Budo no Nayami

Applaudissements et pratique martiale

13 Octobre 2013 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Suite au post sur le stage qui eut lieu à l'occasion des 30 ans de la FFAAA, j'ai reçu plusieurs commentaires, notamment au sujet des applaudissements. J'écrivais:

 

"Comme souvent aujourd'hui, il y a eu des applaudissements à la fin du cours du Doshu. C'est quelque chose que je n'apprécie pas beaucoup, et qui me semble assez déplacé au regard de l'étiquette d'une pratique martiale."

 

Malgré le fait que dans ce cadre ce soit une chose que je n'apprécie pas beaucoup, je n'ai évidemment aucun doute sur le fait que l'intention était de marquer sa gratitude.

 

 

Ueshiba Moriteru 01

Ueshiba Moriteru

(photo Horst Schwickerath, Aikido Journal)

 

 

Un pratiquant inconnu de Kendo et Iaïdo semble-t-il, a souhaité partager son expérience. Voici son commentaire et mes réponses.

 

"C'est assez fréquent à la fin d'un cours de kendo lorsque la pratique a été intense par exemple, c'est même quasi systématique à la fin d'un stage lorsqu'une délégation japonaise vient prodiguer son enseignement."

 

Intéressant. Je connais très mal le monde du Kendo, je l'avoue. Je me demande toutefois s'il est fréquent d'applaudir à la fin d'entraînements ou de stages dans l'archipel. C'est en tout cas quelque chose que je n'ai JAMAIS vu au Japon, même lors de cours de Kendo. Pas assez intenses sans doute. Simple hasard probablement.

 

"Je comprends le sentiment ("déplacé") dans le contexte de l'aikido où l'étiquette n'est pas vécue de la même manière (aurais-je dis "de façon moins rigoureuse" ?)."

 

Il me semble déplacé de faire des généralités sur la façon dont l'étiquette est vécue dans une discipline, à moins d'en avoir une expérience extensive. Est-ce votre cas?

 

"Dans les pratiques d'armes, on parle généralement moins, l'opposition est plus directe et l'on se cale souvent dans le rythme d'un groupe qui pratique le même exercice, le même kata, etc. Y déroger en commençant à discuter plus que nécessaire, c'est perturber le bon déroulement du cours et la pédagogie du professeur."

 

La façon d'enseigner que vous décrivez est très militaire, et est la marque des gendaïs budos. La pratique que j'ai pu observer dans les koryus n'a en aucun cas ce parfum, sans que cela n'enlève rien, bien au contraire, à leur nature guerrière. Pour revenir à l'étiquette, elle y est vécue de façon subtile, non pas comme un règlement destiné à dresser des soldats. En ce sens, celle que vous évoquez est à mes yeux, comme la façon d'enseigner, très proche entre le Karaté, le Kendo, le Judo ou l'Aïkido. Nous sommes bien entendu dans la généralité, mais j'ai observé très peu d'exceptions à ce sujet au Japon. En France, il est clair qu'il y a souvent un décalage, particulièrement avec le Judo où l'étiquette se réduits souvent à moins qu'un minimum.

 

"Dans le cadre de l'aikido, parce que l'étiquette est moins perceptible à chaque instant, il peut certes paraitre malvenu d'applaudir à la fin comme dans une banale pratique sportive."

 

Encore une fois, il s'agit d'une généralité abusive. Il y a très peu de dojos que j'ai visités au Japon où l'étiquette était moins perceptible qu'ailleurs. Excepté lors de stages je n'ai visté quasiment aucun dojo en France, aussi je ne connais pas la situation globale. Dans ceux que j'ai visités, l'étiquette était toutefois respectée et perceptible.

 

"Pour autant je ne pense pas qu'il faille être trop rigoureux sur l'étiquette, je crois que les japonais sont plus souples que ne le croient certains occidentaux (Plus royalistes que le roi? Soumis à des clichés culturels ?)."

 

Ce qui se passe au Japon est en effet très souvent loin de ce qu'imaginent les étrangers. On y trouve des comportements plus ou moins stricts. Il reste toutefois que c'est dans les gendaïs budos, disciplines modernes qui sont nées pendant ou à une époque très proche de la militarisation du Japon, que l'on trouve les exigences les plus rigides et théâtrales. Exigences dont l'origine est donc souvent militaire, et qui obéissent à une tradition venue… d'Occident.

