Budo no Nayami

Une gifle pour démystifier...

4 Novembre 2009 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu



Dans un instant de bestialité primaire je me suis plu à imaginer un parallèle martial. Un monde où l'on pourrait encore pratiquer le dojo yaburi… Il ne suffirait que d'une gifle pour démystifier tant de beaux parleurs de l'efficacité martiale.

Que l'on ne se méprenne pas, je suis heureux que nous vivions une époque civilisé, même si elle reste barbare par tant de côtés. Et point n'est besoin d'être un foudre de guerre pour être un grand maître du Budo. Simplement je suis souvent agacé par les postures guerrières et les discours sur la martialité de ceux qui n'en ont aucune expérience. Il n'y a aucune honte à ne jamais s'être battu. Il y en a à jouer au samouraï alors que l'on est dans un cadre prédéterminé.

Cela me rappelle les paroles de Jean-Pierre Vignau:
"Moi je me vois mal en train de faire un boulot disons dans l'administration dans la journée et de venir faire deux cours par semaine de Karaté et d'expliquer à quelqu'un qu'il faut faire telle technique pour que ce soit efficace, alors que cette technique, j'aurai jamais eu l'occasion de voir si la tension que j'aurais eu à gérer ce jour-là me permettait de la passer. Il y en a quand même beaucoup c'est ça. Ca va être un peu dur, sec ce que je vais dire, mais j'aurai même un peu tendance à penser que ces gens-là sont des tricheurs parce qu'ils parlent vraiment de ce qu'ils ne connaissent pas. Alors en attendant ils prennent de l'argent, ils font leur cinéma."




(Note de l'auteur: -Dojo yaburi: destruction de dojo, défis qui avaient cours jusque dans un passé relativement récent.)


Merci Yann ;-)

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Nestor 07/11/2009 10:23


Bonjour Léo,

Merci pour votre réponse. Effectivement il y a certainement un côté lâche et malveillant dans le tsuji giri.
Amicalement.


Montaine 06/11/2009 01:11


Bonsoir Léo,

En clin d'oeil humoristique à ton post et à ses commentaires, une courte nouvelle d'Henri Gougaud :

Le Geste

Il y avait peut-être en ce temps là dans la sauvage Europe des hommes couleurs de sable, nus, un oiseau rouge sur l'épaule, glissant sur de rivières tièdes au creux de pirogues ornées d'écailles
palpitantes dans la vibration des reflets.
Leur cerveau était à l'image du monde qu'ils vivaient : forêt vierge, herbes hautes, cris d'animaux, douceurs d'automne, sommeils de loup et vague à l'âme dans la mer incertaine et sauvage des
sentiments inexprimés. On apaise la faim par poignées de fruits. Ils n'en savaient pas davantage et atteignaient le bout du monde chaque fois qu'ils tendaient la main. Dieu n'était pas encore
né.
En ce temps là vécut pourtant le premier ermite, le premier taciturne, le premier mortel méditant. il ne chassait ni le loup ni le cerf, vivait d'herbes choisies et d'oeufs volés à la volaille.
Le menton posé sur une pierre, les bras ballants jusqu'aux genoux, cet homme seul passa trente ans à regarder rouler les troupeaux d'éléphants, à l'horizon. Trente ans durant, il fut un déferlement
d'éléphants. Puis un midi, posant ses mains à plat sur ses oreilles, fermant ses yeux brûlés, il écouta longuement vivre à l'intérieur de sa peau un autre battement, un autre affolement, une
autre forêt chaude. Et dans ses fibres sans lumière, il pressentit qu'il était un homme.
Un homme. Et pourtant, Dieu n'était pas encore né.
Un homme.
Une impatience fébrile le saisit à la nuque. Il lui fallait LA preuve. Il lui fallait découvrir le premier geste humain, celui que nul animal ne saurait accomplir, celui qui affirmerait à la face
de l'univers que les hommes, princes de la Création étaient désormais prêts à régner sans partage.
Voilà pourquoi l'ermite se fit pèlerin et s'en alla le flanc battu par une calebasse creuse pleine de jus de menthe et d'eau, à la recherche du geste définitif. Il baisa le front des
ruisseaux, mêlant sa chevelure aux algues, il vit plus de mille soleils croiser sa route et se défaire, des volcans roussir le cuir de ses pieds nus, et puis un jour il vit un singe, au
bord d'un marécage.
Un singe taciturne, un singe méditant, le menton posé sur une pierre, les bras ballants jusqu'aux genoux, misanthrope au point de ne jamais chasser ni le cerf ni le loup, vivant d'herbes choisies
et goûtant à peine aux carpes suicidées contre le tranchant des ajoncs.
Il était là depuis cent ans et il n'avait encore rien trouvé, lui.
L'homme s'approcha des marais et les estima infranchissables. l'homme s'approcha du singe et le trouva rocheux. Il s'appuya contre son dos et prit quelques jours de repos. Ensuite se levant tout
droit, posant un pied sur chaque épaule de l'ermite inférieur, il contempla l'horizon. Puis le singe. Puis le marécage. Puis l'horizon. Ainsi longuement.
Alors, l'ermite supérieur, au jour de sa centième année vigoureuse, levant le front dans la tempête naissante, sentit très nettement au centre de son crâne le premier geste vraiment humain. Le
premier geste  magistral qui devait faire de ses fils, plus tard, les dompteurs des pierres et des chairs : la Gifle, le claquement sans réplique de la Beigne qui ferait avancer le singe, lui
sur son dos, dans la boue noire des marais.
Alors, toujours debout, un pied sur chaque épaule du gorille accroupi, il éclata d'un rire silencieux en pensant à la vierge qu'il allait gonfler de sa première connaissance, et prodigieusement
satisfait, l'homme descendit du singe.

