Budo no Nayami

Entretien avec Akuzawa senseï (7): l'évolution de la pratique

24 Novembre 2009 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Entretiens

Votre pratique évolue-t-elle encore?
Oui bien sûr. La pratique passe par des étapes. Lorsque j'arriverai à épurer encore plus les mouvements superflus de ma pratique actuelle je me dirai "Mais pourquoi est-ce que je faisais ces choses inutiles.". (rires)

Je ne peux pas imaginer faire la même chose de la même manière qu'il y a dix ans. Quel que soit le grade ou le niveau que l'on atteint, répéter à l'infini les mêmes choses en prenant un air important n'a absolument aucun intérêt.
Qu'un élève découvre une pratique totalement différente en revoyant son maître après dix ans est la marque d'une pratique authentique.

On commence par prendre conscience d'une chose. Et à partir de là d'autres nous apparaissent. Lorsqu'on dit à un élève de faire un mouvement d'une certaine façon il s'agit simplement de notre compréhension du moment. Parfois un élève vous dira "Mais senseï, n'était-ce pas comme cela qu'il fallait faire?" en se référant à une façon de faire que vous avez enseignée par le passé car il y a une tendance naturelle chez beaucoup à vouloir figer les choses. Mais il faut toujours avancer. C'est un flux qui ne s'arrête jamais.
C'est tout à fait naturel de dire une chose aujourd'hui puis son contraire le lendemain si notre compréhension a évoluée. Les élèves à l'esprit obtus pensent "Senseï a dit cela donc c'est comme cela.". Ils ne savent pas voir les choses dans une perspective évolutive, de façon plus large.


Les élèves doivent-ils aussi faire évoluer la pratique?

Dans le Bujutsu on enseigne mais l'élève doit ensuite s'approprier le savoir et cela passe par le changement, les variations, les modifications. Ne pas passer par là est étrange…

Est-ce qu'il vaut mieux que les élèves suivent votre évolution en commençant leur pratique par la façon de faire que vous aviez dans le passé pour passer par les mêmes étapes, ou doivent-ils commencer par travailler comme vous le faites actuellement?
Je pense qu'il vaut mieux qu'ils étudient ce que je pratique aujourd'hui. J'affine ma pratique en même temps que ma façon d'enseigner. C'est un processus continu où l'approfondissement du Bujutsu va de pair avec ma recherche de la meilleure façon de le transmettre. La pratique martiale n'est pas un parcours figé où l'on doit passer case après case afin de pouvoir passer à l'étape suivante. De toute façon c'est un processus long où les changements ne peuvent être immédiats. Les choses sur lesquelles j'insiste au moment présent suffisent amplement à remplir le temps que les élèves peuvent consacrer à leur entraînement. (rires)
J'enseigne sans rien cacher. L'important est que les élèves intègrent l'enseignement présent et essayent de le digérer par leur propre pratique. Bien entendu il y a une question de talent individuel. Bien sûr chacun va se questionner et se demander "Ah est-ce que c'était bien comme cela?".





"La pratique passe par des étapes. Lorsque j'arriverai à épurer encore plus les mouvements superflus de ma pratique actuelle je me dirai "Mais pourquoi est-ce que je faisais ces choses inutiles."."
J'ai le sentiment que la pratique martiale n'a pas de fin. Cela ne signifie pas qu'il faille cheminer sans objectifs, mais qu'il restera toujours quelque chose à découvrir. Les maîtres qui m'inspirent le plus, Kuroda, Tamura, Kono, Hino et Akuzawa, malgré leurs différences, ont ceci en commun que leur pratique est une recherche perpétuelle et que je vois chez eux une évolution continue. Alors que certains pourraient trouver cela perturbant, décourageant, je trouve personnellement la pratique d'autant plus passionnante.

"Je ne peux pas imaginer faire la même chose de la même manière qu'il y a dix ans. Quel que soit le grade ou le niveau que l'on atteint, répéter à l'infini les mêmes choses en prenant un air important n'a absolument aucun intérêt.
Qu'un élève découvre une pratique totalement différente en revoyant son maître après dix ans est la marque d'une pratique authentique."

