Budo no Nayami

Make your influence positive

4 Septembre 2009 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Blog

"L'herbe n'est plus aussi verte", "C'était mieux avant", "Tout fout le camp"…
C'est un poncif éculé que de se lamenter sur un âge d'or passé, que l'on soit un ancien idéalisant ce qui n'est plus ou un jeune rêvant ce qui n'a jamais été. Et c'est une attitude qui existe probablement dans la plupart des sphères de la société. C'est indéniablement le cas dans la pratique martiale.

Il est pourtant un domaine où il me semble évident que le temps a fait des ravages. La civilité.
A tel point que civilité est un mot que l'on n'emploie plus guère et j'ai d'ailleurs failli employer le terme civisme. La civilité, le savoir-vivre, la politesse, l'étiquette, le respect… sont des termes de plus en plus galvaudés et des notions de moins en moins comprises, vécues et… transmises.




Children see, children do
Asobu a un fils, Shuhei, et il me parle souvent de son incroyable mimétisme. Les enfants apprennent essentiellement par mimétisme. Mais les adultes aussi…
Les parents sont donc responsables au premier plan de l'éducation de leurs enfants, mais nous sommes finalement tous responsables de la société dans laquelle nous vivons. Plus encore lorsque par notre rôle nous sommes, volontairement ou pas, un modèle pour d'autres. C'est bien évidemment le cas des enseignants d'arts martiaux.

J'ai trop souvent été négligent dans mes attitudes et le suis encore pour donner des leçons à qui que ce soit. Simplement ce court film vous fera sans doute autant réfléchir que moi…


Avec Shuhei


"Make your influence positive."

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Tangi 10/09/2009 11:35

Bonjour Léo,j'apprécie  beaucoup la vidéo, on se sent un peu idiot tellement c'est vrai.Et malgré cela "la cuite de la veille" sera vite oubliée et laissera la place à une autre attitude.Pour moi la question est là, quelle attitude choisi t on quoi qui nous arrive ? Amis budoka diraient quel Esprit, je pense. Il me semble (aujourdh'ui) que la Voie que nous choisissons est pavée de l'engagement de nos corps et esprits, et que tout a une incidence pour nous et pour les autres, aussi infime soit-elle. Avoir un enfant c'est aussi faire face à un mirroir, pas tjs glorieux pour son ego, mais au combien formateur pour ceux qui s'investissent dans le monde. Car vivre c'est bien être dans le monde avec les autres et pas en dehors éthéré. Je te souhaite de vivre plein d'Amour avec cet enfant, l'une des sensation les plus belle et tangible d'être Unis sous les étoiles !Amitiés sincère.Tangi

Léo Tamaki 10/09/2009 11:49



Bonjour Tangi,

Oui la vidéo est si vraie. Nous pensons souvent être seuls, inobservés. Mais bien souvent sans qu'on nous regarde quelqu'un nous voit. Et notre comportement est enregistré dans l'inconscient de
ceux qui nous voient. Sa multiplication peut être interprétée comme le fait qu'il s'agit d'un comportement normal. Jeter un détritu par terre, être avachi, bousculer les gens, parler à haute voix
avec son téléphone...
Comme tu le dis tout à une incidence, aussi infime soit-elle.

L'enfant n'est pas le mien mais celui de mon ami Asobu ;-)

Léo



SeB 07/09/2009 22:36

Bonsoir Leo,merci pour cet article et ce clip video qui m'a beaucoup touche. J'ai trois fils et le theme que tu abordes est vraiment d'actualite pour moi. Notre exemple et notre amour peuvent, aussi minimes qu'ils soient, influencer pour le meilleur et en plus c'est gratuit :)

Léo Tamaki 08/09/2009 19:19



Bonsoir Seb,

Tu es en première ligne en effet. Malheureusement ceux qui sont le plus touchés sont sans doute ceux qui ont le moins besoin de ce rappel. Gardons espoir et let's make our influence positive
;-)

