Budo no Nayami

Tamura senseï, conventions d'enseignement, sincérité et dojo yaburi

30 Mai 2008 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Mai 2008

Attention ce post est sans intérêt pour les gens ne pratiquant pas les arts martiaux. Et même pour ceux-là…

Juste avant mon départ pour le stage de Kuroda senseï, Damien, un élève de Tamura senseï vivant au Japon, m'a envoyé un lien sur une discussion dans un forum d'Aïkido. Le sujet s'intitule "
Stage Tamura Besançon commentaire".

Le temps que je remettre le nez dans le sujet et il avait généré vingt-six pages!


Tamura Nobuyoshi shihan


Les faits ou ce que j'en ai compris.

Un pratiquant d'Aïkido dont le pseudonyme est "tontonBrutus" (TTB) raconte le stage de Tamura senseï à Besançon auquel il a participé.

Le cours commence comme d'habitude par une lente préparation qu'il ne comprend pas. C'est bien naturel car Tamura senseï ne l'explique plus depuis des années, probablement parce qu'il l'a déjà fait si souvent et qu'il ne veut pas faire perdre du temps aux élèves qui le suivent régulièrement. Les nouveaux doivent donc demander une explication à un enseignant ou un ancien qui suivent régulièrement senseï. Je crois que de la même manière Osenseï ne donnait pas d'explications sur les exercices qu'il faisait en début de cours.

Il décrit ensuite ses partenaires, un "uke sauteur" puis un autre qui ne créait ni déséquilibre ni contrainte. Il semble d'ailleurs avoir dès sa première technique malmené assez durement celui-ci.
Bon, jusque là rien d'étonnant. En ce qui me concerne les stages de Tamura senseï, comme tous les stages de masse, rassemblent des gens de tous niveaux. La majorité se situe probablement entre le deuxième kyu et le premier dan. Par ailleurs beaucoup ne comprennent pas le travail effectué. Cela est particulièrement évident dans le cas de maître Tamura dont l'enseignement est très intuitif et global, proche en cela (je ne parle pas de forme technique) de celui d'Osenseï.
Je trouve par contre regrettable que TTB ait, dès la première technique, "impressionné" son partenaire au point que celui-ci se jettera ensuite à terre.

Vient ensuite le travail de yokomen uchi ikkyo omote. Le troisième partenaire ne semble pas "meilleur" que les deux premiers, puisqu'il n'arrive pas à déplacer les 90 kilos de notre narrateur. Tamura senseï s'approche alors et lui demande de l'attaquer. Il reçoit apparement le yokomen sur l'épaule. Il fait alors un mouvement qui semble mettre TTB sur ses appuis et reste sans effet.
A son tour il l'attaque et celui-ci ne peut non plus effectuer la technique comme il l'entend.

Il en tire les conclusions suivantes:
"- Tamura n'a pas une distance correcte lui permettant d'être en sécurité, il fait croire à uke qu'il le met en danger mais c'est lui qui est en danger (position de face, il ramene les bras contre le corps pour éviter de subir la technique et du coup se met à distance de frappe...).

- Comme je l'ai écrit il ramène volontairement son bras pour ne avoir à subir la technique. Du coup au lieu de laisser passer en tenkan j'ai pris en irimi et saisi le coude, je suis désolé mais j'ai peur qu'il ai un peu mal au coude ce soir. Mais quand il n'a pas le temps de tricher pas de soucis."


Il termine en disant:

"Enfin voilà on m'a dit d'aller attaquer j'y suis allé et j'ai senti. Je finirai en reprenant ces paroles:

"sur un tatami il ne faut pas etre trop serieux, il faut s'amuser"

Alors amusez vous bien  "



Tamura Nobuyoshi et Eric Grousillat


Analyse


Je ne reviendrai pas sur l'animosité supposée envers Tamura senseï qui sous-tendrait les actions et posts des membres du groupe dont fait partie ce pratiquant car c'est un point qui ne m'intéresse pas.

Je supposerai, pour l'instant, que TTB est allé au stage avec de bonnes intentions, faire de l'Aïkido, mais qu'une mauvaise compréhension de l'attitude nécessaire à la réception d'un enseignement qui ne nous est pas familier à donné naissance à cet incident.

L'erreur très courante qu'il a commise à mon sens est la suivante:

Il est allé pratiquer avec sa propre conception de l'Aïkido en supposant que l'intervenant et lui partageaient les mêmes conventions.

Que beaucoup, voire chacun, soit persuadé que sa pratique est la meilleure est compréhensible. Si on en est persuadé il suffit alors de pratiquer avec son enseignant et les experts de son courant. A partir du moment où l'on ne dénigre pas les autres pratiques il n'y a aucun problème.

Si en revanche on veut se faire une opinion sur un autre courant, il convient d'arriver avec sa tasse vide. C'est-à-dire comme si on était un parfait débutant. On cherche à saisir ce que veut transmettre l'intervenant en essayant de comprendre les conventions sur lesquelles est basé son enseignement.
A l'intérieur de la même discipline, Aïkido, Karaté ou autre, les présupposés sont très souvent différents selon les styles. TTB venant d'un courant qu'il sait différent de celui de Tamura senseï, il aurait dû réaliser que les conventions risquaient fort de ne pas être les mêmes. C'est malheureusement une erreur que font beaucoup de pratiquants. Jugeant une pratique à la lumière de la leur ils ne sont pas capables d'en retirer un enseignement.

En revanche si TTB savait que les conventions étaient différentes et que persuadé de la vérité absolue de ses choix il se soit obstiné dans sa logique de travail, il ne s'agit plus d'une erreur mais de mauvais esprit.

Quand on a la chance de pouvoir subir la technique du maître dont on est venu chercher l'enseignement, il convient, surtout lorsqu'on n'est pas famillier avec son travail, de chercher à sentir ce qu'il veut faire passer sans bloquer.
Si on estime cette démarche pénible, inutile voire dégradante, il reste la possibilité de regarder des gradins. Je reste toutefois totalement perplexe par rapport aux résultats…


La pratique de Tamura senseï

Comme je l'ai écrit dans un post précédent,
la pratique de Tamura senseï repose sur le sabre. Il considère qu'il a un sabre de même que son adversaire. Si on ne comprend pas cela, beaucoup de choses qu'il fait n'ont pas de sens.


Tamura senseï, l'esprit du sabre


"- Tamura n'a pas une distance correcte lui permettant d'être en sécurité, il fait croire à uke qu'il le met en danger mais c'est lui qui est en danger (position de face…"

Je ne crois pas que Tamura senseï fasse "croire" quoi que ce soit. Il coupe le uke avant ou pendant qu'il fait la technique. C'est ce que démontrent ses déplacement, ses entrées. Bien évidemment on n'est pas "obligé" de bouger alors que sa main est passée à quelques centimètres. Après tout il n'a rien dans les mains en réalité.
Mais si l'on comprend qu'un changement minime lui permet de transformer ce geste en frappe efficace, on prend conscience du but de cet apprentissage, développer une sensibilité qui nous permet de rester en sécurité à tout instant. C'est un point qu'ont compris certains élèves de Tamura senseï qui font partie des forces de l'ordre, d'anciens membres du GIGN ou de groupes d'intervention ou compétiteurs de disciplines pieds poings qui travaillent pourtant avec d'autres conventions.

"… il ramene les bras contre le corps pour éviter de subir la technique et du coup se met à distance de frappe...)."

Selon la façon dont on a "reçu" l'attaque, senseï considère que l'on est coupé ou pas. Si l'interception est correcte dans le temps (très difficile tant son timing est précis), alors il laisse la technique se poursuivre. Sinon il signifie en refermant qu'il faut reprendre du début.


Tamura senseï à Paris, avril 2008


"- Comme je l'ai écrit il ramène volontairement son bras pour ne avoir à subir la technique."

Tamura senseï est souvent accusé de "tricher". Même parmi ses plus anciens élèves et ses proches. Pour être franc j'en ai aussi été intimement persuadé pendant des années. Et ce n'est qu'après avoir rencontré Kuroda senseï que j'ai compris quelle était l'essence de son travail. Au niveau de l'esprit, le sabre, et de la sensibilité, extrème.
Lorsqu'on est saisi par Tamura senseï on a l'impression qu'il nous bloque injustement alors même que l'on peut être en train d'effectuer le même geste dans le même angle que lui. Mais si au point de vue mécanique la technique semble juste, dans son exécution le moindre heurt est un appel. Il nous bloque alors chaque fois que nous mettons la moindre once de force inutile afin de nous apprendre à faire disparaître nos tensions et pouvoir bouger le plus efficacement possible et sans appels. Et sa sensibilité est si développé que l'on peut faire l'effet d'un brute alors que l'on est persuadé d'être relaché. Pour quelqu'un qui ne comprend pas le sens de sa recherche et/ou qui n'a pas la sensibilité nécessaire c'est évidemment frustrant.


