Budo no Nayami

Version courte de la forme de Taï Chi Chuan style Yang par Cheng Man Ching

2 Novembre 2011 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Chen Man Ching est l'un des plus célèbres maîtres de Taï Chi en occident. Elève direct de Yang Chenfu, petit-fils de Yang Luchan dont l'art devait s'appeler Taï Chi Chuan, il était surnommé le maître des 5 excellences, pour sa maîtrise dans les arts du Taï Chi Chuan, de la médecine chinoise, de la calligraphie, de la peinture et de la poésie. Il démontre dans cette vidéo une version courte de la forme de Taï Chi Chuan style Yang ainsi que quelques exercices à deux. J'ai beaucoup apprécié la "qualité" de ses gestes. Le terme est vague et il inclut de nombreux paramètres mais je pense que les images qui suivent valent mille mots…

 

 

 

 

Je connais peu et mal les arts martiaux chinois mais j'apprécie la profondeur de leur recherche. Je lis actuellement avec intérêt l'ouvrage Taï Chi Chuan de Tokitsu Kenji qui livre, dans la première partie où je suis actuellement, de passionnants éclairages historiques. Il y aborde en outre des notions comme celle de force trouble, qui me parlent particulièrement. Le travail au ralenti et son importance sont aussi évoqués et semblent détaillés dans la seconde partie à venir. J'ai hâte de lire cela car je considère que la pratique lente est un élément essentiel de la modification de l'utilisation du corps. C'est une façon de faire fondamentale en Taï Chi Chuan comme chacun le sait, mais aussi dans la pratique de Kuroda senseï qui démontre pourtant une vitesse stupéfiante. Il m'expliqua d'ailleurs un jour que le Iaïjutsu se pratiquait majoritairement au ralenti dans le passé. Un travail dont les adeptes de Systéma, entre autres, ont saisi l'importance.

 

 

Cheng Man Ching 1

Cheng Man Ching

 

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matthew 03/11/2011 18:14



@ greg "il n'y a pas de secrets, juste des choses trop petites pour être vues" disait Cheng Man Ching.



matthew 03/11/2011 18:11



Salut Léo .


Le but n'était pas de t'impressionner  ( ;p )! juste de montrer qu'en tai chi aussi, le travail en lenteur (la forme de Cheng Man Ching que tu as postée par exemple) n'est pas une fin en
soi.
Par ailleurs, pour ajouter à ton échange avec Léon, le but n'est pas "simplement" de trouver les bonnes positions du corps, mais bien - en ce qui concerne le Tai Chi de Cheng Man Ching-
d'apprendre à réagir de manière non contractée à la pression, et de générer la "force élastique".
Merci, commme toujours, pour tes articles.



Léo Tamaki 03/11/2011 18:41



Salut Matthew,


 


Oh je n'ai jamais douté que le travail de la lenteur ne soit qu'un outil :D


Merci pour la lecture ;-)


 


Léo


 



Daiki 03/11/2011 02:22



L'observation de celui qui voit et analyse, au travers de sa propre expérience corporelle. j'ai encore bien du boulot  



Léo Tamaki 03/11/2011 10:38



Bien sûr, mais tu connais le Taï Chi et tu ne retrouvais sans doute pas des choses qui te semblent importantes. Hors connaissant mal la discipline, j'ai personnellement ressenti des choses qui me
parlaient. Ca ne signifie pas qu'il y a une différence de niveau entre nous ;-)


 


Léo


 



Daiki 03/11/2011 00:12



Je crois que Greg fait référence à un travail spécifique qu'ils nomment NERI en Taikiken. Un des exercices du travail en "lenteur" et d'amener à transformer la sensation du corps dans l'espace.
On apprend à pétrir son corps et par son corps. Yamada en parle dans un article il me semble : " à l'époque en Aikido on pétrissait notre corps "


Je suis heureux de voir qu'on parle des arts internes chinois car leurs intérêts et belle et bien cette science du "Mouvement dans l'immobilité". J'ai souvent travailler seul les techniques
Aikido comme un enchainement de Taiji Quan. Cela travail la visualisation, la sensation, la disponibilité de l'esprit Zanshin etc. Impossible d'avoir une correction du geste dans un travail qui
se veut trop précipité. D'un autre côté je suis éffectivement positionner contre les Zombies qui ne travail que ça. La détente n'est pas relachement. Il me semble que l'Aiki age du Daito
ryu utilise le "Jing": "Peng". Cette forme de tension ressort qu'on retrouve dans Ikkyo Undo. Dans la lenteur le geste doit être densifié, sans crispation, mais avec l'intention.