Léo



France 05/09/2009 01:22

Cher Léo, chers amis martiauxRestons positifs quoi qu'il advienne autour de nous et... tolérents, compatissants.Sachons communiquer cela en nous reliant à l'énergie universelle... et en sachant dispenser l'Amour autour de nous. Les enfants impriment cela dans leur être et le reproduisent."Sur Terre, tout fonctionne en se conformant au principe d'amour (...)Tout le monde devrait comprendre sa mission dans la vie,et permettre à l'harmonie de s'accomplir.L'aikido est le meilleur moyen de manifester l'authentique esprit universel de l'harmonie. (...)Aussitôt que le démon serpent attaque,Je suis déjà derrière lui, Le guidant avec amour..."Morihei UeshibaExtrait Art et Combat n°5Juillet-Août 2009 

Léo Tamaki 06/09/2009 23:18



Merci ;-)

Léo



manu 04/09/2009 23:43

Une variante de l'histoire du pot de mayonnaise et du café...
LE VASE ET LA VIE
Un jour, un maître de sagesse, professeur de l’Ecole Nationale d’Administration Publique, fut invité à dispenser une formation sur « la planification efficace de son temps » à un groupe de dirigeants de grosses compagnies.
Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le maître n’avait donc qu’une heure pour « enseigner sa matière ». Tâche insurmontable pour un sujet aussi vaste que délicat.
Debout devant ce groupe d’élite, prêt à noter tout ce que cet expert en planification du temps allait enseigner, le maître de sagesse les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « nous allons réaliser une expérience ».
De sous la table, le maître sortit un immense pot de verre transparent, d’environ cinq litres, et le posa délicatement en face de lui. Ensuite il sortit une douzaine de cailloux, à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça, délicatement, un par un, dans le grand pot de verre.
Lorsque le pot fut rempli à ras bord et qu’il fut manifestement impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « est-ce que ce pot est plein ? »  Tous répondirent par l’affirmative. Il attendit quelques secondes et ajouta : « vraiment ? »
Alors il se pencha et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis secoua le pot, jusqu’à ce que le gravier s’infiltre entre les cailloux jusqu’au fond du pot, puis arrive jusqu’au bord.
Le maître leva les yeux vers son auditoire et demanda à nouveau : « est-ce que ce pot est plein ? ». Cette fois-ci, ses brillants élèves commençaient à comprendre, au son de la voix du maître, que ce n’était pas certain et l’un d’eux se risqua à dire timidement : « probablement pas… »
« Bien », répondit le maître. Il se pencha à nouveau et sortit, de sous la table, un sac de sable fin. Avec attention, il versa le sable dans le pot qu’il secoua. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore un fois, le maître demanda : « est-ce que ce pot est plein ? »
Echaudés, sans hésiter et en chœur, les élèves répondirent que non. « Bien ! » répondit le maître. Et, comme s’y attendaient ses brillants élèves, il prit le pichet d’eau qui se trouvait sur la table et remplit le pot jusqu’à ras bord. Puis il leva les yeux vers son groupe et demanda : « quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »
Pas fou, le plus audacieux des élèves, se souvenant du sujet du cours, répondit : « cela démontre que, même lorsque notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut encore y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire . »
« Non », répondit le maître de sagesse, « ce n’est pas cela. La grande Vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous par la suite ! »
Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l’évidence de ses propos. Le maître leur dit alors : « quels sont les gros cailloux dans votre vie ? Est-ce votre santé ? Votre famille ? Vos amis et amies ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Vous relaxer ? Prendre votre temps ? Ou…tout autre chose ? »
Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre nos gros cailloux en premier dans notre vie, sinon on risque de ne pas la réussir.
Si l’on donne la priorité aux petites choses (le gravier, le sable) on remplira notre vie de petites choses, de peccadilles et l’on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de notre vie.
Alors, n’oubliez jamais de vous poser la question : « quels sont les gros cailloux dans ma vie ? ». Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot, votre vie. »
 

Léo Tamaki 06/09/2009 23:16



C'est plutôt cette version que j'avais lue en effet.

Merci ;-)

Léo



Vincent 04/09/2009 20:35

Une grosse claque !Merci !

Léo Tamaki 04/09/2009 22:58



Comme toujours seuls ceux qui savent voir... voient. Seuls ceux qui sont sensibles ressentent.

