Budo no Nayami

Le Japon, culture du vide

15 Mars 2010 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Les arts martiaux, comme toute tradition culturelle, sont profondément marqués par la civilisation qui leur a donné naissance. L'Aïkido reflète ainsi, sans doute plus que toute autre discipline de l'archipel, l'essence de la culture traditionnelle japonaise. Une des notions majeures de l'esprit nippon, caractérisé par la simplicité et l'austérité, est le principe de mu, vide. La compréhension de cette notion est non seulement nécessaire à la connaissance de l'esprit de l'Aïkido, mais elle est surtout une des clés fondamentales de son efficacité.


Ryoan-ji 08 02Ryoanji, Kyoto


Société de l'accumulation

Dans la civilisation contemporaine et particulièrement occidentale, tout ne se mesure qu'en termes de profits, gains, dans une vaine course à l'accumulation. Et cette recherche d'accumulation de richesses contaminant tous les domaines est finalement devenue un des piliers de la pensée actuelle. Les arts martiaux ne font malheureusement pas exception et les voies d'éducation qu'étaient les budo vendent à présent santé, efficacité en self-défense, illumination spirituelle, confiance en soi…
La pratique concrète n'est pas épargnée et elle repose de plus en plus sur l'accumulation de techniques, la recherche de spectaculaire, l'augmentation de la masse musculaire, de l'endurance. Le développement de résultats superficiels "visibles" est devenu un but en soi au détriment du travail de qualités profondes mais invisibles d'une pratique juste.

Mu, le vide
Mu est un concept étroitement lié au bouddhisme zen. Le zen qui naquit en Inde puis passa par la Chine avant d'arriver au Japon, ne trouva nulle part terreau plus fertile pour se développer que sur l'archipel et mu est aujourd'hui une notion faisant partie intégrante de toute chose dans la culture nippone.

On trouve d'abord la notion de mu dans l'urbanisme. Ainsi, le cœur de Tokyo, occupé par le palais impérial, est un centre où nul ne peut pénétrer. Et c'est autour de ce vide métaphorique que s'est développé la plus grande mégalopole du monde.
C'est ensuite dans l'architecture que l'on retrouve la notion de mu. Les shoji et fusuma, multiples panneaux coulissants des bâtiments japonais traditionnels donnent vie au vide. Les pièces se joignent et se divisent, les murs disparaissent laissant la nature pénétrer puis se ferment pour créer un espace intime. Et ce principe de mobilité s'étend jusqu'au mobilier, tel le futon qui disparaît au petit matin. Le vide est alors au cœur du bâtiment et l''espace ainsi vécu permet par de multiples variations une infinité de possibilités.

Mu est aussi un des fondements des do, les voies de réalisation. Dans le kado (ikebana), la voie des fleurs (arrangements floraux), chaque élément est ainsi mis en valeur par le vide. Le chado, voie du thé, se pratique dans un pavillon dépouillé que l'on surnomme "demeure du vide". Dans le shodo, la voie de la calligraphie, on dit que le vide revêt autant de signification que les traits du pinceau. Dans la peinture traditionnelle japonaise, nihonga, et particulièrement dans la peinture à l'encre, sumie, le vide permet à l'œuvre de respirer, de prendre son envergure. On peut dire que les do sont l'art de vivre avec le vide. Tour à tour en s'harmonisant avec lui ou en le mettant en ordre, en le faisant vivre tout simplement.
Mu est aussi présent dans des domaines aussi divers que l'art culinaire ou le septième art nippons, au point que Ozu Yasujiro, l'un des maîtres du cinéma japonais fit simplement graver ce caractère sur sa tombe.


Mu 01Mu, tombe de Ozu Yasujiro


Le vide, la science et le zen

Le zen se réfère énormément au concept de vide, plus précisément de vacuité, et à l'illusion. Que nous enseigne la science à ce sujet?
La matière est composée d'atomes qui sont principalement constitués de vide et d'une infime partie de matière. Si on grossissait mille milliard de fois un atome d'hydrogène le noyau aurait une taille d'un millimètre, l'unique électron une taille inférieure à un micron, mais le volume de l'atome serait d'environ 100 mètres de diamètre. Le volume d'un atome est donc constitué d'au moins 99,9999999999999% de vide. Si on ajoute que les particules formant les protons et les neutrons sont comme l'électron des particules ponctuelles, c'est-à-dire sans volume, en théorie un atome est constitué de… 100% de vide. Sachant que nous sommes constitués d'atome… N'est-ce pas la preuve scientifique que nous existons sans exister, que notre essence est le vide?

