Budo no Nayami

Témoignages de maîtres sur la pratique de Tamura senseï

29 Septembre 2011 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Tamura senseï pratiqua l'Aïkido pendant près de soixante ans. Elève direct du fondateur dont il fut l'un des partenaires privilégiés il marqua profondément le monde de l'Aïkido. Voici quelques témoignages des maîtres qui ont croisés sa route, publiés dans le magazine Samouraï à l'occasion de sa disparition.

 

 

Nakazono Mutsuhiro, 7° dan

"Maître Tamura a le plus bel Aïkido du monde."

 

 

Nakazono 02

Second à partir de la gauche, Nakazono Masahiro, troisième, Tamura Nobuyoshi

 

 

Saïto Morihiro, 9° dan

"C'est la première fois que je travaille avec les élèves de Tamura senseï. Je constate que tous les éléments d'une pratique traditionnelle de l'Aïkido sont transmis. Vraiment, je retrouve avec lui l'Aïkido que j'ai connu du temps où je travaillais avec Osenseï. Ce n'est pas pour moi quelque chose d'étonnant car Osenseï avait deux uke préférés, qui l'accompagnaient dans tous ses déplacements, Tamura senseï et moi-même. D'autre part nous sommes très peu aujourd'hui à avoir reçu un enseignement direct du maître."

 

 

Tamura Saïto

Tamura Nobuyoshi et Saïto Morihiro

 

 

Christian Tissier, 7° dan

"Beaucoup de respect pour tout le travail qu’il a fait en Europe. Et énormément de respect pour sa technique."

 

 

Tamura Tissier

Christian Tissier et Tamura Nobuyoshi

(photo Horst Schwiekerath)

 

 

Jacques Bardet, 6° dan

"Aujourd'hui Tamura senseï est ma référence technique. Mais au début je ne comprenais rien. Ce qu'il faisait ne m'intéressait pas. (rires)

Et petit à petit j'ai découvert la richesse de son enseignement. Je ne vais pas faire l'éloge de sa technique ici mais il y a deux choses que je voudrais évoquer.

Tout d'abord le fait que, sans en avoir l'air et contrairement aux critiques qui ont pu lui être faites, il place l'Aïkido à notre portée en tant qu'occidentaux.

Ensuite son humour. Nous sommes tous là à chercher des réponses compliquées à des situations simples. Et chaque fois face à lui tout s'écroule, on se retrouve face à l'essentiel. Il y a un côté véritablement comique à voir tout ce qu'on a essayé d'échafauder balayé par sa simplicité. C'est véritablement… tragi-comique!"

 

 

Tamura Nobuyoshi 135

Jacques Bardet et Tamura Nobuyoshi

 

 

"Débutants comme avancés nous échafaudons des théories compliquées qui volent en éclats face à lui. Et comme face à un miroir on se retrouve face à nous-mêmes, nos raideurs, nos tensions.

Ca peut-être très frustrant mais ce sont de grandes leçons d'humilité. Et qui sont comiques à voir. (rires)

Et c'est toujours fait avec beaucoup de gentillesse. C'est drôle et beau à la fois.
Le pire c'est qu'il est impossible de le bloquer de la même manière. J'essaie régulièrement de le prendre dans le temps et je n'y arrive pas."

 

"J'apprécie aussi énormément la spontanéité de son Aïkido. Ce n'est jamais deux fois la même chose. Ca me donne la même joie que l'écoute du jazz, une apparence de chaos et une parfaite harmonie qui nous pénètre corps et esprit. C'est d'une beauté presque poétique qui court-circuite les discours théoriques. Je me suis aperçu au fil des années que c'est un point qui perturbe parfois les enseignants mais rarement les débutants."

 

 

Suga Toshiro, 7° dan

"Quand j'ai rencontré maître Tamura la première fois je me suis dit : "C'est bizarre ce qu'il fait." Cela me semblait bizarre parce que je n'avais pas appris les choses comme cela parce que déjà à l'Aïkikaï les techniques déviaient de celles de Osenseï. Je ne comprenais pas du tout au début et je n'avais absolument pas l'intention de changer ce que j'avais appris. Cela m'a donc pris trois ou quatre ans pour comprendre son travail.