Lors d'une discussion Kuroda senseï me dit en substance la même chose. Il déclara: "Dans la plupart des pratiques martiales il n'y a pas de différences fondamentales entre un débutant et un haut gradé. Un hachidan fait la même chose qu'un shodan. Bien sûr il le fait mieux mais cela ne va pas plus loin.".

Voici un extrait de l'interview de Kondo Katsuyuki où il aborde le même sujet:

Votre technique continue-t-elle à évoluer?
Oh oui. Lorsque des anciens élèves que je n'ai pas vu depuis longtemps, parce qu'ils sont partis vivre à l'étranger par exemple, reviennent, ils me disent "Senseï, votre technique est différente. C'est étrange." Je les encourage alors à étudier ma manière de faire actuelle.

Est-ce qu'il s'agit d'une évolution dans l'utilisation du corps ou dans la forme technique?

Les deux. Lorsque nos sensations changent, que l'on utilise mieux les hanches, le tanren, alors le kokyu change. Tout évolue alors.
J'ai par exemple remarqué que ceux qui ont étudié avec moi avant que j'obtienne le menkyo kaïden et reviennent ont des techniques totalement différentes des élèves qui ont commencé après que je l'ai obtenu. Lorsque j'ai terminé le cycle de l'enseignement du Daïto-ryu ma compréhension a évoluée et transformé ma technique.



Kondo Katsuyuki


"On commence par prendre conscience d'une chose. Et à partir de là d'autres choses nous apparaissent. Lorsqu'on dit à un élève de faire une chose d'une certaine façon il s'agit simplement de notre compréhension du moment."
Une chose qu'un adepte comprend rapidement est qu'il n'y a rien de figé dans la pratique. S'il est nécessaire de prendre certains postulats comme base et de les considérer comme vérité pour travailler, il ne faut jamais oublier qu'ils sont étroitement liés à notre compréhension actuelle.

"Parfois un élève vous dira "Mais senseï, n'était-ce pas comme cela qu'il fallait faire?" en se référant à une façon de faire que vous avez enseignée par le passé car il y a une tendance naturelle chez beaucoup à vouloir figer les choses. Mais il faut toujours avancer. C'est un flux qui ne s'arrête jamais."
Un maître est par essence quelqu'un d'aventureux qui aura dépassé ses limites et exploré toutes les possibilités qu'il aura pu imaginer ou rencontrer sur son chemin. En revanche beaucoup d'élèves ne possèdent pas ce trait de caractère. Ils ont soif de certitudes et cherchent à être rassurés.
Le maître est une sorte d'aventurier qui a consacré sa vie au voyage. Il a généralement suivi pendant un temps un ou plusieurs guides mais a dû faire beaucoup de chemin seul. Parmi ses élèves certains tenteront la même expérience tandis que d'autres, venant pour leur loisir, ne veulent pas perdre de temps, prendre de risques. Il leur importe peu d'aller moins loin mais ils ne veulent pas d'inconnu. Ils sont à la recherche d'un voyage organisé.
Cela n'est pas un souci. Chacun vient à la pratique avec des objectifs et des moyens différents. Le seul cas où cela devient un problème est lorsqu'à la mort du maître une personne dotée de ce caractère hérite de l'école pour une raison ou une autre, la condamnant à un appauvrissement au moins temporaire. Malgré tout, si la tradition est bien établie, l'élève pourra transmettre des outils sans prix grâce auxquels un successeur de génie pourra faire revivre l'école dans toute sa richesse.




"C'est tout à fait naturel de dire une chose aujourd'hui puis son contraire le lendemain si notre compréhension a évoluée."

