Budo no Nayami

La pédagogie en Aïkido, réflexions sur l'enseignement de Tamura senseï

9 Juin 2011 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

L'essence d'une voie martiale est la pratique. Mais les budos et autres bujutsus ne seraient pas parvenus jusqu'à nous s'ils n'avaient été transmis. Dès lors l'enseignement est une étape naturelle du cheminement martial. La difficulté qui se pose toutefois aujourd'hui, est que le nombre de pratiquants et d'enseignants étrangers dépasse largement celui des japonais. S'il est encore trop tôt pour savoir quelles seront les conséquences de cet état de fait sur la transmission, il est intéressant de s'interroger sur les différences de pédagogie, leurs origines et les choix de Tamura senseï.

 

 

Tamura Nobuyoshi 035

 

 

Pédagogie

La pédagogie est la science de l'éducation. C'est un sujet qui est au cœur des réflexions des éducateurs en Occident depuis plusieurs siècles. Des générations de pédagogues ont réfléchi sur la meilleure façon de transmettre le savoir et, dans ce domaine comme dans tant d'autres, le vingtième siècle a vu émerger de très nombreuses théories.

Au regard de cette science de l'éducation, l'Asie, et le Japon en particulier, semblent particulièrement rétrogrades. Leurs méthodes autoritaires semblent dépassées, et cela notamment dans le domaine de la pratique martiale où l'esprit de hiérarchie reste très fort. Aux Platon, Maria Montessori ou Jean-Jacques Rousseau de l'Occident, l'Asie oppose des penseurs plus que des pédagogues tels Confucius.

 

 

Tamura Nobuyoshi 12 (Christoph Stoebich)

 

 

Les koryus

Les koryus sont les anciennes traditions martiales japonaises. Les traces les plus reculées concernant ces écoles qui nous sont parvenues datent du 14ème siècle, mais il est probable que leurs origines soient encore plus anciennes. Si l'origine de ces ryus remonte parfois à des fondateurs qui guerroyèrent sur les champs de bataille, il est à noter qu'elles ne se développèrent réellement que lors de l'époque Edo, durant une période de paix civile. Toutefois même si leurs adeptes pouvaient vivre une existence entière sans jamais avoir à utiliser leurs compétences, les occasions où elles faisaient la différence entre la vie et la mort restaient bien présentes. La qualité de l'enseignement et le sérieux de la transmission étaient donc au cœur de leurs préoccupations. Si aujourd'hui certains ryus se sont adaptés à la société contemporaine en limitant leurs exigences et ouvrant leur enseignement au public, d'autres continuent à cultiver le secret. Parmi ces dernières de nombreuses disparaissent d'ailleurs au fil des années, le maître préférant la fin de l'école à sa transmission tronquée.

 

Les koryus sont nés dans un monde féodal dans la caste des guerriers. Toutefois, et bien qu'ils soient très hiérarchisés, à la différence des budos qui sont fortement marqués par le système militaire, les koryus fonctionnent sur le modèle d'une famille. Les écoles étant souvent circonscrites à un domaine ou une région les membres étaient fortement liés entre eux. Le maître était un père et les élèves ses enfants, les anciens occupant la position d'aînés. Il s'agit sans aucun doute de la façon dont Tamura senseï reçut l'Aïkido du fondateur comme en témoignent ses paroles:

 

"Il est certain que la relation directe du maître au disciple qui est la relation traditionnelle, identique dans son essence à la relation des parents à leurs enfants est la meilleure possible. Dans le monde moderne, une telle relation est malheureusement devenue pratiquement impossible."

 

Comme l'indique Tamura senseï ce type de relation est aujourd'hui difficilement viable et cela explique en partie la disparition de certains koryus.

 

 

Tamura Nobuyoshi 121

 

 

Les budos

Les budos, voies martiales japonaises, furent pour la plupart formalisées au vingtième siècle. Si contrairement aux bujutsus leur application pratique n'était pas le but premier, il n'en reste pas moins que ces méthodes d'éducation avaient gardé à leurs débuts un très fort esprit guerrier, notamment en raison de l'ambiance militariste qui baignait le Japon à l'époque.

 

Tandis que les bujutsu se transmettaient normalement dans un cercle fermé et que l'enseignement s'y faisait du maître à l'élève, les budo se sont adaptés à l'afflux de pratiquants en s'inspirant des méthodes de formation de l'armée. Méthodes importées de l'Occident, notamment de Prusse et de France. Le système de grades kyu/dan de même que l'uniformisation des tenues sont des exemples de l'influence du système militaire sur la pratique martiale. L'enseignement des budos se fait alors en groupe et la transmission individuelle disparaît peu à peu. L'exemple le plus frappant est celui de dizaines d'élèves parfaitement alignés répétant les mouvements d'un instructeur situé sur une plateforme.

