Budo no Nayami

Message (officiel?) de Patrick Loterman pour la KIIA, réponse personnelle de Léo Tamaki

8 Avril 2013 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

J'ai reçu ce matin un message écrit au nom de la KIIA. Ce message a été envoyé délibérément sur le blog en commentaire public, aussi j'y réponds publiquement.

 

 

Cher monsieur,

 

Votre message est insultant et mesquin à tant de niveaux que, je vous l'avoue, il m'a littéralement fait rire.

 

"Mandaté par la KIIA (kinomichi instructors international association), je suis chargé de vous faire part de l’étonnement de tous les instructeurs (à ce jour 101) de n’avoir pas été contacté pour cet hommage que vous allez rendre à notre Maitre Masamichi Noro le samedi 18 mai 2013."

 

Je suis heureux de faire l'objet de tant d'attention. 101 dites-vous, quel beau chiffre. Un peu maigre pourrait-on souligner, mais je suis certain que ce n'est pas par manque d'initiatives diverses de la KIIA, mais par souci de qualité.

101 enseignants ont donc été étonnés et ont souhaité que vous les représentiez. Suivant tous mon blog quotidiennement, ils ont dans un élan commun pris, qui leurs plumes, qui leurs claviers, pour s'indigner auprès de votre direction. J'en prends note.

Je vous avoue que je suis surpris que cette démarche si officielle n'ait pas été réalisée par Mr Hubert Thomas qui a déjà laissé plusieurs commentaires sur le blog, mais sans doute a-t-il réalisé que cela risquerait de le mettre en posture délicate. C'est donc vous, passionaria de la KIIA, qui avez été mandaté.

 

"Le seul à vos yeux capable de le représenter et qui figure dans votre programme est Takeharu Noro qui n’a jamais été l’élève de son père mais de ses disciples dont le plus ancien additionne cinquante années de compagnonnage et pour les moins anciens dont je fais partie trente quatre années."

 

Ah, nous rentrons dans le vif du sujet. Je vous invite à ne pas essayer de deviner mes intentions. Nous ne nous connaissons pas, et j'ai la prétention de dire que ce n'est pas à la lecture de quelques posts que vous pouvez comprendre le fond de ma pensée. Donc non, Noro Takeharu n'est en aucun cas le seul à pouvoir représenter le Kinomichi. Mais c'est celui que j'ai choisi.

 

Takeharu a-t-il été élève de son père? A mes yeux oui. Permettez-moi toutefois de vous préciser que, cela n'aurait-il pas été le cas, qu'il n'en aurait pas été moins qualifié à mes yeux. Car s'il était nécessaire d'avoir été élève du Fondateur d'une discipline pour la représenter, alors les démonstrations d'Aïkido seraient comptées.

Takeharu a-t-il suivi des cours avec son père. C'est ce que l'on m'a dit, et je n'ai aucune raison de remettre cela en doute. Mais cela n'est même pas au cœur de la question pour moi. On dit qu'un élève apprend à devenir, être le maître qu'il suit. C'est le principe des uchi-deshis qui, comme Noro senseï, ne recevaient pas d'entraînement particulier, même s'ils pouvaient être occasionnellement les partenaires du maître lors de ses recherches. En revanche ils apprenaient au contact quotidien ce qu'était réellement un budoka. C'est ce qu'ont appris les maîtres Tamura, Noro, Yamada, Saotome et leurs compagnons. Auprès de maître Ueshiba ils ont appris la valeur de la discrétion, l'élégance, l'importance de vivre chaque instant intensément, de répandre la joie. Ce sont des qualités qu'incarnait maître Noro, des qualités qui me semblent présentes chez Takeharu, mais qui apparraissent totalement absentes de votre démarche et votre courrier.

 

"Takeharu Noro ne peut se prévaloir que de trois ou quatre années de pratique et si nous lui reconnaissons une certaine habileté et du sérieux dans son engagement il est très loin d’être le meilleur représentant ou porte parole de l’art de son père à moins de considérer que génétiquement il puisse avoir acquis de l’expérience."

