Budo no Nayami

Haiku tome 1 et 2, par Eric Calatraba

17 Décembre 2012 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Littérature

Je reçois régulièrement des messages me demandant de parler de nouveaux produits, de stages, etc… Malheureusement je ne réponds pas positivement à la plupart d'entre eux. J'ai souhaité dès le départ, écrire sur tout et rien, pour mon propre plaisir, et garder une indépendance totale. Il arrive toutefois que certains de ces messages retiennent mon attention. Ce fut le cas de "Haiku", un roman d'Eric Calatraba.

 

Le mail que je reçus était des plus succincts et me parlait de la parution d'un roman, sans autre précision. En suivant certains des liens et en fouillant le net, j'ai découvert qu'une des particularités de Haiku était la pratique de l'Aïkido par plusieurs des personnages principaux.

 

J'ai au moins deux ans de lecture en retard, aussi je n'ai pas lu les deux tomes de Haiku. Toutefois les critiques que j'ai trouvées sur le net sont toutes positives. Eric Calatraba a eu la gentillesse de m'envoyer quelques extraits ayant trait à l'Aïkido.

 

Vous pouvez commander ses romans ici.

 

 

Haiku Eric Calatraba 01

 

 

Extrait 1:

 

Quand il pénétra dans le dojo, la lumière filtrait à travers les grandes baies. Les élèves étaient vêtus de kimonos blancs. Les enseignants portaient un Hakama, large pantalon noir plissé. L’ambiance était studieuse, seul le bruit des corps roulant sur le tatami emplissait l’espace.

Gilbert le vit entrer et se fit remplacer. Ce n’était pas l’usage, mais là...!

- Toi! Ici! Dans mes bras, fils ! Tu es en vacances ?

Ils n’avaient pas perdu le contact, Raphaël passait chaque fois qu’il était dans le coin. Les deux hommes rejoignirent le vestiaire pour ne pas déranger.

- Non, je suis de retour. Pour de bon.

- Oh…

Gilbert allait laisser éclater sa joie lorsqu’il perçut une ombre dans le regard de Raphaël:

... Il faudra que tu me racontes. Passe un soir quand tu voudras. Tu vas revenir travailler avec nous ?

- Oui, mais je dois prendre mes fonctions. Je ne sais pas encore à quelle sauce ils vont me manger. Je ne pourrai pas être là autant qu’autrefois.

- Bien sûr ! On s’adaptera, ne t’en fais pas.

- Je n’ai pas trop de temps, mais j'avais envie de te voir. Je viendrais vendredi soir si je le peux. On pourra discuter.

Il n’était pas si pressé, mais il ne souhaitais pas raviver ses souvenirs. Gilbert parut le deviner.

- Comme tu veux. A vendredi alors. Merde, Qu'est-ce que je suis content !

- Moi aussi. A bientôt Gilbert. Adiéou.

- Adiéou. Je te laisse. Un nouveau cours commence.

Gilbert retourna sur le tatami. Ses élèves étaient à genoux. Ils le saluèrent. Il leur rendit leur salut puis tendit la main pour désigner l’un d’entre eux qui se leva et salua de nouveau. Face aux autres, ils décortiquèrent une technique, en répétèrent le mouvement.

- Votre adversaire est bien campé sur ses deux pieds. C’est l’axe de ses appuis. Visualisez une ligne perpendiculaire à celui-ci. Poussez ou tirez en suivant cette direction: il n’a aucune résistance à cet endroit et tombera tout seul!

On aurait dit des maths : une démonstration logique avec une conclusion imparable. L’énergie, le ki, est comme l’eau. Elle passe par où c’est possible, sans forcer, en harmonie. L’aïkido se base sur la connaissance de l’équilibre et de l’anatomie. Tout l’art de l’aïkidoka consiste à retourner la force de l’adversaire contre celui-ci, les mouvements reposent sur les lois du cercle et de la spirale. Des techniques de torsion et de projection permettent de maîtriser l’adversaire.

