Budo no Nayami

Gyaku tsuki et coups de pieds retournés en Aïkido

2 Mars 2014 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

J'ai reçu récemment ce message d'un pratiquant d'Aïkido. Il y aborde des questions qui sont trop souvent balayées d'un revers de main, mais qui me semblent pourtant légitimes.

 

"Bonsoir,

Je suis pratiquant d'aikido à … et cela fait quelques mois que je m'intéresse à votre travail, à votre recherche sur l'utilisation du corps dans la pratique, le relâchement, l'utilisation du corps dans sa globalité.

J'ai eu la chance de participer a l'un vos stage, c'était a Talence courant octobre et je dois dire que j'ai été bluffé.

D'une part car j'ai trouvé votre discours et votre pédagogie très crédibles, chose qui n'est pas toujours le cas en stage avec certains CEN, et d'une autre part car j'ai pu passer entre vos mains lors d'un exercice. C'était sur shomen uchi ikkyo ura et j'ai pu découvrir votre pratique qui pour moi est d'une finesse insondable. Lors de stages organisés par la fédération et en pratiquant avec beaucoup de partenaires je n'avais jamais ressenti cela.

J'ai donc commencé à lire vos articles, à discuter avec des amis à mon dojo qui vous suivent déjà depuis quelques temps.

Je dois dire que je me pose beaucoup de questions sur la pratique et je pense que vous êtes certainement le mieux placé pour y répondre.

Voilà, c'est une question un peu bateau mais je me demandais pourquoi en aikido nous n'utilisions pas l'intégralité de notre corps dans la pratique quotidienne.

Je m'explique, par exemple en attaque nous sommes limités et nous n'étudions pas ou peu les gyaku tsuki, coups de pied retournés ou les coups de coude.

Pourtant dans l'optimisation de notre pratique ne devrions nous pas voir toute les possibilités?

Je m'explique de nouveau, même si nous recherchons une pratique plus souple avec une utilisation différente du corps, l'aikido reste une pratique martiale qui est la synthèse d'anciennes écoles. Pourquoi alors ne voit-on pas toutes les possibilités tactiques que le corps humain est capable d'accomplir?

Ne devrions nous pas pouvoir nous adapter à n'importe quelle situation et gérer son partenaire quelque soit son action?"

 

 

Kamakura-1.jpg

Gyaku tsuki

 

 

"en attaque nous sommes limités et nous n'étudions pas ou peu les gyaku tsuki, coups de pied retournés ou les coups de coude."

 

Avant d'aborder le problème de façon générale, je vais m'attarder sur les attaques qui ont été évoquées.

 

Gyaku tsuki

Gyaku tsuki est une attaque qui est répandue dans la pratique martiale actuelle, notamment dans son versant sportif. En revanche plusieurs raisons m'amènent à penser que c'est un mouvement qui était probablement rare dans le passé.

En étudiant les katas de Karaté, on peut tout d'abord observer que si les gyakus tsukis sont évidemment présents, ils sont clairement moins nombreux que les oï tsukis, et sont normalement réalisés à la suite de blocages.

Une anecdote que m'avait racontée Jean-Pierre Vignau me fait aussi penser qu'il est possible et probable, que les gyakus tsukis aient été popularisés par les pratiquants occidentaux:

"Quand je suis arrivé au Japon j'ai été très surpris. Les japonais attaquaient oï tsuki, oï tsuki, oï tsuki. Mais ils étaient aussi très surpris par mes gyakus qu'ils n'utilisaient quasiment pas."

Lorsque Jean-Pierre Vignau est allé au Japon, cela faisait évidemment longtemps que la marche namba n'était plus la norme. Toutefois il s'agit d'une époque où le travail des katas et de leurs bunkaïs constituait encore l'essentiel de l'entraînement, même pour les pratiquants s'adonnant à la compétition. Il est alors naturel que leurs corps aient été modelés par ces répétitions continues, et utilisent spontanément le oï tsuki.

Une autre raison pour laquelle il me semble probable que le gyaku tsuki n'était pas répandu, est le fait que cela va à l'encontre de la marche homolatérale, telle que la marche namba qui était la norme au Japon à l'époque féodale.

Enfin, lorsque l'on a une arme en main, on a tendance à exposer le moins possible son corps. Ce que ne permet pas le gyaku tsuki, contrairement au oï tsuki. Dans les disciplines où l'on utilise une arme, il est donc beaucoup plus fréquent de trouver des mouvements où le corps est de trois quart ou de profil, et où l'on attaque avec le bras et le jambe du même côté.