Maître Tamura est, à mon avis, celui qui a vraiment préservé les techniques d'Osenseï. Au centimètre près. Il était même critiqué par les jeunes uchi-deshis de l'époque qui l'appelaient "copie conforme" de Osenseï. En suivant maître Tamura j'ai compris ce qu'était réellement l'Aïkido. J'ai pu apprendre ce que Osenseï enseignait. Et pour mon étude c'était un moment très intéressant dans la construction de ma technique."

 

 

Fukakusa Tamura Yamada Shewan Suga

Les maîtres Fukakusa, Tamura, Yamada, Shewan et Suga (Lesneven 2009)

 

 

"Pour moi maître Tamura représente l'Aïkido. Le véritable Aïkido c'est Osenseï et maître Tamura. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de faille dans la logique de leur pratique au niveau martial ! Et quand on pratique les arts martiaux je trouve que c'est très essentiel."

 

"Maître Tamura contrairement à beaucoup d'autres maîtres a eu la chance d'apprendre le travail correct des armes. Il était le partenaire privilégié de Osenseï et a appris par l'expérience directe.

Quand maître Tamura utilise le sabre son geste est parfait et on voit que c'est une coupe. Beaucoup d'experts utilisent le bokken comme un bâton et non un sabre. Ils frappent mais ne coupent pas. C'est très différent et ceux qui ont l'habitude de faire de la coupe le voient parfaitement.

Maître Tamura a pratiqué les armes avec Osenseï et il étudié le Iaï avec Haga senseï. Lorsque son sabre descend on voit bien qu'il coupe. Et c'est un point essentiel."

 

"Les morphologies et les capacités physiques des maîtres sont différentes et cela a naturellement influencé leur technique. Si on devait les qualifier en un seul mot je dirai que maître Saïto était puissant, maître Chiba rapide et maître Tamura souple. Bien sûr ils possédaient ces trois qualités mais c’est sans doute celle qui les définit le mieux.

Cela dit j’ai eu la chance de voir le corps de nombreux maîtres et celui de maître Tamura était le plus impressionnant. Il est âgé maintenant mais dans la force de l’âge il possédait un physique extraordinaire. Son corps était à la fois extrêmement souple mais en même temps solide comme de l‘acier.

Maître Ueshiba lui possédait à la fois une souplesse et une puissance phénoménales. C’est pourquoi sa technique de lance est plus qu’incroyable. Finalement chacun de ces maîtres a construit sa technique avec ses capacités, son caractère et en fonction de sa morphologie. C’est ce qui les rend uniques."

 

"On rencontre de temps en temps des personnes extrêmement fortes. D’autres extrêmement souples. Mais il est très très rare de rencontrer des gens qui allient à la fois la force et la souplesse, surtout à un tel degré. Je pense qu’il n’y en a qu’une poignée par siècle.

Maître Ueshiba avait une disponibilité extraordinaire grâce à sa souplesse. On le voit à ses poignets, ses coudes, à l’ensemble de son corps. Maître Toheï et maître Tamura sont sans doute les seuls à avoir eu une souplesse qui approchait la sienne parmi ses élèves."

 

"Maître Tamura est parti en France en 1964, maître Chiba en Angleterre en 1966, maître Saïto était la plupart du temps à Iwama. Ce sont eux qui ont été les partenaires privilégiés de Osenseï dans le travail des armes. On ne voit presque qu’eux attaquer maître Ueshiba après-guerre.

Occasionnellement Osenseï a demandé à d’autres uchi-deshis de l’attaquer. Mais je crois qu’il n’était pas satisfait de leurs attaques. Un jour il s’est mis en colère et a dit "Ce n’est pas la peine !". Les gens ont interprétés en pensant qu’il voulait dire que c’était inutile de pratiquer les armes. Mais je crois qu’il voulait dire que ce n’était pas la peine si on ne pouvait attaquer que comme cela.

Les gens étaient beaucoup plus avares de mots que de nos jours et il fallait comprendre ce que "Ce n’est pas la peine" signifiait. Je crois que la plupart des gens l’ont mal compris et que ce malentendu est à l’origine de la rareté de la pratique des armes à l’Aïkikaï de nos jours."