Le vide en Aïkido

L'Aïkido nous enseigne que la technique et l'esprit ne font qu'un. Je commencerai toutefois pour plus de clarté à séparer la notion de vide appliquée à l'un ou à l'autre.
Si l'on exclue la compassion et la recherche d'harmonie qui sont au cœur de l'Aïkido, l'état d'esprit sans attentes et préconceptions, est commun aux budo. Un état désigné par l'expression mushin no shin, l'esprit de l'absence d'esprit (dans le sens de pensée, émotion) ou l'esprit de l'esprit vide. Cet état est le sujet de nombreux ouvrages célèbres de grands adeptes, notamment le Heiho kadensho de Yagyu Munenori.
Une fois mushin no shin réalisé, le pratiquant agit librement et spontanément. L'esprit clair il devient capable de sentir les intentions de son adversaire tandis que, étant sans intentions, désirs ni attentes, ce dernier ne peut prédire les siennes. Tel un miroir il reflète parfaitement aïte avec qui il devient un. C'est une des significations du premier caractère de l'Aïkido, , union, harmonie.


Tamura-Nobuyoshi-181.jpgTamura Nobuyoshi


Le vide dans la technique
Mais, outre un principe esthétique et spirituel, mu est aussi un fondement de la technique de l'Aïkido. On peut considérer le Judo comme l'application raisonnée du principe yo (yang en chinois), concept évoquant la plénitude, le principe actif. Les projections s'y effectuent généralement en ajoutant sa puissance à celle de son adversaire et/ou en lui présentant un obstacle. L'Aïkido en revanche est l'expression du in (yin en chinois), exprimant la notion de vide, le principe "passif". Mais il ne s'agit pas là de passivité négative mais de laisser-agir, d'être l'instrument des lois de l'univers ou, plus concrètement des techniques qui en sont l'expression.
Alors qu'une technique reposant sur des qualités physique se retrouve rapidement face à ses limites, celle qui repose sur le vide est, en principe, illimitée. Pratiquement, elle offre une perspective bien plus vaste dans son champ d'application et bien plus longue au regard du temps où il est possible de la mettre en œuvre malgré l'âge, car nécessitant des efforts physiques bien moindres.

Dans la technique d'Aïkido telle que la démontre maître Tamura, l'essentiel est ainsi ce qui n'est pas. Le corps qui n'est plus où on l'attend, la tension qui en s'effaçant absorbe notre force, tout ce qui disparaît et nous laisse finalement face au vide. Un vide qui nous contrôle et nous oppose l'inefficacité de notre attaque, conséquence de son inutilité.


Tamura-Nobuyoshi-001.jpg


Une improbable quête de rien

Mu
, vacuité, néant, vide… est au cœur de l'âme japonaise et de l'Aïkido. Sérénité de l'esprit dans l'action, épuration du geste, relâchement des tensions concourent tous à sa recherche. Un travail en soustraction, aussi difficile qu'improbable mais sans doute d'autant plus indispensable qu'il est à l'opposé des concepts de notre société de consommation.
L'Aïkidoka qui aura intégré les principes de mu dans ses expressions techniques et spirituelles aura alors réalisé le plus haut niveau de la pratique.


Ueshiba-Morihe-_15.jpgUeshiba Moriheï


Note:
Cet article a été publié dans le numéro 3 de la revue Shumeïkan.


