Budo no Nayami

Face à la mort, grâce et mesquinerie

29 Septembre 2014 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Chacun d'entre nous est confronté à la mort. Et notre rapport avec elle a une influence fondamentale sur notre existence. La pratique profonde du Budo nous questionne inévitablement à ce sujet, et ce chemin de vie ne prend sans doute réellement son sens que lorsqu'il nous permet de faire face à la mort.

 

 

Tatsuya-Nakadai-Sword-of-Doom.png

 

 

Par le plus grand des hasards, je suis tombé successivement en trois jours sur trois textes qui avaient trait à ce sujet.

 

 

Yamada senseï face au cancer

Le premier texte est un message de Yamada senseï. En quelques lignes, maître Yamada nous tient informé de son état de santé avec humour et simplicité. Une attention délicate, réalisée avec élégance.

 

 

Yamada Yoshimitsu 06

 

Le message de Yamada senseï.

 

 

Ce qu'Ebola m'a appris sur mes amis

Le second texte est un long article de Claire Meynial. Partie en reportage au Libéria pour un sujet sur l'épidémie Ebola, elle nous raconte son retour et les réactions de son entourage. Edifiant et navrant…

 

L'article de Claire Meynial.

 

 

"J'aimerai être encore parmi vous"

Le troisième texte est le dernier post de Charlotte Kitley, blogueuse du Huffington Post. Son au revoir est un exemple poignant de dignité et d'optimisme.

 

Le post de Charlotte Kitley.

 

 

Leçons de vie

La mort est sans aucun doute l'un des plus importants évènements de notre vie, et la façon dont nous l'abordons en dit sans doute plus sur notre nature profonde que tout autre acte. Je terminerai sur un lien et une citation:

 

Leçons de vie, Randy Pausch et Tamura Nobuyoshi.

 

 

"La mort n'est pas un mal, l'approche de la mort en est un."

Quintus Ennius

 

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Laurent 27/10/2014 10:45


 


Bonjour Léo,


 


Cela fait un petit moment que je ne suis pas intervenu sur ton blog...toujours aussi intéressant ! problème de santé (scholiose, certains médecins et kinés m'ont d'ailleurs dis que je ne pourrais
plus pratiquer...et puis finalement, mon osthéopathe - mon professeur en aïkido -  m'a prouvé le contraire...juste une question d'adaptation)...


 


Bref. La Mort donc. Me permet-tu deux anecdotes ? 


 


Il y a maintenant 5 ans, ma mère s'effaçais de notre plan terrestre. Je vais la voir avec mon frère une dernière fois au funérarium...nous sortons, et mon jeune frère me dis : "T'as remarqué ?".
je luis réponds "non...quoi ?" et mon frère me rétorque aussitôt : "elle ressemble à un nouveau-né"...et comme il avait raison. 


 


Il y a quelques semaines, l'occasion se présente de discuter avec une psy. Nous parlons de la Mort, et je lui rétorque au bout d'un moment : "La Mort ? mais ce n'est pas grave !"


 


Elle prend la mouche et me rétorque, agacée "Ecoutez, j'ai une amie qui a perdue son fils de 25 ans dans un accident. Alors, si, c'est grave..."


 


Je me suis permi de lui répondre que ce n'était pas la Mort en elle-même qui est grave, c'est la façon dont elle s'est présentée qui est scandaleuse...


 


Je pense (mais je peux me tromper Léo) que lorsque, nous autres occidentaux, reviendront à une notion plus saine de ce moment fatidique, nous aurons fait un grand pas dans notre façon d'envisager
notre humanité. 


 


Laurent...

Léo Tamaki 28/10/2014 11:47



Bonjour Laurent,


 


Je suis content de lire que tu arrives à pratiquer malgré quelques soucis de santé.


 


Merci pour le partage des anecdotes.


 


Léo


 



Emmanuelle 14/10/2014 12:16


Bonjour,


 


c'est difficile de mourir...Sans doute l'instant de notre vie qui nous demande de faire face à tout ce que nous avons tenter de maitriser, de repousser, d'oublier durant toutes nos années
d'existence...C'est l'inclination ultime, celle qui nous oblige à baisser les yeux et à comprendre que nous ne savons sans doute, rien...ou si peu. C'est l'humilité la plus
absolue, à la fois profonde, à la fois tragique, mais...qui fait partie de ce que nous sommes. Vivrions nous vraiment aussi densément, si nous nous savions immortels? Au fond, tout ce que nous
faisons revient à nous préserver de la tragédie de la mort.C'est sans doute le propre de l'Humain...Le tout, c'est de mourir vivant...c'est finalement ce que disent ces témoignages et peut être
...ceux de certaisn lecteurs:-)


Mais regarder mourir quelqu'un qu'on aime....cela est dévastateur. Les mots qu'a prononcé Tamura...c'est le don suprême offert à ceux qui l'ont aimé....et qui restent. Ce sont les seuls qui
parfois viennent aussi, de ceux qui restent à ceux qui partent...En tout cas, ce furent les miens, les derniers que j'ai adressés à une personne inconditionnellement aimée...L'ont ils rassuré? JE
ne le saurais jamais, mais en tout cas, ils me paraissent avoir été les seuls à ma portée en ces instants funestes...Et les seuls à venir d'aussi loin.


On n'ose jamais parler de la mort...Et pourtant, c'est bien elle, au fond, qui dirige nos vies...Et n'est ce pas l'un des préceptes du Hagakure..."un homme est libre quand il ne craint pas la
mort"...Désolée si j'ai fait une erreur dans la citation,mais je crois que dans le fond c'était un peu cela non ?


Bonne journée


Emmanuelle