 

Après cette brève réflexion autour des origines du gyaku tsuki et de sa place dans la pratique martiale ancienne, il convient de se demander s'il ne serait pas utile de travailler cette attaque qui est plus répandue aujourd'hui.

A titre personnel je ne fais pas travailler le gyaku tsuki lors de l'étude formelle des techniques. En revanche les élèves peuvent le faire lors du travail libre que j'inclus quasiment à chaque cours. Je ne fais pas travailler le gyaku tsuki car cela ne change pas fondamentalement la réalisation des techniques par rapport à oï tsuki, et parce que l'attaque me semble moins efficace et intéressante. A titre personnel je considère que le gyaku tsuki prend tout son intérêt en "contre", comme on le trouve dans les katas. A noter qu'en boxe aussi, les droites sont généralement précédées de jabs du gauche (pour un droitier).

 

 

jean-pierre-vigneau-2.jpg

Jean-Pierre Vignau, attaqué en oï tsuki

 

 

Coups de pieds retournés

Les coups de pieds retournés, s'ils sont populaires dans le cinéma d'action, ne font pas partie des techniques martiales fondamentales. Oui il en existe aujourd'hui des spécialistes, oui on peut trouver sur Youtube des exemples de Ko avec cette attaque. Mais il s'agit d'exceptions. Face à un adversaire déterminé et d'un niveau comparable au nôtre, un coup de pied retourné est une mauvaise idée. Je parle bien entendu ici du coup de pied qui fait suite à un pivot pour frapper un adversaire qui nous fait face. Le coup de pied arrière sur quelqu'un se trouvant derrière nous est par contre tout à fait pertinent.

Là aussi, l'absence de ces attaques dans les katas du Karaté peut nous éclairer sur le danger de ces mouvements en combat.

 

A titre personnel, si je fais travailler occasionnellement sur coups de pieds, mae geri principalement, je n'introduis jamais le travail sur coups de pieds retournés.

 

 

Coup-de-pied-retourne-.jpg

 

 

Coups de coude

Les coups de coude sont, comme les gyakus tsukis, surtout efficaces en contre. Si je ne fais pas travailler sur des attaques de coude, je porte par contre une attention particulière au contrôle du coude dans le mouvement, et cela m'a amené à porter quelques modifications à certains placements de mains.

 

Voir toutes les possibilités

"Pourtant dans l'optimisation de notre pratique ne devrions nous pas voir toute les possibilités?

Je m'explique de nouveau, même si nous recherchons une pratique plus souple avec une utilisation différente du corps, l'aikido reste une pratique martiale qui est la synthèse d'anciennes écoles. Pourquoi alors ne voit-on pas toutes les possibilités tactiques que le corps humain est capable d'accomplir?

Ne devrions nous pas pouvoir nous adapter à n'importe quelle situation et gérer son partenaire quelque soit son action?"

 

"Voir toutes les possibilités" et "nous adapter à n'importe quelle situation" sont deux choses différentes. S'il est important de viser à s'adapter à toute situation, pas plus hier qu'aujourd'hui n'était-il possible de voir toutes les possibilités. Parce que les possibilités du corps humain sont innombrables. Parce que le temps de pratique est limité.

S'il existe des méthodes modernes qui essaient de se vendre en mettant en avant leur exhaustivité, elles ne font à mon sens que mettre en avant leur ineptie. Bien sûr il est rassurant de penser que l'on sera prêt. Que si l'attaquant fait A, on fera B, que si il fait Y, on fera Z, etc… Mais ce travail de particularités n'a pas de limites et empêche de travailler sur le fond.

 

Le choix des bushis

Les guerriers du Japon féodal sont à l'origine de nombreux systèmes dont on peut aujourd'hui encore observer les traces, tant dans les écoles qui ont survécues que dans les disciplines auxquelles elles ont donné naissance, ou en étudiant les documents qu'elles ont laissées derrière elles.

Un point commun est que les systèmes, armés ou à mains nues, comptent souvent peu de formes. Quelques dizaines en général. Le répertoire était évidemment aussi loin d'être exhaustif quant aux attaques, et on observe souvent une prédominance de certaines telles que (sho)men uchi. Les samouraïs n'avaient-ils pas conscience qu'il existait d'autres formes? Bien évidemment, si.