 

 

Tamura Nobuyoshi 014

 

 

Le cas de l'Aïkido

L'Aïkido est un cas très particulier pour de nombreuses raisons. D'une part parce que les origines même de l'art, le Daïto ryu, sont obscures et qu'il est très probable qu'il s'agisse d'une discipline créée à la fin du dix-neuvième siècle, et d'autre part parce que Ueshiba Moriheï ne formalisa jamais non plus sa pratique.

Ecoutons ce que nous dit Tamura senseï de l'enseignement du fondateur:

 

"Osenseï n'avait pas la pédagogie d'un maître d'école. Il ne m'a pas semblé non plus que son enseignement ait suivi la progression traditionnelle des écoles classiques du budo japonais."

 

Bien qu'elle ait revêtue des formes différentes, la précision était un élément commun de la transmission des budos et des bujutsus. Précision qui semble avoir fait défaut non pas dans les exigences d'Osenseï, mais dans son enseignement. Un trait qu'il semble avoir hérité de son maître, Takeda Sokaku.

 

"Evidemment il ne fournissait aucune explication sur les taïsabaki ou les techniques et disparaissait comme le vent à la fin de l'exercice. A l'époque, je trouvais cela terrible mais c'était bien ainsi car cela nous obligeait à travailler nous-mêmes et surtout à mieux regarder, mieux voir."


Il est aisé d'imaginer le désarroi des élèves en lisant Tamura senseï. Mais si cette forme de transmission n'était pas la norme dans le monde des arts martiaux, elle semble très proche de celles de certaines écoles de zen.

 

"La "pédagogie" d'Osenseï consistait simplement à faire partager à ses disciples le véritable sens de sa recherche en le leur exposant sans fard."


La méthode, ici, n'est pas sans rappeler certains principes de la pédagogie active où l'élève est responsable de son évolution et progresse par tâtonnement à travers diverses mises en situation.

 

 

Tamura Nobuyoshi 051

 

 

Shu Ha Ri

Malgré l'originalité de sa démarche dans le domaine martiale, les élèves d'Osenseï suivirent les étapes du processus de transmission traditionnel, shu ha ri que Suga senseï définit ainsi:

 

"Shu, ha et ri sont trois étapes qui sont suivis par les voies traditionnelles japonaises classiques. En simplifiant on peut dire que shu correspond à l'intégration, c'est une période où l'élève travaille dans une imitation totale de son maître. Ha est la période "destructrice". L'élève travaille dans des directions parfois opposées à celle de son maître et fais le maximum d'expériences possibles afin de s'approprier ce qu'il a reçu dans l'étape précédente. Finalement le dernier stade, ri, est l'expression véritable de l'art que l'élève, devenu maître à son tour, a développé. Il est au-delà de la dualité et ne cherche ni à imiter ni à se différencier. Il est devenu son art et l'art s'exprime spontanément à travers lui. C'est l'état qu'a atteint aujourd'hui Tamura senseï dans sa pratique de l'Aïkido."

 

Tamura senseï dit d'ailleurs:

 

"(Shu ha ri) s’applique à toutes les techniques traditionnelles, que ce soit dans le Chado, la voie du thé, du Kado, l’arrangement floral, etc... Toutes ces voies s’étudient ainsi et passent par ces étapes.
Shu est l’étape où l’on suit scrupuleusement l’enseignement de son maître jusqu’à arriver à reproduire exactement les techniques. Une fois arrivé à ce niveau on essaye de voir ce que tel ou tel changement implique. On sort du moule pour continuer son étude. C’est Ha. Finalement on dépasse les contradictions et le technique devient sienne. C’est Ri."

 

 

Tamura Nobuyoshi 141

 

 

Japon et Occident

Toute généralité renferme les germes de ses erreurs et les tentatives d'explications qui suivent ne feront pas exception. Je n'aborderai pas le sujet sous l'angle Orient/Occident mais Japon/Occident car, d'une part je connais trop mal le reste de l'Orient pour en parler, d'autre part le Japon possède de nombreuses spécificités culturelles qui en font un cas à part.

 

Tout d'abord la langue japonaise est l'une des plus vagues au monde. Associé au fait que l'efficacité des techniques nécessite un nombre incroyable d'actions simultanées aux vitesses et directions variées qui nécessiteraient des heures de verbalisation rien que pour les gestes les plus fondamentaux, c'est tout naturellement que l'enseignement oral y a toujours été considéré avec circonspection. Mitsuzuka Takeshi, célèbre maître de sabre, dit d'ailleurs:

 

"Un professeur qui explique est un professeur stupide qui forme des pratiquants stupides."

