Budo no Nayami

Le produit Léo Tamaki et début du "Masters tour"

19 Avril 2008 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Avril 2008

J'ai donné un stage à Herblay lors de mon passage en France au mois d'avril. Comme toujours j'ai envoyé l'information à ma liste de contacts et je l'ai annoncé sur le blog. Par fainéantise je n'annonce jamais ce genre de choses sur les sites spécialisés ou les forums. Mauvais marketing ;-)
J'ai donc été assez surpris lorsque
Mickaël m'a téléphoné hilare pour me dire qu'il y avait un sujet sur le stage sur le forum de la FFAAA.

En allant parcourir le sujet j'ai compris ce qui l'avait fait rire.

Un des membres du forum a eu la gentillesse de faire passer l'information du stage. Au départ un sujet très classique annonçant ce type d'évènement quand un forumiste fait remarquer:
"25 euros le stage, il se mouche pas du coude le gars. L'aikido, ça rapporte !"

J'étais hilare.

La discussion s'amorce alors sur le prix et l'intérêt des stages. Extraits:
"Ce monsieur essaye de surfer sur la vague des stages. Mais il y a stage et stage. 25 euros pour voir un expert reconnu, je dis pas. Mais 25 euros pour voir un inconnu qui n'a qu'un petit 4ème dan ... pffff ..."

"Personne ne t'oblige... Si la qualité se mesurait au nombre de dans, ça se saurait et il y aurait beaucoup moins de 6èmes et 7èmes dans..."

"Ils vont bientôt demander à être payés pour faire des stages et ils n'iront que si les frais de déplacement sont remboursés et que le repas du midi est déductible  "



(photo Sébastien Chaventon)


La valeur de notre pratique
Sincèrement je comprends qu'on puisse estimer que 25 euros est cher. Ou donné. Finalement il s'agit de savoir à quoi cela est comparé.
25 euros pour aller voir quelqu'un dont on a jamais entendu parler, je serai aussi assez tiède…
J'ai fixé le prix par rapport à ceux qui sont donnés en région parisienne. Sans chercher dans le détail si j'étais bien dans la moyenne d'ailleurs.

Concernant les tarifs dans l'absolu, je considère que les stages d'Aïkido sont vraiment donnés. De même que les cours.
Si on compare les arts martiaux en général à des activités comme le Yoga ou la poterie on se rend compte que c'est une des moins chères. En revanche c'est une de celles qui demande le plus de qualifications à son enseignant.
Si on compare maintenant l'Aïkido aux autres arts martiaux c'est un des plus donnés et de loin. Comme indiqué dans la discussion, il suffit de voir le prix moyen d'un stage de Taï Chi pour s'en convaincre.

J'ai eu plusieurs fois l'occasion de discuter avec des hauts gradés de ce sujet. La première fois que l'un d'entre eux m'a annoncé ses revenus j'étais sur le c_l! Bien sûr aucun ne s'est lancé dans la carrière de professionnel dans l'espoir de devenir riche. Mais voir que certains hauts gradés terminent difficilement leurs fins de mois après une vie de pratique, luttent pour payer la scolarité de leurs enfants… Et cela en donnant ce qu'ils considèrent comme la chose la plus importante à leurs yeux pour un prix finalement dérisoire.

Pour couronner le tout, les rares dont la réussite est évidente sont souvent conspués pour cette raison. Christian Tissier est ainsi souvent critiqué pour son "commercialisme". Je constate simplement qu'il s'est donné les moyens de pratiquer ce qu'il veut comme il veut et d'en vivre confortablement. Et que ceux qui le critiquent le font parfois avec une pointe de jalousie…

Personnellement je suis devenu professionnel en parfaite connaissance de cause. Tamura senseï, Suga Toshiro et Jacques Bardet m'avaient clairement exposé la difficulté d'un tel choix. Je l'ai fait et ne regrette rien. Je n'ai pas un centime de côté mais je vis ma passion.
Lorsque j'ai commencé à enseigner je cumulais trois emplois. Et aujourd'hui encore mes activités annexes comme l'écriture représentent une part majeure de mes revenus. Mais si un jour je vis uniquement de la pratique je n'en aurai aucune honte.


(photo Sébastien Chaventon)


"Combien" vaut un grade?

Je reparlerai ultérieurement des grades en détail. Brièvement, pour moi un grade n'a pas grande valeur. Il s'agit d'un jalon. Considéré comme un outil le passage de grade nous permet de mesurer où en est notre pratique. Si nous avons la chance d'être jugé par quelqu'un que l'on estime c'est l'occasion d'avoir des indications sur la direction à suivre et les défauts à corriger. Ni plus, ni moins. Il ne permet en aucun cas de juger un pratiquant par rapport à un autre… D'autant qu'au-delà du 4ème dan il n'y a plus de jugement technique.
Je me considère meilleur que certains pratiquants plus gradés et il y a probablement des pratiquants moins gradés qui me surpassent.