(in Départements et Territoires d'outre mort)

ça fait un "commentaire" un peu longuet mais la prose de Gougaud est savoureuse et je n'avais pas envie de l'abréger.

Bonne soirée :)

Amicalement 

Montaine


 

 


Léo Tamaki 06/11/2009 16:19



Excellent ;-)

Léo



Laurylyan 06/11/2009 00:04


- Djingle pub -
Tu es agacé ? Une envie de donner une bonne leçon de réalité à tous ces flagorneurs du tatami ?

Une solution : "Le sourire du Bouddha", aka "le sourire intérieur" !

Retrouvez votre sérénité en moins de temps qu'il n'en faut à un oeuf pour faire le tour de sa coquille sans la casser !

- Fin du djingle pub -

Plus sérieusement, ça marche ! Et je dois avouer pratiquer intensément avec ma fille ces derniers temps...   En tous
les cas il est rassurant de voir que tu es encore humain


Léo Tamaki 06/11/2009 00:09



Ah je voudrais être humain, mais le chemin est encore long ;-)

Léo



Steph 05/11/2009 19:45



Hello,
Un maître japonais racontait il y a peu s'être fait agresser au couteau à l'aéroport de Bruxelles. A la question "que s'est il passé?", la  réponse fut "je l'ai laissé là"...
Quant à savoir combattre ou pas combattre, les gens réagiront peut-être de façon inattendue...
Pour ma petite part, je ne me suis jamais fait agressé depuis mes débuts en Aïkido et je me dis parfois que c'est peut-être une part de l'art martial.
Je suis d'ailleurs content de ce fait même si plus jeune, j'aimais bien la castagne...
Stéphane



Léo Tamaki 05/11/2009 20:39



Ha ha, belle anecdote!

En effet lors d'un moment de vérité les choses se déroulent souvent de façon fort différente de ce que l'on imagine et certains se révèlent être des tigres de papier tandis que d'autres,
discrets, révèlent leur vraie nature.

Léo



Emmanuelle 05/11/2009 12:11


Bonjour Léo,
il n'y a en effet pas de quoi avoir honte de ne jamais s'être battu...Parfois en revanche, on peut en éprouver à l'avoir fait...dans la vraie réalité..sisisisi.
Je voulais justement publier un article sur cela, sur ce sentiment qui semble aller à l'encontre de bien des disposition d'esprit? d'âme?enfin bref , à l'encontre de ce que je lis souvent, constate
parfois...Pour ma part, je n'en suis pas fière, loin s'en faut...
Amicalement et très bonne journée
Emma 


Léo Tamaki 05/11/2009 12:18



Bonjour Emmanuelle,

Tout à fait, il y a beaucoup de combats dont le ou les protagonistes devraient avoir honte. Je ne crois pas qu'il soit possible d'éviter la violence en toute circonstance mais il est évident, et
je voudrais tant que ce soit le cas pour tous, que cela ne doit être que l'ultime solution.  Et qu'elle aura toujours des conséquences.
Cela renvoie au post sur les paroles du Dalaï Lama...