Lorsque j'ai commencé à écrire j'étais assez concerné par le fait que, faute d'effacer jour après jour ce que j'écrivais, certaines de mes réflexions seraient lues alors que mon opinion aurait évoluée. C'est un fait, toute trace ne témoigne que d'un instant passé. Finalement je pense que les lecteurs sont généralement conscients de cela et cela ne porte pas à conséquence jusqu'à présent.

"Les élèves à l'esprit obtus pensent "Senseï a dit cela donc c'est comme cela.". Ils ne savent pas voir les choses dans une perspective évolutive, de façon plus large."

Personne n'est à même de délimiter un territoire qu'il n'a parcouru dans sa totalité. Ainsi il est illusoire de chercher à déterminer ce qu'est tel Budo ou Bujutsu. Les fondateurs de styles ou d'écoles eux-mêmes n'ont jamais, à ma connaissance, posé les limites de leurs disciplines. Tout au plus ont-ils tracé quelques frontières qu'ils ne voulaient pas voir franchies, telles que la compétition pour les maîtres Funakoshi et Ueshiba.
Les Koryus, le Karaté, le Judo, l'Aïkido… se sont enrichis de principes, de katas, au fil du temps. Bien sûr parallèlement certaines formes et certains concepts disparaissaient. Une tradition, qu'elle soit martiale ou artistique, est quelque chose de vivant qui évolue. Aucun être ne peut la délimiter. Tout au plus dire jusqu'où il est allé…




"Dans le Bujutsu on enseigne mais l'élève doit ensuite s'approprier le savoir et cela passe par le changement, les variations, les modifications. Ne pas passer par là est étrange…"
Akuzawa senseï ne fait finalement que rappeler le processus shu ha ri que Suga senseï décrit ainsi:
"Shu, ha et ri sont trois étapes qui sont suivis par les voies traditionnelles japonaises classiques. En simplifiant on peut dire que shu correspond à l'intégration, c'est une période où l'élève travaille dans une imitation totale de son maître. Ha est la période "destructrice". L'élève travaille dans des directions parfois opposées à celle de son maître et fais le maximum d'expériences possibles afin de s'approprier ce qu'il a reçu dans l'étape précédente. Finalement le dernier stade, ri, est l'expression véritable de l'art que l'élève, devenu maître à son tour, a développé. Il est au-delà de la dualité et ne cherche ni à imiter ni à se différencier. Il est devenu son art et l'art s'exprime spontanément à travers lui."

Toutefois si je partage entièrement son point de vue, il est important de ne pas brûler d'étape et d'être conscient que la très large majorité des élèves ne dépassera jamais le stade de shu. Cela n'est pas un problème et cela n'empêche personne de jouer au football que de savoir qu'il ne sera jamais en équipe de France, ni même sans doute en division d'honneur.
Si rester à l'étape de shu est un risque, aujourd'hui il y a malheureusement surtout des personnes qui estiment avoir le niveau pour passer à la recherche personnelle bien trop tôt. Traditionnellement le maître invitait par exemple l'élève à continuer son apprentissage en allant faire un musha shugyo, voyage initiatique. A l'heure actuelle un grade un peu élevé ou un certains nombre d'années de pratique suffisent souvent pour qu'un pratiquant se sente arrivé au point où il peut explorer par lui-même, affirmer, réinterpréter voire inventer. Pourquoi pas, c'est sans doute le cas de certains. Mais je crois qu'il est important de rester guidé, même de loin, par un ou plusieurs maîtres. Et si celui-ci n'a pas donné signe qu'il était temps de passer à cette étape, cela se fait à ses risques et périls. L'un des plus importants étant de se couper d'un enseignement futur auprès de maîtres qui, malgré leurs sourires, sont souvent impitoyables et ne veulent pas perdre leur temps avec des fanfarons aux égos surdimensionnés…

