Budo no Nayami

Confessions of a Yakuza/ Asakusa bakuto ichidai/ Mémoires d'un Yakuza

3 Juillet 2009 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Littérature

Je trainais dans une des librairies de l'aéroport de Narita lorsque je suis tombé sur "Confessions of a Yakuza" de Saga Jun'ichi, traduction anglaise d'un livre paru en 1989 (浅草博徒一代 : 伊地知栄治のはなし / Asakusa bakuto ichidai : Ijichi Eiji no hanashi).




L'auteur Jun'ichi Saga est médecin. Il rapporte les propos d'un de ses patients, Ijichi Eiji, yakuza.

Aujourd'hui Yakuza est un terme générique qui désigne les membres des clans mafieux japonais. A l'origine toutefois ce mot désignait spécifiquement les joueurs professionnels.
Ijichi, soixante dix ans passés, se prend d'amitié pour son médecin. Pendant quelques mois il lui racontera les épisodes les plus marquants de sa vie mais aussi la vie quotidienne des joueurs et des cercles de jeu illégaux.

Le livre est agréable et se lit comme un roman. Ijichi se livre simplement et nous guide dans les méandres du Japon de la première moitié du 20ème siècle. Les descriptions sont vivantes et les caractères colorés.

En cherchant quelques informations sur l'auteur, Saga Jun'ichi, je me suis rendu compte que j'avais déjà lu un de ses livres traduit en français, "Mémoires de paille et de soie". J'avais beaucoup aimé cet ouvrage dans lequel il livrait des conversations qu'il avait eu avec de nombreuses personnes âgées. "Confessions of a Yakuza" est disponible sous le titre "Mémoires d'un Yakuza".

Les œuvres de Saga Jun'ichi sont éditées chez Philippe Picquier.


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Oliv 27/10/2009 09:10



Merci de votre honnête, je comprends aisément que des gradés souhaitent pratiqués avec des gens de niveau supérieur.


 


Apres je me pose Trois questions


 


Quand on salue quelqu’un  mais que celui-ci vous regarde et puis s’en va alors qu’il est tout seul ….


 


Je pense que l’on sort de l’esprit car pour moi un gradé doit montrer l’exemple dans le cadre d’un Dojo qui est un lieu de travail et de tradition.


Je me rappelle par exemple avoir la chance de travailler avec Sensei  Krieger lors de son stage en 2006 avec Tiki Shewan, qui
justement avait vu l’incorrection d’un Hakama.


Il est venu de lui-même me saluer et me faire honneur de sa pratique, je dois dire que c’est un très bon souvenir.


De plus dans les autres disciplines de combats que j’ai pu pratiquer, il est vrai que de travailler avec des personnes inférieures peuvent  être un frein à son évolution mais
cela permet aussi de développer une réponse plus vraie au combat.


 


Dans le cadre d’une attaque votre adversaire n’aura sûrement pas une attaque bien statique et conventionnel, je pense d’ailleurs que l’intention doit être dans chaque attaque pour donner un sens
à la technique ce qui n’est pas toujours le cas.


 


Pour finir, le simple port de l’ Hakama n’est pas un signe de savoir, il dépend souvent de la bienveillance du professeur qui enseigne et il me semble aussi que certains de Dojos
préconisent le port pour tous les pratiquants….


 


Mais je ne veux pas noircir le tableau car heureusement, j’ai travaillé avec beaucoup de personnes gradées qui comme vous acceptez avec gentillesse de faire évoluer dans ma pratique, les stages
sont un bon moyen de sortir du dojo et de comprendre certaines choses moins bien assimilées.


 


Désolé de mon texte long qui n’est pas trop en adéquation avec le sujet et soyez sur que ça sera avec plaisir que si je vous vois je viendrai vous saluer si je vous croise lors d’un stage.




Léo Tamaki 27/10/2009 19:35




Bonjour Olivier,


 


Il y a aussi, au-delà du fait de vouloir travailler avec des gens de son  niveau afin de
progresser lorsqu'on est enseignants, le fait que la plupart de vos amis dans la discipline ont généralement aussi un certain niveau.


 


Bien sûr il est intolérable que quelqu'un vous tourne sciemment le dos, quel que soit votre grade, mais
aussi qu'il pratique de façon résignée et/ou une attitude négative.


 


Vous avez eu de la chance de travailler avec Mr Krieger qui est un grand pratiquant.


 


Travailler avec quelqu'un qui n'est pas de votre niveau est bien sûr tout à fait possible, quelle que soit
la discipline, mais cela est toujours fait dans un certain cadre. On comprend aisément en prenant l'exemple d'un boxeur professionnel qu'il tirera peu avantage de s'entraîner avec un débutant.
Il en est de même pour un enseignant d'Aïkido. Celui-ci est en outre confronté à des débutants chaque semaine à son dojo.


 


Quand à la réponse plus "vraie" en combat, on peut simplifier en disant que le combat est vrai ou qu'il ne
s'agit pas d'un combat. Le propos d'une technique d'Aïkido n'est pas, selon ma conception d'être appliqué en combat, mais d'éduquer le corps. De plus la réponse serait faussée s'il y avait
combat même d'entraînement puisque le pratiquant avancé à moins d'être vicieux, préserve son partenaire.


 


Bien entendu l'intention doit être dans chaque attaque, et vous avez raison, ce n'est pas toujours le cas.
Cela ne change en rien le fait que la pratique est très éloignée du combat comme je l'explique plus haut.


 


Concernant le hakama bien entendu il ne s'agit en aucune façon d'un signe de compétence. Tout juste peut-on
supposer que son porteur sait chuter. Mais mieux vaut même ne pas le faire afin de ne prendre aucun risque. L'esprit sans préconceptions ;-)


 


Comme vous le dites les stages sont un moyen de faire évoluer sa propre pratique.


 


Au plaisir de vous revoir,


 


Léo


 











Oliv 26/10/2009 18:58



Ce livre existe en français chez Picquier poche, il s'appelle
"mémoire d'un Yakusa"



une belle tranche de vie sans fantasme, une vie posée sur le papier avec une sincérité rare !!

Sur le même sujet de la société des Yakusa, "Yakusa, enquête au coeur de la mafia japonaise" chez Flammarion est un livre enquête complet et sans oublier le film du Français jp daroussin
"Yakuza"

je viens de découvrir votre blog, par un lien de la fédération ffab et je tenais a vous félicitez du contenu

Je vois que votre élégance et votre gentillesse sur les tapis, apparaît aussi dans votre écriture

Oui nous nous sommes croisés lors d'un stage et je tiens a vous remercier car " les pyjamas" sont souvent  ignorer par les gradés malheureusement ….


 


Donc encore Merci, je reviendrai ici soyez en sur !!!


 


 










Léo Tamaki 27/10/2009 01:12



Je n'ai pas encore vu le film mais je ne manquerai pas de le faire lorsque j'en aurai l'occasion.

Merci pour votre commentaire qui m'a touché. Je dois toutefois vous avouer que moi aussi je travaille prioritairement avec mes amis lors des stages car ce sont des moments d'études pour nous et
des occasions de nous retrouver. En revanche si je me retrouve avec un débutant je pratique avec plaisir et faire le contraire m'apparraît méprisable.

Très bonne pratique à vous et à un de ces jours sur les tatamis!

Léo