 

 

Tamura Nobuyoshi 023

 

 

Un autre point important concerne le fait de chercher à appréhender les choses en les divisant comme c'est généralement le cas en Occident, ou dans leur globalité comme cela était la norme au Japon. Sujet que Tamura senseï a fréquemment abordé dans ses écrits:

 

"Lorsque l'on entreprend l'étude d'un sujet, il est normal, pour arriver à le comprendre, de rechercher d'abord son origine, de connaître son point de départ. (…) Nos méthodes pour atteindre ce but sont, je crois, différentes de celles de l'Occident. (…) Pour tous les hommes (…) le chemin sera long et dur, peut-être même que le résultat de leurs efforts n'aboutira pas au but cherché s'ils ne comprennent pas que la manière d'aborder ces études est différente au Japon et en Occident."


"La manière de penser de l'Occident procède de la science et la science constitue l'essence de votre civilisation. Vous divisez, décomposez pour connaître; c'est votre façon d'étudier, le point de départ de vos études. Chez nous, au contraire, nous nous attachons à la notion de globalité, nous considérons l'ensemble."

 

Les traditions martiales japonaises se sont ainsi transmises en essayant de court-circuiter l'intellect et de privilégier le ressenti dans une relation d'âme à âme, i shin den shin. N'est-ce pas ce dont parle maître Tamura lorsqu'il dit:

 

"En Orient, pour connaître la vie de la fleur, nous essayons pour commencer, de devenir la fleur elle-même, et de saisir ce sentiment."

 

L'étude logique qui forme la base de l'enseignement contemporain et particulièrement occidental était délaissée par les bushis car elle ne correspondait pas à leur culture mais surtout ne permettait pas de transmettre efficacement les actions si subtiles de leurs traditions.

 

 

Tamura Nobuyoshi 03 avec Léo Tamaki (Marc Le Tissier)

 

 

L'enseignement de Tamura senseï

Le processus de transmission traditionnel implique un temps de pratique considérable dans un enseignement direct et exclut tout enseignement de masse. Par ailleurs, très lié à sa culture japonaise d'origine, il est difficilement transposable tel quel. Ce sont des paramètres que Tamura senseï a parfaitement intégrés. Pour autant il n'a jamais sacrifié à la facilité en enseignant une gymnastique vide de sens. Son enseignement est marqué par la volonté de transmettre l'Aïkido dans toute sa richesse. C'est ainsi qu'il a développé une pédagogie conservant l'essence de la tradition tout en la mettant à la portée de ses élèves occidentaux.

 

Il existe en japonais plusieurs expressions désignant l'action d'enseigner. Celle que Tamura senseï utilise avec prédilection est "shido suru". Si on peut traduire cette forme par "enseigner", elle exprime plus particulièrement le fait de diriger, d'instruire. Comme Ueshiba Moriheï, maître Tamura a toujours cherché à rendre ses élèves responsables de leur progression en présentant un modèle sans jamais imposer.

 

"Do indique une direction montrée par la tête. Cette direction est claire et tout un chacun peut s'y engager. Il importe donc que nous tous, qui pratiquons ou qui enseignons l'Aïkido, nous nous engagions dans cette Voie avec la volonté de prendre par la main et de guider les autres pour faire vivre cet idéal afin que le do de la Voie, et le do de l'enseignement se complètent et s'enrichissent.

Pour ce faire, il faut savoir clairement où l'on entraîne les élèves, en suivant quelle méthode et sur quels points il est nécessaire de porter l'attention."


"Enseigner, c'est donner un modèle technique et spirituel idéal et surtout transmettre à chacun l'envie d'y parvenir."

 

Confiant dans la rencontre de deux cultures il dit d'ailleurs:

 

"Quand on se connaît bien réciproquement, on complète ce qui peut manquer et on se débarrasse de ce qui est en excès. A eux deux, l'Orient et l'Occident forment la trame et la chaine. Et parce qu'ils sont deux, on peut tisser de l'Orient et de l'Occident une superbe étoffe."

 

 

Au-delà d'un exercice de santé ou d'une méthode de self-défense l'Aïkido permet de pénétrer au cœur de l'esprit japonais. L'étudier en acceptant un système de transmission différent du leur permettra aux pratiquants de comprendre un mode de pensée d'autant plus enrichissant qu'il leur est étranger.

 

 

Tamura Nobuyoshi 083

 

 

Note: Cet article a été publié dans le n°5 de la revue Shumeïkan en juin 2010.

 

 

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Matthieu 16/06/2011 14:23



Bonjour Léo. 


Cet article me semble un brin légé et aller très vite en besogne. Pour ne donner qu'un
exemple, il faut arriver à justifier que Maître Tamura ne donnait pas d'explication, la citation du maître de sabre disant qu'un enseignant qui explique est stupide tombe à pic. 