 

"En regardant les photos des pratiquants, on voit qu'aucun ne se tient en seiza "correctement", c'est-à-dire selon les critères que l'on apprend à tout débutant de iaïdo (dos droit, le cou repoussant légèrement le col, un ou deux poings maximum pour l'écartement entre les genoux, les mains posées sur l'intérieur des cuisses, etc.)"

 

Je ne suis absolument pas d'accord avec l'affirmation qu'il y aurait une façon correcte de se tenir en seïza. J'ai rencontré des enseignants ayant des opinions totalement différentes sur la question, comme sur celle de la marche, la façon de se relever, etc… Chacun avait pourtant atteint un niveau exceptionnel. Pour n'en citer qu'un, aux yeux de Kuroda senseï ce que vous décrivez correspond à ce qu'il estime faux.

Un jour un hanshi de Iaïdo, 8ème dan me semble-t-il, est venu rendre une visite de "courtoisie" à maître Kuroda. Il est arrivé en grande tenue, kimono avec blasons, et accompagné de ses élèves. Maître Kuroda l'a salué et lui a demandé s'il accepterait de faire une démonstration. Le maître s'est installé. Il a pris une superbe position, très imposante. Lorsqu'il a tenté de faire son premier mouvement Kuroda senseï lui a posé l'index sur le front. Le maître ne pouvait plus bouger. Kuroda senseï lui a alors expliqué que sa façon de bouger ne permettait pas de se relever, était ouverte, etc… Il lui a ensuite montré le suburi de base de l'école et l'a invité à travailler dans un coin de la salle. Ce qu'il a fait pendant les trois heures restantes. Je ne l'ai jamais revu.

 

Une des tendances des gendaïs budos est l'uniformisation. C'est désolant et dommageable. Les traditions martiales sont riches de nombreuses façons différentes, voire opposées, de faire les choses. Considérer que celle qu'on connaît est la seule correcte est une preuve d'ignorance.

 

"est-ce que pour autant celui nuit à leur pratique ?"

 

Il est évident que si la posture que l'on a assis ne préserve pas les principes de l'école, cela nuit à sa pratique.

 

"N'est-ce pas même contraire à une discipline qui veut dépasser la logique martiale (non pas l'annuler, mais la surmonter) ?"

 

L'Aïkido est avec le Karaté, le gendaï budo comportant le plus de variété. Tant au niveau des formes, que des objectifs et des moyens. La cohérence martiale peut ainsi être au cœur de la pratique, n'avoir aucune importance, ou être une étape à dépasser mais qu'on ne peut éviter.

Il n'en reste pas mois que même si l'applicabilité martiale est mise de côté, un enseignant a normalement un avis sur la façon de faire les choses qui ont trait à la pratique, comme s'asseoir.

 

"Il est vrai qu'on peut regretter souvent que les aikidokas manquent de seme (je ne parle même pas de tame) lorsqu'ils attaquent, de zanshin lorsqu'ils font le mouvement ou entre chaque technique"

 

Je trouve vos paroles aussi dénuées de fondement qu'insultantes. Je ne peux qu'en déduire que vous êtes aveugle ou parlez sans avoir fait face à des maîtres d'Aïkido. A moins que vous ne parliez de pratiquants de loisir? En ce cas permettez-moi de vous dire que j'ai évidemment croisé beaucoup de kendokas qui étaient loin de m'impressionner un sabre en main. Il ne me viendrait pourtant pas à l'idée d'avoir un jugement sur la discipline sur la base de ces expériences.

 

"mais j'ai le sentiment que pratiquer cette discipline en insistant trop sur la logique martiale ne mène peut être pas à une impasse, mais atteint rapidement ses limites et se voit concurrencer, et même devancer, par d'autres arts martiaux bien plus efficaces dans ce registre."

 

J'ose espérer que vous ne pensez pas au Kendo ou au Iaïdo en parlant d' "arts martiaux bien plus efficaces" dans le registre de la logique martiale?

 

Je n'ai apprécié ni le ton, ni le contenu de votre commentaire. Lorsque l'on veut aborder un sujet de façon critique, il convient d'en avoir une connaissance extensive. En outre, particulièrement lorsqu'il s'agit d'étiquette, on évite de signer "—" et de mettre une fausse adresse mail. Vous pratiquez apparemment un ou plusieurs Budos. Si vous désirez partager une opinion à leur sujet sur une page public, le minimum est de les assumer en se présentant.