Merci pour la lecture ;-)

Léo



Kriss 04/09/2009 16:25

Salut a toutes et tous !Je réagi aussi a ce poste car etant moi aussi parents de 3 enfants je me pose les mêmes questions que vous. Hier j'ai reçu ce mail de la part d'une amie, c'est un peu long mais trés interressant.L'histoire d'un pot de mayonnaise et du café. 
Quand il te semble qu'il y a « trop » de choses dans ta vie, quand 24 heures ne te semblent pas suffisantes… Rappelle-toi l'histoire du pot de mayonnaise et du café !     Il était une fois, un professeur de philosophie qui, devant sa classe, prit un grand pot de mayonnaise vide et sans dire un mot, commença à le remplir avec des balles de golf. Ensuite, il demanda à ses élèves si le pot était plein. Les étudiants étaient d'accord pour dire que OUI.  Puis le professeur prit une boîte pleine de billes et la versa dans le pot de mayonnaise. Les billes comblèrent les espaces vides entre les balles de golf. Le professeur redemanda aux étudiants si le pot était plein.Ils dirent à nouveau OUI.  Après, le professeur prit un sachet rempli de sable et le versa dans le pot de mayonnaise. Bien sûr, le sable remplit tous les espaces vides et le prof demanda à nouveau si le pot était plein. Les étudiants, un peu perplexes, répondirent encore OUI.Tout de suite après, le prof ajouta deux tasses de café dans le contenu du pot de mayonnaise et effectivement le café combla les espaces entre les grains de sable. Les étudiants se sont alors mis à rire…Quand ils eurent fini, le prof dit :   «Je veux que vous réalisiez que le pot de mayonnaise représente la vie :   Les balles de golf sont les choses importantes comme la famille, les enfants, la santé, tout ce qui passionne. Nos vies seraient quand même pleines si on perdait tout le reste et qu'il ne nous resterait qu'elles.  Les billes sont les autres choses qui comptent comme le travail, la maison, la voiture, etc...   Le sable représente tout le reste, les petites choses de la vie.  Si on avait versé le sable en premier, il n'y aurait eu de place pour rien d'autre, ni pour les billes ni pour les balles de golf. C'est la même chose dans la vie. Si on dépense toute notre énergie et tout notre temps pour les petites choses, nous n'aurons jamais de place pour les choses vraiment importantes. Faites attention aux choses qui sont cruciales ou importantes pour votre bonheur. Jouer avec ses enfants, prendre le temps d'aller chez le médecin, dîner avec son conjoint, faire du sport ou pratiquer ses loisirs favoris. Il restera toujours du temps pour faire le ménage, réparer le robinet de la cuisine… Occupez-vous des balles de golf en premier, ensuite des billes, des choses qui importent vraiment. Etablissez des priorités, le reste n'est que du sable. » Un des étudiants leva alors la main et demanda ce que représente le café. Le professeur sourit et dit :   « C'est bien que tu demandes. C'était juste pour vous démontrer que, même si vos vies peuvent paraître bien remplies, il y aura toujours place pour une tasse de café avec un ami. » 

Voilà, un texte sympa améditer.Amicalement a tous.Merci encor a Léo pour nous faire partager ses passions interrogations et réflections. ;.))

Léo Tamaki 04/09/2009 22:59



Merci pour le texte et la lecture ;-)

