courants (ex. le groupe Nocquet) font leurs stages gratuitement. En revanche il me semble qu'ils ont fait le choix de ne pas être professionnels. Sont ils moins crédibles sur le tatami ? Ca se discute. Ils le sont en tous cas autant à mon avis que nombre de professionnels qui se font payer pour leurs stages.
Pour se permettre de vendre ses stages d'aïki à 150 euros la "place", il faut devenir une sacrée pointure, non ? Et il faut un programme de stage béton. Mais pourquoi pas essayer ? Tout n'est qu'une question d'offre et de demande finalement ... de toute façon ce qui importe c'est que la pratique de qualité subsiste, et si possible soit diffusée au plus grand nombre, non ?
Beaucoup de choses à dire, j'y reviens rapidement.
Amicalement,
Léo
La question soulevée m'intéressant, j'ai mis à contribution le forum d'où était parti la polémique. Qui sait ? On peut peut-être en tirer quelque chose ... :-D
Donc si vous avez du temps et de la patience, suivre le lien ci-contre :
http://www.aikido-france.com/forum/viewtopic.php?t=4258&postdays=0&postorder=asc&start=0
Il s'avère bien évidemment que la question est trop complexe pour trouver une réponse simple, toutefois les brain storming sur le sujet sont parfois instructifs ... on verra bien ce qu'il en sortira là-bas ...
Bien à vous,
Mat. :-)
Bon je vais regarder tout ça tranquillement.
;-)
Léo
Je viens de lire le sujet à propos de l'argent,et du Budô...
Il se trouve que j'ai plusieurs fois reflechis sur ce sujet,en rencontrant certains abus de la part de professeurs un peu gourmant.
Alors j'ai trouvé une reponse qui va tout à fait avec ce que je pensais déja.
L'auteur est un Sensei,dont je ne connais absolument rien mais qui selon la personne qui l'a rencontré (Michel Coquet),est vraiment grande.
J'ai trouvé ceci sur le livre "Musha Shugyo" de Michel Coquet.
Je n'interviens pas ici pour vous attaquer personnellement,loin de la,je vous comprends tout à fait et vous respecte d'autant plus grandement... j'interviens juste car cette reponse me semble juste et permettra surement à beaucoup de pratriquant de se remettre en questions,et d'avancer correctement,dans l'attitude la plus juste.
Aussi je n'ai que faire du debat du stage à 25e,et comme je viens de le dire,cet article concerne l'argent dans le Budô,à tous les niveaux.
Apres cette longue introduction,voici les propos du maitre:
"Au Japon,un instructeur de Budô doit pouvoir subvenir à ses besoins par une autre activité. Tout au plus sera-t-il autorisé à recevoir une rétribution selon les possibilités de l'étudiant. Les instructeurs occidentaux (et les fédérations qui sont derrière) justifient le prix de leurs cours (stages,passeport obligatoire,etc.) par la nécessité de louer des locaux onéreux. Takeuchi sensei avait une attitude intransigeante à ce propos. Selon lui,c'était faire preuve d'un égocentrisme exacerbé,que de se croire un instructeur indispensable,et,dans le cas ou le karma ne permettrait pas de se procurer une salle,le mieux était d'y renoncer. Au vu des fortunes que certains se font avec le Budô,il est évident que cette philosophie ne sera jamais suivie..."
Voial,j'espere que Michel Coquet se trompe dans sa conclusion,et qu'un élan de sagesse éclaire ne serait ce qu'un peu le coeur des pratiquants.
Ganbatte
Merci pour ton post.
