Budo no Nayami

Asobu à Paris

14 Juin 2009 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Blog

Asobu est reparti s'installer en France au mois de mai avec sa femme et son fils, Shuheï. J'étais à Paris à ce moment là et il est venu dès le lendemain de son arrivée pour participer aux stages de Kono senseï puis Hino senseï.


Désarmement express à la Maison de la Culture et du Japon par Kono senseï


Partenaire idéal
Dans la pratique martiale comme en musculation, un bon partenaire d'entraînement permet de faire bien plus de progrès. Pendant plusieurs années Asobu a été mon principal partenaire, au dojo comme à la salle de musculation. Il fut, avec Isseï, l'un des plus importants.


Au stage de Hino senseï

S'amuser
L'œil aiguisé, doué, curieux, courageux et persévérant, Asobu avait aussi une qualité que j'appréciais particulièrement, sa gaieté. En japonais "asobu" signifie s'amuser. J'ai d'ailleurs souvent été témoin de scènes où ses interlocuteurs pensaient qu'il plaisantait lorsqu'il se présentait. Il semble que ses parents lui avaient donné ce nom en rapport avec un concept bouddhiste, quelque chose comme le fait de prendre les choses gaiement. Et je dois dire que cela est le cas. Asobu a toujours le sourire et une bonne humeur communicative. La pratique a toujours été un moment de joie avec lui, sans jamais perdre de son sérieux ou son intensité.






Un vague sentiment de solitude

Un jour en me promenant de retour au Japon j'ai ressenti un vague sentiment de solitude. J'étais très étonné car c'est au contraire ce que je recherche et apprécie en retrouvant l'archipel. C'est alors que j'ai pris conscience que ce sentiment était dû à l'absence d'Asobu.
Lorsqu'il habitait à Tokyo nous ne nous voyions généralement qu'une fois par mois. Pourtant je pensais à lui très souvent, me disant qu'il faudrait que je lui expose telle ou telle idée, voulant lui demander son avis sur telle façon de faire. Et alors que je pourrai probablement le voir autant en le croisant lors de mes séjours en France je ne pouvais m'empêcher de ressentir ce vague sentiment de solitude…


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jean luc durandau 21/06/2009 20:38

c'est etrange comme tu parle de ton ami au passé. l'éloignement permet parfois paradoxalement de renforcer les liens, et de prendre mesurer de l'intensité des liens qui vous unissent. J'ai souvent changé de lieu de vie, et je garde à l'esprit des liens etroits avec des amis que je n'ai pas vu depuis vingt ans. Il m'est arrivé d'en revoir après de tres longues absences. J'ai été impressionné de constater que nous nous soyons retrouvé comme si l'on c'était quitté la veille....

Léo Tamaki 21/06/2009 20:49



J'ai utilisé plusieurs temps :D
Mais je suis comme toi, le temps et l'éloignement n'affaiblissent pas la véritable amitié.

Amicalement,

Léo



benoit 16/06/2009 03:46

c'est vrai que c'est intéressant de partager son intérêt pour les arts martiaux avec un ami . J'avais un copain comme ça, pendant de longues années, on aimait bien confronter et compléter notre gestuelle à chacun: il pratiquait un art vietnamien depuis de nombreuses années et du Full, tout ça était donc très complémentaire à mes pratiques.... Mais on n'a jamais été dans le même club ou dojo. A un moment avec quelques copains communs  on avait même fait des sortes de "combats avec peu de règles" (mais rien de bien mechant) pour s'amuser sur la pelouse de son jardin, ce qui nous avait été techniquement  instructif ( quelques sutemis sur l'herbe restent memorables et on avait tiré quelques lecons de certains des combats) mais un jour cela prit fin car  interrompu par un voisin : ce dernier alerté par le bruit (un d'entre nous etait meme chargé de faire l'arbitre, lol)  il s'est mis à  nous menacer d'un combat  cette fois ci "pas amical du tout" si jamais on arretait pas immediatement  ce "tapage diurne de voisinage"  en plein après midi -)Mais je suppose que ce genre d'émulation martiale avec un ami a une saveur encore diféfrente quand il s'agit en plus d'une personne s'entrainant aux mêmes cours et dans la même salle que soi. C'est ca le concept de "bu yu"? (ou alors "bu yu " est-il un mot mystificateur qui ne serait pas vraiment dans la culture japonaise? )amicalementBenoit

Léo Tamaki 17/06/2009 12:37



Eh bien je vais être franc, si je vois avec quels caractères cela pourrait s'écrire, ceux de martial et ami, je n'ai jamais rencontré ce mot dans les dojo que 'jai fréquentés au Japon. Il est
sans doute employé par une école ou une discipline particuliers.

Amicalement,

Léo



Kim 15/06/2009 18:02

Bonjour Léo,vous aviez écris il y a un certain temps un article sur votre ami lorsque celui était encore à Tokyo. Vous disiez en particulier si mes souvenirs sont bons qu'il envisagerait de continuer sa pratiqe martiale en France et que ce serait l'occasion pour nous - Frenchy - de profiter de l'enseignement qu'il reçu de Kuroda sensei et autres maitres au Japon. Qu'en est il?Bien cordialementKimps: votre blog est excellent et apaisant ;)

Léo Tamaki 16/06/2009 01:11



Bonjour Kim,

Asobu est bien la personne dont je parlais. Il continue à pratiquer mais je n'ai pas eu le temps de voir avec lui quand et où il enseignerait. En tout cas je mettrai toutes les informations en
ligne dès que je les aurai.
En revanche il n'enseignera rien de l'école de Kuroda senseï car cela est strictement interdit à ses membres.

Merci pour votre lecture. Apaisant est un adjectif qui me surprend mais me plaît.

Cordialement,

Léo



virginie 14/06/2009 18:53

A l'amitié quand tu nous tiens... La distance n'éfface pas les sentiments, heureusement.

Léo Tamaki 14/06/2009 21:51



C'est clair ;-)

Léo