 


Cela serait parfait si ça ne venait en contre partie mettre un grain de sable dans la
globalité (finalement je m'amuserai presque à te voir traiter d'un sujet particulier, de l'enseignement d'une personne particulière en en appelant à la globalité, mais bref passons.)


 


J'entends par la globalité qu'il risque de sortir prochainement un article sur un autre
maître qui aurait eu le génie d'enseigner dès les premiers pas du pratiquants dans l'art les arcanes de son école, de donner dès la première techniques toutes les explications nécessaires (en
allant même jusqu'à réinventer des exercices, solutions pédagogiques nouvelles, pour augmenter encore les chances de compréhension)... Ce maître sera alors un génie et bien entendu il y aura la
citation pour dire à ce moment là que ce cas particulier est un modèle global.


 


N'oublions pas qu'au Japon également l'enseignement méthodique existait et les explications
techniques détaillées également, seulement tout le monde n'y avait pas accès, l’enseignement détaillé était réservé à une élite (car oui la transmission des arts martiaux était élitiste pas
simplement réduite à un petit groupe de personnes).


 


Tokimune Takeda expliquait dans une interview qu'en Daito ryu, l'enseignement final au
niveau du Menkyo Kaiden permettait de comprendre toutes les techniques, qu'avant les techniques étaient à peu près identiques, à peu près efficaces (mais sans aucune mesure avec les techniques
réalisées à la fin).


 


Voler la technique est une chose, mais on ne pourra jamais voler plus que ce que l'on est
capable de voir et qu'en conclure quand les maîtres de génie ont la réputation de ne rien montrer? D'avoir des mouvements invisibles?


 


Est il si étonnant de voir se développer autant de pratique différente de l'aikido (parfois
aux extrêmes), si l'on sais que peu d'enseignants sont capable d'expliquer les tenants et les aboutissant ne serait ce que structurel, physique d'une technique. 


L'élève ne voit que ce qu'il peut, auparavant l'apprentissage des arts martiaux allait de
pair avec l'enseignement de médecines dites traditionnelles que l'on qualifierai aujourd'hui d'alternatives. 


 


Tout cela pour dire, que les pratiquants avançaient sur la voie avec une connaissance du
corps humain et que cela permettait d'ouvrir les yeux sur ce qu'il était nécessaire de faire et tout simplement possible de faire... Combien d'enseignant aujourd'hui répète à leurs élèves qu'il
faut respirer... Sauraient ils expliquer et favoriser le travail respiratoire de leur élève? Ce n’est qu’un exemple parmi tout ceux auxquels il est malheureusement possible d’assister à
l’heure actuelle. Alors oui la transmission se fait sans parole, peut être est ce un moindre mal…


L’aikido est un art qui fait appel au travail du corps et des ses systèmes (musculaires,
respiratoires, nerveux…), aujourd’hui des énormités sont racontées sous couvert de grades et de BE et de réputation populaire.


Beaucoup parle de relâchement sans même savoir qu’un relâchement musculaire ne permet une
réactivité dans l’instant et qu’il faut au contraire développer une raideur musculaire (chose complètement différente de la raideur articulaire) pour pouvoir développer une réaction instantanée.
Mais cela fait mieux de dire qu’il faut être relâché et finir par être mou.


 


Tout ce qui vient d’être dit ne sont pas des attaques mais une vision des choses, je
n’opposerai pas l’orient (ou le japon) à l’occident, je dirai simplement que la transmission nécessite de celui qui transmet la mise en place de tout ce qui être nécessaire à l’avancée de celui
qui le suit (les explications ne sont pas que verbales, mais la décomposition des techniques en exercices spécifiques des phases plus compliquées par Kuroda Sensei est un exemple d’explication
également complété par des explications orales). Seulement pour cela il faut pouvoir avant tout chose connaitre sa discipline et l’avoir soit même comprise.


Amicalement


Matthieu



Léo Tamaki 23/06/2011 12:35




Bonjour Matthieu,


 


"Cet article me semble un brin légé et aller très vite en besogne."


 


Il ne se voulait en aucun cas lourd ;-) Quand au fait d'aller vite en besogne je n'ai fait que l'écrire dans les limites qui m'étaient données par le rédacteur en chef de Séséragi :D


 


"Pour ne donner qu'un exemple, il faut arriver à justifier que Maître Tamura ne donnait pas d'explication, la citation du maître de sabre disant qu'un enseignant qui explique est stupide tombe à
pic."


 


N'est-ce pas en réalité toi qui va un peu vite en besogne ici? D'une part à aucun moment je n'ai dit que Tamura senseï ne donnait pas d'explications et j'en ai d'ailleurs reçu suffisamment pour
savoir le contraire. S'il s'agit d'explications sur le fait que ses instructions verbales étaient rares je crois que beaucoup de passages de l'article donnent des indications sur ce choix:


 


"(parlant d'Osenseï) Evidemment il ne fournissait aucune explication sur les taïsabaki ou les techniques et disparaissait comme le vent à la fin de l'exercice. A l'époque, je trouvais cela
terrible mais c'était bien ainsi car cela nous obligeait à travailler nous-mêmes et surtout à mieux regarder, mieux voir."


