Budo no Nayami

Patrick Edlinger, le seigneur des rocs nous a quitté

16 Novembre 2012 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Patrick Edlinger. Au son de ce nom tous ceux qui ont connu les années 80 voient un jeune homme aux muscles fins, longs cheveux blonds noués retenus par un bandeau rouge, suspendu par un bras au dessus du vide.

 

 

Patrick Edlinger 2

 

 

Patrick Edlinger nous a quitté à l'âge de 52 ans. Bien que retiré des compétitions et du haut niveau après une chute de dix-huit mètres, il est aujourd'hui encore LA star de l'escalade pour le grand public.

 

 

Patrick Edlinger 01

 

 

Débutant l'escalade dans son enfance, Edlinger connaîtra une notoriété fulgurante grâce au film "La vie au bout des doigts". Ce court-métrage qui fera découvrir cette discipline méconnue au grand public fera de lui le sportif préféré des français du jour au lendemain. Le voici en intégralité:

 

 

 

 

Je me souviens encore d'avoir vu ce film sur Antenne 2. Un dimanche après-midi je crois. Je ne l'avais pas revu depuis mon enfance mais il m'est revenu en mémoire dès les premières images. Edlinger était un magnifique athlète et les images de son entraînement, des tractions avec un petit doigt au grand écart sont impressionnantes. La souplesse, la puissance, l'endurance et la concentration dont il fait preuve sont éblouissantes.

 

 

Patrick Edlinger 4

 

 

Il y a aujourd'hui de nombreux films plus spectaculaires, notamment grâce aux progrès des moyens techniques. Mais rien ne remplacera "La vie au bout des doigts" et le message simple et désintéressé de Patrick Edlinger.

 

"L'intérêt c'est d'être esthétique. D'être le plus harmonieux possible."

 

"On n'a rien de plus que les autres. On a une passion, on la travaille, mais on est tout à fait normaux."

 

"Tu as une prise de conscience des plaisirs simples qui suffisent très bien pour pouvoir vivre."

 

 

Patrick Edlinger 3

 

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Franck 19/11/2012 15:41


Bonjour,


Une icône de mon adolescence s'en est allée...cette façon qu'il avait de faire corps avec la falaise...oui, une esthétique liée à une éfficacité redoutable. Ce qui est troublant, c'est que
son physique n'était pas si impressionnant que cela...mais une souplesse, une technique et surtout une énergie...un grand Monsieur.


Mince...lorsque je l'ai appris, j'en ai été  très ému...


Espérons que là où il se trouve dorénavant, il est déjà en train de préparer sa nouvelle course...


R.I.P. Monsieur Edlinger.


Franck

Lilian 19/11/2012 00:07


Bonsoir,


Ce qui m'a surpris tient dans ces phrases que vous avez rédigées :


"Je me souviens encore d'avoir vu ce film sur Antenne 2. Un dimanche après-midi je crois. Je ne l'avais pas revu depuis
mon enfance mais il m'est revenu en mémoire dès les premières images."


J'ai ressenti exactement la même chose en septembre dernier, quand, à peu près à la même heure du soir, j'ai eu
(bizarrement) le besoin de revoir ce reportage qui m'avait tant marqué dans mon enfance.


En revanche, mes souvenirs sont moins exacts que je ne le pensais. Il ne devait pas s'agir de la première diffusion, qui
a eu lieu un soir, d'après un hommage que je viens de lire dans la presse en ligne. Et je devais avoir moins de 11 ans, car les arts martiaux m'étaient encore inconnus. Pourtant, déjà, j'avais
été surpris par son caractère félin et la puissance élégante que dégageait cet homme. Et je m'étais alors mis à rêver de devenir capable de telles prouesses et de posséder un physique semblable
au sien. Ce n'est pas tout à fait le cas ;)


C'est aussi le sentiment de liberté ultime  et de communion profonde avec la nature qui m'avaient frappé, même si
j'étais bien incapable d'exprimer ainsi mes émotions à cette époque-là. Mais comme "tout" m'est revenu à l'identique, j'ai pu l'analyser de façon rétrospective.


Grâce, puissance, esthétique, le tout condensé dans des minutes suspendues dans le temps, quand effectivement, la Vie ne
tient même pas à un fil.


Tout l'enjeu était bien là : être capable de remettre sa Vie à son corps et à sa volonté. Une seule faille, une
dysharmonie, et la Vie le quittait.


Pas de corde, pas de ceinture, pas de faux-semblant. C'était un moment de vérité, en somme.


Pardon d'être si bavard...



Léo Tamaki 19/11/2012 00:11



Bonsoir,


 


Oh je comprends mieux. Et je me retrouve aussi dans votre description de ce moment.


On se croit unique mais il arrive que beaucoup ressentent des choses similaires au même moment. Et je trouve que cela ne leur enlève rien ;-)


 


Merci pour le témoignage,


 


Léo


 



Lilian 18/11/2012 23:37


Bonsoir,


Je vous adresse tout d'abord mes sincères félicitations pour votre blog et les informations qui le parsèment.


Au sujet de Patrick Edlinger, je suis très surpris de votre commentaire.


Je confirme avoir le souvenir de l'avoir regardé sur antenne 2, un dimanche. Il me semble que c'était lors de vacances scolaires... A peu près âgé de 11 ou 12 ans, je me souviens avoir été
fasciné.


Ces images m'ont marqué profondément...Or, le hasard a voulu que le souvenir de cet homme me revienne brusquement en septembre dernier, il y a donc peu de temps. Une petite recherche sur internet
m'a mené vers wikipedia où j'ai appris qu'il avait eu un accident grave il y a plusieurs années. Et cette recherche s'est prolongée sur youtube avec la "Vie au bout des doigts" : dès les
premières images, j'ai été immédiatement propulsé dans le passé. j'ai ressenti les mêmes émotions que dans mon enfance et j'ai été capté par le reportage. Magique...


A mon tour, j'adresse mes remerciements à cet artiste pour ce qu'il nous a apporté.

Léo Tamaki 18/11/2012 23:53



Bonjour,


 


Merci pour la lecture ;-)


 


Oh? Qu'est-ce qui vous a surpris dans mon commentaire?


 


Léo


 



Greg 18/11/2012 22:49


Merci Léo pour ce blog très éclectique que je prends toujours plaisir à lire.

Léo Tamaki 18/11/2012 23:51



Merci pour la lecture Greg. Je prends toujours plaisir à l'écrire ;-)


 


Léo


 



Fabien 18/11/2012 02:30


Les articles sur la blancheur des hakamas sont plus gais (d'ailleurs quelle lessive utilises-tu ?).


Là c'est une nouvelle bien triste et qui me touche davantage que je ne l'aurai cru. Je réalise qu'il m'avait vraiment marqué. Mais bon, même si on ne connait pas l'histoire de sa vie on connait
toujours la fin ...

Léo Tamaki 18/11/2012 23:42



Ah les hakamas font plus polémiques il est vrai ;-)


Pour la lessive je varie :D


 


Je crois qu'Edlinger avait touché un très grand nombre de personnes. Ce n'est pas quelque chose de donné à beaucoup de monde, surtout lorsque l'image est positive.


 


Léo