Budo no Nayami

L'avenir de l'Aïkido, pétition pour ceux qui sont lassés de l'autoritarisme et de l'incompétence

19 Novembre 2010 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

J'ai reçu hier, 18 novembre, le message suivant:


"L'avenir de l'Aïkido

Depuis qq jours j'ai eu connaissance, en tant que secrétaire de la ligue Ile de France, d'une pétition signée par bon nombre de pratiquants s'inquiétant de ce que les deux fédérations s'apprêtent à signer concernant les modalités des futurs passages de grades. Ce courrier est l'expression de l'inquiétude de beaucoup de pratiquants et enseignants de notre région et ils m'ont demandé de diffuser ce courrier. J'ai donc souhaité en tant que simple pratiquante et sans l'accord de qui que ce soit de le porter à votre connaissance. Si vous partagez vous aussi cette inquiétude, n'hésitez pas à en informer votre siège fédéral par courrier ou courriel.

Cordialement

Anne VO VAN
Secrétariat de la ligue IDF"


Suivait le courrier qui est aujourd'hui disponible en ligne ici:


Objet : Lettre ouverte aux dirigeants des fédérations FFAAA et FFAB et au ministère des sports concernant l’avenir de l’Aïkido




"Messieurs,

 



En prévision de la prochaine réunion entre les dirigeants des deux Fédérations Françaises d'Aïkido et du Ministre, nous souhaiterions vivement réagir.

La nomination d'un médiateur, spécialiste du Karaté, nous parait inopportune, dans la mesure où nos arts martiaux respectifs ne développent que peu de points communs.

Ainsi, la perspective d'envisager nos passages de grades sur un mode de fonctionnement issu de la pratique du karaté nous semble absurde, en inadéquation avec les enseignements reçus de nos maîtres.

Tout comme l'idée de ne pas parvenir à trouver de terrain d'entente entre deux systèmes de fonctionnements si proches.

Nous vous demandons, au nom de tous les aïkidokas, de tous niveaux, de tous horizons, de faire votre possible pour que nos deux Fédérations arrivent enfin à unir leurs énergies de manière positive, afin que la qualité de notre pratique soit l'unique objectif de chacun, et le seul moteur de nos aspirations.

Par avance, nous vous remercions de l'attention que vous nous porterez.


Les signataires"


Comme je l'expliquais récemment je ne me suis jamais occupé de politique fédérale et, bien que je sois en accord avec le principe général de cette pétition, je ne comptais pas aborder le sujet. Aujourd'hui je reçus le message suivant:


"Bonjour,
 
Les pratiquants semblent concernés par ce que les fédérations sont sur le point de signer. Plusieurs d'entre vous ont soumis l'idée de mettre ce courrier en ligne sous forme d'une pétition. Voici l'url, vous pouvez maintenant vous exprimer en nombre ...
 
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2010N4000

Anne VO VAN"


Suivi de celui-ci, message transféré issu du bureau fédéral de la FFAB:


"Monsieur le Président,
 
Le bureau fédéral vient de prendre connaissance du mail ayant pour objet "Pétition" envoyé par Anne VO VAN, cette pétition prenant des positions complètement à l'opposé des décisions prises par les assemblées générales fédérales successives pour que nos deux fédérations arrivent enfin à unir leurs énergies.
 
Le bureau fédéral exige qu'un mail soit envoyé à l'ensemble des destinataires initiaux infirmant la proposition de signer une telle pétition.
 
Le bureau considère que cette pétition est antifédérale et fragilise d'autant les travaux engagés et l'avenir de notre fédération au moment de la disparition de notre Maître.
 
Cette situation sera évoquée durant ce week-end.
 
Cordialement
 
Le Bureau Fédéral"


On croit marcher sur la tête à la lecture d'un tel message. Chaque licencié a le droit le plus élémentaire de signer et faire circuler une pétition. Il est une évidence pour chacun que nous sommes à nouveau dans une impasse et faire part de son mécontentement est naturel.