J'avais abordé ce sujet dans un
article sur l'Aïkikaï:
"Un grade peut être décerné pour de nombreuses raisons au Japon et c’est un fait qui est malheureusement mal compris en Occident. Voici quelques motifs qui peuvent valoir l’obtention d’un grade. Cette liste n’est pas exhaustive et les raisons peuvent se cumuler.
Un élève peut se voir décerner un grade parce qu’il est l’ami d’un senseï, parce qu’il est une personnalité du monde politique, des affaires ou du show business, parce qu’il est assidu, parce qu’il fait d’importantes contributions financières ou… parce qu’il est bon.
 
Un haut grade n’est donc pas nécessairement synonyme d’une grande compétence. Raison pour laquelle sans doute le système des grades n’existait pas lorsque les gens combattaient réellement sur un champ de bataille…"


(photo Sébastien Chaventon)


500 euros pour quelques heures
"Un stage n'est jamais qu'un cours collectif qui se déroule le week-end. Il ne faut pas faire une religion de la participation aux stages. Le gain de ce monsieur s'obtient en multipliant le prix du stage par le nombre de participants. S'il y a vingt participants, ça fait 20 x 25 = 500 euros pour le stage. Pas mal pour quelques heures de travail !"

Le stage m'a rapporté exactement 520 euros bruts. Il m'a permis de payer une petite partie de mon billet d'avion pour venir au stage de Tamura senseï. Et surtout j'ai pu pratiquer avec des amis, élèves, et faire la connaissance de nouveaux pratiquants.
Pour quelques heures c'est évidemment correct. Mais combien de stages un enseignant peut-il donner? Combien d'heures à travailler sa technique sans être payé? Ce n'est pas une complainte mais un simple constat…

Personnellement je n'ai jamais regardé à la dépense pour pratiquer avec quelqu'un. Les transports seuls pour aller voir Kuroda senseï me coûtent 160 euros par mois. Pour aller voir Tamura senseï ça se calcule en billet d'avions! L'inverse lorsque je vivais en France.

Les stage, simples cours collectifs?
"A mon dojo il y a des cours collectifs, comme au stage. Et je continue d'aller aux stages même si je n'en fait pas une religion. C'est toujours l'occasion de pratiquer en supplément, mais je ne crois pas que ça ait des vertus particulières. Ce que j'aime particulièrement c'est voir un grand maitre, j'y vais juste pour le voir, c'est comme si j'étais un peintre qui pourrait rencontrer Picasso ou un amateur de voiture qui rencontrerait Enzo Ferrari."

Finalement concernant le fait qu'un stage soit un cours collectif c'est évident. Par contre le contenu doit à mon avis être très différent de celui d'un cours normal. On peut soit y aborder un sujet particulier en profondeur, soit voir un vaste éventail de techniques. Quoi qu'il en soit l'enseignement doit y être condensé.

Je crois aussi qu'un stage ne doit pas être conçu simplement comme l'occasion d'aller admirer un grand maître. Dans ce cas on court le risque de tomber dans l'idolâtrerie. Malheureusement aujourd'hui on a souvent l'impression d'aller à des grands messes où les adeptes viennent "toucher" le grand homme. J'ai toujours été en stage pour progresser et pratiquer. Côtoyer des "bons" ou devenir leur ami ne m'a jamais intéressé…




Lancement commercial du produit Léo Tamaki
La discussion a suivi en parallèle le sujet de mon lancement commercial :D

"Il tient un créneau, je me demandais quand il se lancerait vraiment vu comme il prépare le terrain depuis quelques temps. (légèrement aidé par certains il faut dire  )"

"Possible. Il n'empêche que niveau marketing, le cas léo tamaki pourrait être étudié en école de commerce. Une ascension fulgurante, ça fait plaisir a voir"

"Ce que je critique ce n'est pas leo tamaki lui même (qui est sans doute un gars cool et passionné) mais le buzz autour de lui qui, peut-être, lui échappe dans une certaine mesure.
Il y a des gens qui ont besoin d'une relève et léo tamaki a le bon profil…

…Je ne doute pas un instant de l'avenir de ce jeune homme au sein de l'aikido français, sa place est bien chauffée et je ne suis pas sur que son niveau en aikido soit une condition a son rôle a venir"


Je ne sais pas quel créneau je tiens. Je suis devenu professionnel il y a sept ans et je donne des stages depuis six. Certaines personnes m'ont effectivement aidé, principalement Jacques Bardet. Cela dit leur aide a surtout été déterminante à mes débuts.
Aujourd'hui je ne fais rien de plus que ces dernières années. Simplement, petit à petit, effectivement une certaine notoriété s'installe. Je n'en ai pas honte.