Ces techniques, issues du savoir des samouraïs, sont redoutables d’efficacité. Pourtant, il ne s’agit pas de détruire l’adversaire, mais de se protéger. On recherche l’équilibre de l’individu, par rapport à ce qui l’entoure et par rapport à lui-même. Pas de compétitions en Aïkido, pas de course à l’égo. Le principe Aï permet de se mettre en harmonie avec l’énergie, le ki, pour suivre la voie, le do: aï-ki-do. Si on frappe un karatéka, il pare. Si on frappe ou pousse un judoka, il tire ; si on le tire il pousse, en résistance. Mais si on frappe ou pousse un aïkidoka, il s’efface en pivotant; si on le tire, il entre dans l’action de l’adversaire en la prolongeant, et en la déviant à son profit.

Attitude juste et mesurée, vigilance, droiture, respect de l’autre et pureté du geste. Tout cela avait attiré Raphaël dès ses dix ans. Il avait vite excellé, sa motivation et sa souplesse naturelle aidant. Il avait rapidement intégré l’esprit et la nature profonde de cet art.

Il était le plus jeune 7ème dan de France, et le Doshu, "Maître de la voie" japonais, était venu en personne lui décerner cette distinction.

 

 

Extrait 2:

 

On apporta une chaise au français, une quarantaine d'hommes se préparaient. Le chef de la police entra dans le gymnase, accompagné de policiers en uniformes.

- Bonjour messieurs, dans le cadre de votre formation aux situations de combat, nous vous présentons un nouveau formateur, voici le professeur Soukhov.

- Où est Svalitch ? demanda Amorov.

- Oui! Où est notre professeur ? ajouta un policier.

- Svalitch et moi avons eu un ... désaccord. Je l’ai remplacé, voilà tout.

Les policiers semblaient assez circonspects. Soukhov était un type athlétique mesurant un bon mètre quatre- Vingt. Il avait un visage carré, qu’accentuait une coupe en brosse. Il en imposait dans son kimono, autour duquel était nouée une ceinture noire ; il jeta un regard de mépris sur l’assistance.

Le chef de la police reprit :

- Comme vous le savez, la criminalité se porte bien à Vladivostok. Nous allons donc avoir de nouveaux moyens dans le Primorié Kraï ( Province maritime  de la région de l'Extrême- Orient russe, donnant sur la mer du Japon. Le Kraï couvre 164 673 km² et confine avec la Chine et la Corée du Nord ). Nouvelles armes, nouveaux véhicules, nouvelles recrues... et nouveaux instructeurs pour le combat. Mais écoutez bien: le Président de Russie nous fera l’honneur d’une visite dans trois mois. Aussi, je compte sur vous pour être prêts et lui montrer de quoi nous sommes capables. Vous n’ignorez pas qu’il est lui-même un redoutable judoka.

Son regard parcourut l’assistance, chacun eut le sentiment qu’il lui était destiné personnellement.

- L’entraînement que vous allez suivre avec monsieur Soukhov correspondra mieux avec la réalité du terrain. Dans la rue, il n’y a pas de règles, il faut vous attendre à tout.

Il afficha un drôle de sourire.

- Inutile de préciser que votre présence est obligatoire.

Ensuite, il tourna les talons et sortit.

Soukhov était accompagné d’un assistant, également ceinture noire de karaté. Un grand type, la trentaine, au visage étroit portant un bouc très fin. Soukhov annonça:

- A présent, je veux voir ce que vous valez ! Et vous allez nous le montrer, chacun à votre tour.

Une onde d'indignation se propagea dans le gymnase. L’autre professeur attendait sur le tatami, il se tourna vers un policier légèrement obèse et le salua. L’homme s’avança d’un pas peu assuré et se mit en garde, un air d’inquiétude sur le visage. L’attaque au pied Mae geri le projeta au sol et il tomba lourdement, sous le regard froid de Soukhov.

Le second adversaire se présenta spontanément face au karatéka, il connaissait mieux son sujet mais finit par prendre un coup de poing Choku zuki qui le laissa pratiquement KO, le souffle coupé. Raphaël était révolté, le type portait ses coups !