"cette pétition prenant des positions complètement à l'opposé des décisions prises par les assemblées générales fédérales successives pour que nos deux fédérations arrivent enfin à unir leurs énergies"
Il n'est pas de décision prise par le passé qui ne puisse être rediscutée et la situation dans laquelle sont pris en otages les pratiquants est justement le résultat "des décisions prises par les assemblées générales fédérales successives". On croit aussi rêver lorsqu'on lit que ces décisions ont été prises "pour que nos deux fédérations arrivent enfin à unir leurs énergies".

"Le bureau fédéral exige qu'un mail soit envoyé à l'ensemble des destinataires initiaux infirmant la proposition de signer une telle pétition."
"Exige" que l'on infirme la proposition de signer une telle pétition. Mais d'où sort donc cette attitude autoritaire inadmissible de ceux qui sont censés représenter les adhérents de la Fédération? Je crois qu'il est temps que les dirigeants de tous bords prennent conscience du mécontentement GENERAL des pratiquants d'Aïkido, indépendamment de leurs courants, groupes et fédérations. Et ce n'est pas en essayant d'étouffer les voix discordantes que l'on règle les problèmes. Si cette attitude prévaut lors des négociations je ne peux pas être surpris de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

"Le bureau considère que cette pétition est antifédérale et fragilise d'autant les travaux engagés et l'avenir de notre fédération au moment de la disparition de notre Maître."
Lorsque l'on connaît la teneur des travaux engagés et les scénarios proposés (voir ci-dessous) il y a de quoi pleurer. D'autant qu'en interne c'est en réalité la panique totale et que personne ne se réjouit des solutions qui semblent devoir se mettre en place.

Je passe sur l'accusation de trahir la mémoire de Tamura senseï alors que chacun a à cœur de ne pas laisser filtrer ses positions sur le sujet qui étaient bien connues de nombre de ses proches. Ses actions ou plus encore absences d'actions parlent d'elles-mêmes!

 

 

Tamura Nobuyoshi 77

Tamura Nobuyoshi senseï

(photo Paul Muller)

 

 

"Cette situation sera évoquée durant ce week-end."
Et une petite menace voilée pour la fin à l'attention du président de la ligue Ile de France qui est à l'heure actuelle en route pour l'assemblée générale de la FFAB. Pas de raison de changer les traditions.


Je n'apprécie pas le système français de réglementation de la pratique martiale avec les fédérations, brevets fédéraux, d'état, etc… Malgré tout ce système peut fonctionner de façon supportable lorsqu'il est dirigé par des pratiquants ouverts, responsables et capables. La situation actuelle semble prouver que ce n'est pas le cas. C'est pourquoi, bien que la pétition ne soit pas rédigée de la façon exacte dont je l'aurai sans doute souhaité mais parce qu'elle est un signal d'alarme nécessaire et urgent:

 


J'invite tous les pratiquants fatigués des blocages et des luttes de pouvoir à aller signer la pétition.


A moins de vouloir continuer ce cirque et de se réjouir des propositions engagées:


Réunion au Ministère des sports
5 novembre 2010 – 15 heures

Présents :
Pour le Ministère : Jean Pierre Bouchout, inspecteur général, Sabine Bouchet et Vincent Bihet.
FFKAMA : Francis Didier, Président
FFAAA : Maxime Delhomme, Président et Paul Lagarrigue Vice-président
FFAB : Pierre Grimaldi, Président et Michel Gilet Vice-président
JP Bouchout : L’Administration a une obligation de résultat dans la délivrance des grades et diplômes. Tout sera fait pour y parvenir. Il souhaite une démarche partenariale. En cas d’échec, la CSDGE Aïkido serait intégrée dans la CSDGE Karaté !
Analyse de F. Didier :
Ce qui ne va pas dans le règlement CSDGE actuel :
- 2 co-présidents
- pas de DTN
- examens organisés dans les ligues par des élus et pas par la CSDGE
- pas de programme d’examen, pas de notation,
- qualification des juges floue ou insuffisante
Les élus des 2 fédérations gèrent les grades, la CSDGE n’est pas indépendante.
Proposition de F. Didier :
- CSDGE portée à 14 membres
- 1 président unique avec voix prépondérante, 1 DTN, (+1 arbitre)
- Pour les 1er et 2ème dan dans les ligues : un responsable régional des grades (RRG) et un secrétaire régional des grades, nommés tous deux par la CSDGE. Le RRG est un manager, pas un juge
- Examens organisés par les présidents de Ligues
- Les juges sont désignés par le RRG pour chaque examen à partir d’une liste de 12 ou 14 juges, fournie par chaque fédé. Les juges sont répartis en 3 tables de 3 juges à chacune
- Programme avec 6 épreuves notées chacune sur 10
- Chaque table n’est pas informée de la notation des tables voisines
- Chaque partie d’examen avec la moyenne reste acquise
- Des stages préalables permettent d’obtenir jusqu’à 3 points. Stages animés par experts ou professeurs de la Ligue mais validés par le RRG
- Le RRG a un cahier des charges précis. S’il ne le respecte pas, il est démis par la CSDGE
- Pour les 3èmedan, même schéma avec un Responsable interrégional des grades (RIG) nommé par la CSDGE. Ce RIG choisit les juges et fait valider son choix par la CSDGE.
- Les RRG et RIG reçoivent une formation : Comment gérer les examens, comment noter et harmoniser les notes, comment gérer les conflits …etc.
- Les diplômes sont signés par le Président de la CSDGE et sont la seule preuve de la validité du grade.