Tamura shihan et Jacques Bardet


Je conçois que cela soit difficile à comprendre car Tamura senseï n'explique pas cela. Avec la meilleure volonté je dois avouer que j'étais passé à côté pendant des années… C'est une façon d'enseigner semblable à celle d'Osenseï qui ne facilitera pas la compréhension de son héritage le jour venu.


Une attitude déplorable


Si au départ, afin d'expliquer la nécessité de comprendre les conventions d'un enseignement pour en apprendre quelque chose, j'ai supposé que TTB était venu avec de bonnes intentions, la lecture de son premier post ne laissait en réalité pas la place au doute quand à son état d'esprit. La phrase suivante ne me semble en effet pas permettre de trouver une interprétation honorable.

"Du coup au lieu de laisser passer en tenkan j'ai pris en irimi et saisi le coude, je suis désolé mais j'ai peur qu'il ai un peu mal au coude ce soir. Mais quand il n'a pas le temps de tricher pas de soucis."

Persuadé de la justesse de ses conceptions et de la fausseté de Tamura senseï il a changé la forme technique créant volontairement une confrontation en prenant le risque délibéré de blesser un enseignant mesurant vingt centimètres de moins, pesant 45 kilos de moins que lui et ayant plus de trois fois son âge…


La réaction de Tamura senseï

Tamura senseï s'est il retrouvé impuissant face à TTB? Sincèrement, même si cela avait été, cela ne changerait rien non seulement au respect que j'ai pour lui, mais aussi à l'intérêt que j'ai pour sa pratique. Mais je ne crois pas que ce fut le cas.
Il est évident à mes yeux que Tamura senseï ne pouvait pas s'opposer "physiquement" et rentrer dans un jeu de confrontation. Par contre, pour en avoir été témoin, je sais qu'il est capable de sécher quelqu'un très efficacement. Je l'ai vu faire avec une frappe très rapide sur la carotide d'un pratiquant gradé de plus de 120 kilos.
En outre je l'ai vu
maîtriser un uchi-deshi à l'esprit mal tourné il y a à peine quelques mois. Bien entendu on serait sorti du cadre de la pratique.
Pourquoi ne l'a-t-il pas fait? Pour éviter un incident? Parce que cela aurait été un piètre exemple? Par mépris ou désintérêt? Peu importe finalement…




Les posts suivants

Voici des extraits des 26 pages qui ont suivies. Elles ne laissent malheureusement aucuns doutes quand à l'état d'esprit de TTB et n'ont pas d'autre intérêt que de me permettre de clarifier certains points.

"Je ne me vante pas d'avoir fait mal, je note simplement que la pratique à laquelle je me retourve confronte est une pratique sans aucune contrainte physique, comme le dit certains pratiquant un nikkyo sans douleur. Et bien un nikyo sans contrainte sans desequilibre ça passe pas, et des pratiquants s'entrainant comme cela depuis un certains nombres d'annees ont des chances d'etre surpris sur un nikyo, alors est ce reellement ma faute? je ne crois pas."

La pratique de Tamura senseï utilise en effet très peu la contrainte physique. Je me souviens très bien du moment où elle a changée. Avant que je parte vivre au Japon ses techniques étaient assez "sèches". Mais lors d'un de ses séjours à Tokyo où j'ai eu l'occasion de travailler avec lui comme partenaire je me suis rendu compte que j'étais contrôlé sans avoir mal.
Par contre évidemment le déséquilibre est nécessaire. Après il peut être obtenu par une position ou un geste qui peut ne provoquer aucune réaction si le uke ne se rend pas compte de sa signification (vulnérabilité à une coupe ou une frappe). Dans ce cas-là un dialogue de sourd s'installe et il ne reste que la mise en situation. Ca me rappelle les duels dans les sept samouraïs et les sept mercenaires…
Par ailleurs que des pratiquants soient surpris par un nikkyo appuyé n'est évidemment pas la faute de TTB. Mais il est toujours possible de pratiquer de façon mesurée, surtout quand on ne connaît ni le niveau, ni le type de pratique de la personne qui nous fait face.

"mais bon c'est vrai il vaut mieux faire un aikido paix et amour sans jamais se faire mal et avec le sourire pour s'amusez un peu. "

Oui, je suis persuadé que pour la majorité des pratiquants mieux vaut pratiquer un Aïkido tranquillement dans la joie, compte tenu du fait que la discipline n'est pas appropriée à une confrontation physique telle qu'une agression sans un entraînement long et poussé.




"Tissier j'irai le voir quand j'en aurai l'occasion."

Je suis impatient et curieux d'en lire le récit.

"Mais que penser du comportement qui bloque à logueur de stage ces eleves 4, 5, 6 ieme dan, n'ont ils donc rien appris pour etre toujours apres 30 ans de pratique toujours incapable de faire quoique ce soit ou alors y aurait il de la part de Tamura autre chose de pas honnete? Je me questionne?"

Sans doute ces personnes ont-elles saisi ce que Tamura senseï peut leur enseigner. On peut imaginer qu'elles auraient arrêté de le suivre si ce n'était pas le cas. Et il ne faut pas imaginer qu'il s'agit d'intimidation "fédérale" car certains des CEN de la fédération sont dans ce cas. Ils ne suivent plus Tamura senseï et pourtant aucune mesure de rétorsion n'a été prise à leur encontre.
Il est évident que des personnes comme Luc Bouchareu, Jean-Yves Le Vourch', Nébi Vural ou Serge Sans, pour ne citer qu'eux, sont parfaitement capables de faire ce qu'a fait TTB, voire mieux (dans le pire). Je suppose qu'ils comprennent simplement ce que Tamura senseï cherche à leur transmettre.

" j'ai compris une chose en aikido et Tamura l'a certainement compris aussi. Une technique n'est realisable que dans un contexte, et l'apprentissage consiste à se mettre dans se contexte.

Et par un changement meme minime Tamura change le contexte de la technique et donc oui il n'est plus possible de faire ikkyo omote. Par contre il aurait possible de faire bien des choses."


Effectivement l'apprentissage consiste à se mettre dans un contexte. Ce qui n'a pas été le cas et de manière flagrante… Tamura senseï travaillait dans son contexte. Je suppose qu'il a été surpris de voir quelqu'un venu refuser son enseignement de façon aussi obstinée.
Et effectivement il est possible de faire bien des choses. Des deux côtés. On sort toutefois d'un travail technique pour rentrer dans le combat. Peut-être la logique aurait-elle été de pousser franchement jusqu'au bout.

"Si je repproche des choses à Tamura, je pense que beaucoup de choses provient de la complaisance de ces uke, du fait que les gens ne veulent pas egratigner Sensei, et donc il n'a plus besoin de rien faire."

Effectivement les uke ne sont pas toujours "justes". Cela est dû au fait que plutôt que de privilégier des uke parfaits Tamura senseï aime donner la possibilité à un plus grand nombre de ses élèves de sentir son travail. C'est un choix. Certains ne sont pas dans le temps, d'autres en font un peu trop. Je crois que je n'ai jamais vu un maître avec qui cela n'est pas arrivé.

"Voilà sinon pour les techniques ben c'est pas ma pratique et un cours sans aucun lien logique, de plus 'est amusant mais c'est exactement le meme cours à la technique pres que le cours auquel j'avais assiste à Mulhouse il y a un an."

Il faut croire que maître Tamura y voit une certaine logique à moins que le hasard lui ai fait faire deux fois les mêmes techniques sans lien à la suite. Personnellement je comprends parfaitement la construction de ses cours. Je ne suis pas sûr que je comprendrai celle d'un expert que je n'aurai vu qu'une fois ou deux mais je suis certain que je ne clamerai pas que ce qu'il fait est sans logique.

"Il faut taire que les 6/7 ieme dan ne sont pas plus competent que des 5ieme kyu"

Il est vrai qu'il y a des hauts gradés meilleurs que d'autres et que certains grades, comme c'est de tradition au Japon, sont honorifiques. A part cela une affirmation aussi ridicule me laisse bouche bée.

"L'enseignant terriblement mauvais et malsain. Le comportement pedagogique qu'il a est mauvais et absolument pas coherent avec la recherche de transmission."

Passons sur le fait qu'un tel jugement sois émis après deux stages dont un en tant que spectateur. Tamura senseï n'est pas un saint. De plus il n'enseigne pas au sens occidental du terme. Comme beaucoup d'élèves du fondateur il transmet de la manière dont il a reçu. Par contre je ne vois absolument rien de malsain a lui reprocher. J'ai rencontré quelques maîtres/gourous, certains de près, et il n'a tout simplement rien de commun avec eux.