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Scaevola 03/03/2012 15:58


Bonjour


Cela fait maintenant bientôt un an que je suis plus ou moins régulièrement votre blog sans avoir jusque-là
laissé de commentaire.  Néanmoins cet article m’interpelle plus que les autres et c’est pourquoi j’ai décidé de franchir le pas. Mais avant cela, en
parfait respect de l’étiquette, je me permets de me présenter. Je suis un jeune pratiquant d’une vingtaine d’année qui a débuté l’Aïkido en septembre dernier au cercle Tissier à Vincennes.
J’assiste donc au cours pour débutants dirigé par Patrick Bénézi . J’ignore si vous le connaissez.  De fait étant (encore) un néophyte, un Mukyu
(tiens on retrouve d’ailleurs ce petit mot japonais –mu-), bref un sans grade, ce n’est donc pas d’Aikido, pratique dont je ne comprends pas grand-chose pour l’instant, dont je vous parlerais.
Mais de mon expérience en tant qu’escrimeur. Cela fait désormais une dizaine d’année que je pratique ce sport qui a perdu depuis pas mal de temps son caractère d’art martial (la FFE préférant
parler de sport de combat ou d’opposition). J’ajoute n’avoir jamais été un vrai compétiteur, peu attiré par les victoires ; je me suis toujours plus intéressé aux gestes techniques. Mais il
m’arrive souvent de tirer les armes au sein du club pendant les cours.  Et c’est bien dans ce cadre-là que j’aimerais partager mon
expérience.


 


En effet quand vous dîtes :


 


« Une fois mushin no shin réalisé, le pratiquant agit librement et spontanément. L'esprit clair il devient capable de sentir les
intentions de son adversaire tandis que, étant sans intentions, désirs ni attentes, ce dernier ne peut prédire les siennes. »


 


Il m’est arrivé à de rares reprises de connaître, du moins je le crois, cet état. En escrime personne n’en
parle mais c’est en lisant différents articles sur le Budo que j’ai pu mettre un nom sur ce que j’avais ressenti.  J’ai pu remarquer d’ailleurs que
cet état survient (chez moi) souvent lorsqu’on a enchainé sept ou huit assauts, que l’on commence à être fatigué, essoufflé et que lon prend une profonde inspiration en descendant sur ses appuis
et en essayant de faire le « vide ». J’entends par faire le vide ne plus penser ni à la touche, ni à la victoire, la défaite ni même à la tension du combat.  Je me dis en écrivant ce très long commentaire qu’il est très difficile de mettre des mots sur un ressenti aussi vague. Les rares fois où cela m’est arrivé,
j’ai senti comme un lâcher prise, une sorte d’abandon de soi et une sorte d’union avec tout ce qui m’entoure.  J’ignore si c’est bien là le
« mushin no shin » que vous avez décrit mais c’est toujours lorsque j’ai pu connaître cet état que je qualifie souvent d’état d’éveil au combat que j’ai réussi à mettre mes plus belles
touches, rapides, précises et invisibles à mon adversaire.


J’espère que vous apprécierez mon témoignage.


Amicalement


 

Léo Tamaki 05/03/2012 11:08



Bonjour,


 


Merci pour la lecture :D


J'ai brièvement rencontré Mr Bénézi, mais dire que je le connais serait vraiment un bien grand mot!


Merci pour l'intéressant témoignage sur l'escrime.


 


Amicalement,


 


Léo


 



Arnaud 17/03/2010 02:14


Bonjour Leo

Un des plus beau article sur l'aikido que j'ai lu, excplicatif mais laissant place à une certaine "mystique" (le mot n'est guere bien choisis mais c'est le seul qui me viens ^^').


Léo Tamaki 17/03/2010 21:23


Merci Arnaud ;-)

Léo



Montaine 15/03/2010 23:51


Magnifique post, Léo, MERCI!

Faire silence, habiter l'instant
Ouvrir de grands espaces en soi
Être...

C'est très beau ce Mu sur la tombe d'Ozu.
Son cinéma me touche beaucoup.

Je vais m'enquérir de la notion de Mu dans le Kôdô (la voie de l'encens) auprès d'Hachiya senseï :)

Bizz

Montaine
 


Léo Tamaki 17/03/2010 00:46



Merci. Je suis certain que Hachiya senseï te donnera d'intéressantes informations ;-)

Bises,

Léo



Michael 15/03/2010 18:07


Salut Léo,

Excellent texte, qui me fait un peu regretter de ne pas pouvoir pratiquer l'aikido à cause de mon amputation..... Mais Cette recherche du vide me permet déjà d'être efficace à l'arc, et je suis
passé depuis peu... à la carabine. Les 2 pratiques se ressemblent énormément.