 


Ou ce qui précède la phrase du maître de sabre justement:


 


"Tout d'abord la langue japonaise est l'une des plus vagues au monde. Associé au fait que l'efficacité des techniques nécessite un nombre incroyable d'actions simultanées aux vitesses et
directions variées qui nécessiteraient des heures de verbalisation rien que pour les gestes les plus fondamentaux, c'est tout naturellement que l'enseignement oral y a toujours été considéré avec
circonspection. Mitsuzuka Takeshi, célèbre maître de sabre, dit d'ailleurs:


"Un professeur qui explique est un professeur stupide qui forme des pratiquants stupides.""


 


Ou:


 


"Les traditions martiales japonaises se sont ainsi transmises en essayant de court-circuiter l'intellect et de privilégier le ressenti dans une relation d'âme à âme, i shin den shin."


 


 


"Cela serait parfait si ça ne venait en contre partie mettre un grain de sable dans la globalité (finalement je m'amuserai presque à te voir traiter d'un sujet particulier, de l'enseignement
d'une personne particulière en en appelant à la globalité, mais bref passons.)"


 


Dire que quelqu'un insistait sur la globalité et même apprécier cela n'implique aucunement le fait que l'on ne doive pas en parler. Je ne comprends pas l'utilité de ce passage.


 


 


"J'entends par la globalité qu'il risque de sortir prochainement un article sur un autre maître qui aurait eu le génie d'enseigner dès les premiers pas du pratiquants dans l'art les arcanes de
son école, de donner dès la première techniques toutes les explications nécessaires (en allant même jusqu'à réinventer des exercices, solutions pédagogiques nouvelles, pour augmenter encore les
chances de compréhension)... Ce maître sera alors un génie et bien entendu il y aura la citation pour dire à ce moment là que ce cas particulier est un modèle global."


 


L'article est, comme indiqué dans son titre, une réflexion sur l'enseignement de Tamura senseï. Un autre point important dans la philosophie orientale est la non-dualité. Le fait que j'ai
apprécié l'enseignement global de Tamura senseï n'implique pas que je n'apprécie pas un enseignement détaillé comme celui de Kuroda senseï puisque c'est de lui dont tu sembles parler ici. Il n'y
a pas pour moi de vérité unique et je ne cherche pas à être exclusif. 


 


 


"N'oublions pas qu'au Japon également l'enseignement méthodique existait et les explications techniques détaillées également, seulement tout le monde n'y avait pas accès, l’enseignement détaillé
était réservé à une élite (car oui la transmission des arts martiaux était élitiste pas simplement réduite à un petit groupe de personnes)."


 


Bien entendu l'enseignement japonais repose sur une méthode. Il est d'ailleurs un peu rapide de parler d'un enseignement car il pouvait y avoir plusieurs formes mais j'ai délibérément fait des
généralités comme je l'explique dans l'article.


L'enseignement de Tamura senseï était méthodique. Tout le monde y avait accès mais si on ne remplissait pas certains critères on restait simplement aux premiers niveaux de son enseignement.


 


 


"Tokimune Takeda expliquait dans une interview qu'en Daito ryu, l'enseignement final au niveau du Menkyo Kaiden permettait de comprendre toutes les techniques, qu'avant les techniques étaient à
peu près identiques, à peu près efficaces (mais sans aucune mesure avec les techniques réalisées à la fin)."


 


Sans doute. Mais nous parlons de choses que je n'ai pas expérimentées et sans doute toi non plus. Par ailleurs Takeda Tokimune avait-il reçu le plus haut niveau alors qu'un autre avait été
désigné comme successeur? J'ai expérimenté le travail de son successeur et c'était très efficace et douloureux. Mais ce n'était pas le plus haut niveau de ce que j'ai ressenti dans la pratique
martiale et même en Daïto ryu. M'a-t-il mystifié? Possible.


 


"Voler la technique est une chose, mais on ne pourra jamais voler plus que ce que l'on est capable de voir et qu'en conclure quand les maîtres de génie ont la réputation de ne rien montrer?
D'avoir des mouvements invisibles?"


 


On ne peut pas voler que ce que l'on est capable de voir mais justement de ressentir. Les mouvements invisibles étant justement… invisibles :D D'où l'importance de développer la sensibilité. Un
maître met l'élève dans des situations où il a un ou quelques indices. Les verra-t-il? Les développera-t-il? Si oui il accèdera alors à l'étape supérieure.