Sur les vidéo Cheng Man Ching me semble ne rien vouloir montrer par contre. Il y a la structure etc. mais il se bride volontairement.



Léo Tamaki 03/11/2011 00:41



Il est en effet possible que Cheng Man Ching cherche à cacher sur cette vidéo, et c'est ce que semble dire l'élève qui l'a mise en ligne. C'est sans doute cet aspect "caché" qui m'a parlé plus
que d'autres vidéos. (Allez, et la musique aussi :D)


 


Léo


 



Leon 02/11/2011 13:53



Intéressant mais (peut-être volontairement) un peu imprécis. Je te cite:


"Fondamentalement on peut dire qu'il y a une modification de l'utilisation du corps à partir du moment où il devient
capable de réaliser des choses de façon différente".


Ca parait assez logique mais ça revient un peu à dire que l'opium a des vertus dormitives - souvenirs des petits classiques....


"De l'extérieur le geste d'un adepte pourra sembler similaire à celui d'un individu quelconque. Mais le travail interne
sera totalement différent, de même que les effets de son mouvement."


C'est sûr que l'observation est difficile si on ne sat pas où regarder. Ce qui explique que certains ne comprennent pas Kokyu-ho (te age et assimilés) même si on leur donne des "trucs" de
visualisation. En revanche certains vous décollent du sol sans qu'on sache alors même que leur geste est minimal.
Si on prend un Furibo (un furibond ;-) les choses deveiennent beaucoup plus claires après le premier millier. Les presque 4 kgs de la bestiole implique de lever le sabre de façon différente mais
elle est tres facile a comprendre, objectiver et transmettre. Grosso modo il s'agit de reproduire l'analyse que Budoshugyu-Eric avait reporté concernant le lever de sabre de Kuroda.



Très honnêtement la lecture de son post ne pouvait surprendre ceux qui avaient suffisamment mangé de suburi (il suffit d'attacher trois jo ensemble ou de se payer un furibo).



Donc cette modification n'est pas si mystérieuse que ça. Ce que les bushi accomplissaient dans leur entraînement c'était justement de souffrir suffisamment pour s'auto apprendre a ne plus
souffrir et realiser des gestes moins absurdes, en fait moins novices. Pour autant que je sache, dans pas mal de koryu, la première année était consacrée à shomen. Au bout d'un an, on connait
shomen absolument par coeur et on s'est développé une musculature et une conscience de son corps qui n'a plus rien à voir avec celle du novice qui avait passé la porte.


"Il peut s'agir d'employer des muscles différents afin de réaliser le même geste"


/ ce qui est facilement vérifiable quand on en a marre des crampes.


... Ou d'utiliser les mêmes muscles mais de façon différente.


C'est la que je suis un peu plus sceptique. Que l'on puisse modifier la structure d'un muscle par l'entrainement c'est
évident (les sprinters ne sont pas des haltérophiles) mais j'aimerais bien que tu développes. Parle t-on d'une phase de contraction préparatoire ou au contraire d'une relaxation totale (qui me
parait dangereuse).


 


Enfin pour finir, la référence aux sportifs me parait un peu rapide. La musculation semble capable de modifier un corps en
profondeur et radicalement tant en puissance qu'en explosivité qu'en fluidité. Ca n'apprendra pas au corps à jouer au tennis mais ça ne peut pas nuire le jour où on décide d'apprendre le tennis
ou l'aikido.



Dire que les athlètes ne connaissent pas cet instant où tout se décide, c'est ne pas avoir vu le quatrieme set de Borg/MacEnroe en 81. Même la peur est présente, on pourra dire qu'elle est moins
légitime ou moins "sérieuse" mais l'effondrement psychique de certains champions dans la défaite est au moins le signe que pour eux ça vaut presque une mort, celle de l'esprit n'est pas moins
douloureuse.