Le troisième reçut une claque sur le tympan qui le fit hurler de douleur, le quatrième partit en boitant. Sur le côté, Soukhov affichait un air supérieur. Raphaël passa nerveusement sa main sur l’arrière de son crâne. Où était l'esprit du karaté?

Plein de colère, Amorov bondit sur le tatami. Pour la première fois, l’assistant de Soukhov encaissa un coup, puis deux. Vexé, il assena un coup de pied au visage d’Amorov, Ura mawashi geri. Ce dernier tomba en arrière, sa bouche saignait.

C’en était trop.

Raphaël se contenait depuis un moment. En un instant, il enleva son pull, ses baskets et ses chaussettes. A la grande stupéfaction de l’assemblée, il monta sur le tatami. En jean et T- Shirt, il salua le karatéka, puis recula un pied, mettant les hanches de trois quart, prêt au combat.

L’homme regarda vers Soukhov, qui acquiesça d’un mouvement de la tête. Il salua rapidement, puis s’élança et le mawashi s’abattit vers Raphaël. Un coup en diagonale, frappé avec la main en sabre. Raphaël pivota en un éclair, Soto- Tenkan, main droite saisissant le bras, main gauche sur la nuque de son attaquant. Il absorba toute l’énergie de l’attaque en amenant la tête vers lui, puis il leva son bras droit et repartit vers l’avant. L’homme, déséquilibré, heurta le bras et bascula en arrière, tombant lourdement sur le dos, Shomen-Uchi    irimi- Nage.

Vexé, le karatéka se dressa comme un diable, à nouveau prêt au combat. Sur le tatami, il s’était relevé sans dommage ; sur un sol ferme, il serait resté à terre, terrassé par sa chute. Raphaël le regardait bien en face, se tenant droit. Un murmure se propagea dans l’assistance admirative.

Soukhov s’approcha, et fit reculer son assistant; celui-ci protesta, mais son maître l’interrompit d’une voix furieuse. L’homme s’effaça, la tête basse, ceux qu’il avait blessés souriaient.

Le karatéka et l’aïkidoka se saluèrent sans se quitter des yeux, Karaté VS Aïkido... un silence chargé d’électricité planait dans la salle.

Soukhov s’élança et frappa, frappa sans relâche, toute la panoplie du karatéka, mais il frappait dans le vide. Les pieds de Raphaël glissaient sur le tatami, tandis qu’il pivotait inlassablement, dans un sens puis dans l’autre, s’extrayant à chaque fois de l’attaque. Les coups se perdaient devant cet adversaire insaisissable, tournoyant sans cesse. L’assemblée était aux anges, Amorov se disait que décidément, ce français lui plaisait bien.

Les deux hommes s’arrêtèrent un moment. Soukhov se concentrait, toujours aussi combatif. Le français lui fit non de la tête, lui signifiant de laisser tomber, mais Soukhov porta son attaque, avec force, au plexus. Hiraken tsuki, phalanges en avant.

Le Sabaki consiste à déterminer une direction par rapport à l'agression, puis à faire un pas pour sortir de la ligne d’attaque.

Raphaël évita le coup en décalant sa position vers la gauche, posant la main gauche sur le bras droit de l’assaillant; ensuite il saisit et souleva son avant- Bras de la main droite puis, avançant en diagonale, effectua un mouvement de sabre de haut en bas. Privé d’appuis, soukhov fit un impressionnant soleil, que son orgueil n’oublierait jamais. Raphaël l’immobilisa d’une clé, Soukhov essaya en vain de s’en extraire. Il finit par taper du plat de la main sur le tatami. Il se rendait, l’humiliation était totale.

Les flics explosèrent de joie, certains reproduisaient les gestes de Raphaël, dans le flot de paroles russes, il perçut clairement un nom: Steven Seagal…

Furieux, il salua son adversaire, ramassa ses affaires et sortit. Que lui arrivait- Il ? Il pensa à son regard étrange dans le miroir des toilettes de l’avion. En un instant, il avait bafoué tout ce qu’on lui avait enseigné, tout ce qu’il enseignait. Il avait cédé à la colère, était entré dans un combat sans y être forcé, avait humilié deux hommes.