Quand à la relève je ne saisis pas encore non plus de qui je suis censé être le remplaçant… Et croyez-moi ceux qui sont en place ont plus tendance à écraser les nouveaux venus qu'à les accueillir à bras ouverts. Mickaël ou Brahim en ont fait les frais.
Je ne sais pas quelle est ma place future, par contre je doute sincèrement que quelqu'un soit en train de me la préparer. Ou alors je suis très naïf et je n'ai pas découvert mes bienfaiteurs de l'ombre. Mais qu'ils n'hésitent pas à se manifester, je suis un gars reconnaissant :D


(photo Sébastien Chaventon)


Compte-rendu de stage
La troisième et plus intéressante partie pour moi est en fait un compte-rendu de deux personnes qui sont venues participer au stage, Fogia et Urs du
Tenchi Dojo:

"…Ambiance studieuse mais détendue. Beaucoup de jeunes mais pas uniquement. Beaucoup de monde en noir et blanc. Un Léo Tamaki qui revisite les techniques classiques sur le thème de la martialité. Comme dirait Fogia, on sent le travail des koryus derrière sa façon de bouger, au coeur de ce qu'il nous demande de travailler.

Une mise en condition axée sur la souplesse et le relachement.
On passe des étirements au chutes sans s'en apercevoir, et des chutes au coeur du travail dans le même mouvement. Le message est cohérent, il y a continuité d'un bout à l'autre : centrage et relachement. Ne pas se désunir, équilibrer l'effort, économiser le corps, rester vigilant.


Ce stage est fait pour moi, il est tout à fait dans la continuité de la discussion que nous avons eu sur son blog : à mon arrivée j'ai tout faux  - du moins dans son système de référence. Je suis tonique là où il faudrait être relâché, je suis solide comme le roc là où il faudrait être fluide comme l'eau, je donne abondamment là où il faudrait être chiche en ouvertures ... Léo doit bien se marrer.

Et puis peu à peu je capte où il veut en venir. Rapidement j'essaie de laisser tomber mes tics et je me concentre sur son message. Pas trop de travail sur la forme, Léo nous laisse nous débrouiller avec ça, puisque nous venons d'horizons aikidoesques différents. Accessoirement nous partons d'ikkyo (omote/ura), que nous déclinons sur shomenuchi, katate dori, kata dori, kata dori men uchi, ... puis revenons sur la déclinaison shomen uchi avec des techniques comme irimi nage, uchi kaiten nage, ... pour finir la matinée par un jyu waza sur shomen uchi.


J'utilise donc sans scrupule - et sans avoir à faire d'adaptations trop foireuses, les acquis sur la forme répétés semaines après semaines depuis quelques mois chez Tenchi, pour me concentrer sur ce que montre Léo.

Léo utilise les techniques comme support pour montrer un travail d'escrime à main nue, tout en sensation, dans une volonté d'aiguiser ce qui se passe au début de la technique, au moment de la prise de contact : créer l'ouverture sans se découvrir et sans provoquer de réaction d'opposition d'uke, raccourcir le geste, minimiser l'effort pour le réaliser, supprimer les appels, réduire l'amplitude visuelle des déplacements, corriger l'angle de pénétration en fonction du déséquilibre généré sur uke, masquer le départ des atémis, concentrer la technique pour qu'elles soit réalisée quasi sur place, ..."



(photo Sébastien Chaventon)


"Sur la forme de la pratique, vous vous en doutez, c'est au antipode d'Iwama, mais pas forcément incompatible. Les saisies sont les légères, mais vous sentez (au moins quand c'est avec lui) que il a le contrôle par un positionnement très fin et qu'il ne sera pas possible de rentrer comme un bourin. J'ai pas joué au con non plus, mais par exemple, je n'est pas eu cette sensation avec Bardet (ça va le faire bondir, si il nous lit, car LT était élève de Bardet). La martialité n'est pas ostentatoire mais bien présente, les atémis sont porté dans des positions logiques sans nuire au mouvement.