Très bonne journée ;-)

Léo



SeB 04/11/2009 19:00


Amen :)


Léo Tamaki 05/11/2009 12:13



;-)

Léo



Georges 04/11/2009 13:50


Bonjour Léo,

Tout à fait d'accord avec vos remarques concernant la martialité.
A lire la plupart des pages d'accueil des sites de clubs d'aikido, tous styles confondus, l'aikido serait un art martial terriblement efficace!
Je répondrais que c''est un art martial efficace dans le contexte de l'aikido mais
que dans la vraie vie personne ne vous attaquera shomenuchi ou yokomenuchi ou ne vous donnera gentiment toute la longueur de son bras lors d'une attaque au couteau pour que vous puissiez réaliser
un magnifique kotegaeshi. Me risquerai-je à affirmer que nul maître d'aikido ne tiendrait 3 minutes face à un Mirko Cro Cop ou un Fédor? Si lorsque on emploi le mot "efficacité" en aikido, l'on
pense santé, maîtrise de soi, harmonie...et si l'on établi comme principe que le combat n'est qu'un moyen pour atteindre un autre niveau de développement personnel, ok, l'aikido est une discipline
très efficace (cf Maître Tamura : "L'aikido, c'est pas la bagarre!"). Mais prétendre que c'est un art martial efficace dans le combat, c'est se leurrer soi-même et tromper les gens, ce qui peut se
révéler extrêmement dangeureux. Après plus de trente années de pratique j'ai moi-même arrêté de pratiquer cet art pourtant magnifique à cause de toute cette hypocrisie et cette poudre aux yeux
autour de l'efficacité. Les gens qui pratiquent le cross training et le free fighting (qui montent sur un ring eux!) doivent bien rire en lisant les déclarations de certains enseignants d'aikido ou
pire en les voyant exercer leur efficacité sur des uke de 50 kg ne sachant absolument pas attaquer. La seule façon de prouver leur efficacité serait effectivement de lancer des défis et de
ressortir vainqueurs de leurs combat, mais c'est curieux, aucun d'entre eux n'y a encore songé...moi je, moi je,mais sur le terrain... plus personne (cf "Les tontons flingueurs").

En tous les cas merci de parler ouvertement de ce sujet extrêmement brûlant.

Georges


Léo Tamaki 05/11/2009 12:42




Bonjour Georges,


 


Concernant les sites d'Aïkido je ne saurai dire car je dois avouer que je les regarde rarement. Mais je ne
serai pas surpris que certains tiennent effectivement ce discours.


 


L'Aïkido est-il efficace? Ce n'était pas directement le sujet du post et c'est là une question qui demande
un développement précis. En quelques mots et pour répondre à votre commentaire:


 


-L'Aïkido, s'il est enseigné correctement, est efficace en tant que Budo, c'est-à-dire en tant que méthode
d'éducation du corps et de l'esprit.


-Concernant l'efficacité en combat je pense qu'elle peut aussi s'acquérir par la pratique de l'Aïkido. Cela
demande toutefois de travailler en ayant cet objectif à l'esprit. Sans que cela signifie travailler violemment, bien au contraire.


-Concernant les formes d'attaque je ne pense pas que le problème se situe là. Les katas, en Aïkido mais
aussi dans n'importe quelle autre école traditionnelle, visent à transformer le corps. Les situations sont des métaphores. Il est possible de les appliquer mais ce n'est pas leur but premier.
Vouloir travailler des techniques pour répondre à des attaques particulières me semble une impasse car les façons d'attaquer sont innombrables.