Sur le plan de la conscience physique je crois que c'est encore moins vrai. A un certain niveau ils ne parlent plus que de
sensation(s)... Terme un peu valise qui désigne autant un état psychologqiue que physique - j'ai déjà entendu ça en aikido... Et pour arriver à cette sensation ils passent par quelque chose
proche de l'ascèse. Les entraînements de reprise de Monica Seles, c'etait une semaine de revers, une semaine de coup droit pour commencer - et elle était déjà nº1 mondiale.

Alors bon, j'aimerais comprendre. Je ne crois pas beaucoup aux mystères dans ce domaine. Le ressenti doit s'appuyer dans mon expérience sur la compréhension préalable (ou chemin faisant) des
principes de la bio mécanique (quel pied, quel appui, quel axe), ensuite la sensation par le "drill", le suburi, la semaine de coup droit...


 


Re bonne lenteur...



Léo Tamaki 02/11/2011 17:12



Je t'ai répondu ici.


 


Léo


 



GREG 02/11/2011 12:51



Bonjour Léo,


je suis pratiquant d'aikido, de Tai chi chuan (élève de Philippe Grangé) et de Wing chun, et j'ai lu le livre de Tokitsu Kenji sur le Tai chi. Je dois dire qu'il est un des meilleurs ouvrage sur
le travail du corps, sur l'utilisation de l'énergie que j'ai pu lire jusqu'à présent et il m'inspire beaucoup.


Il est vrai que les arts martiaux chinois ont une approche différente de la pratique et c'est encore plus vrai en fonction de l'enseignant. 


Le travail au ralenti en effectivement fondamental car au-dela de la recherche de la précision, il permet également de travailler sa vitesse en "imaginant" que l'on évolue dans un environnement
consistant c-à-dire comme si on était dans une piscine par exemple. Cela permet de s'en défaire le jour où on en a besoin.


Bref, c'est trop long à expliquer mais je sais que tu vois de quoi je parle.
Merci pour ton blog et la qualité de tes articles


Greg. 



Léo Tamaki 02/11/2011 13:13



Bonjour Greg,


 


Merci pour la lecture et ton gentil commentaire.


J'ai beaucoup apprécié ton blog, simple et clair.


 


Amicalement,


 


Léo


 



Leon 02/11/2011 11:03



je ne sais pas à propos de la modification de l'utilisation du corps, formule dont je ne comprends pas ce qu'elle recouvre (je suis un peu empeché du bulbe, note bien) mais cela n'a rien de
spécifique aux arts martiaux. J'ai fait faire des progrès très rapides en natation à certaines personnes en leur demandant de nager lentement puis en détaillant point par point les objectifs.


J'ai vu un mec comme ça à la piscine des Halles nager une heure durant - uniquement le papillon. ben il nageait lentement et technique...


Je connais un mec de 64 ans à ma piscine qui donne l'impression de nager au ralenti mais pour le suivre il faut s'accrocher. On se fait parfois un kilometre synchro pour se marrer moi aux paddles
lui sans rien (comme ca je bosse et lui il tire pas sur la cardio ca sert a rien).


La lenteur ca sert a prendre conscience de ses defauts puis de les resoudre consciemment jusquà ce que ça devienne automatique, tenter des expériences, se gourer, recommencer. C'est de l'auto
étude.


Ca n'a rien de magique, ca s'explique en dix minutes mais apres il faut manger des kilometres.


Bonne lenteur !



Léo Tamaki 02/11/2011 11:21



En effet la modification de l'utilisation du corps n'a rien de spécifique aux arts martiaux, de même que le travail de la lenteur. Aujourd'hui c'est une pratique assez peu en concordance avec l'
"ambiance" qui veut que tout soit rapide mais comme le démontrent tes exemples, les résultats peuvent être étonnants, pour peu que l'on fasse les efforts et que l'on y consacre le temps
nécessaire. J'ai rencontré récemment un élève avancé de l'école Sagawa qui m'a enseigné des tanrens "simples" en me disant que leurs résultats seraient visibles après leur pratique 4 à 5 ans (sur
la base de 1 000 à 1 500 répétitions selon les exercices :D). Et ils se travaillaient aussi à une vitesse très mesurée.


