Il y a deux catégories de films cultes. Ceux dont l'excellence est telle qu'ils ont marqué l'histoire du
cinéma, et ceux qui ont un univers particulier qui marque l'imagination. Dans cette seconde catégorie on trouve des œuvres qui sont devenues cultes involontairement. Dans la niche du cinéma
d'arts martiaux un film en particulier fait partie de cette catégorie, "One armed boxer", "Le roi du Kung fu" ou "Le boxeur manchot" en français.
J'ai acheté "Le roi du Kung fu" lorsque j'étais adolescent et à l'époque j'ai été plus que déçu en le regardant. Quelques années plus tard je suis retombé dessus pour mon plus grand bonheur.
L'histoire raconte les aventures d'un élève d'une école de Kung fu qui se fait trancher le bras par un maître de Karaté. Il apprendra alors la technique de la main de fer et reviendra se venger,
affrontant sur son chemin des lamas tibétains, des boxeurs thaï, un yogi, un judoka, un taekwondoka et trois karatekas.
Le scénario en lui-même ne diffère aucunement de nombreux films de Kung fu. Son traitement est en revanche incroyable. Les personnages sont si caricaturaux, tant dans leurs tenues que leurs
façons de combattre, que c'est à hurler de rire. Voici la bande-annonce américaine:
Des lamas tibétains qui protègent leurs points vitaux en se transformant en bonhomme Michelin au Yogi qui combat sur les mains pour finir par le Karatéka qui
tranche les membres et les piliers à mains nues, l'imagination n'a plus de limites. Mention spéciale à Wang Yu pour sa façon de se relever et son déplacement sur un doigt!
J'adore les commentaires de la bande-annoce:
Unique action scenes!
A film of documentary realism!
A miracle in the world of martial arts!
Wang Yu passe les ¾ du film la main attachée sur le torse de façon si voyante que c'en est hilarant. Tous les personnages sont évidemment interprétés par des acteurs chinois, mais la palme
revient au yogi dont seul le visage a été peint en marron et dont les mains sont restées jaunes.
Une scène de combat où Wang Yu affronte le maître de Taekwondo, deux Karatékas puis le maître de Karaté… La fin est à ne pas manquer:
Les combats de la fin:
Le film fut un énorme succès à l'époque à Hong Kong et donna lieu à une suite, "The Master of the flying guillotine" que je n'ai malheureusement pas vu. La bande-annonce montre un yogi qui
préfigure sans aucun doute Dhalsim de Street Fighter ;-)
Par Léo Tamaki
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Mardi 2 juin 2009
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