Comme il le dit sur son blog, il a développé plusieurs niveaux de pratique, en partant des qqch de très "mécanique" pour aller vers un travail ou on va par nos actions induire des réactions chez uke qui vont nous permettre de faire un mouvement. Dans le dernier niveau, les actions sont très fines, un simple relâchement de l'épaule peu suffire. C'est assez surprenant, cela à plutôt bien fonctionner sur moi alors que je ne suis pas du tout conditionner à leur forme travail (là encore j'ai pas joué au con).

Le bouleau de uke est essentiellement lié à sa propre préservation, il ne suit pas comme un toutou, cela reste logique et il se protége, se replace, pas d'aberration flagrante de ce coté là. D'ailleurs il doit être très difficile de lui (LT) placé qqch car il se repositionne et se protége en permanence et les atémis donnés de façon trop visible sont tous bloqués.

Son travail est basé sur une grande capacité perception de la part de uke et tori et également sur l'utilisation de réaction chaîne induite par cette perception des mouvements et des intentions. C'est vraiment très intéressant, si on veille bien à ce que les réactions de uke reste naturelles, logiques et pas stéréotypées, car ça pourrait vite devenir un grand n'importe quoi, il y a d'ailleurs insister sur le sujet (en cassant du sucre sur le dos d'un sensei du Hombu!!!!  ).


Ma seule interrogation vient du fait que je pense que ce type de façon de travailler implique que les 2 protagonistes soient d'un niveau martial très élevé, que se passe-t-il si uke ne perçoit pas car il n'en est pas capable ou choisit le blocage en force plutôt que le mouvement pour se protéger, les techniques fonctionne-t-elle toujours ou doit on passé par la casse pour "maîtrisé" uke (ses déplacements le placent très bien pour ça pendant les techniques!!).

Pour finir je dirai que ça valait largement le déplacement, que je vous invite aller le voir si vous en avez l'occasion et que j'y retournerai avec plaisir. Je pense que son travail peu être assez complémentaire avec travail "rude", ne serait ce que pour développer la capacité de perception."


Avoir la chance de lire une vision détaillée de son travail est inestimable. J'ai sincèrement appris beaucoup en lisant ces comptes-rendus. Ils m'ont été très utiles pour plusieurs raisons.

Tout d'abord ils ont été écrits par des personnes que je n'avais jamais rencontrées. Ensuite ces pratiquants étaient issus d'un style, Iwama, que je connaîs peu et mal, et qui à priori est assez éloigné de ma recherche.
J'ai pu voir grâce à ce compte-rendu ce que les gens comprenaient de ce que j'essayais de transmettre et j'ai été surpris de l'étonnante acuité de l'analyse. De plus, intellectualisant peu la pratique, lire une formulation claire de ce que je cherche m'a été très profitable.


Fogia si tu lis ceci:

Le travail pour le tori consiste en fait à ne PAS être perçu par uke. La technique peut alors s'arrêter très vite si cet objectif est rempli. Effectivement les formes que nous travaillons sont des katas où l'on suppose, comme tu l'as compris, que les deux protagonistes sont de niveau élevé.
Maintenant concrètement dans une situation de combat avec un adversaire de bas niveau les choses peuvent se passer très différemment. Si ton niveau est suffisament supérieur à celui de ton attaquant alors il est généralement possible de le contrôler en douceur. Sinon il faut détruire.


Merci Mickaël de m'avoir prévenu, j'ai ri et appris beaucoup ;-)

Retrouvez l'intégralité des débats
ici ;-)


(photo Sébastien Chaventon)


Masters tour
Aujourd'hui
Isseï, Brahim, David, Julien, Julien et Arnaud viennent rejoindre Sébastien et moi. Pendant deux semaines nous allons aller pratiquer chez plusieurs maîtres à travers le japon. Nous pratiquerons chez les maîtres Kuroda, Kono, Hino, Shimizu, Akuzawa, etc... Un "masters tour" comme l'a surnommé France ;-)

Je continuerai à poster mais je risque de ne pas répondre très rapidement aux commentaires...


Partager cet article

Commenter cet article

joel 25/02/2011 16:48



Bonjour,


je me souviens avoir participé à ce stage mais le dimanche matin uniquement.


Je suis encore débutant dans la pratique de l'aikido mais j'avais trouvé l'expérience avec Léo Tamali trés enrichissante .Je me rappelle aussi que malheureusement j'avais payé après hésitation la
somme de 25 euros pour la matinée (donc 3h en tout ) car pas de tarif degressif comme cela peut être pratiqué ailleurs et je ne compte pas  les frais de déplacement :) donc au final j'avais
trouvé cela quand même assez cher :(


Je suis content de l'éclairage que m'a apporté  l'article de Léo Tamaki  à ce sujet.


Je précise à tout hasard que ce n'est pas moi qui ai posté "25 euros le stage, il se touche..."