 


"Est il si étonnant de voir se développer autant de pratique différente de l'aikido (parfois aux extrêmes), si l'on sais que peu d'enseignants sont capable d'expliquer les tenants et les
aboutissant ne serait ce que structurel, physique d'une technique."


 


 Je crois que tu lies deux choses différentes. Le développement de pratiques différentes comme celles de Toheï, Tomiki, Nishio, Yamaguchi, Sunadomari, Tamura, etc…
n'est pas dû au fait qu'ils ne pouvaient pas expliquer les tenants et les aboutissants d'une technique. Ce sont leurs choix.


 


"L'élève ne voit que ce qu'il peut, auparavant l'apprentissage des arts martiaux allait de pair avec l'enseignement de médecines dites traditionnelles que l'on qualifierai aujourd'hui
d'alternatives."


 


Souvent oui. De même qu'avec l'astrologie, la calligraphie, la géographie, etc… La formation d'un samouraï était en effet très vaste et il est plus que probable que tout s'interpénétrait.


 


"Tout cela pour dire, que les pratiquants avançaient sur la voie avec une connaissance du corps humain et que cela permettait d'ouvrir les yeux sur ce qu'il était nécessaire de faire et tout
simplement possible de faire..."


 


Quant à ce qu'il est possible de faire je pense que nous devons rester très humbles. La science moderne ne mesure que ce dont elle a connaissance, que ce qu'elle suppose. Beaucoup de choses lui
restent mystérieuses aujourd'hui. Aller à la rencontre de véritables maitres permet justement de s'ouvrir l'esprit sur ce qu'il est possible de faire. Et il ne faut considérer cela que comme une
limite basse.


Les pratiquants n'avançaient donc, comme aujourd'hui, qu'avec à l'esprit les limites de ce qu'ils pouvaient concevoir. Ils étaient souvent comme nous limités par leurs expériences. D'où l'intérêt
de multiplier celles-ci en allant à la rencontre de nombreux adeptes.


 


"Combien d'enseignant aujourd'hui répète à leurs élèves qu'il faut respirer... Sauraient ils expliquer et favoriser le travail respiratoire de leur élève? Ce n’est qu’un exemple parmi tout
ceux auxquels il est malheureusement possible d’assister à l’heure actuelle. Alors oui la transmission se fait sans parole, peut être est ce un moindre mal…"


 


Beaucoup d'enseignants ont un niveau limité en effet. Ils font de leur mieux. Mais ne croyons pas que les livres nous enseignent des vérités absolues. Ils ne nous enseignent que ce que leurs
auteurs ont pu mesurer, ce à quoi ils ont été confrontés. Qu'ils n'aient pas mesuré quelque chose ne signifie pas que cela n'existe pas. On peut aujourd'hui sourire quand on pense à ce qui était
présenté comme la vitesse de course maximale de l'homme. Ou sa capacité maximale à retenir sa respiration ;-)


Mais nous sortons là du sujet. La transmission selon Tamura senseï se faisait avec un minimum de parole. Mon opinion est que cela n'était pas en raison d'un manque de connaissance. Je ne sais si
c'est encore la tienne.


 


"L’aikido est un art qui fait appel au travail du corps et des ses systèmes (musculaires, respiratoires, nerveux…), aujourd’hui des énormités sont racontées sous couvert de grades et de BE et de
réputation populaire."


 


Probable. Et ce n'est pas ton cas car tu as fais des études spécialisées. Bien.


 


"Beaucoup parle de relâchement sans même savoir qu’un relâchement musculaire ne permet une réactivité dans l’instant et qu’il faut au contraire développer une raideur musculaire (chose
complètement différente de la raideur articulaire) pour pouvoir développer une réaction instantanée. Mais cela fait mieux de dire qu’il faut être relâché et finir par être mou."


 


Qui a dit que cela faisait mieux? De qui parles-tu? Quel rapport avec l'article?


 


"Tout ce qui vient d’être dit ne sont pas des attaques mais une vision des choses, je n’opposerai pas l’orient (ou le japon) à l’occident, je dirai simplement que la transmission nécessite de
celui qui transmet la mise en place de tout ce qui être nécessaire à l’avancée de celui qui le suit (les explications ne sont pas que verbales, mais la décomposition des techniques en exercices
spécifiques des phases plus compliquées par Kuroda Sensei est un exemple d’explication également complété par des explications orales). Seulement pour cela il faut pouvoir avant tout chose
connaitre sa discipline et l’avoir soit même comprise."


 


En fait je ne comprends pas vraiment le but de tout ce que tu as écrit. Est-ce de dire que Tamura senseï ne parlait pas beaucoup parce qu'il ne savait pas? L'article avait pour but de présenter
les choix de maître Tamura et ses bénéfices pour les pratiquants. Ce n'était pas une méthode parfaite, je n'en connais pas, mais c'était la sienne et elle m'a apportée beaucoup.