Léo



Laurylyan 04/09/2009 14:19

Bonjour Léo,Nous voici revenus donc à un sujet bien humain et de l'humain et sur l'humain. Ce sujet dont tu parles cela fait 4 ans que j'yréfléchis "intensément"... Que transmettre à ma fille? Comment l'éduquer ? Que lui laisser comme "héritage" ? Tu parles de respect, de civilité, de politesse, de savoir-vivre, etc.Farouk (pardonnes-moi d'user de ton prénom alors que nous ne nous connaissons pas :-) ) parles de polarité, de féminin et de masculin, de s'ouvrir à son sentiment et à son ressenti.Pour moi c'est plus simplement un monde de "valeurs"... Personnellement je ne crois pas au "avant c''était mieux et maintenant tout fout le camp!". Je pense qu'effectivement "tout fout le camp" mais c'est parce que nous le laissons "foutre le camp", et je ne dis cela qu'en fonction de mon propre système de valeurs. Une société qui déresponsabilise, pour faire vivre des valeurs humanistes ils faut y porter attention, les appliquer, les nourrir et les entretenir. Cela demande du temps etsurtout que l'on veuille bien y accorder du temps.Oui, c'est par l'exemple que les enfants apprennent et combien de fois a-je regardé ma fille en me disant "Bon sang! Je dois changer cela en moi!", "Je ne dois plus agir/réagir ainsi!" ou encore "Je ne dois plus dire les choses ainsi!".Les enfants sont notre miroir mais aussi sont les héritiers de notre propre héritage...A nous adultes de décider qu'elles sont nos priorités et de nous donner les moyens de les transmettre.Pour l'instant ? Notre système social nous fait croire qu'en tant que parents ils nous faut travailler pour offrir une vie "normale" à nos enfants. C'est quoi une vie normale ? Une grande télé, des super vêtements de marques, une haute éducation (BAC+5-6 c'est l'idéal), des vacances à la mer, faire du ski, aller au cinéma, etc.Question : Est-ce là ce qui est réellement "vital" ? Est-ce là ce qui est réellement important ?Et je m'arrête là car sinon je continuerai encore pendant bien longtemps... ;-)

Léo Tamaki 04/09/2009 14:39



Bonjour Laurylyan,

Beaucoup de questions qui méritent que l'on s'y attarde. A chacun de trouver ses réponses et d'avoir le courage d'aller au-delà des valeurs médiatiques...

Léo



Farouk 04/09/2009 13:45

Salut Léo !Comment vas-tu ?Alors ça y est, t'es de retour en France alors ?C'est génial, comme ça on pourra en se voir et pratiquer ensemble.Comme tu l'as si bien dit le temps a fait des ravages.Mais je dirai même plus, c'est l'homme qui est assez loin dans sa connerie car déconnecté de lui, de des émotions, le tout combiné à une séparation des pôlarités masculine et féminine.Pour être plus que bref, sinon il me faudrait écire un roman la dessus, la partie feminine etant le contact doux et déicieux, le ressenti, la protection, la compassion, l'amour.La partie masculine etant la justesse, savoir poser le cadre et ses bonnes limites.c'est ce qui a engendré des guerres depuis des éons.Les gens ont tendance à dire "c'est la crise... oh !"ya trop de guerre...oh!" ya trop de famine...oh!" ya une répartition inégale des richesses...oh! "ya de plus en plus de maladie...oh  ! Maintenant il ya la sois disante grippe A " Oh !oh ! Oh ! Oh ! ça fait beaucoup de oh !!! Tu ne trouves pas ?En fait, on ne vit pas un problème économique, politique, militaire, financier...Le problème n'est qu'humain et spirituel. Nous sommes en pleine crise évolutive des consciences.Et ce n'est pas plus mal à mon sens, mais pour cela, il est necessaire de passer par des phases de déconstructions (anciens schémas, conditionnement, croyances limitantes...). lâcher prise à l'ancien pour accueillir le nouveau.La conscience est science, une intelligence infinie qui ne peut être tout le temps, analysée, étiquetée, compartimentée, limitée.Donc, maintenant, faisons place à la conscience, à la lumière !A bientôt Léo et bon début de saison à toi.Farouk

Léo Tamaki 04/09/2009 14:37



Salut Farouk,

De retour et en forme merci ;-)

A bientôt et très bon début de saison à toi,

Léo



Steph 04/09/2009 12:32

Bonjour Léo,Article touchant et vidéo très réaliste, hélas...En tant qu'enseignants aux enfants, nous avons aussi un petit rôle à jouer, une tâche bien difficile mais ô combien passionnante, même si on se prend parfois des "baffes"...Et finalement, tu feras un bon père, celà se voit sur la photo...Amitiés.

Léo Tamaki 04/09/2009 14:34



Bonjour Stéphane,

Les enseignants aux enfants sont, plus que les autres, en première ligne. Ceux qui t'ont en tant qu'enseignant ont de la chance. Sincèrement.

Amicalement,

Léo