 

Permettez-moi, comme vous reconnaissez à Takeharu une certaine habileté en Kinomichi, de reconnaître en vous un talent dans l'insulte voilée, le dénigrement en quelques mots. C'est remarquable, un talent trop souvent utile en société.

Il y aurait donc un "meilleur représentant" du Kinomichi. J'ai hâte de la connaître. N'oubliez pas de m'envoyer ses coordonnées que j'aille observer cet adepte admirable. Qu'est le Kinomichi? Après les heures passées en compagnie de Noro senseï, l'image que je m'en suis faite est celle d'une discipline amenant l'homme à grandir, s'élever, se libérer. La technique y est un outil mais en aucun cas un but. Faisant un parallèle avec le zen, j'ai la conviction que ses résultats peuvent être très rapides pour certains, tandis que pour d'autres acrobates du zazen, ils ne seront jamais au rendez-vous.

 

"Sachez que certains de nos instructeurs étaient déjà élèves d’aikido dans les années soixante auprès de notre maître, qu’ils sont les témoins par leur pratique du cheminement et de la recherche ayant abouti au kinomichi. Leur fidélité étonnante devrait imposer à d’autres que vous avez choisis d’inviter et se prévalant d’une certaine proximité un minimum de réserve ou de silence."

 

C'est impressionnant, et j'en suis heureux pour eux. Je suppose qu'en parlant des "autres que (j'ai) choisis d'inviter", vous pensez à Daniel Toutain et Raymond Bisch? N'ayant pas peur de les mentionner voyons, vos insultes sont transparentes, assumez-les.

J'ai, MOI, demandé à messieurs Toutain et Bisch d'être présents, car je les apprécie, tant sur le plan humain que technique. Parce qu'ils ont eu une proximité que peu ont eu avec maître Noro. Parce qu'ils représentent une période de la vie de ce maître d'exception, et que ce sont des instantanés de plusieurs périodes que je souhaitais présenter au public. Ne leur conseillez pas le silence car ils font honneur au maître qu'ils n'ont jamais cessé de révérer même si leurs parcours les en ont éloignés, tandis que vous qui avez gravité si longtemps dans son ombre, ne faites que le déshonorer par votre misérable courrier.

 

"Selon Maitre Masamichi Noro le respect des anciens est la pierre angulaire et le fondement de son enseignement. Il est regrettable qu’à peine un mois après son décès on lui rende hommage en enfreignant une des règles principales de son éthique qu’il n’a cessé année après année de nous dispenser. Nous pouvons vous assurer que Maitre Masamichi Noro aurait été offensé qu’une initiative telle que la votre se réalise sans que ses plus fidèles disciples et amis en soit en premier lieu averti : son exigence du protocole était légendaire."

 

Ah, faire parler les morts, quel exercice à la mode actuellement. Rejoignez la FFAB, vous y trouverez actuellement plus d'adeptes de cette pratique qu'à la FFAAA. Quoique je sois persuadé que ce soit surtout l'occasion qui fasse le larron.

Vous insinuez donc que je n'ai pas le respect des anciens. Question de point de vue je suppose. J'ai toujours eu à cœur de recueillir les paroles des maîtres d'exception dont je croisais le chemin. Pour mon bénéfice personnel bien entendu, mais aussi pour celui des pratiquants qui, en lisant leurs réflexions, ont ainsi matière à nourrir les leurs. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai fait la connaissance de Noro senseï.

