J'ai récemment lu un texte qu'Isseï a écrit sur un stage auquel il a participé avec Tamura senseï. Alors que
je m'attendais à lire un compte-rendu axé sur la technique j'ai eu la surprise de découvrir une réflexion très humble sur l'esprit. Je vous laisse la découvrir.
Tamaki Isseï (photo Pierre
Sivisay)
Ce texte a été pour moi un rappel cinglant de mes propres défauts. Absorbé par la pratique je prends rarement garde aux gens qui sont autour de moi. Devenu solitaire je fuis généralement la
compagnie et les discussions. Mais s'il est normal de ne pas vouloir perdre de temps en bavardages futiles, il est aussi négatif de se fermer à l'échange. Cela me rappelle ce passage de
l'interview de Jacques Bardet:
Qu'attendez-vous des élèves?
Qu'ils s'acceptent les uns les autres.
Qu'ils acceptent la rencontre?
Oui pour moi c'est le propre de l'Aïkido, qu'ils s'acceptent sauf dans le cas d'abus où il n'y a pas à accepter évidemment.
La relation est l'essence de l'Aïkido. Pour moi le principal danger de l'Aïkido est d'ailleurs de pratiquer dans le vide, comme dans la vie de tous les jours où on court partout sans jamais avoir
de relations avec qui que ce soit. Nous avons une vie apparement de plus en plus relationnelle dans le monde actuel mais en fait c'est de l'agitation dans le vide. Et il y a le même danger dans
l'Aïkido…
Grâce au texte d'Isseï c'est aussi à moi que profite la leçon de Daniel Boubault…
Seseragi n°39
Par Léo Tamaki
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Jeudi 5 mars 2009
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