Tamura Nobuyoshi et Jacques Bardet


Les réactions du forum


Voici enfin quelques interventions de participants du forum. Aucun de ceux cités ne sont élèves de Tamura senseï. Il semble pourtant qu'ils aient tous su qu'une telle attitude ne présentait aucun intérêt.

"J'ai beau être habitué pour avoir été une paire de fois le spectateur "privilégié" de tes danses d'intimidation, je trouve ça lamentable."
FEH

"Le sectarisme c'est d'arriver comme tu le fais, puis de venir sur un forum vendre sa marchandise... ta méthode est sectaire oui.

Le sectarisme c'est le jeu de con, je te bloque, tu me bloque.

Si tu tire des conclusions qu'il te bloque, quelles sont celles a tirer du fait que lui aussi te bloque ?

A suis je bête,
lui triche dans ce cas la !"

Sen'Za

"Ton anecdote nous en apprends plus sur toi que sur Tamura. Ton comportement tel que tu le décris me semble affligeant, pour ne pas dire plus.
Aller à un stage pour bloquer, voilà une motivation intéressante. On voit que tu avais envie d'apprendre quelque chose

froggie

"C'est bien, tu as gagné. C'est marrant, je ne suis pourtant pas élève de Tamura ni passionné par ce qu'il montre, mais dans cette anecdote, je ne peux pas m'empêcher de trouver que c'est lui qui part avec les honneurs. Curieux, non ?"
Totoro

"Franchement c'est le pire post que j'ai lue. TTB il n'y a aucune remise en question de ta part tu est aller faire un stage pour montrer que tu pouvais bloquer T. bravo . Mais etait tu seuleument dans le cadre proposer . clairement pour moi tu as refuser son enseignement et s'il n'a pas esayer de prolonger l'echange c'est qu'il l'avait bien comprit."
Gulp

"D'après le "référentiel" Tamura, il a du se dire que ta façon d'attaquer n'était pas bonne pour diverses raisons qui lui son propres, et pour lui c'est pour cela que sa technique n'a pas fonctionnée. A 75 ans ça n'a pas du le tracasser plus que cela. Maintenant si tu te confrontes à un gars plus fort que toi mais pas bon techniquement, il y a des chances qu'il passe toutes ses techniques ... mais en force."

nico-home

"De toutes façons, toutes les techniques ne marchent pas forcément sur tout le monde, ni dans toutes les circonstances. C'est donc que les conventions d'utilisation d'ikkyo ne sont pas les mêmes entre Voarino et Tamura. Ils utilisent le même nom pour appeler des mouvements différents qui ne se ressemblent que de loin et ne s'utilisent pas dans le même cadre de contraintes, voilà tout. Merci à TTB d'être passé. …

… Pourquoi sortir de ton dojo puisque la vérité ne se trouve pas à l'extérieur ? Tu doutes ? Alors va jusqu'au bout du doute : mets toi à l'écoute. Ce que tu as fait est stérile, et rend insensé ton déplacement au stage de Tamura. On peut supposer que Tamura n'a que faire de te prouver quoique ce soit. Il est en stage, pas en cours particulier spécial TTB, réservé à ceux qui doivent réapprendre les codes de sa pratique. Tamura n'est pas Voarino, il n'est pas Saito, il ne prémache pas ce qu'il veut transmettre, si tu veux recevoir de Tamura, il faut t'engager, t'ouvrir à 100% à son message, tellement à 100% qu'il te faut toi aller chercher ce qu'il y a à puiser, et non pas attendre qu'à force de léchouilles il te donnera la becquée. Peut-être n'y a t il rien à tirer de Tamura, peut-être pas. Ca dépend de ce que tu cherches et surtout de ta capacité à te mettre à l'écoute, à mettre en retrait cet ego qui crie :"pourquoi MOI je ne comprends pas ?!!".

Si vos pratiques sont si différentes et que la sienne ne peut absolument pas t'apporter satisfaction, alors "amen", on a compris. Cesses donc de t'y intéresser, poursuis ta recherche, fais nous part à l'occasion de tes découvertes ou des interrogations que tu rencontres sur TA route, et laisses s'extasier ceux que ça intéresse sur la pratique de bidule ou de trucmuche.""

Urs

"Je suis allé voir pas mal de gens différents.


Surtout quand mon appréciation était défavorable, je n'en ai jamais fait état publiquement, considérant que ce n'était qu'un jugement personnel, donc subjectif ; et que je n'avais pas à dénigrer une recherche qui est différente de la mienne. Particulièrement quand il s'est agit d'un sensei âgé, qui a consacré sa vie à l'Aikido, par respect pour son parcours et son engagement dans la discipline, sans commune mesure avec le mien..."

Breeze

"Tamura "n'enseigne" pas.

Je veux dire par là qu'il n'est pas un professeur de lycée chargé de passer des connaissances de gré ou de force dans la tête d'élèves récalcitrants. (pour des petits malins qui voudraient me citer, merci de ne pas zapper cette précision au passage).

Tamura pratique son aikido, vit sa vie. Ils laisse ceux qui veulent le suivre tenter de le faire, en montrant ce qu'il fait, ce qu'il cherche. A ses disciples de se débrouiller pour apprendre. C'est comme ça que l'aikido lui a été transmis par OSensei, tout comme Saito l'a appris.

Tu peux ne pas apprécier cette façon de faire, tu peux dire qu'il n'est pas pédagogue, que ce n'est pas à ton avis la meilleure manière de transmettre, tout ce que tu veux, mais tant que tu ne comprendra pas ça, tu ne risques pas d'apprendre quoi que ce soit de Tamura : il ne t'enseignera rien tant que tu ne sera pas prêt à apprendre.

Et je te ferai remarquer que c'est une méthode de transmission qui a aussi prouvé sa valeur, non pas par la quantité de gens formé, mais par la qualité de ceux qui ont réussi."

Totoro


Tamura Nobuyoshi et Scott Reed


Les réactions des élèves de Tamura senseï

Lors de mon passage à Paris j'ai rencontré plusieurs CEN très peinés par cette histoire. Comme tout élève d'un maître âgé brutalisé ils étaient choqué par ce qu'ils ont ressenti comme une agression et s'inquiétaient surtout de la santé de Tamura senseï qui souffrait déjà du coude depuis un certain temps. Nul doute que l'incident n'aura pas arrangé ses douleurs.

Certains avaient un état d'esprit vengeur et bien que je n'approuve pas cela je dois dire que c'est compréhensible. Je crois toutefois qu'ils sauront avoir suffisament de recul pour en rester là.


Un défi

Finalement ce que je trouve de plus déplorable c'est le manque de sincérité dans la démarche. Que l'on soit aveuglé au point de croire que sa voie est la seule et unique est grave. Mais cela aurait pu rester respectable si la volonté de le démontrer s'était faite "dans les règles".

"Le premier defi a ete de nous faire accepter l'entree au tatami"

Le second étant de démontrer que la pratique de Tamura senseï était "fausse" peut-on supposer à la lecture des faits et des posts les justifiant.

Dans le cas où on veut démontrer la supériorité de sa pratique, la tradition entre adeptes convient que l'on agisse franchement en annonçant le but de sa démarche. S'agissant d'art martial, le test ultime est évidemment le combat. Pour cela il existe au Japon ce qu'on appelle le "dojo yaburi".
Traditionnellement un "dojo yaburi" s'effectue en combattant plusieurs, voire tous les élèves, d'un dojo avant de pouvoir affronter le maître si on est sorti victorieux. C'est ainsi que se sont forgés les adeptes pendant des siècles.

Nombreux sont les anciens, "6/7 ieme dan" qui "ne sont pas plus competent que des 5ieme kyu", à qui TTB aurait pu s'adresser. Je pense entre autres à des gens de son gabarit comme Serge Sans ou Didier Allouis. Ou à certains "vétérans" tels que Jean-Yves Le Vourch' ou Nébi Vural.
Parmi les plus jeunes et bien qu'ils soient sans doute encore moins qualifiés, je crois que Philippe Cocconi ou Brahim Si Guesmi auraient accepté avec joie. Bien que loin derrière ces personnes en grade et renommée c'est en tout cas mon cas. Même avec 15 kilos de moins ;-)




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SeB 02/12/2010 23:28



Bonjour Leo,


je viens de lire cet article que je n'avais jamais lu avant. Je suis juste consterne par le manque de civisme et d'esprit de ce pratiquant.


D'ailleurs si il avait un peu l'esprit plus ouvert et attache aux pratiques correctes, il serait certainement venu au stage avec un cadeau pour le Sensei ou Shihan qui l'animait. J'aime cet
esprit qui consiste a donner un present a celui qui partage sa connaissance. Bon ok souvent on doit payer pour le stage mais un cadeau a une valeur symbolique differente. Il avait dans l'esprit
de demontrer sa superiorite technique. C'est vraiment dommage!