 

Puisque vous semblez être un lecteur de blog, permettez-moi de vous conseiller Kenshi247 pour le Kendo, que vous connaissez sans doute déjà. J'apprécie particulièrement le passage suivant qui relate son arrivée au Japon:

 

"I arrived in Japan about 2 weeks after taking part in the 12th World Kendo Championships, held in my home country of Scotland. I was sandan at the time and I knew what I was talking about (actually, I was clueless). One of the first keiko’s I was invited to was a combined primary and junior high school one. With my faltering Japanese I explained my background. I still remember the sensei looking at me and saying “World Kendo Championships? Where was that held? Last year wasn’t it? Who won?” Yeah, the most prestigious competition of the international kendo community meant nothing to your *average Japanese 7dan. Suddenly I was disarmed. The sensei then asked did I want to join the junior high schools kihon routine. Yes, I said, and joined in only to be removed after about 15 minutes into the practise – I couldn’t keep up with the kids pace, I couldn’t understand the Japanese instructions been given, and – frankly – I was so unskilled compared to the students that joining in ruined it for my partners. I’d just been force fed a dose of reality."

 

Traduction approximative pour les non-anglophones:

 

"Je suis arrivé au Japon deux semaines après avoir pris part aux 12ème Championnats du monde de Kendo qui se tenait dans mon pays, l'Ecosse. J'étais 3ème dan et je savais de quoi je parlais (en réalité, je ne savais rien). Un des premiers entraînements auquel j'ai été invité rassemblait des élèves d'école primaire et de collège. J'ai expliqué mon parcours avec mon japonais balbutiant. Je me souviens encore du senseï me regardant et me disant "Championnat du monde de Kendo? Où est-ce que cela avait lieu? C'était l'an dernier non?" Ouais, la plus prestigieuse compétition de la communauté internationale de Kendo ne signifiait rien au 7ème dan japonais moyen. Soudain j'étais désarmé. Le professeur m'a ensuite demandé si je souhaitais me joindre au travail des kihons des collégiens. Oui ai-je répondu, et je me suis joint à eux avant de devoir m'arrêter après moins de 15 minutes. Je ne pouvais pas suivre le rythme, je ne comprenais pas les instructions, et franchement, mes capacités étaient si faibles comparé aux élèves que je ne faisais que gâcher l'entraînement de mes partenaires. Je venais juste d'avaler de force une dose de réalité."

 

 

Je vous invite à aller vous mettre à table.

 

 

30 ans FFAAA 02

 

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Pascale 15/10/2013 23:31


Un jour, j'irai voir un stage d'Hino sensei, je n'ai jamais osé le faire...


Oui les danseurs applaudissent en fin de cours, stage (valable partout dans le monde, il me semble). Le professeur remercie le(la) pianiste et les danseurs verbalement et en applaudissant, les
danseurs remercient le(la) pianiste et le professeur en applaudissant (chacun de manière plus ou moins marquée et personnelle selon son ressenti : l'étiquette, mais aussi une marque de gratitude
personnelle). 


Dans certains cas, certains (danseurs classiques, mais aussi professeurs) ajoutent une "révérence" (rien d'obligatoire, ni de systématique : pure marque de gratitude personnelle en restant dans
l'étiquette),  "révérence" personnelle, sobre, presque masculine (rien à voir avec ce que l'on peut voir pour le public à la fin d'un ballet ou ce que l'on apprend à des gamines de 8-10 ans)
finalement assez proche, dans l'esprit, d'un salut d'aikido (à mon humble avis).


Pascale (en amateur, 30 ans de danse classique, 18 mois d'aikido)

Léo Tamaki 16/10/2013 00:11



Oh il ne faut pas hésiter, Hino senseï est un homme des plus abordables. En plus d'être un adepte d'exception :-)


 


Léo


 



Julien 15/10/2013 09:27


"mais j'ai le sentiment que pratiquer cette discipline en insistant trop sur la logique martiale ne mène peut être
pas à une impasse, mais atteint rapidement ses limites et se voit concurrencer, et même devancer, par d'autres arts martiaux bien plus efficaces dans ce registre."


Ce type de réflexion est assez récurrent en ce qui concerne notre discipline. Il y a tellement de façon d'appréhender
l'aikido qu'il est impossible d'être aussi catégorique. J'ai pratiqué pendant quelques temps un type de self défense et je peux dire que le type d'aikido que je pratique est bien plus efficace ne
serais ce qu'à cause du maai et de la capacité à gérer l'espace et le timing - et encore je ne développe pas (création du vide - la coupe ...).


