Budo no Nayami

Un art où l'erreur ne pardonne pas

15 Février 2013 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Fin 2012, Horst Schwickerath m'a proposé d'écrire une colonne régulière dans son magazine, AikidoJournal. Honoré de côtoyer des illustres aînés tels que Stéphane Benedetti ou André Cognard, j'ai accepté son offre avec plaisir.

 

La première colonne vient de paraître dans le numéro 45 qui célèbre les 10 ans d'AikidoJournal. Dans ce numéro se trouve aussi la seconde partie de l'interview que j'avais donnée à AikidoJournal.

 

 

Colonne AikidoJournal

 

 

Un art où l'erreur ne pardonne pas

 

Ils étaient 360, venus rivaliser du monde entier. Après deux jours, cinq tours d'une trentaine de minutes au total, il ne devait en rester qu'un. Pour beaucoup, c'était la chance de leur vie. Nombre d'entre eux considéraient le fait d'avoir simplement été sélectionnés, comme le couronnement de leur carrière. La reconnaissance de leur talent, et leur appartenance à une élite.

Pour en arriver là chacun pratiquait depuis au moins dix ans, souvent vingt, parfois trente. Depuis qu'ils avaient choisi leur voie, puis en tant que professionnels, ils s'entraînaient régulièrement six à huit heures par jour, parfois plus. Ces pratiquants hors du commun rivalisaient pour intégrer l'une des meilleures formations au monde. Ces hommes et ces femmes qui allaient donner le meilleur d'eux-mêmes pour surpasser les autres sont… des musiciens.

 

Beaucoup de pratiquants d'arts martiaux se gargarisent de la supériorité de leur voie. Une discipline qui parle de vie et de mort. Une pratique où l'erreur ne pardonne pas. Mais combien vivent ces instants de vérité? Et même dans les "épreuves" et rites auxquels ils participent, tels les passages de grades, l'erreur est-elle impitoyablement sanctionnée?

 

 

La suite est disponible en ligne à ces adresses:

Sur le site AikidoJournal

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Spiral 16/03/2013 15:46


K !


il ya eu (a tjs) un dose de"perversion" dans les passages de grades... je suis d'accord avec toi ...


les dirigeants auront-ils le courage de moins plaire au plus grand nombre ?


Note que je ne reserve pas cette réflexion aux seuls pratiquants d'Aïkido ! ;-)


Il faut pouvoir offrir le choix de grades avec une exigence "moindre" jusqu'à un certains niveau mais après il n'y pas à tergiverser, certains n'auront, ne pourront jamais atteindre l'excellence.


Je me souviens qd je pratiquais le karate Oshima-ryu,en ayant lu dans un livre anecdoto-historique de l'école, qu' une dame agée avait passé son shodan, mais  Oshima sensei savaitt qu'elle
ne pourrait jamais prétendre au 3e dan car elle ne pouvait avoir une capacité de combat comme l'exigeait l'école. (l'école Oshima dispense 5 dan, comme le faisait Funakoshi Gishin).


Pour finir,  comme le disait Morpheus, "on n'est pas le meilleur parcequ'on le croit, mais parcequ'on le sait" .


(pour ceux qui mettent du psycho partout, je ne rentre pas ds l'argumentation de ce qu'être le meilleur veut dire ;-)


Bye for now,


T.


 

Léo Tamaki 18/03/2013 11:44



Malheureusement le souci des fédérations est souvent de se développer. Il est ainsi probable que le niveau des examens baisse de façon continue, afin de les rendre accessibles au plus grand
nombre :'(


 


Léo


 



JojoNathan 14/03/2013 20:36


Il est marrant de voir l'attitude des aïkidoka sur la tatami lors des stages... Je donnerai bien rdv à certains un soir dans une cité de Bobigny pour voir s'ils arriveraient à placer un tenkan ou
pire le fameux relachement de soi etc etc....Il faudra arrêter un moment de parler d'art martial, il le fut un moment mais plus depuis tres longtemps.


 

Léo Tamaki 18/03/2013 11:42



Bonjour,


 


Il est vrai que l'attitude de certaines personnes prête à rire ou pleurer. Mais ce n'est pas parce que nombre de pratiquants vivent dans l'illusion, ou ne s'intéressent pas à l'aspect martial,
qu'il faut en faire une généralité ;-)


Je connais un certain nombre de pratiquants d'Aïkido à l'efficacité martiale certaine. Evidemment ils sont souvent discrets.


 


Léo