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Il y a longtemps que je voulais écrire quelques lignes sur Tanguy pour dire le bien que je pensais de sa pratique et évoquer l'amitié que je lui porte. Assis face à mon ordinateur les souvenirs affluaient et pourtant j'ai découvert que j'étais incapable de dire quand je l'avais connu ni à quelle occasion…

 

 

TANGUY-LE-VOURCH 0063

Tanguy Le Vourch et Kuroda Tesuzan

 

 

Un pratiquant discret
Certaines choses nous frappent par leur force et nous marquent à jamais, et je me souviens ainsi de mes premières rencontres avec tous les maîtres. Dans le cas d'un ami et malgré la place qu'il peut occuper cela est bien plus rare.

Tanguy est le fils de Jean-Yves Le Vourch qui fut l'un des proches de Tamura senseï. C'est d'ailleurs probablement lui qui me le présenta un jour au détour d'un stage qu'ils organisaient ou auquel ils participaient. Tanguy aurait pu comme tant d'autres "fils de" se donner un air important. Nul doute que je me serai alors souvenu de lui. Il n'en fut rien. Il me sourit probablement avant de s'effacer discrètement comme à son habitude. Tanguy est un pratiquant discret et humble, des qualités que j'apprécie d'autant plus que je ne les possède pas.

 

 

Tanguy Le Vourch 01

Tanguy au dojo d'Abe Seïseki

(photo Solenne Lavergne)

 

 

Une recherche partagée
Les années passant j'ai régulièrement côtoyé Tanguy lors de stages avec Tamura senseï puis Kuroda senseï lorsqu'il rejoint le Shinbukan sous les conseils de son père. Il intégra ensuite la formation instructeurs de l'Aunkaï dont il est aujourd'hui un des piliers.

Aujourd'hui Tanguy fait partie du groupe de jeunes pratiquants de haut niveau avec qui j'apprécie particulièrement de travailler. Des adeptes venant d'horizons différents qui partagent une passion pour la pratique martiale et dont la recherche va au-delà des barrières superficielles que tant cherchent à ériger.

 

 

Akuzawa décembre 09 16

Avec Tanguy durant une formation instructeur de l'Aunkaï

 

 

Misogi dojo
Tanguy dispense son enseignement au Misogi dojo à Brest. Il y enseigne entre autres l'Aïkido et l'Aunkaï.

 

 

Masters tour
Cet été Tanguy faisait partie du groupe de pratiquants enthousiastes qui m'ont accompagnés au Japon pour le Masters tour. Prolongeant son séjour il a passé quatre semaines pour s'entraîner intensivement sous la direction des maîtres Kuroda, Akuzawa, Kono, Hino, etc…

 

 

Tanguy Le Vourch 02

Tanguy pratiquant l'Aunkaï

(photo Yann Goffin)

 

 

C'est véritablement cet été que j'ai appris à connaître Tanguy. La sueur versée aux entrainements, les visites et les nuits blanches partagées n'ont fait que confirmer l'inclinaison que j'avais pour lui. J'invite tous les pratiquants passionnés à le suivre et à aller le rencontrer dès que l'occasion se présente.

 

 

Tanguy Le Vourch 03Thibaut Chatry et Tanguy Le Vourch, entre pratique et nuits blanches ;-)

(photo Yann Goffin)

 


Tanguy Le Vourch 07Kono Yoshinori et Tanguy qui avait posé une question concernant les différentes escrimes

(photo Solenne Lavergne)

 



Par Léo Tamaki - Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 00:01
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Commentaires

;-))))))))))))))

Commentaire n°1 posté par Yann Goffin le 18/10/2010 à 08h14

;-)

 

Léo

 

Réponse de Léo Tamaki le 20/10/2010 à 00h41

Oooh Thibaut et Tanguy vont encore m'en vouloir pour ce doublé à Shinjuku !!

Commentaire n°2 posté par Yann le 18/10/2010 à 08h37

Merci pour ce cliché qui restera dans les annales de ce Masters tour :D

 

Léo

 

Réponse de Léo Tamaki le 20/10/2010 à 00h42

CCDR !

( coucou de retour !)

Je partage le sentimentle concernant, d'un  adepte discret et peu enclin à l'épanchement.(Un certain Mr J. C. est bcp plus à l'opposé, très bavard, hihi)

 Tanguy semble concentré sur sa pratique et il est parfois déstabilisant de ne pas avoir plus de trois ou quatre mots en réponse à un ressenti ou une forme de travail. Au début je me suis demandé si j'avais sorti une grosse connerie ou si je l'embêtait.... ;-))

Je ne le connais pas bien , mais je pense que Tanguy est appliqué et que si n'etre  point volubile  est un de ses traits de personnalité, il a aussi le sens de la compagnie  agréable et parfois (sobrement) déjantée (si si , une vraie danseuse berbère ! XD).