SeB



Léo Tamaki 03/12/2010 23:42



Bonjour SeB,


 


Je ne reviendrai pas sur l'évènement m'étant exprimé à l'époque mais je comprends qu'à sa découverte on soit choqué.


 


Concernant le présent que l'on offre c'est en effet apprécié car un expert nous donne en général ce qu'il a de plus précieux et l'argent n'est qu'un moyen limité de le remercier. A titre
personnel je tiens toujours à le faire.


 


Amicalement,


 


Léo


 



Leon 26/08/2010 11:16



C'est certain TTB n'a pas été très malin.


Vu de très loin, en temps et en distance (puisque je vis en Asie), le post de TTB a mis en lumière un problème contemporain et désormais incontournable en Aikido à savoir la pertinence de
l'Aikikai vis-à-vis d'autres pratiques. Aikikai qu'incarnait bon gré mal gré feu et regretté N.Tamura. 


Ce débat n'a rien de nouveau d'ailleurs depuis le retour au Japon de T.Abe pour ceux qui se souviennent et la réponse qu'incarnent le Birenkai par exemple et la tendance Iwama dont - rappelons-le
toujours - Saito sensei n'a jamais fait un label.


Voyageant dans le monde je constate que le système Aikikai perd ses racines, le bu de budo, et engendre des pratiquants d'une part crédules ensuite bien mal formés puisque sur les techniques
fondamentales, Shiho, Irimi, Ude Osae (que je nomme à l'ancienne), Kote Gaeshi... etc,  les pratiquants (de très bonne foi évidemment) sont plein de trous. Ces trous
seraient tous mortels en réel, tous, concernant le foie, les reins, les carotides. N'importe quel abruti avec un tourne vis peut les trouer et provoquer une hémorragie interne majeure.


Alors évidemment les maîtres de l'Aikikai, du Yoshinkai (on n'en parle jamais de ceux-là mais bon...) et autres sont plus formés - cela dit on peut apercevoir avec horreur certaines ouvertures
chez des hauts gradés qui en conditions réelles leur seraient sans doute fatales (des mains posées sur l'épaule en kote gaeshi ça signifie ouverture sur la nuque et carotide...).


Régulièrement je vois des shodan qui ne possèdent pas les bases de sabre les plus humbles qui sous tendent les techniques en tachi waza, les coupes de shiho ou irimi nage par exemple.


Passage de grades UFA à Paris: c'était impressionnant car le niveau était très très bas, désolé si je parais prétentieux, j'ai surtout peur pour tous ces pratiquants avant de me soucier
de l'Aikido en général...


Dernier stage de Tamura à Paris: j'étais surpris de voir des gens avec deux dans de plus que moi ne pouvoir comprendre et mettre en pratique des choses très élémentaires.


TTb est excessif. Il soupçonne Tamura d'avoir entretenu un fond de mystère dans ses techniques pour bénéficier d'une rente de situation. Il n'est pas très utile de répondre sur ce point, Léo. En
revanche il pose une question légitime: d'une façon ou d'une autre Tamura n'a t-il pas été complice de ce déficit à travers un enseignement non logifié, mal structuré? La question de l'origine
culturelle ne tient pas ici à mes yeux puisque Saito, japonais à l'ancienne, a structuré l'Aikido en profondeur - plus et mieux à mon humble avis que Kishomaru. TAmura était japonais certes mais
un professeur français au Japon se ferait rappeler d'enseigner à la mode locale. Tamura a voulu cet enseignement, j'en suis bien d'accord - non en raison d'une différence culturelle
prédéterminante mais en fonction de son caractère, de sa personnalité. C'est ainsi qu'il fut parfois désigné comme un grand maître mais un piètre professeur - il existe bien des cas similaires
dans le monde sportif par exemple. Etre un bon joueur ne signifie pas avoir l'étoffe d'un bon entraîneur. On verra bientôt ce qui restera de la FFAB...


D'une façon ou d'une autre l'Aikikai et tous ses dirigeants, professeurs et cadres seront tôt ou tard comptables de ce déficit. Depuis quelques années que je suis cette polémique entre
globalement Iwama et l'Aikikai, une chose me frappe: Iwama parle surtout technique, pose de pénibles questions techniques et l'Aikikai répond trop souvent sur un autre plan. Certains sont très
audibles comme Voarino, d'autres silencieux comme Toutaint qui ont apparemment d'autres chats à fouetter. 


Nombre de pratiquants Iwama sont effectivement un rien parano - anxieux pour une raison simple: très rares sont les pratiquants d'Aiki qui peuvent témoigner de l'efficacité de leur école car dans
le monde sécurisé où ils vivent (parlons de la France ici, j'aimerais pratiquer l'AIki au Brésil, au Mexique, au Nigéria… sans doute ont-ils un point de vue bien différent sur cette polémique)
d'où une incertitude généralisée entre le vrai et le faux. La réponse classique pour plein de gens dans ces situations est de revenir aux écoles traditionnelles, rigoureuses et organisées, en
l'occurrence Iwama.


J'ai eu l'immense chance d'être formé par des professeurs qui dépassaient le cadre de l'Aikikai et je ne les remercierait jamais assez. De sorte que je ne tombe pas dans la solution facile Iwama
mais mon prochain shodan sera Iwama sans aucun doute... Malgré TTB et malgré toutes les réponses de l'Aikikai. 


Rien de bien grave là-dedans, comme disait O'sensei, le propos de l'aikido n'est pas de corriger les autres mais de se corriger soi-même.


Amicalement


Léon


 


 



Léo Tamaki 02/09/2010 22:56



Bonjour Léon,

Revenant après une longue absence et débordé par les choses que j'ai laissées s'accumuler pendant plus d'un mois je me permets de te répondre en reprenant le corps de ton message. C'est moins
élégant mais plus rapide et précis. J'espère que tu ne m'en voudras pas.

"le post de TTB a mis en lumière un problème contemporain et désormais incontournable en Aikido à savoir la pertinence de l'Aikikai vis-à-vis d'autres pratiques."
Comparer des écoles, des disciplines ou des maîtres est loin d'être un problème incontournable, c'est simplement un problème inutile à mes yeux. Par ailleurs l'Aïkikaï n'est pas, n'a jamais été
et ne sera probablement jamais un style. C'est une organisation, un groupement de dojos, une école dont font ou faisaient partie des personnes pratiquant l'Aïkido mais dont les pratiques peuvent
être aussi éloignées que celles de Nishio Shoji, Yamaguchi Seïgo, Tamura Nobuyoshi, Saïto Morihiro, Tada Hiroshi, Abe Seïseki, Christian Tissier, Saotome Mitsugi ou Kuroiwa Yoshio.

"Aikikai qu'incarnait bon gré mal gré feu et regretté N.Tamura."
Tamura senseï n'incarnait pas plus ni moins l'Aïkikaï que Saïto senseï, Saotome senseï ou Nishio senseï. Si, et cela ne serait pas très pertinent, on devait définir un style Aïkikaï, on se
retrouverait confronté à la question suivante: le style correspond-il à la forme pratiquée par le plus de pratiquants dans le monde, au Japon ou au Hombu dojo? La réponse sera évidemment très
différente.
Dans le monde les deux plus grands groupes de pratiquants sont je crois ceux de Tamura senseï et Tissier senseï. Bien entendu il faut prendre cela avec des gants et dans ceux qui font partie de
leurs fédérations / écoles, beaucoup en réalité suivent leur propre chemin.
Au Japon il n'existe quasiment aucun rassemblement et stages inter courants. Des maîtres comme Kobayashi Yasuo ou Suganuma Morito sont à la tête de certains des plus grands groupes du Japon. Leur
influence dans l'archipel me semble de loin supérieure à celle de célèbres shihans du Hombu dojo.
Au Hombu dojo de l'Aïkikaï les courants les plus représentés sont ceux du Doshu Kisshomaru mais plus encore de Yamaguchi senseï.

La pratique de Tamura senseï était unique et particulière. C'est l'une des plus marginales dans sa forme et l'importance que l'esprit du sabre y occupait. C'est une forme que l'on ne retrouve
chez aucun des enseignants du Hombu dojo.