Léo Tamaki 03/03/2011 18:51



Bonjour Joël,


 


Malheureusement tu avais trop payé car la mâtinée coûtait 15€ pour 3 heures de cours comme indiqué sur l'affiche toujours visible dans ce post:


http://www.leotamaki.com/article-18064631.html


 


Je suis heureux que tu aies apprécié le stage. Tu as maintenant une idée de ma pratique et de ce qu'elle vaut pour toi ;-)


 


Bonne pratique,


 


Léo


 



Poliana Rousset 23/06/2009 15:43

Mr Tamaki, je voudrais avoir votre avis sur un certain nombre de commentaires apparus sur le forum aïkido de la FFAAA et qui, à mon sens, rejoint votre article.http://www.aikido-france.com/forum/viewtopic.php?t=5355&start=0&postdays=0&postorder=asc&highlightBien cordialement.

Léo Tamaki 23/06/2009 20:58



Bonjour,

J'ai été lire le fil sur le forum et j'ai beaucoup ri en lisant l'anecdote sur Jean-Yves Levour'ch. Pour le reste c'est un forum, les opinions y sont variées et il ne m'importe pas de les juger.
Certaines sont intéressantes, d'autres plutôt dignes du café du commerce. Mais n'en est-il pas ainsi de toutes discussions en tous lieux?
Je crois que mes opinions transparraissent à travers mes posts mais si vous avez une question en particulier n'hésitez pas.

Cordialement,

Tamaki Léo



un anonyme 16/12/2008 05:43

bonjour, je viens de lire ce site et je suis tombe dessus par hasard. je ne connais pas leo mais ce que je lis m'insupporte.je vis et pratique l aikido depuis plusieurs annees au japon. je travaille car je n ai pas les moyens de vivre de ma passion mais je suis bien evidemment venu au japon pour l aiki. de plus en plus, la pratique en france me saoule... je m explique...presque tous les gens qui pratiquent l aiki ont une vision differente mais j entends souvent des gens declamer de grands principes d'harmonie, d'ouverture d'esprit, de communion avec l'autre blablabla mais a l'arrivee ce que je vois ce sont des gens qui parlent et qui font semblant de pratiquer...je prends la defense de leo que je ne connais pas, mais nous faisons tous de l'aikido. il y a plusieurs styles, si un style ne vous plait pas, ne le suivez pas... parler d'argent  me revulse. les vrais passionnes font des kilometres, des nuits blanches, depensent enormement d'argent, font des sacrifices importants dans leur vie pour leur passion(je suis d accord on ne leur demande rien...) et meme si je n'attends pas la meme chose de tous les pratiquants, la moindre des choses, c'est de payer pour aller a un stage...vous ne voulez pas y aller? tres bien mais dans ce cas, il faut bien comprendre que vos progres seront limites... si on a pas les moyens il reste l entrainement... tant pis... mais de la a critiquer de cette facon. c est impensable au japon de critiquer comme ca, ouvertement un sensei, peut etre que cela arrive sur certains sites mais ce sont certainements de mauvais dojos ou il ne faut pas mettre les pieds.leo , un conseil, arretez de lire le forum ffaaa, il y a tres certainements des gens tres biens mais de ce que je lis, il y a aussi beaucoup de 10 eme dan (dans leur tete) qui seront toujours meilleurs que les autres...des gens qui sont capables de lire UN kanji et qui disent pouvoir parler japonais, qui ont lu UN livre sur le japon et qui se bombardent specialistes de la culture japonaise, qui connaissent UN Japonais et qui sont capables d'analyser tous les japonais...la critique est facile... cela n'est pas sur le point de changer toutefois, la lecture de ce forum est je le pense, a eviter...desole d avoir pollue ce blog  mais cela devait sortir...ps: je serais heureux de payer pour pratiquer ensemble, meme si je viens d' un autre courant...

Léo Tamaki 17/12/2008 11:48



Cher Sebu,

Merci pour votre message.

Votre situation est similaire à celle de la plupart des pratiquants passionnés. Ils travaillent pour pouvoir pratiquer. Et c'est aussi mon cas. Le point positif est que je fais en sorte que cela
reste dans le domaine martial.
Pour certains passionnés effectivement, le temps et l'argent ne compte pas. Bien entendu il revient à chacun de mesurer les efforts qu'il est prêt à faire. Pour moi cela prend le pas sur tout.
Pour le pire et le meilleur ;-)

Quand à la nécessité de payer je suis aussi tout à fait d'accord avec vous et j'ai d'ailleurs répondu au commentaire précédent à ce sujet. Les pratiquants se font parfois beaucoup d'illusions sur
le Japon et ses traditions…

Très bonne pratique à vous dans l'attente de vous rencontrer sur un tatami, au Japon ou ailleurs.