 


Sinon si ton propos était simplement de dire " la transmission nécessite de celui qui transmet la mise en place de tout ce qui être nécessaire à l’avancée de celui qui le suit" et " il faut
pouvoir avant tout chose connaitre sa discipline et l’avoir soit même comprise" alors nous sommes d'accord :D


 


Amicalement,


 


Léo


 








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LdB 14/06/2011 13:52



Bonjour !


Comment perçois-tu des méthodes de transmission (qui me semblent) plus "modernes" sans être excessivement verbeuse telles que le Systema ou le HinoBudo ?


Belle semaine !


 



Léo Tamaki 23/06/2011 11:35



Bonjour,


 


Concernant le Systéma je connais trop peu la discipline pour dire quoi que ce soit d'intéressant sur le sujet. Pour Hino senseï son enseignement peut sembler très ouvert et explicatif mais ce
n'est que partiellement vrai.


 


Hino senseï démontre, donne une explication et fait travailler. Lorsqu'il voit que l'on a intégré une chose, deviné d'autres... il donne d'autres indices! Il ne donne jamais toutes les clés et si
la première indication nous est offerte les suivantes se méritent. S'il ne voit pas de progrès, de recherche personnelle, il sourit et nous laisse continuer à travailler. Il fait une partie du
chemin et attend que l'on fasse notre part de notre côté ;-)


 


Bonne semaine :D


 


Léo


 



Daniel 11/06/2011 09:03



Bonjour Leo,


Très bel article, fouillé, avec ses perspectives pédagogiques et historiques et les verbatim de Sensei Tamura.


Le contraste classique entre expliquer ou démontrer, entre l'intellect ou la sensation me semble être déjà une façon "occidentale" de séparer et de catégoriser. En réalité, dans notre
enseignement, les deux se complètent, de façon globale.


Le véritable enjeu, comme tu l'expliques très bien, c'est la volonté de transmettre "aux initiés" ou "à tous". Il est probable que l'aîkido a perdu un peu de son âme via sa diffusion en masse,
mais il a aussi engendré un bon nombre de pratiquants et d'enseignants de grande valeur et de sensibilités diverses qui l'ont enrichi. Le maintien dans une structure familiale "consanguine"
n'aurait sans doute pas permis cela.


Le défi pour l'aïkido c'est finalement de développer un... élitisme de masse.



Léo Tamaki 23/06/2011 11:10



Bonjour Daniel,


 


Merci pour la lecture et ton commentaire.


 


En effet il n'y a pas de limite claire entre démonstration et explication et l'enseignement est souvent un mélange des deux. Au professeur de savoir à quoi il veut donner le plus d'importance.


 


En effet en privilégiant une diffusion de masse l'Aïkido a suivi une orientation qui a fait baisser le niveau moyen de ses pratiquants. Est-ce un mal? Comme toi je pense que non et qu'il vaut
mieux que le message soit diffusé largement même s'il est nécessaire de fouiller un peu pour qu'il apparraisse clairement ;-)


 


Léo


 



Maximus 10/06/2011 23:23



Comparer les pédagogies/méthodes de transmission, c'est un peu ouvrir la Boîte de Pandore, chacun tentant vainement de faire admettre que son point de vue est le seul valable (ce qui est
absurde, puisqu'il est notoire que le seul avis valable, c'est le mien).


 


Bien que l'aïkido ne fût certainement pas enseigné par O Senseï comme il peut l'être aujourd'hui dans la plupart des dojos "occidentaux", force est de reconnaître que l'évolution vers une
approche scientifique de la pratique (pour paraphraser maître Tamura) a permis l'essor de la discipline à travers le monde en la rendant accessible au plus grand nombre.


Alors certes, les puristes souligneront, non sans une certaine condescendance teintée d'auto-satisfaction, que l'art d'O Senseï a nécessairement été altéré par son passage à la culture de masse
(la masse, c'est les autres).


Pour autant, peut-on affirmer que les élèves directs du fondateur ont transmis fidèlement l'art originel du maître ? Il suffit de songer à la diversité de leurs styles respectifs pour se
convaincre du contraire !


Rien de plus logique, finalement : ils n'ont fait qu'enseigner ce qu'ils avaient vu, compris, interprété et adapté à leurs capacités physiques et à leur état d'esprit.


"Traduttore, traditore", comme dirait l'autre...


 


Au final, peu importe : je suis bien content d'avoir découvert un art dont je n'aurais probablement jamais entendu parler s'il était resté confiné dans des dojos obscurs et pratiqué par une élite
de budokas mystérieux !


 


C'est tout ce que j'avais à dire à propos de ça.