"Ce débat n'a rien de nouveau d'ailleurs depuis le retour au Japon de T.Abe pour ceux qui se souviennent et la réponse qu'incarnent le Birenkai par exemple et la tendance Iwama dont -
rappelons-le toujours - Saito sensei n'a jamais fait un label."
La question que tu poses au départ est l'opposition entre la pratique de l'Aïkikaï et les autres. Je comprends mal comment la création de ces autres groupes peut être une réponse à une question
les mettant en opposition? Je tiens d'ailleurs à souligner que le Birankaï et Chiba senseï font toujours partie de l'Aïkikaï, le dojo de ce dernier se nommant d'ailleurs San Diego Aïkikaï, et que
Saïto senseï ne quitta jamais l'Aïkikaï malgré les relations tendues qu'il put entretenir avec ses dirigeants.
Quand à Abe Tadashi et ses déclarations il faut remettre les choses dans leur contexte et connaître le personnage. J'ai recueilli plusieurs témoignages sur lui dont certains que je publierai
ultérieurement. Il était sans aucun doute un combattant redoutable mais un personnage au comportement souvent douteux. N'oublions pas que lorsqu'il quitta l'Aïkikaï y enseignaient encore les
maîtres Saïto, Tada, Chiba, Arikawa, etc… L'école avait ses maîtres tenant d'une pratique martiale et oserai-je dire, virile.

"Voyageant dans le monde je constate que le système Aikikai perd ses racines, le bu de budo, et engendre des pratiquants d'une part crédules ensuite bien mal formés puisque sur les techniques
fondamentales, Shiho, Irimi, Ude Osae (que je nomme à l'ancienne), Kote Gaeshi... etc, "
Qu'est-ce que le système Aïkikaï? Encore une fois il ne s'agit que d'un groupement de maîtres. Par ailleurs je ne peu certifier que c'était ainsi dans le passé mais Shimizu senseï m'a affirmé
qu'Osenseï n'utilisait jamais les termes Ude osae, Kote hineri, etc… mais Ikkyo ou Ikkajo. Il reste toutefois que Tamura senseï note par exemple ce nom après Ikkyo et Ikkajo pour dénommer la même
technique.

"les pratiquants (de très bonne foi évidemment) sont plein de trous. Ces trous seraient tous mortels en réel, tous, concernant le foie, les reins, les carotides. N'importe quel abruti avec un
tourne vis peut les trouer et provoquer une hémorragie interne majeure."
Les ouvertures dont les enseignants parlent sont des outils pédagogiques. Une technique fonctionne dans le mouvement car un déséquilibre ou une douleur sont créés et empêchent l'adversaire de
pouvoir lutter efficacement. Les techniques d'Aïkido nécessitent un "long" contact pour leur réalisation contrairement aux disciplines de percussions. A partir de l'instant où l'on touche le
partenaire il est aussi en contact avec nous et peut l'être par de multiples parties à de nombreux endroits. J'ai rencontré lors de mon cheminement des adeptes de Taekwondo par exemple qui
seraient capables de mettre un coup de pied dans la tête de quelqu'un qui leur ferait une technique malgré la courte distance. Dans une technique correctement effectuée l'ouverture peut être là
dans l'espace mais dans l'instant où elle existe la situation dans laquelle uke se trouve ne lui permet pas de l'exploiter. Cela dit je conviens parfaitement que les ouvertures sont innombrables
chez la plupart des pratiquants, TOUS courants confondus.
Par ailleurs si l'on perce quelqu'un avec un tournevis l'hémorragie ne sera pas interne mais externe je le crains.

"Alors évidemment les maîtres de l'Aikikai, du Yoshinkai (on n'en parle jamais de ceux-là mais bon...) et autres sont plus formés - cela dit on peut apercevoir avec horreur certaines ouvertures
chez des hauts gradés qui en conditions réelles leur seraient sans doute fatales (des mains posées sur l'épaule en kote gaeshi ça signifie ouverture sur la nuque et carotide...)."
Comme je le disais plus haut j'en conviens parfaitement.

"Régulièrement je vois des shodan qui ne possèdent pas les bases de sabre les plus humbles qui sous tendent les techniques en tachi waza, les coupes de shiho ou irimi nage par exemple."
A titre personnel le sabre et sa technique sous-tendent la majorité de mes techniques. Je ne suis toutefois pas sûr au vu de l'état de mes connaissances actuelles et des recherches que j'ai
faites que le sabre ait occupé une place majeure dans la création des techniques de l'Aïkido et de son ancêtre le Daïto-ryu.
Sans compter qu'au regard des écoles de sabre traditionnelles ce qui est travaillé en sabre en Aïkido est généralement considéré soit avec dédain soit comme un mise en lumière des principes de
l'Aïkido, mais en aucun cas comme des techniques applicables.
Par ailleurs le shodan n'est que le début de la pratique. Il permet de montrer qu'un élève connaît les lettres de l'alphabet de l'Aïkido. Pas qu'il puisse faire de mots ou encore moins de
textes.

"Passage de grades UFA à Paris: c'était impressionnant car le niveau était très très bas, désolé si je parais prétentieux, j'ai surtout peur pour tous ces pratiquants avant de me soucier de
l'Aikido en général..."
A titre personnel je ne souscris pas au système de passage de grades tel qu'il existe actuellement. Cela dit la loi est telle que c'est un passage quasi obligatoire pour les pratiquants désireux
d'enseigner. Certains pratiquants s'illusionnent sans doute sur leur pratique, c'est là un problème transversal aux courants et aux disciplines. Aucun maître n'y pourra jamais rien
malheureusement. Je crois et espère toutefois que la majorité a conscience de ce que la pratique leur permet et ne leur permet pas.

"Dernier stage de Tamura à Paris: j'étais surpris de voir des gens avec deux dans de plus que moi ne pouvoir comprendre et mettre en pratique des choses très élémentaires."
Là aussi il s'agit d'un problème transversal aux courants et aux disciplines. On croise dans chaque stage des pratiquants hauts gradés que l'on juge de bas niveau. Sont-ils mauvais? Les
jugeons-nous par le bout de notre lorgnette? Les grades sont-ils des repères de capacité où sont-ils décernés pour marquer le chemin que quelqu'un a parcouru comme il semble que c'était le cas à
l'époque d'Osenseï?

"TTb est excessif. Il soupçonne Tamura d'avoir entretenu un fond de mystère dans ses techniques pour bénéficier d'une rente de situation. Il n'est pas très utile de répondre sur ce point,
Léo."
A vrai dire je n'ai pas le courage et l'envie de relire le sujet aussi je ne sais pas à quoi tu te réfères exactement mais ce qui est inutile aux yeux de l'un est indispensable à ceux de l'autre,
ce qui indiffère quelqu'un peut en blesser un autre.

"En revanche il pose une question légitime: d'une façon ou d'une autre Tamura n'a t-il pas été complice de ce déficit à travers un enseignement non logifié, mal structuré?"
Tout d'abord je n'ai pas trouvé le mot logifié dans le dictionnaire. Sans doute voulais-tu dire "illogique". L'enseignement de maître Tamura était clair à mes yeux. Il ne l'a pas toujours été
mais il l'est devenu peu à peu. Il m'a fallu du temps et de la pratique pour le comprendre mais il a été d'une richesse incomparable à mes yeux. Et si sa structure ou sa cohérence ne sautent pas
aux yeux cela ne signifie pas qu'elles soient absentes. Si tu es un jour intéressé par sa pratique je t'invite à aller voir Mickaël Martin. Il a, mieux que quiconque que je connaisse, compris
l'enseignement technique de Tamura senseï, la logique de son travail et le lien entre son travail aux armes et à mains nues.
Par ailleurs ta formulation par l'emploi du mot "complice" laisse sous-entendre qu'il y a eu crime, délit. C'est un terme qui accuse. Tamura senseï est-il complice du "crime" de bas niveau de ses
élèves? L'est-il plus que n'importe quel maître dans n'importe quelle domaine ou discipline? Einstein est-il complice du fait que tous ses élèves ne furent pas des génies? Takeda senseï ou
Ueshiba senseï du fait que tous leurs élèves ne furent pas talentueux?

"La question de l'origine culturelle ne tient pas ici à mes yeux puisque Saito, japonais à l'ancienne, a structuré l'Aikido en profondeur - plus et mieux à mon humble avis que Kishomaru."
Tout d'abord je ne comprends pas ce que tu sous-entends par "japonais à l'ancienne".
Ueshiba senseï était il aussi un criminel de n'avoir pas enseigné l'Aïkido différemment? Les maîtres des Do traditionnels ont-ils conservé une forme d'enseignement basée sur l'imitation et
l'intuition car ils n'ont pas imaginé autre chose ou par choix délibéré? Peut-on enseigner le Zen par la logique et avec des mots? La logique n'est-elle pas simplement une vue de l'esprit? Les
plus grands adeptes des budos ne sont-ils pas ceux qui ont été formés ainsi jusqu'à présent? Je ne questionne en aucun cas le fait qu'il faille toujours chercher à améliorer quelque chose.
Toutefois le fait que l'on ne fasse pas quelque chose ne signifie pas qu'on n'ait pas connaissance de cette possibilité. Je crois que Tamura senseï comme la très large majorité des maîtres de Do
ont fait leurs choix délibérément pour des raisons claires et précises.
Saïto senseï a décidé de faire différemment et c'est très bien ainsi. Chacun son chemin. Ses élèves ne sont pas à mes yeux meilleurs que ceux formés par Yamaguchi, Tamura, Toheï, etc…
Par ailleurs mon opinion personnelle est que la méthode de Saïto senseï, sans parler de sa valeur, est moderne et d'inspiration occidentale. C'est d'ailleurs pourquoi elle a tant de succès auprès
des occidentaux qui veulent connaître clairement les étapes et apprécient l'enseignement logique. Point de jugement de valeur ici mais simple constatation. C'est d'ailleurs lui qui affirme
qu'Osenseï l'aurait réprimandé si il avait enseigné ainsi.