Cordialement,

Tamaki Léo



zenshin 14/12/2008 15:49

Léo San...Je viens de lire le sujet à propos de l'argent,et du Budô...Il se trouve que j'ai plusieurs fois reflechis sur ce sujet,en rencontrant certains abus de la part de professeurs un peu gourmant.Alors j'ai trouvé une reponse qui va tout à fait avec ce que je pensais déja.L'auteur est un Sensei,dont je ne connais absolument rien mais qui selon la personne qui l'a rencontré (Michel Coquet),est vraiment grande.J'ai trouvé ceci sur le livre "Musha Shugyo" de Michel Coquet.Je n'interviens pas ici pour vous attaquer personnellement,loin de la,je vous comprends tout à fait et vous respecte d'autant plus grandement... j'interviens juste car cette reponse me semble juste et permettra surement à beaucoup de pratriquant de se remettre en questions,et d'avancer correctement,dans l'attitude la plus juste. Aussi je n'ai que faire du debat du stage à 25e,et comme je viens de le dire,cet article concerne l'argent dans le Budô,à tous les niveaux.Apres cette longue introduction,voici les propos du maitre:"Au Japon,un instructeur de Budô doit pouvoir subvenir à ses besoins par une autre activité. Tout au plus sera-t-il autorisé à recevoir une rétribution selon les possibilités de l'étudiant. Les instructeurs occidentaux (et les fédérations qui sont derrière) justifient le prix de leurs cours (stages,passeport obligatoire,etc.) par la nécessité de louer des locaux onéreux.  Takeuchi sensei avait une attitude intransigeante à ce propos. Selon lui,c'était faire preuve d'un égocentrisme exacerbé,que de se croire un instructeur indispensable,et,dans le cas ou le karma ne permettrait pas de se procurer une salle,le mieux était d'y renoncer. Au vu des fortunes que certains se font avec le Budô,il est évident que cette philosophie ne sera jamais suivie..."Voial,j'espere que Michel Coquet se trompe dans sa conclusion,et qu'un élan de sagesse éclaire ne serait ce qu'un peu le coeur des pratiquants.Ganbatte

Léo Tamaki 17/12/2008 10:52



Cher Zenshin,

Merci pour ton post.

Concernant l'argent il y a clairement des dérives dans le monde martial. Comme dans toutes les professions, commerciales mais aussi intellectuelles ou artistiques. Au niveau de la pratique
martiale je dirai que les abus ont lieu lorsque le maître "oblige" d'une certaine manière l'élève à payer de plus en plus de choses cachées au départ. Stages obligatoires pour les passages de
grades ou leurs préparations, etc…
Il y a aussi une certaine forme d'abus lorsque l'enseignement est inexistant. Maintenant que le professeur choisisse des tarifs élevés en contrepartie d'un véritable enseignement, et ce quelles
que soient les sommes, ne me paraît pas du tout ahurissant. Au contraire on peut clairement voir que les arts martiaux sont très loin du monde "réellement" commercial.
Imaginez la somme qu'aurait pu demander Picasso pour donner un cours. Ou Al Pacino, De Niro. Les véritables grands maîtres n'ont-ils pas investi autant et parfois plus de leur vie dans leur art?
Combien paye-t-on pour aller voir la plupart des concerts? Combien de temps durent-ils? Combien paye-t-on pur dîner dan le restaurant d'un grand chef qui souvent n'est même pas là et quand il
l'est ne fait généralement que superviser?
Je ne cherche pas à dire que les maîtres devraient être payés plus jusqu'à tomber dans ces excès. Juste qu'ils n'ont en aucun cas à être payés moins dans la mesure où ils délivrent leur part du
contrat.

Quand au passage du livre de Mr Coquet. J'ai le plus grand respect pour ce monsieur dont j'ai lu certains livres. Cela dit j'affirme qu'il se trompe et que traditionnellement au contraire les
maîtres du Budo étaient rétribués.
Une grande partie de leur vie était d'ailleurs souvent dédiée à la recherche d'un employeur comme le montre le film "Après la pluie". Ce fut le cas de Musashi par exemple. Et les maîtres Yagyu ou
Bokuden étaient payés des fortunes. De même que Takeda Sokaku plus proche de nous.
Le paiement d'un prix élevé était même souvent utilisé pour faire le tri entre les élèves. Attention, pas dans le sens de pribvilégier les nantis mais de mesurer la volonté du commun. Le maître
savait qui était riche et pour cela n'avait pas plus de considération (dans l'idéal :D).