Dans bien d'autres disciplines jugées efficace parce que ça fait mal et qu'on crie beaucoup il y a souvent beaucoup de
crispation et de manque de sérieux qui font que toutes les belles croyances d'éfficacité explose au contact de la réalité.


Les plus critiques envers l'aikido sont ceux qui ne sont jamais montés sur un tatami pour pratiquer et qui n'ont vu que
des démonstrations où on ne casse pas des briques au sens propre (parfois au sens figuré il faut l'avouer).


En plus l'aikido n'est pas figé, il s'enrichit si on veut s'en donner la peine (Tamura sensei a intégré des éléments de
chikung par exemple) , Leo  est d'ailleur un bon exemple en matière d'enrichissement.


En tout état de cause, comment ne pas insister sur la logique martiale quand on fait ... un art martial...



Léo Tamaki 15/10/2013 14:10



Bonjour Julien,


 


Merci pour le partage de ton expérience vécue.


 


Léo


 



ivan 14/10/2013 21:11


Cher Léo, toujours aussi tranchant quand il le faut. Excellent. A la lecture de cet article, je viens témoigner aussi.


Dans ma pratique du Qwankido, il est d'usage d'applaudir à chaque fin de cours. Ce qui n'est pas sans me laisser toujours passablement destabilisé après 28 ans de pratiques de budo japonais où je
n'ai jamais fait ça. Mais il faut se rappeler que cet art - qui a des racines chinoises et vietnamiennes - a été finalisé et nommé une fois le maître installé en France. De plus, c'est hélas
devenu un sport martial en partie. On peut donc parler d'une déformation (les applaudissement) qui n'est pas propre à l'esprit asiatique, mais qui provient plutôt de l'image que les asiatiques
ont des occidentaux... sans doute des frivoles qui pensent "entertainment" plutôt que "voie martiale".


Je me suis replongé du coup dans mes souvenirs martiaux et ce que j'ai pu voir en Chine et au Vietnam, ainsi qu'en Thaïlande. Si l'étiquette est très différente selon les pays, les maîtres et les
disciplines, que ce soit en Wushu (à Pékin), en Wingchun (à Hong-Kong), en Pakua et taïchichuan Chen (à Shanghaï), en Muay Thaï (dans de petites villes et villages de Thaïlande dont je ne me
souviens pas des noms), et dans une école de Vovinam (à Hué), je n'ai jamais vu ni entendu d'applaudissement. Je pars prochainement au Sri Lanka et j'en saurai plus sur le Kalari Payat, mais à
mon avis ce sera la même histoire.


Donc je ne peux, en conclusion, qu'être d'accord avec le fait que ce soit passablement déplacé dans le cadre d'une pratique martiale. Mais les déplacements sont nombreux dans notre société :
pense à Mickeyland au pays des fromages. C'est pas déplacé ça ? ... vous pouvez applaudir. Merci. ;-)


 

Léo Tamaki 14/10/2013 23:40



Bonjour Ivan,


 


Merci pour ton témoignage sur des expériences variées mais qui semblent avoir un fond commun.


 


Bon séjour au Sri Lanka ;-)


 


Amicalement,


 


Léo


 



Remi 14/10/2013 19:48


Je reste pantois que ta remarque bien inoffensive sur des claquements de mains prenne des telles proportions ...

C'est donc non pas le balbutiant en aïkido qui veut l'ouvrir ici mais le iaïdoka qui loin de prétendre a un compétence technique a trainer son hakama à pas mal de stage d'Iaïdo et trouve un peu
gonflé les jugements a l'emporte pièce de cet autre iaïdoka .

Pour faire court:
Sur l'etiquette je ne rleverai meme pas la tentative de hierachisation des pratiques en matiere de reishiki .... les stages d'iaïdo sont bien souvent rempli de belles nuques raides alignées sur
la couture du col de leur keiko-gi impeccables... mais... a moins que je fasse fausse route l’étiquette ne consiste pas a se glisser un manche a ballet dans .... les vertèbres  !!! et si je
n'ai jamais vu applaudir encore moins en présence de hanshi japonnais .... j'ai souvent vu des attitudes loin d’être honorable dans un dojo ... et meme dehors !!!



