Budo no Nayami

Happy world, Birmanie dictature de l'absurde

23 Juin 2011 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Vidéos

Dans les médias la tyrannie de l'immédiateté chasse un événement, généralement catastrophique, pour en présenter un autre. La situation en côte d'Ivoire fut balayée par le tsunami japonais qui disparut à son tour pour faire place à la Lybie, qui elle-même s'estompa lorsqu'éclata le scandale Strauss-Kahn.

 

Il existe malheureusement des populations qui souffrent dans le monde entier, au quotidien et depuis des années, parfois des décennies. Les birmans en font partie.

 

La Birmanie "fêtera" l'année prochaine 50 années de dictature sous l'un des régimes les plus autoritaires, violents et… irrationnels du monde. Le documentaire "Happy world" présente le quotidien souvent surréaliste des birmans. Sa vision sur le site permet de profiter de liens en parallèle du visionnage pour approfondir les sujets abordés.

 

 



 

Happy world 01

 

 

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Nico 03/08/2011 11:36



Par rapport au premier commentaire... Personnellement c'est à cause d'une remarque de Léo il y a presque 20 ans lors d'une partie de jeux de rôle que j'ai découvert le sens réel
du fascisme. Et qu'ensuite de fil en aiguille, de lecture en lecture, j'ai découvert la complexité de ce monde. Se taire n'est pas la bonne solution, en parler c'est déjà faire circuler une
idée, une information. Sans ça rien n'est possible de toutes façons.



Léo Tamaki 15/08/2011 13:27



Ah tu as révélé mon passé de rôliste acharné!!! ;-) Que de bons souvenirs :D


 


Amicalement,


 


Léo


 



isabelle 28/06/2011 11:20



Merci Léo pour cette vidéo. S’il est vrai que l’information n’est pas tout, sans
elle nous ne sommes rien.


Sa libre circulation est le signe d’une démocratie effective, un luxe dont nous
avons trop peu conscience.


Bien sûr que notre capacité d’action est limitée, mais dans chacun des pays que
nous décidons délibérément d’ignorer, des gens risquent leur vie pour transmettre l’information. Malgré les risques, les menaces et les exactions dont ils sont quotidiennement victimes, ils
continuent parce qu’ils savent qu’un reportage n’est peut- être qu’une goutte d’eau dans l’océan mais que sans cela il n’y a aucun espoir de changement.


Même si l’on ne veut ou ne peut rien faire de plus, écouter les gens qui
risquent leur vie pour parler c’est respecter leur dignité et exercer la notre. Leur tourner le dos au nom de notre tranquillité d’esprit, parce que l’on ne veut connaître ni le sentiment
d’impuissance ni la culpabilité, c’est se rendre complice. Combien de fois l’ignorance a-t-elle servie d’excuse à l’inaction ? Tous les jours des
gens risquent leur vie pour invalider cette excuse, le moins que l’on puisse faire c’est respecter leur courage. S’informer et relayer l’information c’est déjà agir. Si la connaissance ne contenait
pas en elle- même un tel potentiel de changement, les gouvernements  ne déploieraient pas autant de ressources pour réduire leurs ressortissants au
silence.



Léo Tamaki 28/06/2011 19:18



Chère Isabelle,


 


Merci de rappeler ces choses qui nous paraissent sans doute si évidentes qu'on les oublie parfois...


 


Léo


 



Eric Grousilliat 28/06/2011 08:24



Merci pour ce partage et contrairement à Blutack, ce post ne m'a pas emmerdé (d'ailleurs avec Internet, il suffit de ne pas taper l'adresse d'un site pour ne pas le voir s'afficher...ah le
progrès)



Léo Tamaki 28/06/2011 19:22



Merci pour la lecture ;-)


 


Et je vois que ton séjour au Japon t'a permis de maîtriser les subtilités de l'internet :D


 


Léo


 



Daniel 27/06/2011 19:54



Sans aller jusqu'à nourrir le troll, on peut concéder à ceux qui penseraient comme l'auteur du premier commentaire, que vouloir régler à soi tout seul tous les problèmes du monde serait une
folie. Mais que vouloir tout en ignorer parce qu'on n'a pas les moyens de tout régler en est une autre, bien pire.