F Didier, indique que ce schéma doit être précisé sur de nombreux points avant de rédiger le nouveau règlement.
Aucune question sur cette méthode de travail
Analyse des différents points :
JP Bouchout : Les membres de la CSDGE doivent être indépendants des fédérations. S’ils manquent à leur indépendance, ils seront démis.
S’étonne qu’il n’y ait pas de programme pour les examens. Il faut un « référentiel » c’est fondamental y compris pour les hauts grades
Michel Gilet : Il faut que le président de la CSDGE soit extérieur ou sinon une présidence tournante.
JP Bouchout : Il faut trouver le président et composer la commission avec lui. Les fédérations proposeraient 5 noms pour que 3 soient retenus. Le président doit être déconnecté des fédérations.
Pierre Grimaldi : on fait un règlement sans tenir compte du fait qu’il y a 2 fédérations. Je ne suis pas d’accord, il faut une présidence tournante.
JP Bouchout : le DTN sera nommé par le ministre.
P. Lagarrigue : A quoi sert-il ?
JP Bouchout : à représenter la technique.
P.Lagarrigue : l’actuelle CSDGE est composée de 12 membres, tous entre 5ème et 7ème dan.
M. Delhomme : Quel sera le budget pour la formation ? L’UFA n’est plus financée par la FFAB et le Ministère ne donne aucune subvention. La formation sera portée par quelle instance ?
P. Grimaldi : « je ne signerai un règlement que si les 2 fédérations sont séparées.
La formation doit être séparée. Notre liberté doit être assurée à tous les étages.
Au niveau des ligues le président fait tout le travail et n’a aucun pouvoir. Il faut 2 responsables des grades dans chaque ligue.
Je ne veux pas venir à une réunion où on va faire un règlement pour une fédération.
Le problème majeur, c’est le oui et le non (pour les jugements aux examens) et la parité. »
M. Delhomme : Je suis d’accord pour suivre la méthode de F. Didier et pour lui fournir toute information qui pourra lui être utile.
Je demande la transparence dans ce domaine, c'est-à-dire que tous les échanges écrits avec F. Didier émanant d’une fédération doivent être transmis en copie à l’autre.
JP Bouchout : Laissez F. Didier dérouler sa mission pour qu’il fasse une proposition détaillée. D’accord ensuite pour la transparence souhaitée par M. Delhomme
Il récapitule les points à préciser :
- Le président (qui ?)
- L’arbitrage (interne ou externe à la CSDGE ? Un représentant de la CFAM ?)
- Le DTN (quelle utilité et qui ?)
- Le financement de la CSDGE
- Le « portage » et le financement de la formation
Il indique que le ministère va rédiger des fiches techniques sur les deux derniers sujets pour arriver à un « modèle économique »
* *
P. Lagarrigue : « En ma qualité de co-président de la CSDGE (étonnement des 3 représentants du ministère qui ignorent manifestement qui préside la CSDGE Aïkido) je voudrais évoquer la situation actuelle des pratiquants qui ont passé leur examen et dont
les grades ne sont pas validés. J’ai demandé la réunion de la CSDGE et la FFAB a conditionné cette réunion à la présence d’un représentant du Ministère» (approbation de la FFAB) La FFAB vous a demandé par écrit de participer à cette Commission. Il semble qu’il n’y ait eu aucune réponse (S. Bouchet recherche fébrilement dans son dossier et ne trouve rien). Que peut-on faire ? »
JP Bouchout : (agacé) C’est votre responsabilité ! C’est à vous seul de la réunir !
M. Delhomme : Le droit permet en effet à un co-président de convoquer la Commission.
P. Grimaldi : Il ne peut pas convoquer la commission tout seul !
JP Bouchout : « quand on aura établi le nouveau règlement, il faudra réunir la CSDGE actuelle pour lui demander de se saborder » (comprend qui peut !)
P. Lagarrigue : Et en attendant ???
JP Bouchout : ………. (Pas de réponse)
P. Lagarrigue : Pouvez-vous me dire pourquoi il y a 2 fédérations agréées ?
S. Bouchet : C’est légal
P. Lagarrigue : Cela ne répond pas à ma question. Je demande : pourquoi !
S. Bouchet : On ne pouvait pas juridiquement faire autrement….
P. Lagarrigue : Pourquoi avoir exigé en 2003 une fusion des fédérations pour la fin 2008 et être revenu sur cette position ?
JP Bouchout : (très agacé) « la fusion n’est plus un sujet ! »
M. Delhomme souligne alors que le ministère nous a donné une orientation précise et ferme en 2003 et est revenu sur celle-ci en 2008, sans motif, et que la FFAB a signé un règlement en 2003 et l’a contesté aussitôt après.
Il en conclut qu’il n’est pas aisé de discuter avec des interlocuteurs qui n’ont « pas de parole »
P. Grimaldi considère ces derniers mots comme une insulte personnelle et menace violemment de s’en prendre physiquement à M. Delhomme.
Celui-ci demande à JP Bouchout d’intervenir.
JP Bouchout reste silencieux.
M. Delhomme se lève et quitte la réunion (Il est 17h20)
P. Lagarrigue le suit après avoir rappelé que la FFAAA est d’accord pour accompagner F. Didier dans sa mission, jusqu’au bout.
Paul LAGARRIGUE
6 novembre 2010


Sur ce je retourne à la préparation du Taïkaï et de la NAMT que j'ai quittées à contre-cœur pour donner mon sentiment sur cette affaire déplorable. J'en profite pour dire adieu au 5ème dan fédéral :-))))))))))))))))))))

 


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Guillaume 02/12/2012 15:37


Coucou heureux de voir qu'on est pas seul à en avoir ras le bol ! Je tiens ouvert depuis plusieurs année un groupe sur facebook à ce sujet. Plus on sera nombreux plus on sera légitime ! Y'en à
mare de l'autocratie déguisé en démocratie. Déffendre l'aikido de sensei oui ! refuser les adérants de l'autre fédé dans les stages ffab non ! Ne plus reconnaitre des stages validant FFAAA pour
les passages non !


Super de faire cette démarche ! Plus on sera nombreux plus on aura du poid.