 Je te renvois aux ouvrages du Maître Zen Thich Nhat Hanh, qui sont absolument fabuleux (l'energie de la prière, le miracle de la pleine conscience ....). J'aimerai être capable
d'écrire aussi bien....., de savoir expliquer des choses aussi complexes avec des mots aussi simples...

Ces écrits ont beaucoup fait évoluer ma réflexion et mon petite personne......

Amicalement,

Michael


Léo Tamaki 17/03/2010 00:49



Salut Michael,

Concernant l'Aïkido je pense qu'il y a des adaptations possibles. En fait depuis que nous avons fait connaissance j'ai fait quelques essais et il y a clairement beaucoup de choses possibles même
si elles nécessitent des modifications. Nous aurons l'occasion de voir cela quand nous nous rencontrerons.

En tout cas je suis certain que la recherche du vide a de multiples applications, notamment à l'arc en ce qui te concerne en ce moment.

Merci pour les conseils de lecture ;-)

Amicalement,

Léo



Damien G. 15/03/2010 13:30


Bonjour Léo,

Question passionante s'il en est. A la lecture d'ouvrages comme "Hidden in Plain Sight" d'E. Amdur, on voit se dégager chez les grands maîtres deux types de manifestation de l'énergie : d'un côté
une énergie explosive, impressionante, de l'autre une énergie "fantôme", aussi insaisisable que la fumée.

Au stade où j'en suis, je ne sais pas si ce sont deux niveaux successifs de maîtrise (on maîtrise l'un, puis en progressant on passe à l'autre), ou deux niveaux complémentaire.

Je crois comprendre que Maître Tamura mets plus l'accent dans sa recherche sur l'aspect "Mu", c'est-à-dire cette énergie insaisissable qui entraîne l'attaquant dans le vide, mais il me semble que
chez d'autres l'équilibre n'est pas le même. Et en particulier chez Morihei Ueshiba dont les témoignages mettent parfois en avant plutôt l'aspect "explosif".

Qu'en penses-tu ?


Léo Tamaki 15/03/2010 16:29



Bonjour Damien,

Il y a en effet principalement ces deux tendances. Mon avis personnel en quelques mots sur un sujet qui mérite un véritable développement:

J'emploierai ici surtout les termes de In/Yo (Yin/Yang):

Tamura senseï travaille beaucoup avec le vide mais a une personalité que je considère très Yo, proactive. Cela se ressent aujourd'hui encore dans son Aïkido. Par ailleurs il a eu durant des
années une pratique très Yo où, mais je n'ai connu cette période que par les livres et vidéos, je ne perçois pas cette recherche du vide. Tout au moins pas de façon très marquée.

Tu as raison de parler d'équilibre car un aspect n'existe jamais totalement sans l'autre. Mais les proportions peuvent être très variables. Pour parler des maîtres que j'ai le plus côtoyé je
dirai qu'Akuzawa senseï est l'extrème du Yo, Kuroda senseï celui du In. Le travail de Kono senseï est surtout Yo à mains nues mais plutôt In aux armes. Celui de Hino senseï me semble aussi
orienté vers le In.

Concernant Ueshiba Moriheï il est clair que dans sa jeunesse sa pratique semblait très orientée Yo. Mais les témoignages des disciples ou personnes qui l'ont rencontré telles que Kondo Katsuyuki
ou Kimura Tatsuo du Daïto ryu, expriment surtout le vide, la sensation de ne pas comprendre ce qui se passe, de ne rien sentir...

A titre personnel j'ai une nette préférence pour le travail de type In et c'est pour cela que la pratique des maîtres Kuroda et Tamura représentent le coeur de ma recherche. Cela expliquera sans
doute mon opinion sur le reste:

Est-ce que ce sont deux niveaux successifs ou complémentaires? Lorsqu'il y a succession elle va toujours du travail Yo vers le In. On peut supposer que c'est dû à l'âge et je pense que c'est le
cas pour certains maîtres. Je pense par exemple que ce fut le cas pour Tamura senseï qui dut changer de façon de travailler pour rester efficace et même progresser malgré les ravages du temps. En
revanche chez Kuroda senseï le changement s'est opéré bien plus tôt, alors qu'il avait à peine atteint la quarantaine. Le changement ne peut donc en aucun cas être imputé à une baisse de ses
capacités physiques.