Ce témoignage m’attriste ... encore une fois l'illustration de l’étroitesse d'esprit doublé de la manière insultante de montrer que "L'on a raison" "L'on détient la verité" ...
"L'on" ferait mieux d’être moins fermé dans son cœur et sa manière d'envisager l'autre .... et peut être moins ouvert dans sa garde :-)

Sur les applaudissement ... en général mon regard sur cette pratique est celle de Desproge : "L'applaudissement, n'est jamais qu'une manifestation tout à fait instinctive du système nerveux
cérébro-spinal, par laquelle le chimpanzé ou la ménagère manifestent leur joie frénétique incontrôlée, à la vue d'une banane, ou de Julio Iglesias.."

Je ne pense pas, moi non plus, que cela soit adapté dans un dojo ... j'ai cependant un exception a cela ... car rien n'est jamais figé ...


Lors de son dernier stage Hino senseï apres le salut a fait applaudir en fin de cour... "L'on" pourrait me dire mais alors !!!! n'est ce pas contradictoire??? ai- je trouvé cela déplacé ??? Et
bien non !!!!  et pour une raison bien simple, c'est que lorsque l'on sait que Hino sensei travail souvent avec des danseur chez qui il est d'usage (leur étiquette) de s'applaudir en fin de
cours cela prend une autre dimension ... j'ai donc trouvé très beau ce metissage qui chez lui prend tout son sens !!!!


salutation !

Léo Tamaki 14/10/2013 20:12



Bonsoir Rémi,


 


Merci pour ton témoignage. Hino senseï est en effet une exception, et comme tu l'as souligné, cela est quelque chose de naturel pour lui en raison de son parcours.


 


Amicalement,


 


Léo


 



Stéphan 14/10/2013 19:39


Je prends connaissance de cet article et me sens assez déboussolé pour laisser une "réaction"... j'ai dépassé la cinquantaine et j'ai toujours pratiqué les arts martiaux en "mode loisirs"... tant
le judo (15 ans durant ma jeunesse)  le kendo (10 ans en tant que jeune adulte) et suis revenu vers le JuJitsu+NeWaza depuis ces 10 dernières années avec quelques touches de "Systema" encore
plus récemment ... ce que je lis du lecteur "Kendoka" me désole d'autant plus que ton espace de communication Léo m'a toujours semblé proner l'ouverture d'esprit et me semblait être plutôt à
l'abri des jugements à l'emporte-pièce et de la superficialité tant des pratiques que des pratiquants... En tout état de  cause, je te remercie pour ce partage qui me fait une nouvelle fois
réfléchir ;-)

Léo Tamaki 14/10/2013 19:43



Bonjour Stéphan,


 


Merci pour ton commentaire et bonne pratique ;-)


 


Léo


 



Satya 14/10/2013 19:23


Bonsoir Léo


 


Cet article m'a fait sourire! Pas de moqueries biensûr, mais parce qu'il m'a rappelé tous les moments ou j'ai rencontré des grands maitres Japonais de Budô pour la première fois.


Tous les steréotypes se sont évanouis!


 


La plupars du temps, les grands adeptes sont beaucoup plus "relax" et détendu que ce l'on pourrait imaginer.


 


Et ils n'en sont pas moins redoutablement éfficace... au contraire!


 


Pour ma part, je ne suis pas vraiment d'accord avec l'idée d'applaudir dans le cadre de la pratique de budô.


 


Mais bon, bien souvent la culture associée et indissociable à la pratique (ici la culture Japonaise) est très souvent assez méconnue et mal comprise par une bonne majorité d'élèves
occidentaux... 


Ce qui explique surement ce genre de comportements récurents.


 


;-)


 


 


 

Léo Tamaki 14/10/2013 19:42



Bonsoir Satya,


 


En effet, les images d'Epinal s'envolent vite au contact de la réalité ;-)


 


Léo


 



Dureisseix Jean Luc 14/10/2013 19:13


Bonsoir Léo,


 


Excellent article et remise à l'heure!


J'adore l'anecdote avec Kuroda sensei!


Malheureusement les applaudissements semblent être devenus une pratiques courantes du moins lors des stages avec Mochizuki Sensei. Il y participe mais fait la grimace car cela doit l'agacer
fortement!


Amicalement.


Jean Luc

Léo Tamaki 14/10/2013 19:20



Bonsoir Jean-Luc,


 


Merci pour ton commentaire.


 


Concernant Mochizuki senseï, il est probable effectivement qu'il laisse simplement faire...


Le seul enseignant que je connais qui trouve cela naturel, est Hino senseï. Mais il est aussi musicien, travaille beaucop avec les danseurs, etc...


 


Amicalement,


 


Léo