Léo Tamaki 03/12/2012 09:31



Bon courage ;-)


 


Léo


 



lls 10/03/2011 19:00



Il semble qu'en France, nombreux soient ceux qui ne sont pas d'accord avec le système de fédération et leur mode de fonctionnement et c'est ne bonne nouvelle. À la lecture de tous ces messages,
je me demande pourquoi vous n'en sortez simplement pas. Ne pouvez-vous pas juste quitter vos misérables fédérations pour continuer à pratiquer l'aïkido sans contraintes administratives et sans
pressions politiques? Ne pouvez-vous pas simplement vous lier avec un dojo japonais ou même rester indépendant? Est-il vraiment nécessaire de créer de gigantesques fédérations?



Léo Tamaki 11/03/2011 00:43



Il semble en effet que de plus en plus nombreux soient les pratiquants et enseignant qui ne se reconnaissent plus dans un système dont ils ne comprennent pas es rouages et ne perçoivent pas les
avantages.


 


Peut-on toutefois vivre en autarcie? C'est "toléré" actuellement mais cela deviendra difficile si une union voit le jour. L'énergie dépensée à lutter contre l'AUTRE grand rival se redirigera
alors vers les petits indépendants. C'est un processus qui a déjà eu lieu en Judo et Karaté...


 


Le système français est tel que beaucoup qui voudraient vivre indépendamment y renoncent pour l'instant.


 


Léo


 



LAUGIE 07/02/2011 11:02



J'ai appris ce We par Michel Gillet  que notre politique  depuis 2008 est de réserver  nos stages portant label officiel de la FFAB uniquement aux titulaires de notre 
licence. Le saviez  vous?


Qulle harmonie espérer de la grand efamille de l'Aikido!


Cordialement. Philippe



Léo Tamaki 07/02/2011 14:31



Je la savais ainsi que malheureusement de nombreuses autres choses du même acabit :'-(


 


Cordialement,


 


Léo


 



jonathan 08/01/2011 15:56



salutations,


je suis éffaré! Partisant de la démocratie participative, j'ai toujours refuser malgrès certains de mes engagements prenants à faire rentrer la politique dans les dojos. Mais force est de
constater qu'une force semble devoir être nécessaire. Je ne répèterai pas les sobriquets que certains attributs à Grimaldi ou d'autres, mais le non respect des pratiquants est plus
qu'autoritaire. Refuse leur prise en compte est équivalent à des méthodes dictatoriale, mais semble-t-il cela est de mode...Nommer par le biais du ministre un DTN est tout simplement insultant et
stupide. Sensei Tamura aurait-il pu être nommer par David Douillet?


Je me rappelle ce poème d 'O'sensei :


"Aiki! une voie si difficile à comprendre et pourtant aussi simple que le cours naturel du ciel"


L'harmonie est pourtant si simple et à porter de main...


 


Merci à toi Léo de permettre au moins ici aux débats d'avancé.



Léo Tamaki 10/01/2011 08:18



Bonjour,


 


La situation est en effet triste.


 


Je ne sais pas si l'harmonie est simple mais je crois qu'elle doit être notre objectif.


 


Merci pour la participation au "débat".


 


Léo


 



kriss 05/01/2011 18:20



Bonjour à tous.


 


Désolé de prendre un peu de place, je n’ai pas pour habitude de réagir a tout ce qui est écris, mais disons que je me sens un peu visé par le mail de Frédéric
VERNET, puisqu’il fait directement référence au mien.


Je ne suis pas la personne qui se plait a transmettre vos écrits à Maître Alain Peyrache.


Premièrement je n’en vois pas l’utilité, ensuite ce que tu penses de l’EPA-ISTA te concerne.


Tu as certainement en partie raison il y des élèves bons et d’autres peut être médiocres mais cela je crois n’est pas propre a l’ISTA.


Bref tous ça pour dire que, si ce que tu as écrits a eu pour conséquences des petits problèmes et bien désolé pour toi, continue dans ta voie et fait ce qui te
sembles juste pour toi et ne t‘inquiète pas des qu’en dira t’ont.


 


Moi je te souhaite une bonne continuation et une bonne pratique dans le chemin que tu as choisi.