"Je pense qu'il vaut mieux qu'ils étudient ce que je pratique aujourd'hui. J'affine ma pratique en même temps que ma façon d'enseigner. C'est un processus continu où l'approfondissement du Bujutsu va de pair avec ma recherche de la meilleure façon de le transmettre. La pratique martiale n'est pas un parcours figé où l'on doit passer case après case afin de pouvoir passer à l'étape suivante. De toute façon c'est un processus long où les changements ne peuvent être immédiats. Les choses sur lesquelles j'insiste au moment présent suffisent amplement à remplir le temps que les élèves peuvent consacrer à leur entraînement. (rires)"
La pratique de Kuroda senseï est, de loin, la plus précise que j'ai rencontrée jusqu'à aujourd'hui. Pourtant il me dit il y a peu qu'il ne supportait pas de voir ses anciennes vidéos ou même des photos de lui datant de six mois. Malgré son niveau phénoménal sa compréhension évolue en permanence. La forme peut varier ou ne pas varier. L'essentiel est que la compréhension ne soit pas figée, que l'approfondissement soit continu.


Kuroda Tetsuzan, NAMT07


Le travail de tous les maîtres a évolué. La simplicité, l'économie de gestes à laquelle ils arrivaient avec le temps a pu faire dire à certains de leurs élèves que leur pratique n'avait plus d'intérêt, qu'elle était altérée par la diminution de leurs capacités. Et ce put sans aucun doute être le cas. Mais il est aussi important de ne pas porter de jugements hâtifs qui ne sont que le reflet de notre propre niveau.

Il y a aussi un discours qui tend à dire qu'il faut  passer par les mêmes étapes que le maître pour arriver à un résultat similaire, et ainsi pratiquer comme il le faisait dans le passé pour arriver à son niveau actuel. C'est une opinion qui est à l'opposé de la conception de tous les maîtres avec qui j'ai abordé le sujet, et surtout, la négation de leur capacité d'enseignement.
Dans le cas de l'Aïkido, si j'étais élève d'un des premiers disciples d'Osenseï je ne verrai pas d'intérêt à me légitimer en disant que je pratique une forme datant de l'époque où le fondateur était en pleine possession de ses capacités, ou encore qu'il faut passer par cette étape pour pouvoir atteindre un haut niveau. L'Aïkido que je peux pratiquer n'est de toute façon, quelle que soit l'école, que le résultat de la compréhension de son maître et/ou fondateur. Maître dont l'accomplissement justifie à lui seul que je le suive sans avoir besoin d'autres justifications.

"J'enseigne sans rien cacher."
Comme je le disais dans le précédent entretien, Akuzawa senseï est de TOUS les maîtres que j'ai rencontrés celui qui cherche le plus à transmettre sans RIEN cacher. Ainsi, même s'il me semble aussi clair qu'à lui que tout ne peut être transmis, il aura fait gagner à ses élèves un temps précieux.

"L'important est que les élèves intègrent l'enseignement présent et essayent de le digérer par leur propre pratique. Bien entendu il y a une question de talent individuel. Bien sûr chacun va se questionner et se demander "Ah est-ce que c'était bien comme cela?"."
Le doute est nécessaire mais doit être employé à bon escient. Trop présent il paralyse. Absent il empêche de progresser.
Là encore le système shu ha ri peut nous guider. Dès lors que l'on a accordé sa confiance à un maître il convient de le suivre fidèlement durant toute la première période. Lorsque le moment de ha puis ri viendra, il conviendra d'explorer par nous-mêmes et, au besoin, de remettre en cause ce que nous avons reçu. Sans jamais oublier la loyauté qui nous lie à celui qui nous a offert l'un de ses trésors les plus précieux.

Je terminerai par cette citation que l'on attribue à Bouddha:
"Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire.".




Akuzawa senseï donnera un stage du 10 au 13 décembre à Paris et débutera pour la première fois la formation d'instructeurs de l'Aunkaï.


Photos Pierre Sivisay, Kondo Katsuyuki.


Note: Ces entretiens font partie d'une nouvelle série enregistrée. Il est possible que des erreurs se soient glissées dans mes retranscriptions mais j'ai pensé que l'intérêt des réponses dépassait le risque de mes fautes. Je prie les lecteurs de considérer ces entretiens comme des conversations rapportées qui pourront nourrir des réflexions et non comme paroles d'évangiles.