En tout cas si il y a de nombreux exemples de maîtres qui sont passés d'un travail Yo à In tels Ueshiba ou Sagawa, je n'en connais pas qui ont fait l'inverse. Je pense donc que le travail In est
une évolution, un stade supérieur.
Toutefois certains des plus grands adeptes tels Sawaï Ken'Ichi du Taïkiken semblent avoir eu une pratique Yo jusqu'à leurs derniers jours. Difficile donc d'être catégorique...

Une question qui se pose est de savoir si il est possible de passer au stade In sans passer par Yo. C'est une chose sur laquelle je n'ai pas encore d'opinion définitive mais je suis tenté de
croire que oui.

Amicalement,

Léo



ivan 15/03/2010 10:50


Superbe article, merci Léo. O Sensei a peint notamment des cercles sans fin qui démontre parfaitement le vide et l'infini à la fois. Ce qui est important pour les esprits occidentaux est de ne pas
confondre les termes néant et vide. Cet amalgame fait penser à du nihilisme de la part des japonais, alors que le vide est plein de tout ce qui existe. Difficile à concevoir pour nous autres ptits
français, surtout si on a lu un peu Nietzsche ou Sartre.
Continue à en faire plein comme ça, tes articles de qualité j'adore.


Léo Tamaki 15/03/2010 15:47



En effet les mêmes mots peuvent en effet recouvrir des concepts très différerents et cela complique encore els choses :D

Merci pour la lecture ;-)

Léo



Amine 15/03/2010 10:17


Article vraiment intéressant, surtout pour moi qui m'intéresse à la culture japonaise et qui suis un pratiquant d'aïkido à la recherche d'un idéal à atteindre.
Cela dit, atteindre un tel niveau est probablement l'aboutissement de toute une vie et je suis sur que Morihei Ueshiba y est arrivé, mais est-ce-réalisable à notre échelle, dans le cadre de notre
vie citadine avec au mieux 3 cours d'2h par semaine?


Léo Tamaki 15/03/2010 15:37



Une question implicite est alors "y a-t-il un aboutissement ou le but n'est-il pas une pratique sans fin dans une tension vers la perfection?" Car n'oublions pas que tous les grands adeptes ont
pratiqué jusqu'à leurs derniers instants...
Je crois que l'essentiel est de pratiquer autant que possible. Les résultats seront au rendez-vous. En termes de joie, d'efficacité mais surtout de bien-être ;-)

Léo



Erwan 15/03/2010 10:03


Bonjour Leo
Un très bel article. La langue japonaise (que je ne connais pas malheureusement) semble avoir cette capacité de saisir l'insaisissable, de rendre compte du sensible, ainsi "mu" exprime beaucoup
plus que le "vide", en français, comme tu le montres bien. la référence à Ozu est très parlante aussi. Quiconque s'intéresse à son cinéma peut toucher du doigt ce "mu" si essentiel dans la façon
dont le "Japon" exprime son rapport au monde...
merci à toi
Amicalement
Erwan


Léo Tamaki 15/03/2010 15:34



Bonjour Erwan,

Il est en effet des concepts très riches que la langue japonaise exprime paradoxalement dans toute leur richesse grâce... à son manque de précision.

Merci pour la lecture,

Léo



Tangi 15/03/2010 09:50


O !
RIEN a dire ....


Léo Tamaki 15/03/2010 15:41



:-))))))

Léo



Steph 15/03/2010 07:39


Hello Léo,
Magnifique texte qui résonnera (ou devrait résonner) longtemps dans l'esprit des pratiquants car tout est là, dans le vide, alors qu'il n'y a rien...
Un grand merci et bonne journée.
Un fidèle lecteur du plat pays



Léo Tamaki 15/03/2010 15:30



Est-ce que le vide permet la résonance? :D

Merci pour la lecture ;-)

Léo