 


Concernant le sens de modification de l'utilisation du corps, il varie selon les maîtres. Voici ce que j'en disais ici:


L'efficacité en combat repose donc à ton avis sur la modification de l'utilisation du corps?
Pas obligatoirement. Hino senseï est comme tu le sais un maître qui a beaucoup combattu, notamment dans la rue. Il a fait face à de nombreux adversaires armés de chaînes, couteaux, mais aussi
armes à feu. Un soir nous regardions des vidéos d'arts martiaux chez moi et je lui en ai montré une d'un célèbre instructeur français de self-défense. Il a trouvé son travail très intéressant et
m'a donné des explications passionnantes qui m'avaient échappées sur ce qu'il démontrait. Je lui ai alors demandé s'il pensait que cet homme avait modifié l'utilisation de son corps. Il m'a dit:
"Pas du tout. Cette personne a beaucoup combattu et ça se voit. Ce qu'il enseigne est intéressant et efficace en combat mais il n'y a pas de modification de l'utilisation du corps.".

Les méthodes de modification de l'utilisation du corps nécessitent un investissement en temps et en intensité très important avant de donner des résultats. Prenons l'exemple de bushi qui
s'entraînaient chaque jour pendant six heures. Au bout d'un an ils avaient cumulé plus de deux mille heures. Six mille en trois ans. Aujourd'hui un pratiquant assidu pratiquera environ trois
heures par semaine. En enlevant les vacances et les jours fériés cela fera en gros cent-trente heures dans l'année. Il lui faudra près de cinquante ans pour pratiquer autant que le bushi en trois
ans! Sans compter que le pratiquant actuel le fera généralement dans un esprit de détente alors qu'il s'agissait d'une question de vie ou de mort pour le bushi.
La modification de l'utilisation du corps est pour moi la clé de la plus grande efficacité. Mais elle nécessite un investissement important avant que le pratiquant puisse développer une
efficacité en combat dessus. Les méthodes de self-défense travaillent en se basant sur l'utilisation du corps classique quotidienne des pratiquants et donnent de meilleurs résultats à
court-terme.

Qu'est-ce que cette modification de l'utilisation du corps?
(Rires) LA question. Cela peut recouvrir des choses très différentes selon les écoles. L'enseignement de l'Aunkaï d'Akuzawa senseï est la plus extraordinaire méthode de développement, génération
et réception de force que j'ai vue. Le travail du Shinbukan de Kuroda senseï développe le corps le plus souple et le plus sensible que j'ai rencontré. L'enseignement de chaque école reflète les
conceptions du combat de son fondateur.
Fondamentalement on peut dire qu'il y a une modification de l'utilisation du corps à partir du moment où il devient capable de réaliser des choses de façon différente. Bien évidemment dans le
contexte martial il faut que cela apporte un plus, à savoir une augmentation de l'efficacité en combat. De l'extérieur le geste d'un adepte pourra sembler similaire à celui d'un individu
quelconque. Mais le travail interne sera totalement différent, de même que les effets de son mouvement. Il peut s'agir d'employer des muscles différents afin de réaliser le même geste, ou
d'utiliser les mêmes muscles mais de façon différente. Les variations sont innombrables.

Cette modification du corps n'existe-t-elle que dans les disciplines martiales?
Beaucoup d'hommes confrontés à des situations de vie ou de mort ont modifié la façon d'utiliser leur corps, souvent sans en être conscient. Je parlais récemment avec un alpiniste de très haut
niveau qui m'expliquait que son corps flottait. Et j'avais effectivement perçu chez lui une "légèreté" qui ne correspondait pas à son poids. Ukimi, le corps flottant est une théorie de l'école de
Kuroda senseï. Il ne s'agit pas du même flottement et il n'est pas réalisé dans le même but mais dans les deux cas il y a modification.
La question n'est pas de savoir si l'homme peut arriver à utiliser son corps différemment et plus efficacement, il le peut. La question dans les traditions martiales concerne la transmissibilité
d'un tel enseignement. Et les ryu avaient réussi à créer des méthodes permettant de modifier l'utilisation du corps de leurs adeptes.
La notion de vie ou de mort place l'être humain dans un état incroyable où celui qui arrive à dépasser sa peur devient capable de mobiliser des ressources extraordinaires. Les hommes qui ont vécu
cette tension de mort tout au long de leur existence ont développé une science du corps sans équivalent dans l'histoire de l'humanité. Malgré leur investissement dans leurs disciplines les
athlètes ne connaissent pas cet état. C'est pourquoi nombre d'entre eux viennent chercher chez Kono senseï ou Hino senseï un savoir plus fin que celui de leurs entraîneurs qui leur permettra
d'améliorer leurs performances.