"TAmura était japonais certes mais un professeur français au Japon se ferait rappeler d'enseigner à la mode locale. Tamura a voulu cet enseignement, j'en suis bien d'accord - non en raison d'une
différence culturelle prédéterminante mais en fonction de son caractère, de sa personnalité."
Je ne crois pas me tromper en disant que tu n'enseignes pas et n'as pas vécu au Japon. Tout d'abord les japonais entretiennent des relations complexes avec les étrangers qu'ils méprisent et
admirent tout à la fois. Il est très rare qu'ils reprennent des étrangers, qui plus est enseignants. A ce titre et de façon anecdotique la scène de Lost in translation du tournage de la
publicité, bien qu'hilarante, est totalement improbable.
Tamura senseï a en effet transmis de la façon qui lui convenait le mieux une discipline japonaise. La richesse de la discipline vient d'ailleurs je crois aussi du fait qu'elle permet à ceux qui
suivent ce type d'enseignement d'intégrer une façon de penser différente qui privilégie le ressenti et l'intuition au détriment de l'intellect si rassurant. Cette façon d'enseigner est d'ailleurs
la façon "locale" et traditionnelle au Japon. C'est au contraire Saïto senseï qui aurait été rappelé à l'ordre par Osenseï en la modifiant. Il a surmonté cela et c'est très bien ainsi car cela
convient à certains. De la même façon que Tomiki senseï a voulu introduire la compétition en Aïkido malgré les désirs d'Osenseï et que cela convient à certains.

"C'est ainsi qu'il fut parfois désigné comme un grand maître mais un piètre professeur"
Nul n'échappe aux critiques même les plus grands tels Osenseï en Aïkido. Il fut sans doute un piètre professeur mais plus que rares sont les grands adeptes qui se permirent ce commentaire.

"- il existe bien des cas similaires dans le monde sportif par exemple. Etre un bon joueur ne signifie pas avoir l'étoffe d'un bon entraîneur."
Je ne crois pas que la comparaison avec le monde sportif soit des plus pertinentes tant les pratiques et les modes de transmissions sont censés être différents.

"On verra bientôt ce qui restera de la FFAB..."
Il ne me semble pas judicieux de juger de la qualité d'un maître au regard de la pérennité de la structure qui soutenait son enseignement. Agir ainsi amènerait à n'avoir qu'une piètre opinion de
maîtres tels que Kobayashi senseï ou Saïto senseï.

"D'une façon ou d'une autre l'Aikikai et tous ses dirigeants, professeurs et cadres seront tôt ou tard comptables de ce déficit."
De quel déficit parlons-nous ici?

"Depuis quelques années que je suis cette polémique entre globalement Iwama et l'Aikikai, une chose me frappe: Iwama parle surtout technique, pose de pénibles questions techniques et l'Aikikai
répond trop souvent sur un autre plan. Certains sont très audibles comme Voarino, d'autres silencieux comme Toutaint qui ont apparemment d'autres chats à fouetter."
Opposer les styles est aussi puéril que d'opposer des disciplines ou des maîtres. De qui parles-tu quand tu évoques l'Aïkikaï qui répond? De quel maître s'agit-il? Où peut-on lire leurs
réponses?
Apparemment tu poses le problème en termes d'efficacité martiale, bien. J'apprécie moi aussi ce versant de la pratique. Le seul moyen de démontrer la "supériorité" de sa technique sur une autre
est le défi. Hormis cela chacun peut utiliser toutes les vidéos ou les images qu'il veut, il discourra dans le vide. Les shihans de l'Aïkikaï sont des personnages publics. Quiconque veut remettre
leur technique en question sait où les trouver. Bien entendu il est plus simple de s'exprimer à l'abri de son écran. Enfin quand je parle de défi je ne parle pas de la capacité à bloquer
quelqu'un sur une technique prédéfinie mais d'un affrontement dont les protagonistes fixeraient les modalités. N'avons-nous pas mieux à faire que de vouloir prouver la supériorité de notre
technique? Est-ce là ce qui reste du message d'Osenseï? J'ose croire que non.

"Nombre de pratiquants Iwama sont effectivement un rien parano - anxieux pour une raison simple: très rares sont les pratiquants d'Aiki qui peuvent témoigner de l'efficacité de leur école car
dans le monde sécurisé où ils vivent (parlons de la France ici, j'aimerais pratiquer l'AIki au Brésil, au Mexique, au Nigéria… sans doute ont-ils un point de vue bien différent sur cette
polémique) d'où une incertitude généralisée entre le vrai et le faux.
La réponse classique pour plein de gens dans ces situations est de revenir aux écoles traditionnelles, rigoureuses et organisées, en l'occurrence Iwama."
Il est assez drôle que tu mentionnes ces pays car l'Aïkikaï est très bien implanté au Brésil et au Mexique et lorsque je pratiquais au Hombu dojo un groupe de nigérians est venu y pratiquer
plusieurs mois. D'où te viennent les affirmations que dans ces pays les pratiquants se tournent vers Iwama? D'où tiens-tu tes chiffres?
J'ai eu l'occasion de rencontrer des pratiquants des forces de l'ordre, des militaires, des membres des forces spéciales qui suivaient tel ou tel maître de l'Aïkikaï, dont Tamura senseï. Ils
semblaient parfaitement heureux de leur enseignement. Nébi Vural qui fut l'un des principaux élèves de maître Tamura enseigne de façon régulière dans de nombreux pays tels que la Russie, la
Bulgarie, la Turquie, l'Ukraine, Israël, l'Azerbaïdjan, le Liban ou le Turkmenistan où il enseigne à la police et à l'armée depuis des années. Il faut croire que son enseignement correspond aux
demandes de ces pratiquants particuliers dans des pays "durs".

"J'ai eu l'immense chance d'être formé par des professeurs qui dépassaient le cadre de l'Aikikai et je ne les remercierait jamais assez. De sorte que je ne tombe pas dans la solution facile Iwama
mais mon prochain shodan sera Iwama sans aucun doute..."
Je ne sais ce que tu entends par tomber dans la solution facile Iwama. Je suis sincèrement heureux que tu aies trouvé une pratique qui te satisfasse et te corresponde.

"Malgré TTB et malgré toutes les réponses de l'Aikikai."
Concernant les réponses de l'Aïkikaï je ne vois toujours pas de quoi tu parles.
Pour TTB il a aujourd'hui disparu. Matthieu Jeandel s'est d'ailleurs exprimé avec élégance, humilité et modération sur ce sujet sur le site:
http://www.aikido-france.com/forum/viewtopic.php?f=4&t=4166&start=420
Tu commences d'ailleurs ton commentaire en déclarant qu'il n'a pas été malin mais le fondement de ton message n'est-il pas le même que celui qui l'a poussé à agir ainsi, vouloir comparer sa
pratique à une autre en terme de pertinence.

"Rien de bien grave là-dedans, comme disait O'sensei, le propos de l'aikido n'est pas de corriger les autres mais de se corriger soi-même."
On ne saurait dire mieux et pour être franc j'en comprends d'autant moins le sens de ton message.

Cordialement,

Léo




Larry 12/08/2010 16:00



Léo,


Tu perds beaucoup de temps à écrire pour un incident banal.


Et c'est déjà plus de l'Aikido. Bloquer quelqu'un est aussi très banal.


Je crois qu'il ne serait jamais avisé à le faire à Maitre CHIBA.


On est sur un tatami et dans l'esprit de Maitre TAMURA, on apprends aussi


et toujours de l'autre quelque soit les circonstances.


Le dojo est étude. Défendre son karma dans la vie s'il le faut en est


une autre. Et je crois que Maître TAMURA nous a donné tous les ingrédients 


pour y arriver le cas échéant.


Maître TAMURA ne trichait pas. Ce sont ces élèves qui ne comprenaient pas c'est tout.


La plupart étaient coupés à 99% dès le départ. Bonne pratique.