 

"Uke et tori doivent être unis. Avec une personne qui comprend le sens des gestes et la logique martiale c'est évidemment plus harmonieux et le maître peut montrer le plus haut niveau de son art. C'est pourquoi il choisit toujours les uke les plus sensibles.

Dans toute l'histoire de l'Aïkido je crois que c'est maître Tamura qui a chuté le plus avec Osenseï. Son corps était extrêmement souple et son intuition très vive. Pour maître Ueshiba il était plus facile de montrer le sens de son travail qu'avec d'autres."

 

"Il n'y a pas beaucoup de pratiquants qui ont dépassé le travail en kotaï pour arriver au jutaï et encore moins au ryutaï. Généralement ce sont des étapes obligées même si d'après des témoins de l'époque il semble que maître Tamura n'a jamais pratiqué en kotaï. Mais à ma connaissance il est le seul maître qui a sauté cette étape.

Moi j'ai commencé par le kotaï et je débute le jutaï. Je suis encore loin du ryutaï. (rires)
Si on saute cette étape il y a le risque de ne pas être souple mais mou. C'est très différent du véritable relâchement."

 

"Maître Chiba, entre autres, disait que maître Tamura était la copie conforme de maître Ueshiba. Les gens le caricaturaient. Tamura senseï reproduisait toutes les techniques d'Osenseï. Sur cette base il a développé une pratique extraordinaire. Mais aujourd'hui nous sommes à l'heure où son travail s'exprime sous une forme personnelle qui diffère dans sa forme extérieure de celle d'Osenseï. C'est l'étape finale, ri, dans le processus d'étude traditionnel japonais shu-ha-ri.

Shu, ha et ri sont trois étapes qui sont suivis par les voies traditionnelles japonaises classiques. En simplifiant on peut dire que shu correspond à l'intégration, c'est une période où l'élève travaille dans une imitation totale de son maître. Ha est la période "destructrice". L'élève travaille dans des directions parfois opposées à celle de son maître et fais le maximum d'expériences possibles afin de s'approprier ce qu'il a reçu dans l'étape précédente. Finalement le dernier stade, ri, est l'expression véritable de l'art que l'élève, devenu maître à son tour, a développé. Il est au-delà de la dualité et ne cherche ni à imiter ni à se différencier. Il est devenu son art et l'art s'exprime spontanément à travers lui. C'est l'état qu'a atteint aujourd'hui Tamura senseï dans sa pratique de l'Aïkido."

 

 

Daniel Toutain, 6° dan

"Avec maître Tamura le courant est passé très très vite. J'ai tout de suite apprécié sa maîtrise technique. Son Aïkido concis aux formes plus courtes avec des techniques très directes contrastait par rapport à celui de maître Noro qui était très large, très grand, avec beaucoup d'expansion.
Et puis surtout, au-delà de ça, ses grandes qualités de cœur. La personne en elle-même m'a immédiatement séduit. J'ai eu la chance qu'il m'accepte aussi comme élève et je l'ai suivi de façon intensive pendant plusieurs années. A l'époque il y avait des stages particuliers pour enseignants qui duraient une semaine et que je suivais toujours, ainsi que des stages ouverts à tous en France et à l'étranger. J'étais toujours présent et j'ai pu passer énormément de temps auprès de lui puisque je dormais dans le même hôtel, partageais les mêmes repas, lui pliais ses hakamas, portais son sac, etc…

J'étais assez proche de lui à cette époque et ça a duré quatre ans. Après ça j'ai déménagé sur la Bretagne et le système de stage d'une semaine ne s'est pas prolongé donc les choses ont évoluées différemment et je l'ai vu de façon plus épisodique."

 

 

Tamura Toutain

Daniel Toutain et Tamura Nobuyoshi

 

 

"Je pense que son travail est très très subtil. Il y a certainement beaucoup de gens qui portent des commentaires mais ils ne doivent pas avoir le bon regard.