 

 

Extrait 3:

 

Il faisait encore nuit, lorsque les trois hommes reprirent le chemin du Sekurabe Ishi. Nakamura marchait d'un pas sûr, malgré l'obscurité, avertissant des obstacles. Ils s'inclinèrent devant le sanctuaire de Mao Son, puis arrivèrent au Kinone Mishi. La faible lumière de la lune se diluait sous l'épaisseur des cèdres. Les kamis veillaient, les racines serpentaient dans la pénombre. Raphaël crut les voir bouger. Aoki posa son paquet sur une longue pierre plate.

Dans les années vingt, les nuits sans lune, Morihei Ueshiba emmenait ses disciples là où le grand samouraï Yoshitsune s'était entraîné. Raphaël avait appris que Yoshitsune, samouraï à Kyoto auprès de l'empereur Go-Shirakawa, n'était autre qu' Ushikawa. Sa mémoire opéra un bref retour en arrière :

 

«  Kurama Yama

Tokiwa, Ushikawa... »

 

Ueshiba voulait pousser la concentration au maximum, faire monter l'adrénaline de ses disciples, mettre leurs sens en éveil. Il voulait que l'instinct prenne le pas sur la réflexion, la pratique dominant la théorie, et n'aimait guère voir ses élèves prendre des notes. Il voulait que ses élèves sentent le Kenpu, le vent du sabre.

Aussi, Raphaël ne fut pas surpris de voir que l'un des sabres était une véritable lame. Aoki tendit un bokken à Nakamura, un autre à Raphaël, et referma le linge sur la lame. Le Sensei se plaça au milieu des racines et salua Raphaël, l’invitant à le rejoindre.

Entre les racines malignes, dans la pénombre, Nakamura engagea le combat. Raphaël sentit venir le coup davantage qu’il ne le vit, et para. Les deux sabres restèrent comme aimantés une seconde, puis le Sensei pivota. Raphaël entra dans le soto-tenkan imposé par son adversaire. Mais ses gestes étaient raccourcis, il fallait éviter toute amplitude qui l’aurait déséquilibré. Il poursuivit la rotation tout en réussissant à se mettre hors de portée. Nakamura frappa à nouveau, Raphaël s’écarta de la frappe par un sabaki, puis saisit le bras armé et avança. La clé immobilisa le Sensei. Raphaël le désarma, puis se releva. Nakamura parla, Aoki fit la traduction. Mais il dut se reprendre, tant il était interloqué. Jamais depuis le départ d'Ivan, il n’avait vu pareil exploit.

- Le Sensei vous félicite : rien, cette fois, ne s’est passé comme vous l’aviez prévu !

Comme il avait raison. Ne rien prévoir. Ne présager de rien. Laisser venir les choses, et s’adapter...

- Il se réjouit que vous ayez trouvé seul la réponse. O Sensei Ueshiba l’avait découvert en vieillissant. Raccourcir le mouvement pour concentrer l’énergie. L’efficacité n’en est que plus grande.

Raphaël gardait la tête basse en écoutant. Respect et humilité.

- Maintenant, le Sensei veut vous aider à surmonter la peur.

La peur ?

Raphaël comprit quand Nakamura prit le katana, qu’il sortit lentement de l’étui. Lame parfaite, tsuka* en bois de magnolia, recouvert de peau de requin. Effectuant une fente latérale avec ses jambes, il fendit l’air en un mouvement horizontal. Une branche de cèdre tomba. Ce n’était pas un sabre d’apparat. Raphaël se souvint d’un pratiquant qui lui avait avoué avoir capitulé devant une agression, alors qu’il maîtrisait la technique pour désarmer un homme armé. La vue d’une véritable lame l’avait paralysé.

Le maître salua Raphaël, puis s’approcha. Raphaël frappa le premier. Mais son attention était restée figée sur la branche coupée nette, sur le tranchant de la lame. Nakamura aurait- Il assez de maîtrise pour ne pas le blesser ?