Simplement un kata est un véhicule pour transmettre des principes. S'il permet d'intégrer certains automatismes, son but n'est en aucun cas de figer dans des réponses "réflexes". Et si un mouvement comme kote gaeshi est travaillé uniquement dans un kata de l'école sur une saisie des revers avec la main gauche, les guerriers pouvaient évidemment extraire de ce condensé de savoir les principes profonds et les travailler sur un tsuki, un shomen, etc… Toutefois il est probable que ce travail de "mise en situation" ne représentait qu'une maigre partie du temps de pratique. Le but de la pratique martiale n'est en effet pas d'étudier des techniques, mais d'apprendre à bouger. Les katas sont un des moyens d'y parvenir, utilisant des formes pour transmettre des principes. Ils nous obligent à trouver une efficacité et une liberté dans un carcan qui disparaît une fois ces objectifs atteints. Et une fois que l'on sait bouger librement, à l'extrêmen, un yokomen malgré ses spécificités, n'est rien d'autre qu'une variation d'un shomen.

 

 

KURODA 1122

Kuroda Tetsuzan, première forme à genoux du Shishin Takuma ryu Jujutsu

 

 

Le choix des attaques

Bien sûr, on peut objecter qu'avant d'être libre il y a un long chemin. J'en conviens volontiers. Il convient donc de trouver un juste milieu avec suffisamment d'attaques et de réponses variées pour couvrir les principales possibilités, sans tomber dans le travers d'une exhaustivité illusoire.

Pour cela il faut en premier lieu déterminer ses objectifs afin de définir le cadre dans lequel on souhaite travailler. En effet le travail sur gyaku tsuki par exemple, s'il ne me semble pas pertinent dans le travail que je propose, devra être approfondi pour tout compétiteur de Karaté.

 

Mes choix

 

Si je suis assez exigeant quant à leur exécution, je suis resté somme toute assez classique dans les formes que j'utilise dans mon enseignement. Je travaille avec la vingtaine de technique et la trentaine d'attaques de l'Aïkido. Le tout me semble couvrir une étendue de possibilités suffisamment vaste tout en restant concis. En comprenant les principes qui sous-tendent ces mouvements, chacun aura les outils pour explorer les variations qu'il souhaite. Le travail de yokomen pourra alors donner les bases nécessaires pour travailler sur des crochets, des shutos ou des mawashis. C'est ainsi je pense, qu'un éventail technique limité peut suffire à "nous adapter à n'importe quelle situation".

 

 

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Ueshiba Moriheï

 

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nemmi nepanepa 07/08/2015 22:03

on le fait dans la vie!

Daimon 30/04/2014 14:41


Bonjour,


 


Petit détail en lisant tout ça : le terme "main arrière" qui me gène pas mal. Je crois que "main opposée" serait plus seyant et clair.


Sur le sujet, je crois que l'aïkido est censé être un art martial d'adaptation, il n'y est jamais question d'exhaustivité.


Adaptons-nous, donc. :)

Léo Tamaki 06/05/2014 10:27



Bonjour,


 


Je ne crois pas que "main opposée" serait plus clair. Car "opposée" par rapport à quoi? Les deux mains sont opposées l'une de l'autre. En occident "main opposée" ferait sans doute penser la
plupart des pratiquants à celle qui est utilisée pour le "oï tsuki" car ils font plus facilement "gyaku tsuki". Alors que lorsque l'on fait face à quelqu'un avec une garde autre que "shizen taï",
on a obligatoirement une main à l'avant, et une à l'arrière ;-)


 


En revanche je suis tout à fait d'accord avec vous, il n'y a pas de notion d'exhaustivité, et il faut surtout apprendre à s'adapter :-)


 


Léo


 



Phil 17/04/2014 08:46


Merci la réponse.


Bien-sûr, je ne contredis rien de ce bel article, je voulais juste partager quelques pistes pour qui voudrait trouver du gyaku dans la pratique "classique" ;)


 


Bonne semaine !


 

Léo Tamaki 25/04/2014 13:20



Oh aucun soucis, c'est bien naturel :-)


 


Léo



Phil 19/03/2014 09:28


Bonjour,


Concernant des gyaku tsuki dans l'aikido (frappe de la main arrière) :


En attaque il ya kata/muna/katate... dori men uchi.