Concernant l'argent il y a clairement des dérives dans le monde martial. Comme dans toutes les professions, commerciales mais aussi intellectuelles ou artistiques. Au niveau de la pratique martiale je dirai que les abus ont lieu lorsque le maître "oblige" d'une certaine manière l'élève à payer de plus en plus de choses cachées au départ. Stages obligatoires pour les passages de grades ou leurs préparations, etc…
Il y a aussi une certaine forme d'abus lorsque l'enseignement est inexistant. Maintenant que le professeur choisisse des tarifs élevés en contrepartie d'un véritable enseignement, et ce quelles que soient les sommes, ne me paraît pas du tout ahurissant. Au contraire on peut clairement voir que les arts martiaux sont très loin du monde "réellement" commercial.
Imaginez la somme qu'aurait pu demander Picasso pour donner un cours. Ou Al Pacino, De Niro. Les véritables grands maîtres n'ont-ils pas investi autant et parfois plus de leur vie dans leur art? Combien paye-t-on pour aller voir la plupart des concerts? Combien de temps durent-ils? Combien paye-t-on pur dîner dan le restaurant d'un grand chef qui souvent n'est même pas là et quand il l'est ne fait généralement que superviser?
Je ne cherche pas à dire que les maîtres devraient être payés plus jusqu'à tomber dans ces excès. Juste qu'ils n'ont en aucun cas à être payés moins dans la mesure où ils délivrent leur part du contrat.
Quand au passage du livre de Mr Coquet. J'ai le plus grand respect pour ce monsieur dont j'ai lu certains livres. Cela dit j'affirme qu'il se trompe et que traditionnellement au contraire les maîtres du Budo étaient rétribués.
Une grande partie de leur vie était d'ailleurs souvent dédiée à la recherche d'un employeur comme le montre le film "Après la pluie". Ce fut le cas de Musashi par exemple. Et les maîtres Yagyu ou Bokuden étaient payés des fortunes. De même que Takeda Sokaku plus proche de nous.
Le paiement d'un prix élevé était même souvent utilisé pour faire le tri entre les élèves. Attention, pas dans le sens de pribvilégier les nantis mais de mesurer la volonté du commun. Le maître savait qui était riche et pour cela n'avait pas plus de considération (dans l'idéal :D).
Les prix en Occident sont très inférieurs à ce qu'ils sont au Japon, et c'est au contraire A CAUSE (pas grâce) des fédérations. Grâce à elles une discipline se développe en nombre, à cause d'elle son niveau général baisse… Cela grâce aux stages subventionnés!
Il ne s'agit pas de se croire indispensable. Pas plus que n'importe quel enseignement de quoi que ce soit qui se fait payer. Simplement d'être payé en rétribution d'un travail. Très souvent d'un prix bien inférieur que les efforts que l'on a fournis pour en arriver où l'on est.
Quand à ceux qui se font des fortunes avec le Budo, c'est un domaine où leur nombre est plus que restreint, de même que la hauteur de leur fortune croyez-moi.
En conclusion il ne s'agit pas réellement d'un élan de sagesse à mes yeux, loin de là…
Cordialement,
Tamaki Léo
je vis et pratique l aikido depuis plusieurs annees au japon. je travaille car je n ai pas les moyens de vivre de ma passion mais je suis bien evidemment venu au japon pour l aiki. de plus en plus, la pratique en france me saoule... je m explique...
presque tous les gens qui pratiquent l aiki ont une vision differente mais j entends souvent des gens declamer de grands principes d'harmonie, d'ouverture d'esprit, de communion avec l'autre blablabla mais a l'arrivee ce que je vois ce sont des gens qui parlent et qui font semblant de pratiquer...je prends la defense de leo que je ne connais pas, mais nous faisons tous de l'aikido. il y a plusieurs styles, si un style ne vous plait pas, ne le suivez pas... parler d'argent me revulse. les vrais passionnes font des kilometres, des nuits blanches, depensent enormement d'argent, font des sacrifices importants dans leur vie pour leur passion(je suis d accord on ne leur demande rien...) et meme si je n'attends pas la meme chose de tous les pratiquants, la moindre des choses, c'est de payer pour aller a un stage...