Je ne vous permets pas de dire que maître Noro aurait été offensé par ma démarche. Ne parlez pas en son nom pour essayer de culpabiliser qui que ce soit. J'ai déjà, il y a deux ans, organisé une soirée en son hommage. Il était là et a assisté avec bienveillance à tous les préparatifs. Sa santé déclinante et une hospitalisation l'ont empêché d'être physiquement présent ce soir-là, mais il avait plus qu'acté la présence de son fils, il l'avait encouragé et rassuré. Et JAMAIS il n'a paru offensé que je ne contacte pas la KIIA. C'est à cette époque Odyle et Takeharu qui m'ont demandé d'ouvrir la démonstration à d'autres qui auraient eu plaisir à célébrer leur maître. Je l'ai fait avec plaisir à cette occasion. Occasion pour laquelle je ne reçu d'ailleurs aucune réclamation sur le fait que x ou y n'ait pas été averti en premier, mais de nombreux remerciements des enseignants présents. Cette année j'ai fait le choix de limiter les intervenants car si la soirée est dédiée à Noro senseï, elle ne tourne pas uniquement autour de lui. C'est un choix personnel que j'assume pleinement. Sans doute l'affiche vous a-t-elle induit en erreur, et là, je peux parfaitement le comprendre. J'ai beaucoup hésité car nous étions au départ parti sur une autre communication. Simplement j'aurai trouvé inélégant de simplement mentionner le nom de Noro senseï dans un coin de l'affiche.

Quant à son exigence du protocole, elle était variable. Maître Noro avait une intelligence du cœur, un charisme hors du commun, et une personnalité unique. Ces qualités lui permettaient de dynamiter les règles lorsqu'il le souhaitait, et il m'a confié de nombreuses anecdotes hilarantes à ce sujet.

Permettez-moi à mon tour de supposer ce qu'auraient pu être ses pensées à la lecture de votre courrier. Dégoût et mépris.

Dégoût de voir une occasion de célébrer un maître souillée par des pensées mesquines.

Choc de voir que son fils n'est pas jugé digne de représenter le Kinomichi alors qu'il l'en avait lui-même estimé capable.

Mépris de voir qu'une telle démarche, (si elle avait dénotée une véritable surprise et non pas une amertume de ne pas être sur l'affiche), n'ait pas eu lieu en privé.

 

Puisque vous semblez si attaché au protocole, laissez-moi vous dire à quel point votre démarche va à l'encontre total de la culture de votre maître. Lorsque le fondateur d'une école décède, il est commun que ses élèves se réunissent et soutiennent les descendants qui prennent sa suite. Ils ne sont pas toujours les plus brillants techniquement, mais ils représentent bien plus qu'une habileté, un esprit. Si vous avez à cœur de suivre la tradition, vous vous réunirez avec les enseignants de la KIIA pour soutenir le fils de votre maître, et le nourrir de vos conseils et enseignements. Avec humilité, dans l'ombre, et sans chercher à occuper le haut de l'affiche. Lui permettant de progresser, vous renforcerez le Kinomichi.

 

J'ai non seulement entendu mais ENREGISTRE Noro senseï inviter son fils à aller pratiquer avec Asaï senseï. Ce qu'il fait depuis le début de cette année. C'est lui que j'aurai invité si je voulais avoir le "meilleur" représentant du travail de maître Noro. C'est mon avis subjectif. L'agenda d'un tel maître étant bloqué sur des saisons entières, ce n'était évidemment pas possible compte tenu des délais.

 

Takeharu n'est pas encore un maître. Il n'appartient qu'à lui de le devenir. Mais il a des qualités qui peuvent lui laisser espérer une telle évolution. Je pense à son charisme, son élégance, et son humilité. Je vous invite à lire cette anecdote dont j'ai été témoin. Non Takeharu n'a pas besoin de mettre en avant un nom, une proximité ou des années de pratique. Lorsqu'il présente le Kinomichi il en démontre l'essence, joie, ouverture, simplicité. De grands adeptes ne s'y sont pas trompés qui m'ont parlé de lui en termes flatteurs.

Takeharu a vécu toute sa vie auprès de maître Noro. Il a en outre passé un temps phénoménal avec lui ces dernières années, car il était le seul enfant disposant de beaucoup de temps pour s'occuper de son père. Maître Noro ne pouvait plus se concentrer sur la technique, mais l'essentiel a été transmis. Quelque chose à côté duquel vous semblez être passé malgré vos décennies de pratique.

