Budo no Nayami

Dix ans entre Paris et Tokyo

7 Mars 2007 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Blog

Depuis dix ans je navigue entre la France et le Japon. Trois ans d’abord à Tokyo pendant lesquels je revenais en France tous les six mois pour suivre maître Tamura, puis sept ans où je résidais à Paris mais partais trois ou quatre fois par an au Japon et y passait un tiers de l’année.
A présent je vais passer la moitié de mon temps dans l’héxagone et l’autre dans l’archipel. Pour ma pratique, mes affaires et ma famille. En France je continuerai à suivre l’enseignement de maître Tamura en Aïkido et je garderai le contact avec les clients de Tsubaki pour pouvoir répondre au plus près à leurs attentes. Au Japon je continuerai à suivre l’enseignement de maître Kuroda en Bujutsu, je pourrai veiller à la production des produits de Tsubaki et à la recherche de nouveautés.

Fondamentalement on peut penser qu’il n’y a pas de grand changement dans le fait de passer deux mois de plus hors de France. Et si je ne faisais que pratiquer et travailler ce serait probablement le cas. Mais j’enseigne aussi. Et jusqu’à présent je faisais en sorte de m’absenter principalement pendant les vacances scolaires, deux mois l’été et deux mois répartis pendant l’année.

Maintenant c’est deux mois de plus que je passerai séparé de mes élèves. Cela semble assez insignifiant mais c’est la chose qui me touche le plus en ce moment.
Je ne m’inquiète pas pour leur progression car ils sont entre les mains de mon frère Isseï qui est plus que compétent. Je dois avouer que mes sentiments sont plus égoïstes, les élèves me manquent tout simplement.

Dojo d'Aïkido d'Herblay

Lorsque j’ai commencé à enseigner professionnellement j’envisageais cela comme un travail et un moyen de progresser dans ma compréhension de l’Aïkido. C’est tout cela bien sûr mais cela va au-delà. Voir les élèves dépasser leurs apréhensions, reprendre possession de leur corps, progresser est une véritable joie. Donner le goût de la pratique à quelqu’un et le voir s’épanouir est un plaisir immense. Que je goûterai pendant deux mois de moins par an… mais peut-être l’apprécierai-je encore mieux !

 


Partager cet article

Commenter cet article