vous ne voulez pas y aller? tres bien mais dans ce cas, il faut bien comprendre que vos progres seront limites... si on a pas les moyens il reste l entrainement... tant pis... mais de la a critiquer de cette facon. c est impensable au japon de critiquer comme ca, ouvertement un sensei, peut etre que cela arrive sur certains sites mais ce sont certainements de mauvais dojos ou il ne faut pas mettre les pieds.
leo , un conseil, arretez de lire le forum ffaaa, il y a tres certainements des gens tres biens mais de ce que je lis, il y a aussi beaucoup de 10 eme dan (dans leur tete) qui seront toujours meilleurs que les autres...des gens qui sont capables de lire UN kanji et qui disent pouvoir parler japonais, qui ont lu UN livre sur le japon et qui se bombardent specialistes de la culture japonaise, qui connaissent UN Japonais et qui sont capables d'analyser tous les japonais...
la critique est facile... cela n'est pas sur le point de changer toutefois, la lecture de ce forum est je le pense, a eviter...
desole d avoir pollue ce blog mais cela devait sortir...
ps: je serais heureux de payer pour pratiquer ensemble, meme si je viens d' un autre courant...
Merci pour votre message.
Votre situation est similaire à celle de la plupart des pratiquants passionnés. Ils travaillent pour pouvoir pratiquer. Et c'est aussi mon cas. Le point positif est que je fais en sorte que cela reste dans le domaine martial.
Pour certains passionnés effectivement, le temps et l'argent ne compte pas. Bien entendu il revient à chacun de mesurer les efforts qu'il est prêt à faire. Pour moi cela prend le pas sur tout. Pour le pire et le meilleur ;-)
Quand à la nécessité de payer je suis aussi tout à fait d'accord avec vous et j'ai d'ailleurs répondu au commentaire précédent à ce sujet. Les pratiquants se font parfois beaucoup d'illusions sur le Japon et ses traditions…
Très bonne pratique à vous dans l'attente de vous rencontrer sur un tatami, au Japon ou ailleurs.
Cordialement,
Tamaki Léo
http://www.aikido-france.com/forum/viewtopic.php?t=5355&start=0&postdays=0&postorder=asc&highlight
Bien cordialement.
J'ai été lire le fil sur le forum et j'ai beaucoup ri en lisant l'anecdote sur Jean-Yves Levour'ch. Pour le reste c'est un forum, les opinions y sont variées et il ne m'importe pas de les juger. Certaines sont intéressantes, d'autres plutôt dignes du café du commerce. Mais n'en est-il pas ainsi de toutes discussions en tous lieux?
Je crois que mes opinions transparraissent à travers mes posts mais si vous avez une question en particulier n'hésitez pas.
Cordialement,
Tamaki Léo
Bonjour,
je me souviens avoir participé à ce stage mais le dimanche matin uniquement.
Je suis encore débutant dans la pratique de l'aikido mais j'avais trouvé l'expérience avec Léo Tamali trés enrichissante .Je me rappelle aussi que malheureusement j'avais payé après hésitation la somme de 25 euros pour la matinée (donc 3h en tout ) car pas de tarif degressif comme cela peut être pratiqué ailleurs et je ne compte pas les frais de déplacement :) donc au final j'avais trouvé cela quand même assez cher :(
Je suis content de l'éclairage que m'a apporté l'article de Léo Tamaki à ce sujet.
Je précise à tout hasard que ce n'est pas moi qui ai posté "25 euros le stage, il se touche..."
Bonjour Joël,
Malheureusement tu avais trop payé car la mâtinée coûtait 15€ pour 3 heures de cours comme indiqué sur l'affiche toujours visible dans ce post:
http://www.leotamaki.com/article-18064631.html
Je suis heureux que tu aies apprécié le stage. Tu as maintenant une idée de ma pratique et de ce qu'elle vaut pour toi ;-)
Bonne pratique,
Léo