 


Amicalement Kriss un pratiquant de L’EPA-ISTA.     ;.))


 


Ps : au plaisir de se rencontre sur un tatami et de pratiquer ensemble dans la joie et la bonne humeur.


 


Et Bonne Année 2011 à toutes et tous.


 


Et encore merci Léo pour ton blog




Léo Tamaki 05/01/2011 23:40



Merci pour cette mise au point.


 


Bonne année et merci pour la lecture ;-)


 


Léo


 



Frédéric VERNET 06/12/2010 23:29



Commentaire qui fait suite à mon précédent...


En effet, tout le monde se connait et il semble que mon précedent commentaire me créer des problèmes que j'assume pleinement.


L'expression " un maître un dojo" que je lis plus haut est le slogan de l'ISTA d'Alain Peyrache ....


Pour clarifier mes propos, je précise que je respecte profondémment le positionnement et la personne d'Alain Peyrache. Cependant, et je le répète...des élèves médiocres brandissent l'étendart de
l'école.. et ces mêmes élèves seront là demain .....


Je ne continue pas plus à pourrir ce post, mais puisque des lecteurs transmettent les messages du Blog de Léo Tamaki directement à Alain Peyrache, je me dois d'être plus clair:


Je quitte l'EPA-ISTA non pas à cause de son fondateur mais de ses élèves qui seront la relève de demain ...


Pour infos il suffit de consulter mon site www.aikido-traditionnel.net en cours de fermeture pour avoir mes coordonnés. Adressez vous à moi directement et je vous inviterai à me rencontrer ...
mais pas dans un dojo ...tout propre .. tout beau ...


Bon, sur ces belles paroles médiocres je clos cette discussion.


 


 



Léo Tamaki 07/12/2010 00:43



Bonjour Frédéric,


 


Je regrette que ton commentaire t'ai occasionné des problèmes.


 


En effet au-delà du choix du système se pose toujours le problème des petits chefs que l'on retrouve partout. Il semble que cela soit à la source de tes problèmes.


 


Bonne continuation sur la voie ;-)


 


Léo


 



Christian 03/12/2010 16:04



J'ai pratiqué longtemps hors fédération et à l'étranger, n'allez pas croire que l'herbe est plus verte ailleurs. Lorsqu'il y a de nombreux groupes indépendants la concurence est accrue, ça
entraine une sorte d'inflation des diplômes (pour avoir "plus" que le groupe concurent etc.) et une dérive marketing. On le constate déjà en France avec des groupes cités ici-même et qui
cherchent à exploiter honteusement les problèmes des autres.


Attention donc à ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Voulons nous d'un aïkido privatisé et commercial ? N'y a-t'il pas assez de division comme ça pour risquer d'en rajouter d'autres ? Pour
critiquer il faut aussi savoir aprécier ce que l'on a à sa juste valeur. Quel groupe peut se targuer de réunir autant de pratiquant que nos fédérations ?



Léo Tamaki 03/12/2010 23:55



Comme je l'évoquais je n'ai malheureusement pas de solutions à proposer.


 


Je connais en effet les problèmes qui peuvent se poser ailleurs mais je note tout de même que malgré des dérives mineures (que nous n'arrivons pas à éviter non plus en France) le système ne
fonctionne pas plus mal aux Etats-Unis ou au Japon. Je suis prêt à accepter certaines contraintes si les avantages en sont clairs et nets. Cela semble être de moins en moins le cas...


 


Par ailleurs à titre personnel je ne considère pas que la quantité soit un signe de succès lorsque la qualité de pratique proposée n'est pas au rendez-vous. Sinon nous ne pourrions que féliciter
les dirigeants du Judo hors je crains que leurs actions de popularisation et vulgarisation n'ait fortement appauvri leur discipline.


 


Il ne fait aucun doute que les fédés peuvent avoir ne action positive. Il s'agit juste de mesurer si celle-ci est supérieure aux effets néfastes.