 

"Nous tenons à vous remercier de l’intérêt que vous témoignez pour la création de notre maître et sommes touchés par votre démarche. Pour vous parler du kinomichi , de sa genèse, de son futur et pour répondre à votre curiosité sincère nous sommes tous à votre disposition . L’association KIIA a été créée pour garantir (entre autre) la pérennité de l’esprit du kinomichi et garantir le respect de ses principes moraux : elle a été voulue par Maitre Masamichi Noro : ne pas la respecter revient à ne pas respecter Maitre Masamichi Noro."

 

N'essayez pas, je vous le disais, de pénétrer mes pensées. Si j'ai le plus grand respect pour le Kinomichi, ce n'est pas une voie qui m'intéresse aujourd'hui. J'étais passionné par maître Noro, son parcours, sa vie. Et si je n'ai jamais été son élève, je peux vous assurer qu'il est un de mes maîtres.

Si les groupes et organisations sont inévitables, je ne leur porte aucun intérêt. Maître Noro m'a répété à plusieurs reprises à quel point il était allergique aux règlements et autres fédérations, même s'il était obligé de s'en accommoder. S'il ne fait aucun doute qu'il avait de l'affection pour certains de ses élèves, mon opinion est qu'il n'avait aucun attachement à quelque organisation que ce soit.

 

En conclusion je trouve votre démarche méprisable, et n'attend ni ne souhaite aucune réponse de vous. Je vous invite toutefois à vous excuser auprès de Noro Takeharu, Daniel Toutain et Raymond Bisch que vous avez souhaité insulter publiquement.

 

"En attendant votre réponse, soyez assuré de toute notre sympathie.

 

Patrick Loterman pour la KIIA"

 

Je ne vous salue pas.

 

Léo Tamaki, en mon nom propre

 

 

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NOWAK Géraldine 28/09/2015 21:48

Bonsoir Léo,

Piotr a laissé une page internet ouverte... (une fois de plus ;) et me voilà à nouveau en train de lire un de tes articles.
J'aime beaucoup ta plume! Elle pourrait vraiment servir de base pour un cours d'argumentation! hé hé
Ce que j'ai apprécié dans cette réponse, c'est la sérénité et la prise de distance de ta réponse. Aucune inimitié, aucune haine ou rancune ne semblent transparaitre. Juste le mépris et la distance. Zen...
J'espère arriver à trouver cette zenattitude... en tous les cas, bizarrement, c'est le calme et la sérénité que j'ai trouvés à la lecture de ce post!
Me voilà toute pleine d'énergie... pour aller préparer mes cours.. de français ;)
Merci pour ce moment...
A bientôt, sûrement... sur les tatamis belges peut-être...

Léo Tamaki 29/09/2015 13:58

Bonjour Géraldine,

Merci pour ton très gentil message. Et très perspicace. Tu as parfaitement décelé mon état d'esprit à ce moment ;-)

Au plaisir de repratiquer avec toi !

Léo

L. 07/06/2013 15:37


Hum... Ca rappelle des souvenirs ce genre de truc...


En tous les cas, la réactions des 101 et de leur porte-parole me fait plus penser à Iznogoud... Lui aussi c'était un "représentant officiel"...





 


Un peu de lâcher-prise ne leur ferait pas de mal. MAis quand on se cherche une légitimité rien de tel que de se proclamer "Gardien du Temple"...

Groenveldt 10/05/2013 21:00


Juste pour te dire que ton blog est une vrai mine d'or et une source intarissable d'inspiration pour moi. Je m'enrichi continuellement.