Le maître s’abaissa et Raphaël n’eut d’autre choix que la chute, basculant par- Dessus Nakamura. Il faillit hurler en tombant à plat sur une énorme racine et sentit la menace de la lame, qui s’arrêta à quelques centimètres de son visage. Le vent du sabre. Un vent de panique...

Non.

Surmonter sa douleur, la transcender. Ne pas avoir peur. La peur est un poison. Chercher en soi la ressource.

Raphaël se releva et reprit le combat. Concentré sur sa respiration, il oublia la douleur. Il sentit Nakamura lever le sabre, et avança à cet instant précis, un pas en avant, bokken à l’horizontale, effectuant un mouvement de coupe sur le torse du Sensei. Les premiers rayons du soleil émergeaient de derrière le Kurama Yama. Touché, le facécieux vieil homme lâcha le katana et fit mine de mourir en grimaçant, tombant à genoux. Raphaël retint son envie de rire, et recula en saluant, gardant le regard vers le sol.

Nakamura se releva en époussetant ses vêtements, puis s’approcha de Raphaël. Il lui prit la main en parlant, et y posa une feuille de papier pliée en quatre, sur laquelle il posa le dernier caillou blanc qu’il sortit de sa poche.

- Le Sensei dit que vous pouvez rentrer chez vous, que vous êtes prêt. Il vous donne le nom de l’homme que vous cherchez. Le keibu Yamagata vous attend à Kurama Dera.

Raphaël fut saisi par l’émotion.

- Faites- Lui part de ma gratitude. Aoki traduisit pour le maître, qui répondit :

- Le Sensei dit que c’est lui qui vous remercie, que vous lui avez permis de comprendre qu’il peut encore apprendre à son âge. Il dit que pour vous, tout ne fait que commencer et que maintenant, vous avez une chance contre Ivan.

Nakamura posa le katana dans son étui sur ses paumes, et le tendit à Raphaël en s'inclinant. Ensuite, il le salua avec lenteur et se retourna. Il s’éloigna tandis que le français restait incliné avec respect, serrant le sabre contre lui. Jamais un cadeau ne l'avait autant ému. Aoki salua Raphaël, et lâcha à mi-voix :

- L’esprit de Mao Son vous accompagne, Raphaël San. Good luck!

Il pressa le pas pour rejoindre le Sensei qui s'éloignait rapidement, essayant d’oublier son déchirement. Il aimait ce policier français. Il aimait Ivan. Mais il le connaissait assez pour savoir qu’il ne se rendrait pas. A présent, il savait Raphaël à la hauteur de sa tâche. Il trouverait Ivan et l’affronterait.

Raphaël jeta un regard en direction de la boule de feu écarlate émergeant à l’horizon, et entreprit la descente vers Kyoto.

*Le manche du katana

 

 

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Franck 21/12/2012 20:43


Bonsoir Léo,


 


Je me suis procuré au salon du livre cette année (dédié au Japon) "Haiku, anthologie du poème court japonais classique, anthologie du poème court japonais du XXeme siècle".


 


Pour tout t'avouer, je suis un peu hermétique à la poésie (sauf Nerval et Hugo), mais certains Haiku m'ont frappés comme des flashs...perturbant.


 


P.S. : je me suis pris également "le Dit du Ganji" (il y avait une édition illustrée sublime, mais mes finances...). Bref, un ouvrage superbe Léo.


 


Franck

Léo Tamaki 21/12/2012 21:45



Bonsoir Franck,


 


En effet, les haïkus peuvent, en quelques syllabes, avoir une puisance évocatrice très puissante.


 


Bonnes lectures ;-)


 


Léo


 



Dureisseix Jean Luc 19/12/2012 13:33


Superbe! Les extraits 2 et 3 me rappellent certains combats que j' ai livrés dans ma jeunesse lors de mes recherches!


Amitié!


Dureisseix Jean Luc


 

Léo Tamaki 19/12/2012 16:00



Ah content que ça te rappelle de bons souvenirs ;-)


 


Amicalement,


 


Léo