Les attaques que l'on travaille donnent des directions, des distances. De la même façon que les samouraïs
dont la vie était en jeu n'avait pas de multiples katas répondant à toutes les formes d'attaques possibles. Et Dieu sait qu'il en existe énormément… Certaines écoles très réputées pour leur
efficacité avaient moins d'une dizaine de katas!


 


Concernant un duel éventuel entre un maître d'Aïkido et un champion de combat libre je crois que nous ne
parlons tout simplement pas du même sujet. C'est un point que j'avais abordé dans mon
interview:


"…cela revient à comparer des choses qui n'ont rien à voir. Est-ce que Rostropovitch pouvait faire plus
de bruit que Metallica avec son violoncelle? Probablement pas. Mais ce n'était pas non plus son but.
Un champion de sports de combat s'en tirera généralement bien dans un combat rituel, une petite "bagarre", car il pourra utiliser ses qualités physiques. Dans un ring et protégé par des règles
il battra probablement même des membres des forces spéciales tels que les SAS ou les Spetsnaz. Mais il n'aura quasiment aucune chance de faire face à ces hommes rodé au combat à mort dans une
lutte sans aucune règles. N'envisageons même pas le cas d'un combat au couteau…"


 


Le propos des sports de combat, des self-défense, des ryus traditionnels… est différent. Chacun travaille
dans un cadre particulier et ils sont touts aussi respectables. Ce que je voulais dénoncer à travers ce post était le discours guerrier inutile et ne reposant sur rien. Discours que l'on
retrouve dans toutes les pratiques que j'ai citées plus haut à des degrés plus ou moins importants. C'est un sujet que j'ai aussi abordé ici.


 


Je regrette que vous ayez cessé de pratiquer. Trente ans de pratique vous ont probablement donné un niveau
suffisant pour donner des cours. Pourquoi ne pas lutter à votre façon contre l'hypocrisie en enseignant? Et si vous habitez près d'une grande ville il y a tout de même une chance non
négligeable que vous trouviez un dojo où les discours déplacés n'ont pas lieu.


 


Merci pour votre lecture. En espérant que l'Aïkido n'a pas définitivement perdu un de ses adeptes de longue
date.


 


Léo


 











Tangi 04/11/2009 13:46


Ohayo !

MDR, LOL, XD et j'en passe, en me repassant ces 11 secondes !!!
Sans rire cette fois, une gifle ça va très vite ! Une main ouverte va bien plus vite qu'un poing, refaire des katas en ouvrant les mains là ou elles sont fermées est interressant à plus d'un
titre.

Je comprends le mot de JP Vigneau, mais ce n'est pas évident d'avoir pu placer les techniques apprises en "situation réelle" et de savoir ce qu'elles valent ou ce que l'on vaut.
Bien sûr il n'est pas necessaire de se battre pour éducquer son corps et son esprit  car cela voudrait dire qu'il faut avoir consommé de la drogue pour réellment apporter une aide à un drogué
chronique !

Tangi


Léo Tamaki 05/11/2009 12:13




Bonjour Tangi,


 


Oui une gifle va très vite. Souvent bien plus vite qu'un poing car la plupart des pratiquants le contracte avant le contact.


 


Bien entendu la vision de Jean-Pierre est un peu extrême. Comme lui! Mais cela permet de relativiser les discours sur l'efficacité…


 


Léo


 











Jean-Claude 04/11/2009 10:46


Cher Leo,

J'aime bien ton idée de réhabiliter le dojo yaburi sous cette forme. Je fais partie de ceux qui n'ont jamais réellement battu. A part avec mes cousins peut être à l'adolescence ou des copains
d'école, histoire de tester qui était le "chef de la meute". Mais bon, on s'en sortait avec quelques bleus ou un oeil thuméfié. Je n'en ai pas honte car je ne me suis jamais pris pour un samouraï
ni autre super guerrier. En tout cas, j'ai cessé de me faire cette illusion là.
Une de mes connaissances disait : "beaucoup d'humiliation pour un peu d'humilité". Il parlait d'humiliation au sens de "correction de l'ego" et non pas vexations ni sadisme.
Au delà des "corrections" de mon senseï ou d'un senpaï sur les katas, une "gifle de démystification" de temps en temps me remet bien les idées en place. Cette gifle prend la forme d'une bonne coupe
alors que je pensais n'offrir aucune ouverture etc. J'aime bien me prendre ces gifles là, ça recadre bien.