À Très bientôt

Léo Tamaki 13/05/2013 03:48



Merci pour la lecture ;-)


 


A bientôt,


 


Léo


 



Emmanuelle 22/04/2013 19:15


Bonsoir Léo,


arfff que c'est vilain la jalousie! C'est tellement décevant quelquefois quand on place les arts martiaux à un très haut niveau de constater que certains de leur représentants avilissent l'esprit
de ces arts séculaires par des propos aussi ...mesquins oui et très fourbes! Mais c'est la tristesse qui l'emporte!!!!


Ils sont justes jaloux Léo:-))) C'est tout petit, mais je crois bien que c'est cela:-)))) Si parfois j'ai pu penser que tu étais un "jeune loup de l'Aikido":-), tu es brillant et passionné, et
question respect, je pense que nombreux sont ceux qui devraient en prendre de la graine...Alors, tu n'as certes pas besoin de moi pour le faire mais tant pis, je vais jouer les grandes
sages-oups-: Continue sur ta voie Léo. L'agressivité que certains peuvent te manifester met à jour leur jalousie à ton égard. "Les gens n'aiment pas quand les autres sont trop libres":-))) (la
rose pourpre). Et quant à Raymond Bisch, oui, c'est quelqu'un de très bien, vraiment.


Plein de courage et d'énergie pour ta jolie nuit des arts martaiux


Emmanuelle


 


 


 

Léo Tamaki 23/04/2013 09:09



Bonjour Emmanuelle,


 


Oui, il reste nombre de pratiquants pour qui l'étiquette et le respect des traditions ne reste qu'un vain mot. C'est regrettable.


 


Jeune loup ;-) Combien de temps encore va-t-on m'appeler jeune? Je crains de rentrer bientôt dans la catégorie des "vieux", renards ou autre :D


 


Raymond Bisch est en effet quelqu'un qui vaut la peine d'être connu. Un passionné qui travaille sans faire de bruit mais avec passion.


 


Léo


 



Yann 21/04/2013 19:45


Cher Léo,


Finalement, cette histoire a quelque chose de flippant. Je me suis imaginé atteindre un niveau me permettant d'enseigner, de prendre des responsabilités autres que celle de pratiquant un peu
passif (que j'ai aujourd'hui). Je me suis dit que je ne serai peut être pas à l'abris de sortir ce genre de connerie. Je ne veux pas être ce genre de budoka.


Quel rappel, quel mise en garde. Merci pour le (mauvais) exemple; je saurai m'en souvenir.


 

Léo Tamaki 21/04/2013 20:02



Ah oui, il est certain que ce n'est pas le genre d'action qui grandit celui qui la commet :(


 


Léo


 



Gwennaëlle 21/04/2013 17:23


Tu as fait une faute dans ta réponse. C'est TAMURA et pas Tamura. Tu vas encore te faire enguirlander à cause d eton manque de respect.

Bon ok je sors. Pas la peine de répondre je suis seulement en mode vipère.


 

Léo Tamaki 21/04/2013 20:01



;-)


 


Léo


 



grégory 21/04/2013 02:34


Il m'avait échappé que la soirée était en l'honneur de la KIIA.


Aurais-je commis une faute en dédiant un cours à notre dojo, à la mémoire de Noro Sensei , sans y inviter, ou au moins demander son autorisation à Mr Loterman .


Bref , quel dommage que ce manque d'élégance s'étale en public , alors qu'avec respect , diligence , discrétion et réel désir de rendre hommage à l'homme qui leur a surement tant apporté , les
choses auraient pu , peut-être se passer autrement .


Venant d'un élève dont le maitre avait maitrisé la force d'un sourire , c'est étonnant .


En tout cas , ne laissons pas cette anecdote sans importance (car coupée à la racine ) , obscurcir ce qui sera une magnifique soirée d'hommage , rendue à cet homme hors norme , sans qui beaucoup
d'entre nous , n'aurions pu découvrir l'art que lui avait transmis son maitre .


En espérant pouvoir m'y joindre , si nos amis de la capitale nous laissent quelques places à vendre sur le net , à nous pauvres provinciaux 


Bon courage pour tout le travail qui s'annonce ces prochaines semaines , et à bientôt .