Les prix en Occident sont très inférieurs à ce qu'ils sont au Japon, et c'est au contraire A CAUSE (pas grâce) des fédérations. Grâce à elles une discipline se développe en nombre, à cause d'elle
son niveau général baisse… Cela grâce aux stages subventionnés!

Il ne s'agit pas de se croire indispensable. Pas plus que n'importe quel enseignement de quoi que ce soit qui se fait payer. Simplement d'être payé en rétribution d'un travail. Très souvent d'un
prix bien inférieur que les efforts que l'on a fournis pour en arriver où l'on est.

Quand à ceux qui se font des fortunes avec le Budo, c'est un domaine où leur nombre est plus que restreint, de même que la hauteur de leur fortune croyez-moi.

En conclusion il ne s'agit pas réellement d'un élan de sagesse à mes yeux, loin de là…

Cordialement,

Tamaki Léo



Mat. 11/06/2008 18:07

Bonsoir,La question soulevée m'intéressant, j'ai mis à contribution le forum d'où était parti la polémique. Qui sait ? On peut peut-être en tirer quelque chose ... :-DDonc si vous avez du temps et de la patience, suivre le lien ci-contre :http://www.aikido-france.com/forum/viewtopic.php?t=4258&postdays=0&postorder=asc&start=0Il s'avère bien évidemment que la question est trop complexe pour trouver une réponse simple, toutefois les brain storming sur le sujet sont parfois instructifs ... on verra bien ce qu'il en sortira là-bas ...Bien à vous,Mat. :-)

Léo Tamaki 21/06/2008 21:31


Ah ok, je vois que tu as encore élargi le débat :D
Bon je vais regarder tout ça tranquillement.

;-)

Léo 


Mat. 11/06/2008 10:24

"Le problème en France c'est que vivre de l'aiki c'est difficile car les prix sont trop bradés. Bonnes ou mauvaise habitudes ?A vous de débattre mesdames et messieurs ! :-)"C'est une question d'équilibre entre offre et demande.Le juste prix de quoi que ce soit est très dur à définir, non ?C'est pour ça que sur les marchés au bled, tout se négocie, les court fluctuent sans arrêt."Quand tu regardes un simple stage de danse hip hop ou afro, le prix du stage est allucinant. pour un WE on t'annonce 150 à 200 €"1- Est-ce vraiment comparable ?2- 150 ou 200 euros sont ils plus justifiés que 20 ou 50 euros ?"Avec des prix bon marché on ne va pas loin. Je bosse avec des commerciaux et ils me disent si tu brades trop ok ça attire du monde. En revanche cela te discrédite et c'est pareil pour les cotisations de clubs."Les experts de certains courants (ex. le groupe Nocquet) font leurs stages gratuitement. En revanche il me semble qu'ils ont fait le choix de ne pas être professionnels. Sont ils moins crédibles sur le tatami ? Ca se discute. Ils le sont en tous cas autant à mon avis que nombre de professionnels qui se font payer pour leurs stages.Pour se permettre de vendre ses stages d'aïki à 150 euros la "place", il faut devenir une sacrée pointure, non ? Et il faut un programme de stage béton. Mais pourquoi pas essayer ? Tout n'est qu'une question d'offre et de demande finalement ... de toute façon ce qui importe c'est que la pratique de qualité subsiste, et si possible soit diffusée au plus grand nombre, non ?

Léo Tamaki 21/06/2008 21:29


Bon Mat. évidemment qui rebondit sur une question qui va devoir me faire réfléchir ;-)

Beaucoup de choses à dire, j'y reviens rapidement.