Il y a chez lui cette subtilité dans le travail, cette façon intelligente d'appliquer les techniques par rapport à sa morphologie, aux situations. Souvent les gens ont une vision un peu figée de l'Aïkido. Alors c'est vrai qu'il y a des bases, des choses qu'il faut respecter sous peine de faire n'importe quoi car comme en musique on ne peut pas improviser comme ça, il faut travailler les gammes. Mais après ça c'est libre, l'Aïkido c'est un principe que chacun va exprimer. Ce n'est pas une technique, la technique sert à comprendre le principe. Ce que maître Tamura dégage à travers sa pratique ce sont les principes de l'Aïkido."

 

"Aujourd'hui Saïto senseï est ma référence mais j'ai aussi été impressionné par les maîtres Noro et Tamura que j'ai suivis et qui ont été mes modèles pendant des années. C'est grâce à eux que j'ai continué l'Aïkido. Ils m'ont apporté beaucoup et j'aurai toujours beaucoup de reconnaissance pour eux."

 

 

Shimizu Kenji, 8° dan

"Tamura senseï est vraiment quelqu'un de bien. Il était très gentil avec moi au hombu. Il était gentil avec tout le monde tout en restant très droit, sans jamais se laisser aller. Il a étudié très sérieusement les kihons avec Osenseï. Des personnes comme Tamura senseï savent vraiment manier le ken. Nous nous attaquions Osenseï au sabre et il nous traversait littéralement! (Rires)"

 

 

Shimizu Kenji Tamura Nobuyoshi

Tamura Nobuyoshi et Shimizu Kenji

(photos Frédérick Carnet)

 

 

Sasaki Masando, 8° dan

"Mon professeur était Tamura senseï. Osenseï l'aimait beaucoup parce qu'il chutait bien. L'ukemi, c'est la sensibilité. C'est un travail essentiel."

 

 

Tamura Nobuyoshi Sasaki Masando

Tamura Nobuyoshi et Sasaki Masando

Inauguration du Shumeïkan, septembre 1995

 

 

Pierre Chassang, 8° dan

"La voix de Osenseï tonne par la bouche de son fils spirituel alors que les techniques d'une pureté inégalée forgent la clef qui ouvrira les portes derrière lesquelles est caché le Trésor."

 

 

Jean-Paul Avy, 7° dan

"Maître Tamura est pour moi un senseï au sens plein du terme, c'est à dire avant tout un homme capable de comprendre et d'aimer ses élèves."

 

"Maître Tamura est pour moi l'homme de la générosité et de l'ouverture. Il n'a jamais exclu quiconque de son enseignement. Il a toujours poussé ses élèves à rencontrer d'autres maîtres en montrant la voie par des invitations nombreuses d'experts japonais."

 

"Pour moi maître Tamura est un homme de fidélité et d'honneur envers l'enseignement qu'il a reçu directement de Osenseï.

Au moment des choix les plus difficiles, c'est toujours par rapport à ce qu'il a reçu de O'senseï qu'il s'est déterminé."

 

 

Alain Peyrache, 7° dan

"L'enseignement de maître Tamura ne tolère pas le flou pédagogique, le mythe, le dogme. Les explications, les démonstrations contiennent toutes les réponses pour l'étudiant attentif. On est loin, très loin du délire paranoïaque et autoritaire du traditionnel professeur d'art martial. Pas de cours magistral, l'élève doit lui voler sa technique."

 

"Maître Tamura ne cherche pas à convaincre, ni à séduire. Il montre l'exemple, nous trace la voie inlassablement avec simplicité et modestie."

 

"Maître Tamura est vraiment la parfaite incarnation de la discipline: une technique martiale sans faille, un comportement de tous les instants qui donne la dimension philosophique et la qualité de l'art de vivre du parfait Aïkidoka, le modèle vers lequel nous tendons tous."

 

André Nocquet, 8° dan

"Maître Ueshiba rentrait dans la salle et se dirigeait directement vers l’autel. Il se recueillait un moment, puis il saluait. Il disait des sortes de mantras. Enfin, il se retournait vers les élèves et d’un seul coup, il prenait Tamura senseï. Il le poussait sur le tapis et ça commençait très fort. Quand il faisait irimi nage, ça y allait. Qu’est ce que Tamura senseï a pu chuter au dojo d’Osenseï ! Je n’ai jamais vu un homme chuter autant que Tamura senseï. Il chutait tout le temps, tout le temps."