 


Léo


 



tevs 01/12/2010 10:58



Bonjour,
Je voulais juste vous assuré que partout c’est pareil. Pendant ma pratique en Bulgarie à la fin des années 90, je n’étais qu’une adolescente mais je me rendais bien comptes des tentions présent
dés que quelqu’un des « dirigeants » se pointait. On devait tous se tenir au carreau et être très obéissants lorsqu’ils nous inviter au tatami. C‘est que plus tard que j’ai réalisé que les «
dirigeants » c’était des représentants de la « mafia » qui s’emparait de tous les secteurs qui remporté. C’est un peu difficile à résumer en quelques mots « la distribution des ressources » comme
on dit dans l’économie (ou plutôt l’emparement) à la fin du régime communiste. Et non ce n’est pas temporelle car la même personne qui me faisait peur, qui continu à diriger la même fédération
bulgare.
D’âpres les blogs que je continu à lire les tentions sont semblable entre les 2 fédérations bulgares également.
Il y a un point positif commun entre les 2 pays c’est que les aikidokas s’investissent surtout dans la pratique et pas dans les luttes politiques.
Je sais que le début de mon commentaire n’est très lie au sujet principale, mais je me suis rappelé la situation et je me suis dis qu’ici au moins les disputes ne dépassent pas le cadre des
réunions et que les personnes impliqué ne craignent pas pour leurs vie.
Voila il y a quand même du positif. J.
Bonne journée à tous ceux que s’intéresse que à l’aikido et qui ne veulent pas se prendre la tête avec la politique. Oui je sais c’est non-civique, mais parfois il faut l’être pour pouvoir
profiter des belles choses dans la vie.
Merci Leo de nous donner la possibilité de nous exprimer.



Léo Tamaki 01/12/2010 11:02



Bonjour Tevs,


 


Merci pour votre message. Nous n'en sommes en effet pas encore au point que vous décrivez bien heureusement et je crois que la vie de personne n'est en danger en raison des luttes qui opposent
els fédérations en France.


 


Merci de nous donner l'occasion de prendre un peu de recul ;-)


 


Léo


 



SERIO JEAN-MARC 27/11/2010 23:24



 


Bonsoir,

Hélas, nous allons revenir 60 années en arrière et cela est bien triste.


Le décès de Tamura
Sensei supprime toutes les barrières morales qui retenaient
 certain.
Nous allons vers un éclatement des fédérations, car un passage en force du gouvernement
va conduire inexorablement  de nombreux dojos à  se tourner vers des fédérations indépendantes.

Depuis 1951 l’état essaie de définir l’AÏKIDO, comme un sport de compétition, avec
des règles  et des principes qui ne peuvent nous être appliqués. La philosophie de l’Aïkido ne peut être comprise par une instance étatique, qui par
nature est trop rigide, et ne pense que par centralisation et règlement uniformisé, pour preuve l’accaparement  par l’état Français du grade
« Dan » qui ne peut être reconnu que s’il est délivré par une fédération ce qui est une absurdité dans le Budo.

Peut être qu’un regroupement  d’Aïkidokas  indépendants sous forme d’une structure associative
de professeurs, sans président, ni bureau, mais seulement animée par la volonté de transmettre
l’Aïkido, pourrait influer sur les fédérations et les obliger à s’entendre, sinon une autre
voie pourrait être suivie ? Cela mérite réflexion, car nous sommes, aujourd’hui,  à un nouveau virage de l’Aïkido Français, essayons de ne pas prendre une mauvaise direction !


Je pense qu’il est temps de s’insurger contre tous ces égos surdimensionnés, et cela n’est qu’une litote, qui ne pensent qu‘au pouvoir, ne  remettent  jamais en question  leur pratique, quand ils
pratiquent ! Où est l’Aïkido d’O Sensei dans tous cela ? O sensei, Maître Tamura, Maître Saito et bien d’autres doivent être tristes du devenir de notre Aïkido en France.