Amicalement,

Léo 
 


Farouk BENOUALI 10/06/2008 21:32

Salut Léo ! Avant tout je me présente ! Je m'appelle Farouk, je pratique l'aikido (FFAB), le iaï - ken- kenjutsu FEI
sur Lyon. Je suis 4e Dan d'aikido diplômé d'Etat et ami de Mickaël. Je suis semi-pro cad j'enseigne les budo en tant que professionnel dans 1 MJC
et à côté je travaille dans un cabinet d'expertise comptable pour plus le
côté économique et non par passion -  Je lis de temps en temps tes petites chroniques et je voulais rebondir
sur une de tes interventions suites aux discussions titilleuses portée à ton
égard sur le coût de tes stages. N'en fais surtout pas une affaire personnelle. Ce sera toujours comme ça. Tu ne
peux pas allez à l'encontre de la jalousie récurrente des uns ou des autres.
C'est comme ça, il faut l'accepter sans se bouffer la tête. Tu es dans ta
réalité et tu sais ce que tu veux et eux dans la leur. Tu n'es n'i victime ni
responsables de leurs etats d'être. J'apprécie beaucoup ce que tu fais au travers de tes articles et interviews. Je dirais même que je suis un peu dans la même situation que toi ou Mickaêl
qu'au fait de percer dans le professionnalisme en aikido et autres budo. Je pense que tu n'a pas à te justifier ou justifier ce que tu fais ou engage. Tu le fais avec le coeur et c'est le plus important. Le problème en France c'est que vivre de l'aiki c'est difficile car les prix
sont trop bradés. Bonnes ou mauvaise habitudes ? A vous de débattre mesdames et messieurs ! :-) Quand tu regardes un simple stage de danse hip hop ou afro, le prix du stage
est allucinant. pour un WE on t'annonce 150 à 200 € Ma petite amie qui fait de la danse me le dis, vous n'êtes pas chers sur
le marché. Le danger c'est de pouvoir en vivre par la suite. Avec des prix bon
marché on ne va pas loin. Je bosse avec des commerciaux et ils me disent si tu brades trop ok ça attire
du monde. En revanche cela te discrédite et c'est pareil pour les cotisations
de clubs. a méditer Leo. A bientôt je l'espère (sur un tatami) ou lors d'un stage que l'on animera ensemble !Farouk

Léo Tamaki 21/06/2008 21:26


Bonjour Farouk,

Merci pour ton message.

Concernant l'aspect financier dans les arts martiaux c'est un véritable problème très complexe. J'en parlerai dans un post détaillé prochainement.

Personellement sincèrement la réflexion qui avait été faite m'avait fait sourire.

A bientôt sur un tatami ;-)

Léo
 


Nicolas 27/05/2008 21:42

Bonjour,Je n'avais pas vu qu'une de mes phrases avait été reprise ici (je laisserais à chacun deviner laquelle :-) ). De manière récurrente sur les forum d'Aikido, la rémunération des stages (ou les cotisations) fait l'objet de réactions outrées, la norme paraissant pour certains celle du "tout gratuit".Si les stages peu chers permettent au plus grand nombre de pratiquer, je regrette que cela fasse croire à certains qu'un enseignant pourrait "vivre" d'un stage à 25 Euros...Si les stages étaient payés en fonction de la passion et du dévouement de l'enseignant (tout style confondu) alors ils deviendraient vraiment hors de prix. Bonne continuation dans votre pratique.Nicolas 

Léo Tamaki 27/05/2008 22:02


Ha ha, mais sans savoir quel est votre post je ne peux pas savoir si je vais vous donner un bon point et être poli ou si... ;-)

Merci pour le commentaire et bonne pratique,

Léo 


nour 21/05/2008 23:05

Bonjour :C'est en cherchant des infos sur le web  sur Brahim que j'ai trouvé votre Blog.Je le trouve sympas et reflétant un certain courage de tout mettre sur la place publique.En regardant les photos je vous ai reconnu. En fait j'etais en non pratiquant au stage de tamura sensei du mois d'avril 2008 et je pense que je vous ai reconnu.Mon maitre est Maurice que je trouve un bon maitre.Et en tant que débutant (8 mois de pratique), je trouve que j'ai bcp de chance d'avoir un maitre comme lui.Ce dimanche j'irai au stage de Brahim en avançant le coeur plein de joie.Vous faites partie de gens qui donnez plaisir à continuer.Merci et espere vous avoir un jour comme maitre dans un stage.(cela n'a pas de prix)NR

Léo Tamaki 26/05/2008 20:35



Cher Nour,


 


Merci pour votre message.


 


Je ne sais pas si le maître dont vous parlez est Maurice Vo Van. Si c'est le cas je vous prie de lui transmettre mes salutations.


J'espère que le stage avec Brahim vous a plu.


 


A très bientôt sur un tatami j'espère.


 


Cordialement,


 


Tamaki Léo



franck cengizalp 20/05/2008 21:04

Mon cher Leo,  Je  suis   à 200%  d'accord  avec ce que  tu écrits. Tu n'as pas  à te  justifier;    surtout pas  aux  " pratiquants"  qui pensent  qu'ils payent  pour une prestation donc  ils  ont  droit à tout   y compris  de dire  n'importe  quoi . Continue  sur la  voie  du Budo , peu importe  les  vagues  qui  s'écrasent  contre le  rocher  que tu es. Bien martiallement à toi , ki wa  arimasen, budo  no nashi ..Franck 

Léo Tamaki 26/05/2008 20:34



Cher Franck,


Merci pour ton message.


Amicalement,


Léo