à découvrir,

Tangi

 

Commentaire n°3 posté par Spiral le 18/10/2010 à 09h01

Ah j'espère que tu auras le temps de connaître Tanguy plus profondément car c'est vraiment quelqu'un de bien. Et un fêtard de première!

 

Léo

 

Réponse de Léo Tamaki le 20/10/2010 à 00h43

Effectivement, un pratiquant humble et discret sur les tatamis, et agréable à cotoyer.

Commentaire n°4 posté par Damien le 18/10/2010 à 09h38

Tout à fait. Si on y ajoute un haut niveau de pratique et une capacité hors norme à faire la fête... on a un portrait très juste ;-)

 

Léo

 

Réponse de Léo Tamaki le 20/10/2010 à 00h45

Très bel article.

Merci pour la photo : nomination pour le prix Pulitzer du Master tour 2010?

Commentaire n°5 posté par Thibaut le 18/10/2010 à 21h26

Merci pour la lecture.

 

N'hésite pas à poursuivre le photographe devant les tribunaux :D

 

Léo

 

Réponse de Léo Tamaki le 20/10/2010 à 00h49

un bel article sur un enseignant qui sait partager son savoir et ses recherches avec enthousiasme et une grande pédagogie.

Commentaire n°6 posté par eilathan29 le 20/10/2010 à 09h49

Tu as l'air d'en parler d'expérience et c'est d'autant lus agréable à lire ;-)

 

Merci pour le témoignage.

 

Léo

 

 

 

 

Réponse de Léo Tamaki le 20/10/2010 à 11h29

Bonjour,

Pratiquant l'escrime depuis dix ans et l'Aikido depuis peu, j'aurais beaucoup aimé connaître la réponse de Kono sensei à la question de M. Le Vourch, s'il vous est possible de la retrouver parmis vos notes. Je méconnais que trop le iaido et le kenjutsu mais souvent lors de démonstrations j'y aperçois de larges ouvertures dans lesquelles une pointe legère pourrait aisément se faufiler. C'est pourquoi je m'interroge souvent sur la pratique des armes japonaises.

Et puisque je vous sais ouvert d'esprit, comme le laisse suggerer la majeure partie de vos articles, je me permets de partager avec vous cette vidéo présentant un travail sur l'escrime italienne du XVIIème siècle.

http://youtu.be/KKA-FRuDuLQ

Bien Cordialement

 

Commentaire n°7 posté par Scaevola le 03/05/2012 à 10h58

Cher Scaevola,

 

Je ne me souviens pas précisément des questions qui ont été abordées en rapport avec l'escrime occidentale. Ce que je sais est que des champions d'escrime américains étaient venus poser des questions à Kono senseï et lui avaient laissé des armes en partant. En travaillant avec elles il a développé quelques techniques dont je ne saurai évaluer l'intérêt pour un escrimeur.

 

Quant à l'échange qu'il a eu avec Tanguy, ce dont je me souviens est qu'il a immédiatement "essayé". Plutôt que de chercher à répondre avec sa tête il a cherché par le corps. A titre personnel je n'avais pas trouvé les pistes obtenues sur le champ phénoménales. Il faut dire qu'il entrait dans le "jeu" de l'escrime occidentale est que le sabre japonais n'est pas travaillé dans le même esprit.

 

Concernant les "ouvertures" il y aurait beaucoup à dire. Tout d'abord je tiens à préciser que malgré l'estime que j'ai pour l'escrime occidentale, je ne connais rien ou presque à sa pratique, et pas énormément à celle du sabre japonais. Mes remarques sont donc à prendre avec toutes les précautions nécessaires ;-)

 

Je crois tout d'abord que ce que l'on voit en Kendo, Kenjutsu, Iaïdo et Iaïjutsu aujourd'hui est généralement d'une très grande pauvreté et ne reflète que de très loin ce que pouvait être la pratique des samouraïs. Ma référence dans le travail du sabre japonais est Kuroda senseï.

 

Ensuite il y a le visible et l'invisible. La position qui semble ouverte mais qui est en réalité impénétrable. Le fait de voir un espace ouvert mais qu'on ne peut pénétrer est quelque chose qu'il faut vivre et qui est très impressionnant.

 

Ensuite il me semble que le sabre japonais se prête moins au "ferraillage". Que les coups sont plus engagés et les échanges généralement plus courts. Mais, encore une fois, je n'ai pas de réelle connaissance du sujet.

 

Ce qui est certain est que les guerriers, d'où qu'ils soient, développaient les outils nécessaires pour faire face aux menaces qui les entouraient. C'est une Lapalissade mais elle nous rappelle que, si une façon de faire n'est pas adaptée face à une autre, c'est souvent qu'elle n'y était pas destinée. La rapière n'était pas destinée à faire face à un katana, et vice-versa. Qui aurait vaincu? Une question d'homme plus que de discipline je suppose.

 

Merci en tout cas pour la magnifique vidéo que j'ai regardé avec grand plaisir.

 

Bien cordialement,

 

Léo

 

Réponse de Léo Tamaki le 05/05/2012 à 03h31

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