Léo Tamaki 25/08/2010 10:19



Bonjour Larry,


 


Je ne crois pas que l'incident ait été banal. A titre personnel il m'a permis d'exprimer mon point de vue sur certains sujets. Concernant les protagonistes directs ce fut sans doute un évènement
que ne nota pas Tamura senseï ou qui au contraire lui apporta quelques réflexions. Je sais en tout cas que ce fut le cas pour Matthieu Jeandel. Sa réponse qui clôt le sujet sur le forum de la
FFAAA le montre clairement.


 


Quand à maître Chiba il a eu aussi, et même sans doute plus, son lot d'incidents de ce type dont il ne sortit pas toujours vainqueur. C'est le lot de tout enseignant, notamment s'il est célèbre.


 


Je crois comme toi que Tamura senseï ne trichait pas.


 


Bonne pratique,


 


Léo


 



toubabpat 27/03/2010 21:14


bonjour -je pratique l'aikido depuis 30 ans et désolé mais conrairement a beucoup d'entre vous je n'ai ni dieu ni maitre- seule la pratqiue et l'experience permettent de progresser - ne pas
accepter qu'un uké puisse vous conter si votre technique n'est pas correcte ne sert pas a progresser bien au contraire - le fondateur lui meme a dit qu'il avait connu beaucoup d'echec - d'ailleurs
a la fin de sa vie ses ukés auraient pu le conter si il ne le faisait pas c'est par RESPECT a tout son travail effectué depuis le debut -  sur une certaine video de youtube on voit (encore
faut  il y faire tres attention) que Sensei TAMURA est en desequilibre sur une saisie ushiro ryo kata dori  et que son uke (au dernier moment lache la saisie our ne pas le faire chuter -
donc la technique n'est pas valable dans le ur sens du terme et c'est la ou le respect du uké  pour la travail du sensei intervient- dans la realité je pense qu'il ne faut jamais perdre de vue
que : 1 frappe 1 vie - salutations a tous -bonne continuation


Léo Tamaki 28/03/2010 11:05





Shotokan 12/07/2008 03:00

Bonsoir ou bonjour Leo! (tout dépendra sur quel coin du globe tu te situeras au moment de la lecture :-) )Je ne souhaite pas polémiquer d'avantage sur ce post et je crois que l'essentiel a déjà été dit. J'ai pris le soin de lire tous les commentaires et tes réponses et notamment celles de TTB et la tienne sur le forum de la FFAAA. D'ailleurs un très beau plaidoyer de ta part. On a effectivement bien senti l'agacement mais je dois dire dans une belle construction argumentative. C'est tout à ton honneur.Ma démarche sera d'éclaircir, la pensée de TTB en m'appuyant sur (désolé) mon expérience personnelle.J'ai pratiqué durant 15 ans le karaté Shotokan de sensei Ohshima. Excuse-moi si je prend le temps d'expliquer un peu. Sensei Ohshima fut l'un des derniers disciple de sensei Funakoshi, il a créé comme tout maitre son "style" ou courant qui reste au vu du karaté de Funakoshi, le plus fidèle, au risque d'en choquer certains mais ses propos sont ceux de sensei Tokitsu qui n'a rien d'un fondamentaliste du Shotokan.Bref une minorité de personne suivant cette enseignement dans le monde ont fondé dans leur pays respectif un groupe défendant les principes du karate de Ohshima se détachant de la fédération et de l'enseignement de sensei Kaze notamment en france avec France Shotokan. Jusque là j'espère que tu me suis :-))je ne veux pas faire une généralité mais à l'intérieur de chaque groupe il y a toujours des "fondamentalistes" qui pensent que seul l'enseignement de leur senseï est dans le vrai et que tous les autres, passes moi l'expression " c'est de la merde". Mon professeur était de ceux-là.Je ne veux pas le blâmer car à une époque je le considérais un peu comme un second père et lui, je pense, comme celui sur lequel repose ses espoirs (le jour de mon shodan il m'a d'ailleurs fait cadeau de sa première ceinture noire et je ne l'oublierai jamais).Néanmoins mon expérience grandissante et ma pratique évoluant vers d'autres chemins, dont le sensorielle, alors que toute sa pratique et la mienne reposant depuis des années sur la mécanique, j'ai du quitter ce dojo car nous n'étions plu sur la même recherche et la même façon de voir le karaté. Je commençais d'avantage à m'orienter vers une recherche du budo. (en toute modestie) Lui malheureusement n'a pas su voir et au lieu d'aller VERS, il a préféré y couper court par une autorité intempestive ou changer les règles du jeu et le contexte, si cher à TTB, lors de kumite sur lesquels il se sentait perdre pied. J'ai donc exploré d'autres horizons dont celui de l'aikido en espérant y glaner de nombreuses choses avec différents pratiquants de différents "styles ou courants" car au contraire la diversité est une richesse.J'ai comme TTB pensé à une époque que mon karaté était le meilleur pour preuve les nombreux kumités réalisés face à des pratiquants de la fédération mais j'étais contrairement à TTB jeune (je les suis encore) dans mon physique et dans mon esprit.J'ai pu glané sur le site TAI certaines choses qui me semble bonne à  ma pratique de l'aikido (du point de vue technique évidemment) et d'ailleurs la vidéo de TTB montre ,à mes yeux de pratiquant novice, une qualité technique indéniable comme j'ai pu le voir aussi de M.Voarino par le biais de vidéo.En revanche jamais je ne défendrai ce genre de point de vue du "ma technique est la meilleure car la plus aboutie". Qui est ce TTB pour Se permettre ce jugement?! Et d'ailleurs je parierai mon keikogi qui si sensei Saito était encore parmi nous il aurait eu honte du comportement de ces personnes à qui il a donné tant de son temps pour sauvegarder ce que O'sensei lui avait légué. Si il existe tant de courants différents dans l'aikido c'est parce que chacun peut l'aborder selon ses sensibilités mais jamais il ne faut tolérer que certains s'érigent comme les gardiens du temple et de la vérité car ce serait faire outrage aux milliers d'autres personnes qui ne pratique pas ce courant qui n'a d'Iwama que le nom.L'esprit humain est ainsi fait; il y aura toujours des gens qui se targuent de détenir le savoir ou la vérité ultime. Mais qu'en savent-ils? Et à quoi bon partir dans des croisades pour prouver aux autre qu'ils sont des incultes voire des idiots?!Oui la mécanique est un fait indéniable mais pratiquer un budo sans la moindre once de sensation réduit à faire de l'aikido un travail à la chaine (sans vouloir insulter les gens qui y travaillent). Peut-être que Henry Ford était un adepte de l'aikido???? :-) Alors TTB et ses défenseurs il vous manque quelque chose à votre aikido. Acceptez les enseignements des personnes qui peuvent être le plus aptes à vous guider vers cette voie car je doute que senseï Tamura soit un "manchot" dans sa discipline.Oui vous voulez que l'on vous reconnaisse dans votre pratique! Mais ne le faites pas dans le dénie de l'autre, dans le refus en bloc de tout autre enseignement, dans votre paranoia-narcissique. Daniel Toutain se revendique également de l'héritage de Saito sensei mais il a eu l'intelligence de le faire sans autant d'esclandres. Tout aikidoka fait vivre et fait perdurer la mémoire d'O'sensei.Excuses moi Leo pour la longue lecture mais quand je suis parti dans des sujets qui me passionent je ne m'arrête plus, d'ailleus j'ai du en oublier beaucoup. Cette personne a eu un grave manque de respect envers primo une personne plus agée mais surtout envers un maitre en aikido qui bien que physiquement plus réduit pourrait allégrement botter les fesses de cet impétueux.P.S: Je suivrai le mois prochain un stage de sensei Toshiro Suga. C'est sans apriori que je m'y rendrai bien que j'eusse entendu beaucoup de chose sur son aikido mais je prendrai ce qu'il voudra bien me montrer. A moi ensuite d'en faire le tri pour ma recherche. J'ai hâte d'y être. Allez je vais me coucherBien amicalement

Léo Tamaki 18/07/2008 08:14



Bonjour Shotokan,


 


Concernant cette histoire sincèrement au départ elle était anecdotique pour moi. Il se trouve que je voulais depuis un certain temps parler de l'attitude des
gens suivants Tamura senseï qui me semblent souvent forcer stupidement lorsqu'ils sont saisis par lui, passant ainsi à côté de ce qu'il cherche à transmettre, et risquant de plus de le
blesser.


 


Malheureusement une fois l'histoire de TTB publiée par lui j'aurai eu l'air de lui répondre indirectement. Je me suis donc résolu à utiliser ses déclarations
pour parler de ce sujet.


En revanche j'ai clairement été excédé par sa réponse que j'ai trouvée totalement hypocrite.