 

Léo Tamaki 21/04/2013 08:59



Ah quelle faute Gregory, ne sais-tu pas que Mr Loterman et ses comparses sont les gardiens de la mémoire de Noro senseï? Quelle manque de savoir vivre! Et le protocole! Et la tradition! ;-)


 


Enfin, effectivement, laissons ce message nauséabond retomber dans la fange.


 


Au plaisir de te revoir.


 


Amicalement,


 


Léo


 



Emmanuel 20/04/2013 21:39


Bonjour Léo,


Malheureusement l'histoire se répète de la même façon losqu'un Maître décède, c'est tout à fait le "syndrome du disciple" (voir les 8 pièges d'illusion d'Henry) dont il est question ici... C'est
tout à fait désolant et ta réaction est tout à fait légitime... mais bon, un peu de compassion pour les "malades".


Continue ton travail, tu est une merveilleuse source d'inspiration


 

Léo Tamaki 20/04/2013 23:31



Bonsoir Manu,


 


Il est vrai que le message n'a absolument pas éveillé ma compassion. Matière à réflexion sans aucun doute ;-)


 


Au plaisir de te revoir.


 


Amicalement,


 


Léo


 



pelissier 20/04/2013 21:30


Cher Léo bonsoir !


Comme disait Maître Audiard "les cons ça osent tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît!"Que dire...toujours la même histoire qui se répète "j'étais à coté du roi, n'en suis je un maintenant",
un point sur Takeharu que vous n'avez pas abordé est son humour très fin, n'est ce pas ? Le Kinomichi est un Budo dés plus intéressant (je ne le pratique pas que cela soit clair) et avec Takeharu
son devenir est en bonne main, certes il est jeune et alors ! Au contraire cette jeunesse est sa force car non seulement celle-ci lui permet une projection d'avenir mais de fait il a cette rare
alliance de mémoire et de fraîcheur.


Maintenant je pense et crois que beaucoup dont ces 101 (ça ressemble à une triade cette nomination) se croient, se sentent protégés à travers leurs écrans et claviers, peut être serait il bon de
remettre au gout du jour une sorte de duel, de confrontation qui aprés tout font partis de l'histoire du Budo et pas seulement au Japon, en France aussi cela est arrivé dans beaucoup de Dojo...


Bien à vous et n'oublions pas,


la caravane passe les chiens aboient.


Jean philippe

Léo Tamaki 20/04/2013 23:34



Cher Jean-Philippe,


 


J'adore cette citation d'Audiard, si simple et si vraie.


 


Oui, toujours la même histoire... Malheureusement ceux qui n'attiraient pas la lumière du vivant du maître, n'ont sans doute pas vocation à être au premier plan. Et alors, quel est le problème?
L'important n'est-il pas le cheminement personnel, au-delà de la reconnaissance des autres?


 


Ah tenir ce genre de discours derrière un clavier est en effet bien confortable :-)


 


Amicalement,


 


Léo


 



Vincent 20/04/2013 21:01





Comme c’est fascinant de se réclamer “adepte” d’un grand maître comme Noro et manifester autant d’aspects si négatifs de sa personnalité en quelques paragraphes. J'ai noté :
complexe de supériorité, égo surdimensionné, envie, orgueil, mépris de l’autre, insulte… j’ai arrêté de compter à son 4e paragraphe.


Tu as été bien sympa de prendre sur ton temps pour lui répondre aussi longuement. Mais je suppose que la mise au point était nécessaire. En tout cas j’adore ta répartie - ça soulager ! ;) 


J'espère à très vite !

Léo Tamaki 20/04/2013 23:29



En effet le message est stupéfiant. Et comme tu l'as compris, la mise au point était nécessaire, sous peine de voir cette rumeur nauséabonde enfler.


 


A très vite j'espère ;-)


 


Amicalement,


 


Léo