Budo no Nayami

Tokyo Immigration Bureau

2 Mai 2007 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Mai 2007

Contrairement à mes deux frères je ne possède pas la nationalité japonaise. La loi n'autorisait pas à l'époque de ma naissance la double nationalité. En conséquence je dois posséder un visa pour résider au Japon. Ce n'est qu'une simple formalité car je suis né de parent japonais et qu'en plus mon épouse est japonaise. Mais cela m'oblige à aller occasionnellement au bureau de l'immigration.


Tokyo Regional Immigration Bureau


Il y a dix ans les bureaux des services de l'immigration se trouvaient au coeur de la capitale. Aujourd'hui ils ont déménagés à Tennozu Isle près d'Odaiba, dans la baie de Tokyo. Je suppose que c'est nettement moins pratique pour la majorité des gens car c'est assez excentré, mais par une journée ensoleillée comme celle d'aujourd'hui le trajet était loin d'être désagréable.

J'ai passé trois heures au bureau de l'immigration. Le nouveau bâtiment est moderne, confortable et spacieux, contrairement à l'ancien qui était en très mauvais état.

Dans tout pays industrialisé un bureau de l'immigration rassemble une population très hétéroclite. Et celui de Tokyo, capitale de la seconde puissance mondiale est loin de faire exception.

Les immigrés représentent environ 1% de la population japonaise. Les pays dont ils sont originaires sont dans l'ordre, la Corée, la Chine, le Brésil et les Philippines. A eux quatre ces pays représentent plus de 80% des immigrés
La majorité des quelques centaines d'immigrants que j'ai cotoyés pendant ces quelques heures semblaient correspondre à ces pourcentages.

Je n'ai pu m'empêcher de repenser à ces films tels que "le Parrain 2" ou "Scarface" où l'on voit des immigrants arriver dans un autre pays.
Il y avait dans la pièce des étudiants, des ingénieurs, et tout un tas d'hommes et de femmes dont je n'ai pu deviner la profession. La plupart de ces personnes ayant quitté leur pays pour une contrée offrant plus d'opportunités d'avenir, il flotte toujours un air d'espérance dans ces bureaux surpeuplés.

Il y a toujours bien sûr une proportion d'aventuriers et d'aventurières parmi les immigrés qui recherchent une fortune facile et sont prêts à tous les raccourcis. Et aujourd'hui ne faisait pas exception.
Ce qui m'a le plus frappé était les couples dont le mari était japonais et la femme étrangère. Presque invariablement l'homme est nettement plus âgé.
Parfois riche mais plus souvent de la classe moyenne, il est généralement sans attraits physiques pour dire le moins. La femme, elle, est asiatique, souvent philippine, jeune et ravissante.
Je ne peux m'empêcher de plaindre ces êtres perdus qui cherchent une solution à leur difficultés respectives qui s'avèrera souvent source de grandes déceptions...


Le bureau de l'immigration est situé dans une zone portuaire où toutes les grandes compagnies de transport se côtoient:


Kokuyo et Yamato


Nippon Express




Les indispensables distributeurs...


Une sécurité à son minimum


L'immeuble de Fuji Television dans la baie d'Odaiba


Grues et camions de transports dans la baie de Tokyo


Des montagnes de containers


au départ et en provenance du monde entier


Le ballet des transporteurs qui partent livrer ou ramasser les marchandises dans tout le Kanto




Un lien pour le Bureau Régional de l'Immigration de Tokyo.


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