Cordialement


Mr  SERIO Jean-Marchttp://itaaf.free.fr


 



Léo Tamaki 01/12/2010 10:46



Bonjour,


 


Il est vrai que la mort de Tamura senseï a donné lieu à des comportements surprenants et qu'aujourd'hui qu'il n'est plus là beaucoup parlent en son nom à tort et à travers.


 


Il est probable en effet que beaucoup de dojos forment ou se tournent vers des écoles indépendantes car ils sont lassés de l'incompétence des dirigeants. Je serai bien en peine de dire si cela
est une bonne chose ou pas. Cela dit je vous rejoins lorsque vous dites que l'Aïkido ne peut être compris par une instance étatique.


 


La prochaine échéance est le 5 décembre. Nous en saurons après plus sur l'avenir qui se prépare et chacun sera alors à même de prendre les décisions qu'il estime justes. Un large mouvement n'est
pas à exclure si les décisions sont trop contraires aux valeurs que portent les pratiquants.


 


Cordialement,


 


Léo


 



kriss 26/11/2010 18:24



Bonjour à tous,


Merci Léo pour ton courage et ton engagement dans le domaine de l'aïkido.


Je ne pratique cet art que depuis 4 ans, et je ne fais pas partie de ces 2 grandes fédérations.


Non pas par choix délibérer de ma part mais tout simplement parce que la porte du dojo que j’ai poussée n’est pas affiliée à ces fédérations. J’ai trouvé ce que je
cherchais avec le maître de ce lieu.


Ma première réaction a la mort de Tamura Senseï fut bien sur de la tristesse parce que notre art venait de perdre un grand maître et une figure emblématique, et que
je n’aurais plus aucune chance de le voir bouger, exprimer sa conception de ce que son maître lui avait transmis.


Rapidement je me suis dit qu’il n’allait pas falloir beaucoup de temps avant que la « guerre » des fédérations s’enclenchent (J’aurais sincèrement aimé
avoir tord, mais cela semblait si évident).


Mais j’avoue que pour moi il y a des choses totalement invraisemblables dans le fonctionnement de l’aïkido en France. Des fédérations désirant formaliser un art, un
passage de grade devant des professeurs qui ne vous connaissent pas, qui n’ont donc aucune idée de votre progression, etc.


Si je ne m’abuse les japonais ne fonctionnent pas ainsi.


Pour moi le seul qui est a même de vous juger et de vous donner des grades est votre Senseï ou éventuellement le Senseï de votre Senseï. Alors bien sur cela non plus
n’est pas parfait mais finalement vous représentez votre maître son Dojo.


Pour moi ce qui me semble le plus sain est donc « un Maître un Dojo ».Je pense être quelqu’un d’ouvert et qui aime pratiquer partager le plaisir que
procure cet art avec tout le monde, je ne fais pas cas des fédérations et de luttes de pouvoirs.


 Mais là, c’est vraiment très gros, que ces « apparatchiks » qui s’accrochent a leurs petits pouvoirs soient prés à dénaturé l’art
d’Osenseï. C’est bien la preuve que les dans font peut être d’eux des experts techniques mais certainement pas des maîtres.


Amicalement, bonne pratique à tous et encore merci a toi Léo.


 




Léo Tamaki 01/12/2010 10:36



Bonjour,


 


En fait la plupart d'entre nous sont comme toi. Ils vont dans un dojo et apprennent après qu'ils font partie de tel groupe ou telle fédération. C'est alors que l'on se dit "ouf heureusement que
je suis tombé dans la bonne" :D


 


Concernant les guerres de fédération en fait je crois qu'elles n'ont pas vraiment été avivées par la mort de Tamura senseï car l'affrontement sur le sujet particulier des passages de grades
notamment avait débuté bien avant. En revanche d'autres problèmes sont apparus qui ne font pas encore la "une" mais qui risquent de donner lieu à des changements en profondeur. C'est inévitable
et sans doute même souhaitable.


 


Concernant l'utilité d'une fédération, les invraisemblances que cela entraîne, etc... beaucoup partagent votre point de vue, moi le premier.


 


Bonne pratique et merci pour la lecture,


 


Léo