Amicalement


Léo Tamaki 05/11/2009 12:10




Cher Jean-Claude,


 


Ah les combats rituels de l'adolescence…


 


A ta différence j'avoue que j'ai longtemps joué au petit samouraï. Je ne crois pas avoir jamais été stupide
au point de vouloir écraser des personnes plus faibles ou moins avancées que moi, mais j'étais le premier à vouloir me mesurer aux grands costauds, à (essayer de :D) les rincer, et parfois je
l'admets, de façon un peu rude…


 


En effet le rôle du senseï et des sempaïs est aussi, lorsque cela s'avère nécessaire, de recadrer le
pratiquant qui monte sur ses grands chevaux. Un rôle délicat que seul quelqu'un ayant maîtrisé son égo peut remplir correctement.


 


Amicalement,


 


Léo


 











Oliv 04/11/2009 10:33



Que dire sinon que je vais dans ce sens de penser


 


Je me rappelle que aussi loin que je me rappelle de mes cours de boxe et des autres disciplines pratiqués, mes enseignants me disaient toujours de plus se méfier de la personne qui ne parle pas
et qui reste calme quand une possible agression se passe et d’essayer au maximum de rester humble et lucide …


 


Mais que cela est dure !!!


 


Etant plus jeunes, je me rappelle aussi que les personnes qui se glorifiaient d’être ceinture…etc, étaient les premiers à être tétanisés ou à courir dans l’autre sens, te laissant seul lors d’une
agression.


 


L’étude martiale, implique aussi une étude philosophique pour Moi, c’est d’ailleurs ce qui m’a amené à l’Aïkido suite à une discussion avec mon Sensei lors d’une démonstration.


 


De pas faire de compétition, de ne pas avoir de ceinture sont des choses qui me plaisent et désormais je m’amuse des réactions de mes amis qui continuent un autre sport de combat quand ils me
disent ne pas comprendre mon attrait.


 


Je m’étonne moi-même,  pendant l’étude de waza avec de nouveaux pratiquants qui cherchent une forme de combat de ne pas rentré dans le jeu de l’agressivité.


 


Il y a encore peu de temps, je crois que j’aurai exprimé un agacement qui ce serait traduit par une violence d’exécution, mais en faite désormais je tente au maximum de rester disponible dans mon
rôle d’Uke.


 


Je trouve une plénitude et un enrichissement personnel dans ma pratique et je me bats encore contre mes vieux réflexes de « statures dures » dans ma pratique.


 


Je tenais encore à te remercier de ces chroniques qui sont très enrichissantes pour ma pratique mais aussi d’un point vu personnel


 


Mais le plus grand combat n’est il pas contre soi même ??




Léo Tamaki 05/11/2009 12:05




Bonjour Oliv,


 


En effet, sage conseil que celui de tes enseignants! Les gens les plus calmes sont les plus dangereux. Cela
me rappelle Impitoyable de Clint Eastwood…


 


En effet la pratique martiale qui se limiterait à une étude technique ne peut être considérée comme un
Budo, et ce, quelle que soit son efficacité. L'essence de la pratique est de nous permettre de devenir de véritables êtres humains. Comme je le dis d'ailleurs dans le post, "point n'est besoin d'être un foudre de guerre pour être un grand maître du Budo" et "Il n'y a aucune honte à ne jamais
s'être battu.". J'ajoute ensuite "Il y en a à jouer au samouraï alors que l'on est dans un cadre prédéterminé.".


 


Vouloir graduer ses progrès et se mesurer aux autres est un trait très courant du caractère humain. Ce
n'est donc pas surprenant que tu étonnes nombre de tes amis. L'essentiel est que tu aies trouvé ce que tu cherchais. Et cela semble t'apporter au vu du récit de tes réactions avec des
partenaires… bagarreurs.


 


Oui, je crois aussi que le plus grand combat est celui que l'on mène contre soi-même…


 


Merci pour ta lecture et bonne pratique!


 


Léo