Léo Tamaki 28/06/2011 19:20



On ne saurait dire mieux Daniel. Merci,


 


Léo


 



ch2 26/06/2011 22:16



Bonjour Léo,


sur le même thème je te recommande l'excellente BD Chroniques birmanes de Guy Delisle, sur la vie quotidienne d'un expat (l'auteur), de sa famille, etc. avec un talent pour l'observation plein d'humour et de finesse.
D'ailleurs ses autres BD en Asie sont très bien aussi (Shenzhen, Pyongyang)


Cordialement,


Ch²



Léo Tamaki 27/06/2011 13:08



Bonjour Christophe,


 


Merci pour le lien, ça a l'air excellent.


 


Cordialement,


 


Léo


 



Daniel 24/06/2011 19:14



Ce pays asservi, où Aung San Suu Kyi a été emprisonnée pendant 20 ans pour avoir gagné les élections, et dont la junte au pouvoir a décrété qu'il s'appelait désormais Myanmar... Oui, il faut en
rire.... et ne pas les oublier.



Léo Tamaki 27/06/2011 13:38



Tout à fait, ce genre de film permet de ne pas les oublier et donne l'opportunité à ceux qui en ont la possibilité et la volonté de faire quelque chose.


 


Espérons qu'ils soient de plus en plus nombreux.


 


Léo


 



Blutack 24/06/2011 18:39



Ce n'est pas la première fois que je lis ça ?! Où veux tu en venir Léo ? Tu désapprouves l'immédiateté, tu veux l'inverse que tous les jours on se lamente sur la faim en Afrique, la Palestine, le
moyen orient, le japon, et ainsi de suite, encore et encore... Pour quoi faire ? Qu'est ce que ça t'apporte de penser à tous ça, quel rapport avec ta vie personnelle ? Quelle utilité pour tous
ces pays ? As tu contacter le président ou ton député pour leur demander ce qu'ils peuvent faire ? Crois tu pouvoir changer quelque chose même de façon minime ? Et bien fait le ! Et arrête
d'emmerder les gens qui sont déjà affairé à régler leur propre problème !


Je ne comprend pas cette lubie que certain comme toi vous avez de vouloir vous complaire dans le devoir de mémoire perpétuel. Et surtout je constate qu'il s'agit plus d'avoir de bonne pensée
envers tous ces pauvres malheureux que d'agir.



Léo Tamaki 27/06/2011 14:03



Blutack,


 


Je suis très surpris par l'intensité de ta réaction.


 


Je ne tiens en aucun cas à ce que chacun se lamente et je me suis déjà ouvert sur ce sujet dans un post sur le Japon.


 


Je crois que l'information est à la racine de l'action. Bien entendu tous ceux qui recevront l'information n'agiront pas. Certains, comme moi aujourd'hui, ne feront que la retransmettre et la
diffuser. C'est d'ailleurs par un de mes contacts sur Facebook que je l'ai découverte. Et parmi ceux qui l'auront vue, j'espère qu'une poignée agira et sera ensuite rejointe par d'autres.


La Birmanie a ouvert son pays au tourisme. Il est probable que ceux qui s'y rendent connaissent la nature du régime mais cela ne peut pas faire de mal de le rappeler et ainsi, sans doute, de les
pousser lors de leur voyage à agir en faisant par exemple en sorte que leur argent aille prioritairement aux autochtones plus qu'à la junte.


 


Je regrette de t'avoir "emmerdé" avec ce post mais ce blog est l'occasion pour moi de partager ce qui me touche. Je ne parle pas non plus de "devoir de mémoire petpétuel", simplement je me désole
simplement que des sujets, aussi importants soient-ils, en chassent d'autres, éloignant souvent les chances de les régler rapidement.


Une bonne pensée est déjà une bonne chose et je serai heureux si chacun des lecteurs en a eu une pour les birmans. Mon action est en effet insignifiante, je n'ai fait que faire passer
l'information. Il y a beaucoup de sujet pour lesquels je ne le fais pas. Dois-je le faire pour tous ou être condamné à me taire? Seul ceux qui ont une action forte voire décisive sont-ils
autorisés à parler d'un sujet? Ce n'est pas mon opinion.


 


Léo