En "contre" il ya toute sortes d'atemi, par exemple aux côtes quand on entre pour shihonage ou ikkyo... Ainsi que la frappe au visage dans toutes les entrées extérieures sur gyaku hanmi
(katate dori, kata dori, yokomen uchi...)



Non ?


Bonne semaine


 

Léo Tamaki 19/03/2014 11:37



Bonjour Phil,


 


Il y a évidemment nombre de situations où peut l'on se retrouver à frapper de la main arrière, et je ne crois pas avoir avancé le contraire. La question était de savoir pourquoi one ne travaille
pas contre des ataques de type gyaku tsuki. Et si cela est possible, ce n'est pas habituel dans l'Aïkido de travailler sur ce mouvement comme attaque initiale (sinon le lecteur n'aurait
d'ailleurs probablement pas posé la question :D).


 


Léo


 



Ilari 18/03/2014 00:33


Bonsoir Léo,


à la question de savoir pourquoi on ne travaille pas les coups de pieds retournés en aïkido, la réponse est peut-etre tout simplement que ce n'est pas dans l'école.


L'aïkido est une école et il faut faire confiance à ce qu'elle enseigne, sinon pourquoi pratiquer l'aïkido ?


-La raison historique est l'origine qui est quand même beaucoup celle des armes, bien que l'aïkido ait intégré des jutsu comme une partie de l'école Yagyu parait-il. Avec un sabre il est
difficile de sortir les jambes. Il y a aussi probablement aussi un coté symbolique, il semble que frapper du pied soit assez méprisant, vu de la culture japonaise.


-De mon expérience d'aikidoka, 15 ans de tatamis, 3ième dan, et aussi d'ancien judoka et karatéka (1 saison de full contact), les coups de pieds retournés sont très dangereux, notamment parce
qu'ont ne les voit pas toujours venir et peu d'aikidokas, même gradés pourraient gérer cette situation. De plus, ca peut-etre très puissant et ca "dégomme".


-L'aïkido offre bien évidemment toute la panoplie technique nécessaire, et même très au dela, ce n'est bien sur nullement un problème de technique.


C'est simplement le problème d'avoir dépassé la technique pour intégrer les principes.


Bien sur la force externe diminue avec l'âge tandis que l'interne augmente, c'est pourquoi il est raisonnable de se mettre à l'externe très jeune.. même si les résultats sont très modestes, de
plus c'est bien meilleur pour la santé.


Les gyaku tsukis sont tout à fait efficaces, on voit des pratiques équivalentes dans le taï chi qui n'est pas réputé pour garder des pratiques sans intérêt.


-Pour la marche namba, je ne connais pas trop au dela des banalités, mais il me semble que cela avait probablement un intèrêt pour les samouraïs pour dégainer. En effet il ne faut pas être gêné
par le bras gauche. Maintenant pour quoi "le bon peuple" adoptait ausii cette marche si c'est bienle cas, je ne sais pas, c'est étrange, par mimétisme peut-être ?


Une chose est certaine en tous les cas, c'est une marche anti-naturelle, si par naturelle on entend le fait de "laisser aller". Si on laisse aller on est bien dans la marche avec le bras
synchronisé avec la jambe opposé.


D'ailleurs, sauf erreur, aucun autre peuple que le peuple japonais n'a adopté cette marche "martiale".


Sur le déséquilibre en avant, les tibétains courraient comme cela, sur des centaines de km et à vitesses tout à fait étonnantes, dans des états de transe il est vrai. C'et très bein attesté par
les 1er voyagurs étrangers par ex.


Mais la position corporelle rapportée semble proche et même encore plus proche, de façon très étonnante, de certaines positions de Kuroda, avec des hanches très tournées. Comment peut-on courrir
une 10 d'heures dans cette position..


Merci pour le blog qui est très riche et qui continue de m'apprendre beaucoup de choses.


Bonne soirée

Léo Tamaki 18/03/2014 01:01



Merci pour la lecture :-)


 


Léo


 



Fabien K 16/03/2014 12:23


Alors déjà tolérer d'autres Fabien c'est difficile mais si en plus ils peuvent parler de leur pratique avce Stevent Seagal ... Pfff ... snifff ....j'suis jaloux


Alors moi, une fois, avec Antoine S (je tais son nom complet pour ne pas faire de jaloux), et bien ... on a fait pleins d'attaques et pleins de défenses.

