Budo no Nayami

Kanai Mitsunari

16 Novembre 2007 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Novembre 2007

Je suis tombé récemment sur quelques lignes qui m'ont extrèmement ému, écrites par Sharon Henn-Kanai, l'épouse de feu Kanai senseï.


Kanai Mitsunari


Une femme parle de son époux, une élève de son senseï, tout simplement…

Durant tout l'article Sharon Henn-Kanai parle de son mari en employant les termes Kanai senseï. A aucun moment elle n'emploie son prénom ou juste son nom de famille.
J'imagine que ce qui paraîtra naturel à tout japonais surprendra quelques lecteurs. Personnellement j'ai été touché aussi par le fait que cette femme ait senti et compris ce mode de relation. Elle s'est adaptée, naturellement ou en faisant des efforts, comme son mari l'a fait (comme le démontre l'anecdote sur les repas de Thanksgiving).

Cela me rappelle une phrase que m'avait dite une amie il y a longtemps:
"Aime les autres comme ils ont envie d'être aimés pas comme tu as envie d'être aimé..."

Kanai senseï était d'une génération qui disparaît aujourd'hui et qui portait des valeurs qui disparaissent petit à petit. Je n'ai pratiqué qu'une fois avec lui lors de sa dernière participation au stage de Lesneven. Je ne l'ai jamais connu personnellement et ne lui ai jamais parlé.
Sur le tatami il était simple, silencieux et sobre, corrigeant peu, à la manière traditionelle japonaise, mais très présent et attentif.

J'ai eu la chance d'être projeté deux fois par lui. Je me souviens d'une technique précise, souple et extrèmement puissante.

Kanai senseï était un ami très proche de Tamura senseï et sa disparition l'a profondément touché.

Vidéo de Kanaï senseï.

New England Aïkikaï, le dojo de Kanaï senseï.


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