La semaine dernière j'ai profité de mon séjour en France pour me rendre à Bras
pratiquer chez Tamura senseï. Brahim avait ce projet avec quelques élèves et Isseï, des élèves d'Herblay et moi nous sommes joints à lui. Partis le mardi matin nous sommes revenus le jeudi. Le
séjour fut bref mais il me fit le plus grand bien.
Mickaël Martin, Isseï Tamaki, Brahim Si Guesmi, Léo Tamaki (photo Yannick Le Fournis)
Il y eut déjà le plaisir de retrouver Mickaël que je n'avais pas vu depuis plusieurs mois. Quel que soit son état ou sa situation Mickaël dégage quelque chose de joyeux et de positif qui est
vraiment agréable.
Il y eut la compagnie d'amis qui firent passer le temps à une vitesse incroyable et qui, comble de la gentillesse, eurent la bonté de me laisser gagner vingt euros au tarot :D
Il y eut l'excellente cuisine de Jean-Luc Charles, chef cuisinier et assistant de Brahim.
Il y eut nos entraînements privés durant les journées.
Il y eut enfin et surtout les cours de Tamura senseï.
Fameuses poses pendant lesquelles mes partenaires se cotisent gentiment :D, Isseï Tamaki, Julien Petitfour, Léo Tamaki, Brahim Si Guesmi, Georges
Peixoto, Eric Pibouin en guest star (photo Yannick Le Fournis)
Retrouver la finesse de sa pratique, l'esprit du sabre qui l'habite, sa maîtrise du ma-aï… Me retrouver face à senseï est à chaque fois pour moi l'occasion d'apprendre, de mesurer mes progrès ou
leur absence et de renouveller l'inspiration de ma pratique.
En stages de week-end Tamura senseï vient montrer à ceux qui le suivent un idéal de pratique, dans le sens de "modèle". Il démontre les points fondamentaux et la logique qui sous-tendent sa
recherche. Dans son dojo à Bras il développe son travail en utilisant une plus grande variété technique et cela donne un nouvel éclairage à ceux qui le connaissent peu.
Entrée de l'Ecole Nationale d'Aïkido à Bras
Choisir ses partenaires
J'ai profité de ces deux jours pour pratiquer intensément avec Brahim, Isseï, Julien et des amis que je ne faisais que croiser depuis des mois. Oscillant entre la curiosité de pratiquer avec les
élèves de Bras et ceux qui m'accompagnaient j'ai vite fait mon choix. Car s'il m'arrive d'aller à Bras occasionnellement, c'est chose exceptionnel d'avoir pu organiser cela cette fois-ci avec des
amis. Je n'ai donc malheureusement que salué des pratiquants réguliers de Bras comme Carl Bouchaux avec qui j'avais eu le plaisir de passer mon quatrième dan. Partie remise. J'ai tout de même pu
travailler avec Bruno Germain et un autre élève sympathique dont je ne connaîs pas le nom. Un colosse qui travaillait avec finesse sans se servir de sa force.
Avec Carl Bouchaux à Marseille (photo Bruno Germain)
Je n'ai pas non plus pu pratiquer avec Mickaël autant que je l'aurai voulu mais je ne voulais pas l'accaparer car mes compagnons avaient aussi soif de pratiquer avec lui et je savais que je le
retrouverai tranquillement pour le stage d'été.
La générosité de Tamura senseï
Tamura senseï fut bien sûr extrèmement généreux sur le tatami. Et il prolongea ces instants après le cours par quelques heures de discussions. Il me dit d'appeler toute la "bande" qui était venue
avec moi et de lui poser les questions que nous voulions.
Tamura Nobuyoshi
C'était drôle. D'abord timides les langues se délièrent peu à peu jusqu'à ce que les questions fusent de droite et de gauche. Techniques, historiques, philosophiques, anecdotiques, maître Tamura
répondit à toutes. Parfois dans le détail, parfois par une pirouette mais toujours avec finesse.