Léo Tamaki 16/03/2014 20:51



:D


 


Léo


 



Fabien 13/03/2014 12:47


Ces questions me ramènent à de vieux souvenirs.


Je me souvient d'un stage avec Steven Seagal. Nous avions travailler quasiment dès le début du cours sur des attaques de coups de pieds retournées (plus circulaires qu'en coup de talon) et des
enchainements de coups de poing. Les pratiquants (les fans ? ce jour là, la différence était ténu) en avait pour leur argent et cela correspondait bien aux attentes.


Le fameux enseignants américains a alors montrer comment déplacer son corps selon ces différents cas de figure. Puis, petit à petit, il a démontrer que l'on pouvait bouger de la même façon sur
les attaques codifiées de l'Aïkido et nous avons fini par ne plus pratiquer que les attaques traditionnelles, qui d'ailleurs étaient franchement rapides et puissances lorsqu'exécutées par les
élèves de Seagal. Un mauvaise esquive ou un contrôle insuffisant était vite sanctionné d'un bleu.


Nous nous sommes vite rendus compte qu'une attaque de coup de pied retourné était vite un abhération en dehors de l'effet de surprise. Si cette attaque est difficile à parer ou à bloquer, elle
est très facilement esquivable et met l'attaquant en très facheuse posture (régulièrement les 4 fers en l'air).


Je n'ai connu qu'une personne qui pratique ce genre de coup de pied efficacement. Il s'agit d'un brésilien enseignant la capoeira (art pas efficace du tout d'après beaucoup de pratiquants) du nom
de Waguinho. Sa rapidité est stupéfiante et l'esquive périlleuse. Mais il reconnaissait que c'est une qualité physique qui ne dure pas toute une vie, non plus.


Pour en revenir à Seagal et aux coups de poing. Il a d'abord démontré qu'il était efficace quelque soit les attaques. Puis nous a montré qu'il n'utilisait que l'Aïkido. Cela n'engage que lui,
mais cela m'a plutôt bien réussi, même dans les forces armées. Je ne souhaite donc pas faire le chemin inverse maintenant. j'ai passé beaucoup d'année à enrichir mon éventail technique pour
finalement me rendre compte que le fil rouge était mon corps et la façon de le faire se mouvoir. Peu importe l'art, et à mon sens le mixage martial est une erreur car s'il a des applications
sportives indéniables, il appauvrit immanquablement le côté martial (s'adapter, survivre,...), beaucoup de discipline permettent d'être efficace mais la plupart se contente d'un certain contexte,
et d'une efficacité à un certain age seulement. Je crois que c'est l'esprit de la pratique et la compréhension globale de l'utilisation du corps qui permet d'appréhender ces diverses situations
abordés ici.

Léo Tamaki 16/03/2014 09:13



Merci pour le partage de ton expérience Fabien :-)


 


Amicalement,


 


Léo


 



Fabien K 12/03/2014 18:12


Oui mais si ... 

Léo Tamaki 16/03/2014 09:11



:D


 


Léo


 



bruno 12/03/2014 15:17


Merçi pour toutes ces infos Leo,j'avoue que ça fait du bien de lire des choses claires.

Léo Tamaki 16/03/2014 09:11



Merci pour la lecture :-)


 


Léo


 



Jean Philippe 12/03/2014 13:42


Cher Léo bonjour,


Justes, justes réponses !


"S'il existe des méthodes modernes qui essaient de se vendre en mettant
en avant leur exhaustivité, elles ne font à mon sens que mettre en avant leur ineptie. Bien sûr il est rassurant de penser que l'on sera prêt. Que si l'attaquant fait A, on fera B, que si il fait
Y, on fera Z, etc… Mais ce travail de particularités n'a pas de limites et empêche de travailler sur le fond"


Plus que d'accord avec ceci, le fait d'accumuler des techniques diverses
et variés n'a jamais je pense, je parle de ce que j'ai vu et pratiqué permis de "passer" un certain cap de la pratique, certes on peut développer certaines capacités gymniques mais cela ne va pas
plus loin; l'on surcharge au lieu de s'alléger et vite la pratique devient "sèche"...j'en reste là, vous avez tout dit !


Bien à vous,


Jean Philippe

Léo Tamaki 16/03/2014 09:11



Merci Jean-Philippe. Bonne pratique!


 


Léo