 


Je connais un peu Ohshima senseï et son souci de fidélité. Il est indéniablement l'un des plus grands maîtres du Shotokan.


Dire qu'il est le plus fidèle en revanche, même si on ne devient pas un fondamentaliste comme tu le dis, me semble ouvrir la porte à un débat sans fin et
probablement stérile. Même si cela est appuyé par Tokitsu senseï. Ce n'est par exemple pas l'avis de tous d'une part, d'autre part comment définir la fidélité à une pratique? Est-elle liée à une
forme extérieure? L'esprit de la pratique? L'utilisation du corps? De la pratique de quelle époque parle-t-on? Celle de la fin de la vie d'un maître? Du moment où on le considérait le plus
"martial"?


 


J'espère que tu trouves aujourd'hui ce que tu cherches dans ta pratique.


 


Comme tu le dis, à quoi bon chercher à convaincre les autres de la justesse de ses positions à tout prix. Besoin de légitimisation?


Daniel Toutain comme tu l'indiques me semble défendre l'enseignement de Saïto senseï avec beaucoup plus de justesse et d'élégance.


 


Très bon stage avec Suga senseï et merci pour ton intervention.


 


Amicalement,


 


Léo


 



Fab 07/07/2008 23:39

Faites vous une idée du "meilleur de TTB" :   http://www.youtube.com/watch?v=lTOf7MXEesE

Pdouchet 26/06/2008 16:19

Bonjour, Pour avoir à maintes fois constaté sur le site de Philippe Voarino des attaques répétées de sa part et de la part de de ses élèves contre Tamura Sensei, je pense (et je lui ai écris) que c'est un moyen de la part de ce groupe très restreint "Takemusu Aikido" de créer une polémique en s'attaquant aux grandes figures de l'Aïkido Mondial pour faire parler de soi et essayer de sortir de l'anonymat.JE propose de traiter ces attaques par le mépris. Après tout lorque quelqu'un jette un caillou dans un étang, les remous provoqués finissent par disparaitre d'eux-mêmes sauf si on se jette à l'eau pour essayer de le récupérer. De toute façon il n'est jamais en or, il est toujours vulgaire. On ne gagne rien àessayer de le récupérer pour le comprendre. Pdouchet

Léo Tamaki 26/06/2008 19:58


Bonjour Pdouchet,

Je partage ton opinion. En fait, et j'en parlais justement à un ami hier, je voulais depuis quelques mois écrire un sujet sur le sens que je comprends du travail de Tamura senseï et l'attitude
stupide de certains participants aux stages, parfois participants réguliers et même hauts gradés qui persistent à lui rentrer dedans quand ils sont bloqués sans chercher à comprendre le sens de ce
qu'il transmet.
Là-dessus le post sur le forum FFAAA est arrivé et j'aurai eu l'air d'y répondre indirectement en écrivant mon sujet initial. Il présentait d'ailleurs quasiment tout ce que je voulais mettre en
exergue comme erreurs.
Sinon j'avais trouvé le message plutôt puéril et il ne m'avait absolument pas énervé. Ce qui fut en revanche le contraire lorsque j'ai lu la réponse pleine de mauvaise fois et à laquelle cette fois
j'ai répondu immédiatement.

Mais comme je le disais en début de message je partage ton opinion sur le fait que faire de la publicité aux attaques personnelles, de tous bords d'ailleurs, est le meilleur service qu'on puisse
rendre à leurs auteurs. Je m'en abstiens donc autant que possible.

Amicalement,

Léo


Jeandel Matthieu (TTB) 04/06/2008 19:58

Bonjour N'ayant pas de blog personnel je vous ai laisse ma reponse sur le forum d'ou tout est parti. www.aikido-france.com section aikido post "ma reopnse à léo tamaki".Bien à vous Matthieu

Léo Tamaki 05/06/2008 17:27


Ma réponse se trouve donc sur le même forum sous le sujet "Ma réponse à Matthieu Jeandel / tontonBrutus"
http://www.aikido-france.com/forum/viewtopic.php?t=4237

Tamaki Léo 


AntoineB 04/06/2008 18:34

A Nicolas : je n'ai besoin de personne pour me faire une idée sur les "tenants" d'une école qui prend des positions contre le monde entier (sauf leur propre sensei et celui de celui-là), depuis des mois sur le forum de ma fédé. J'ai écrit à ces Mrs ce que je pensais de "leur" vision de l'aikido. La dissonance émotionnelle serait aussi intéressante à étudier chez les arroseurs arrosés de ladite école. On pourrait aussi perdre un temps infini en querelles encore plus stupides. Me Tamura n'écrivait-il pas dans une préface que le temps de chacun-e est précieux ?…
Il y a des sujets plus graves certes. Mais on peut se questionner sur les motivations du forumiste en question, qui vient se vanter de son "exploit" face au maitre. J'y vois surtout beaucoup d'incompréhension.

Léo Tamaki 04/06/2008 18:48


Beaucoup d'incompréhensions oui... Et effectivement de temps perdu.

Retournons pratiquer ;-)

Amicalement,

Léo 


Nicolas 04/06/2008 17:57

Rebonjour Léo,Ce sera mon dernier commentaire.Quand je parle d'hystérie je pense non à toi mais aux joyeux commentateurs en mal d'expression malgré un forum originel... animé.Je trouve toujours ton raisonnement - excuse moi - bancal. Partir de propos sur le Web - vaines paroles - pour amener à des faits auxquels tu n'as pas assisté, par le lien ténu de leur auteur, et finalement en donner ton opinion, laquelle est implicitement un jugement de valeur sur une personne. Ou bien il fallait citer tes sources ; si on ne cite pas ses sources, on les corrobore par des faits. Je réserve mon jugement de lecteur.Et j'estime avoir plus de respect pour une personne en lui donnant un avis sincère et courtois que ceux qui viennent te couvrir de lauriers sans nuances. "Bis, bravo, tu sais le dire tellement que moi ! etc..."Moi aussi j'en entends dans mon milieu aikidoesque sur ce fait divers.
Et ça m'agace. Pour un peu vous seriez un social traître si vous
contentez de hausser les épaules. La rumeur court. Et c'est une sale bête que je déteste qui qu'en soient les acteurs ou auteurs. En fait, l'anecdote m'intéresse moins que le traitement qui en est fait. La dissonance cognitive me fascine.Au plaisir qui sait ?

Léo Tamaki 04/06/2008 18:45


Rebonjour Nicolas,

Pour être franc je pense que l'intérêt des forums est limité pour une pratique physique car il est très difficile (impossible?) de transmettre par l'écrit une expérience physique dans son
intégralité. Il y a ensuite la question de l'attitude des participants. A ce titre les meilleurs forums sont à ma connaissance ceux qui sont privés et où toute attitude calomnieuse est bannie. Mais
je n'y participe pas non plus faute de temps.

Je comprends ton opinion sur mon raisonnement. Je n'aurai probablement pas pris la peine de parler de cet incident si:
1 L'évènement ne me donnait pas l'occasion de parler de quelque chose de beaucoup plus vaste (attitue en stage, teneur de l'enseignement de Tamura senseï)
2 L'un des protagonistes n'avait relaté l'évènement de manière répétée.

Effectivement je juge l'attitude déplorable étant donné les éléments que j'en connaîs (posts de TTB, et je n'aurai pas jugé uniquement sur la foi de récits extérieurs).
Quand aux sources comme je viens de l'indiquer, il s'agit des posts de TTB. Ce qui m'a été relaté en privé corroborait les faits mais je n'en ai parlé dans mon post initial à aucun moment. Et même
si j'avais voulu m'appuyer dessus, pourquoi un blogueur plus qu'un journaliste serait-il astreint à livrer ses sources?

J'apprécie les avis sincère et courtois, et je n'efface pas non plus les posts injurieux. Cela dit je ne crois pas que parce que des personnes viennent me dire qu'elles partagent mon avis ou
qu'elles apprécient mes écrits qu'elles me manquent de respect. Ces personnes ne me doivent rien et les seuls que je pourrai soupçonner car ils pourraient y avoir un intérêt personnel sont mes
élèves. Je ne crois pas qu'il aient posté plus de 5 commentaires sur les 500 que compte le blog.
Les encouragements et félicitations sont plaisant à lire et je crois qu'ils sont simplement un moyen de me remercier pour les lecteurs qui aprécient le blog.

Je comprends que le sujet soit pénible pour toi. Le mieux est probablement de ne pas revenir dessus en espérant que ce type d'évènement ne se reproduise plus. Si j'ai pu y contribuer même de
manière infime en éclaircissant certains points j'en serai extrèmement satisfait.

Concernant la dissonance cognitive il est aisé de l'attribuer aux autres. Qui en est victime? Eux? Nous? Toi? Moi? Tous?

Cordialement,

Tamaki Léo