Traduisant au fur et à mesure je dois dire que la tâche était d'autant plus ardue que si Tamura senseï ne trouve pas toujours les mots en français pour exprimer les nuances de sa pensée, il
comprend très bien la langue et ne laisse passer aucune erreur de traduction. Pouvoir parler en japonais lui est non seulement plus confortable mais surtout lui permet d'affiner ses réponses, et
cela rendit l'entretien d'autant plus intéressant. Je posterai dans les semaines à venir les questions et réponses qui me reviennent en mémoire.
Par Léo Tamaki
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Jeudi 26 juin 2008
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20:32
Cela fait fort longtemps que je n'ai pas pu me rendre a Bras, j'ai donc pu revivre certains de mes nombreux souvenirs attaches a ce lieu, a son atmosphere et a l'enseignement de sensei.
Amities
Léo
Dans ce genre de groupe les compagnons de tablée sont souvent choisis en fonction de leur grade.
Le genre de groupes qui souvent ont aussi du mal a sortir de sujets autres que portant exclusivement sur l'art martial (et encore.....car les questions portant sur la discipline en elle même semblent souvent jugées "génantes" et sont donc eludées, celui qui poserait une question historique ou philosophique y serait sans doute encore plus perçu comme l'empêcheur de tourner en rond).
Donc c'est hélas pas partout que la pause tarot ou toute activité autre que les arts martiaux lors d'une pause auraient été envisageables.....
Je crois que les arts martiaux ca marche un peu comme au bahut: y a les "scolaires" qui ne pensent qu'à la bonne note a l'exam , frolant souvent le rigorisme, imposant aux autres une pression énorme et excessive, et de l'autre coté y a les autres qui en verité seront capables de s'interesser de façon plus profonde à l'art en lui même...
c'est peut être un peu réducteur expliqué comme ça, mais c'est mon sentiment globalement
Benoit
Bon il est vrai que certains dojos érigent en règle la critique. Des autres dojos, pratiques, groupes, etc... Mais c'est généralement dû à l'enseignant.
S'il me semble normal que la pratique martiale reste au centre des discussions d'un groupe de personnes se retrouvant autout, je pense aussi que les relations peuvent dépasser ce sujet. Et rendre aini la pratique plus agréable donc... plus efficace ;-)
Amicalement,
Léo
Tout a fait d'accord Benoit!! J'irai même jusqu'a dire(soyons fou) que certains vont au dojo uniquement pour retrouver le lycée et son merveilleux (bhouaaa) système scolaire.(re)Bienvenue au pays des "Moutons classés". Mais il y a plus de classes que ça, le système admet aussi ses "boulets utiles" et sa mafia suprême.(attention le club n'est pas toujours à l'image du professeur, surtout les grands)
Vivre le groupe harmonieusement sans se borner à un « clan » est défi de toute les minutes mais passionnant(c'est peu être ça le truc qu'ils appellent voie de l'union de énergies ...). Heureusement que certains savent « rafraîchir » le groupe et ses tabous et sortir notre passion commune d'un vilain referment sur elle même qui la discréditerai beaucoup (on passe déjà pour une secte avec nos histoires d'énergie mais à en écouter certains il n'y a pas de doute!!! « Welcome!!ouvre ton esprit (blablabla) mais pas a « eux »... »).
Personnellement j'ai trouvé de belles amitiés dans des petits clubs variés, avec des gens capable d'apporter quelque chose de frai à la pratique et d'accepter nos petites divergence de parcours.
Allez j'arrête mes anneries et vous souhaite à tous un bel été malgré la fermeture annuelle de nos chers club....
Heureusement il y a Lesneven!!;)
Un petit coups de snif au magazine dragon qui n'a pas publié ce moi ci l'interview de Kono sensei....
(en même temps Kono deux fois de suite c'était trop beau....)
désolé Léo pour ce long com....(j'espère que tout vas bien pour toi)
Amicalement
Promis!
Amicalement,
Léo