 

 

Tamura-Nocquet-Mochizuki

Mochizuki Hiroo, André Nocquet, Tamura Nobuyoshi

(source site du GHAAN)

 

 

Chiba Kazuo, 8° dan

"Maître Tamura est celui qui maîtrise le mieux la distance, le maaï."

 

"Un jour après le cours quelques étudiants pratiquaient des randoris de Judo (combats). Je les regardais du couloir et l'un d'entre eux m'a invité à me joindre à eux, ce que j'ai fait. Je fus surpris de leur faiblesse et je projetai de façon répétée un homme qui était 3ème dan de Judo et d'Aïkido. L'enseignant, Tamura senseï, m'a alors appelé et invité à pratiquer avec lui. Et là "pan", il m'a frappé puissamment à l'estomac. J'ai appris beaucoup de cela, c'était une bonne leçon en vigilance, distance et posture pour moi. Je crois que Tamura senseï est l'un des plus grands élèves d'Osenseï. J'ai appris beaucoup de lui par le passé."

 

 

Tamura Ueshiba Yamada Chiba Tada

 

 

Yamada Yoshimitsu, 8° dan

"J'apprends beaucoup en France, car c'est une occasion de rencontrer Tamura senseï, qui est mon sempaï, de le voir enseigner. En le regardant, je revois le temps où nous étions uchi-deshi au dojo du fondateur. Il était très proche du maître qui le prenait toujours comme uke. Il a donc beaucoup appris auprès du maître. D'une certaine façon je viens retrouver un peu la technique de Osenseï en venant le voir.

Osenseï n'est plus là, alors je viens vers celui qui a été très proche de lui c'est à dire Tamura senseï."

 

 

Kobayashi Tamura Noro Yamada

De gauche à droite, Kobayashi Yasuo, ..., Tamura Nobuyoshi, Noro Masamichi, ..., Yamada Yoshimitsu

 

 

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Jean-Charles 30/09/2011 16:15



Bonjour Léo,


Grace a ton article, je mesure une nouvelle fois la chance que nous avons eu au dojo de Sannois d'avoir Guillaume et Claude comme enseignants qui dès nos premiers mois de pratique nous ont
encouragés à faire des stages avec Tamura Senseï.


En  lisant les témoignages de tous ces Maîtres je me trouve un peu privilègié d'avoir pu rencontrer Tamura Senseï non seulement sur le tatami mais aussi de partager quelques repas
avec lui lors de nos 3 séjours à Bras.


L'homme était d'une gentillesse et d'une simplicité désarmantes et l'aikidoka était .... les mots me manquent et j'ai un peu peur des superlatifs!


Tous les Maîtres qui témoignent parlent des chuttes et je me souviens de mon premier stage à Compiegne en 2006. je débutais l'Aïkido et j'avais une relation assez compliquée aves les ukemis.
Quand j'ai vu chutter Tamura Senseï à plus de 70 ans j'ai compris qu'au lieu de me prendre la tête il valait mieux que je me prenne en mains :=)  


Merci pour ses lignes et pour les photos.


A une prochaine fois


Jean-Charles


 



Léo Tamaki 03/10/2011 10:16



Bonjour Jean-Charles,


 


Je suis heureux que tu aies eu la chance de recevoir l'enseignement de Tamura senseï, et le plaisir de le côtoyer dans sa vie quotidienne. Tu as en effet eu la chance d'être poussé par Guillaume
et Claude à aller le rencontrer tôt dans ta pratique ;-)


 


Merci pour la lecture,


 


Léo


 



ivan 30/09/2011 10:25



Un article très touchant, surtout de lire toutes ces célébrités de l'aïkido dire autant de bien de Tamura. Ils confirment ce qu'on a toujours su (in)consciemment d'ailleurs. J'aurai bien aimé
savoir ce qu'en pensait Tohei, mais il est mort il y a trop longtemps maintenant...



Léo Tamaki 03/10/2011 10:15



Ah Toheï... Il en pensait probablement peu de bien. Comme de son propre maître :'-(


 


Léo