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DG 24/11/2009 17:09


Merci Léo. Interview très intéressante et dans laquelle je retrouve totalement cette citation que j'aime : "Toute certitude est par essence
contradictoire avec la philosophie de la recherche." (Merde, je radote )
Bon, je crois que je vais finalement essayer de me libérer pour ce stage...


Léo Tamaki 25/11/2009 15:11



Oh, au plaisir de te revoir au stage j'espère.

Concernant ta citation elle est toujours aussi vraie ;-)

Léo



Vincent 24/11/2009 17:03


"A l'heure actuelle un grade un peu élevé ou un certains nombre d'années de pratique suffisent souvent pour qu'un pratiquant se sente arrivé au
point où il peut explorer par lui-même, affirmer, réinterpréter voire inventer"

Hélas...

Et ça donne des gens qui se croient obligés de dire que la tradition, c'est de la daube, qu'on peut tout aussi bien inventer soi-même, parce que, eux, ils ont tout compris mieux que les
autres...

L'usage du corps tel que dans les arts martiaux internes chinois et dans les bujutsu (J'imagine...), ça ne se redécouvre pas tout seul dans son garage après avoir suivi un stage d'un week-end avec
Maître Tartenpion.

Mais, bon, suer, se conformer aux directives d'un maître, apprendre et savoir attendre, c'est sans doute au-dessus de la force de beaucoup de gens.

Très bel article, comme toujours, qui a le mérite d'attirer notre attention sur l'essentiel. Merci !

Vince.


Léo Tamaki 25/11/2009 15:10



Eh oui, tout ce qui a de la valeur (ou presque) ne s'acquiert qu'au prix d'efforts assidus et patients...

Merci pour la lecture ;-)

Léo



Jean-Claude 24/11/2009 17:02


Cher Leo,Ces séries d'entretiens avec les senseï sont tout simplement inestimables. Merci de nous en faire part, même si comme toujours la vraie compréhension
passera par le corps d'abord.
Une phrase m'a particulièrement interpellé :"Mais je crois qu'il est important de rester
guidé, même de loin, par un ou plusieurs maîtres. Et si celui-ci n'a pas donné signe qu'il était temps de passer à cette étape, cela se fait à ses risques et
périls."C'est une vérité profonde que tu énonces là et je ne cherche pas à te
flatter.'ai parfois du mal à m'expliquer pourquoi je ne suis pas pressé d'aller sur la voie de la recherche personnelle. A la suite de cet entretien, auquel je souscris totalement, je suis conforté
dans le fait de cheminer à mon rythme en gardant l'esprit ouvert et en absorbant le maximum de tous les senseï que j'ai croisé ou que je croiserai sur ma route et qui enseignent sincèrement. Grâce
à des gens comme toi, la probabilité de croiser un véritable maître devient plus importante.
Merci.


Léo Tamaki 25/11/2009 15:08



Cher Jean-Claude,

Merci pour ton très gentil message. Je suis heureux que ces entretiens fassent naître des réflexions. Bien entendu la pratique est essentielle et passe avant tout.

Pour le reste, comme on dit: " chi va piano va sano e va lontano" ;-)

Amicalement,

Léo



Eric 24/11/2009 13:52


Merci beaucoup pour ces articles passionnants et mes félicitations à Pierre pour les magnifiques photos...j'adore ! 

Je regrette beaucoup de ne pas être des votres lors du Master Class de Paris... mais bon je suis pas à plaindre !

Amitiés

Eric


Léo Tamaki 25/11/2009 15:05



Salut Eric,

Merci pour la lecture! C'est d'autant plus flatteur de savoir que cela intéresse même quelqu'un pratiquant avec lui de façon régulière ;-)

Amicalement,

Léo



Tangi 24/11/2009 09:06


Ohayo !

!!!

Tangi


Léo Tamaki 25/11/2009 15:04



;-)

Léo