 


C'est vague mais cela peut déjà donner un élément de réponse.


 


Bonne lenteur à toi aussi ;-)


 


Léo


 



ivan 02/11/2011 10:22



Superbe vidéo. Ce qui frappe dès le début c'est la simplicité du geste. On est là très loin de la volonté de démonstration des mouvements. Ils ne sont pas "beaux", sophistiqués, poursuivit
jusqu'au bout, comme on peut le voir chez beaucoup de pratiquants. Le geste ici a été épuré des détails, les détails ont été intégrés et intériiorisés.


Il est le geste. 


Le mouvement montré là semble ne pas dévoiler grand chose, et pourtant c'est là justement sa puissance : il n'en reste que l'essentiel. J'ai souvent vu des pratiquants de taichichuan tôt (très
tôt) le matin dans les parcs en Chine. Ce sont toujours les vieux qui m'ont le plus impressionnés. Et pour cause.... il suffit de regarder cette vidéo pour comprendre la notion de détachement.



Léo Tamaki 02/11/2011 11:07



Oui, la beauté ne réside pas ici dans une amplitude superficielle qui cache la tension mais dans des gestes qui sont devenus naturels et font vivre un véritable relâchement. Un travail
intériorisé comme tu l'évoques, à contrario de ses partenaires qui sont souvent dans des positions plus accentuées.


Le travail de la structure, du transfert du poids, du relâchement sont impressionants mais le détachement dont tu parles fait aussi partie de cette beauté impalpable...


 


Léo


 



Erwan 02/11/2011 10:19



Bonjour Leo


Merci pour ces belles images, que j'aime regarder souvent. Il s'en dégage quelquechose en effet, qu'il est difficile d'exprimer avec des mots, d'autant plus que, comme souvent, l'essentiel
demeure invisible car relevant du "toucher" subtil et du ressenti. Dans le travail à deux, il est intéressant d'observer la structure des partenaires de Cheng Man Ching (au niveau de la nuque
notamment) et comment il semble jouer avec eux...Quant au travail en lenteur, particulier au Taijiquan (mais transposable sans aucun doute), il est je crois un outil d'exploration de
l'utilisation du corps sans limite, en même temps qu'un révélateur implacable de nos "failles" et "ouvertures"...


Merci encore et à très bientôt à Brest! (et je prends ma place à la NAMT de ce pas!)


Amicalement


Erwan


 



Léo Tamaki 02/11/2011 11:01



Bonjour Erwan,


 


Il y a en effet quelque chose d'ineffable, une qualité qu'on ne peut sans doute reconnaître qu'après l'avoir ressentie comme tu l'évoques.


Le travail à deux est en effet impressionant. La puissance liée à un tel calme est pour moi un signe de la véritable maîtrise. C'est splendide à voir.


Je trouve aussi que le travail lent est impitoyable... :D


 


A très vite à Brest et à la Halle Carpentier!


 


Amicalement,


 


Léo


 



Matthew 02/11/2011 09:12



Salut Léo.


en complément, voici une vidéo de huang, qui fut l'un des "close students" de cheng man ching, et à qui ce dernier à demandé d développer des écoles dans le sud est Asiatique.
La vidéo suivante est une adaptation d'une forme de la grue blanche (sa formtion initiale) aux principes du tai chi. Dans le courant que j'étudie, on l'appelle "quickfist":


http://www.youtube.com/watch?v=Rv_biLRRY5Y&feature=related


et aussi


http://www.youtube.com/watch?v=6jgrHMONssk .


A bientot, j'espère.
Matthew



Léo Tamaki 02/11/2011 10:56



Salut Matthew,


 


Merci pour les liens ;-)


On sent un très haut niveau même si j'avoue que ça ne m'a pas autant touché que le film que j'ai mis en ligne.


 


A bientôt,


 


Léo