Léo Tamaki 23/06/2011 11:31



Salut Maximus :D


 


Je pense qu'il est imoprtant de parler de certains sujets même s'ils risquent effectivement malheureusement de donner lieu à des polémiques. Il ne s'agissait d'ailleurs pas tant ici de faire
admettre un point de vue mais de parler des choix de Tamura senseï et de ses avantages. Ces choix portaient aussi en eux des désavantages et je n'en avais pas parlé dans l'article car il était
destiné à la revue du dojo de maître Tamura :D


 


Je pense que la pratique martiale s'est en réalité développée sur une approche scientifique faite de tests et de suppositions. Quant à l'enseignement les différences tiennent plus à mon avis dans
ce qui est présenté dans le fait de décomposer au lieu d'aller vers la globalité et de verbaliser au lieu de faire sentir. Ces choix sont en effet à l'encontre de l'enseignement traditionnel mais
ont eu comme tu le dis le mérite de permettre à la discipline de se développer.


 


Que l'Aïkido se soit altéré, je préfère le terme évolution, est évident. Mais je pense que l'essence subsiste et peut continuer à être transmise. Tamura senseï a tenté de le faire sans avoir
recours à des solutions "simples", voire simplistes. Son charisme et sa technique lui permettaient d'essayer de faire sentir ce qu'il y avait derrière un jeu de leviers et contraintes apparents.
Ce n'était pas une solution parfaite mais cela avait l'avantage de nous amener à voir les choses différemment. De nous amener à sortir de notre zone de confort. Essayer de commencer à penser
différemment n'est-ce pas un peu essayer de se mettre à la place de l'autre? Le début de l'Aïkido?


 


Les élèves d'Osenseï ont-ils transmis fidèlement l'art originel du maître? Pour beaucoup d'entre eux je dirai oui. Et pour moi cela n'a rien à voir avec les formes enseignées. Il suffit d'aileurs
de voir chez les quatres personnes à qui il a décerné les plus hauts grades:


Toheï Koichi 10ème dan


Abe Seïseki 10ème dan


Hikitsuchi Michio 10ème dan


Sunadomari Kanshu 9ème dan


Chacun avait sa pratique qui n'était en rien une imitation mais une expression du message reçu. Pour moi Yamaguchi senseï, Nishio senseï, Tomiki senseï, etc... ont tous transmis l'Aïkido.


 


Comme toi je suis heureux d'avoir découvert l'Aïkido :D Mon propos était simplement de parler de la transmission selon Tamura senseï et de ses bénéfices. Notamment son choix difficile mais assumé
de nous amener à penser différemment ;-)


 


Amicalement,


 


Léo


 



Dom 10/06/2011 14:13



Mouais(...) C'est bien triste toutes ces photos, je n'arrive pas à retrouver le meme plaisir d'aller en stage depuis l'année. Peu de parole et uniquement de la pratique


Merci pour ces ecrits en tout cas.



Léo Tamaki 23/06/2011 10:56



Ah il est certain que la disparition de Tamura senseï a laissé un vide...


Mais la pratique et son message restent ;-) Prenons plaisir et continuons, je crois que c'est le meilleur moyen de lui rendre hommage :D


 


Bonne pratique,


 


Léo


 



Erwan 10/06/2011 10:44



Bonjour Leo


Merci pour ce superbe article ! Effectivement la nature même de l'enseignement martial (transmettre un savoir-faire/savoir être/ressentir, vivant et opérant visant à l'autonomie...) fait que la
verbalisation excessive est souvent au mieux ennuyeuse, au pire source de grandes confusions!  (l'exercice est intéressant mais développe des compétences qui ne sont pas directement reliées
à ce que l'on cherche dans la pratique martiale; pour faire simple : parler ne fait pas progresser profondément dans la pratique :)), et ceci est vrai au Japon comme ailleurs, il me semble. En
revanche, la transmission "à la japonaise ancienne", ou "façon zen" (j'espère que tu me pardonneras  ces généralités...) a parfaitement intégré tout celà depuis longtemps, et l'a génialement
verbalisée dans ces concepts de SHU HA RI, I Shin Den Shin, etc. En ceci, elle est d'une incroyable modernité. L'idée de "famille" en pédagogie est vraiment intéressante je trouve car elle
développe la notion de lien, de responsabilité mutuelle, et même de projet collectif...tant que ces familles restent inclusives et non pas exclusives...mais c'est un autre débat! l'Aikido est une
voie où ces questions s'expriment avec une grande profondeur, et l'enseignement et les reflexions de Tamura sensei ou de Suga sensei en témoignent de façon éclatante.


Amicalement


Erwan



Léo Tamaki 10/06/2011 22:27



Bonjour Erwan,


 


Merci pour la lecture et ton commentaire où l'on sent un riche vécu.


Je te rejoins sur tous les points et particulièrement sur celui de famille inclusive. Un point trop souvent oublié aujourd'hui où l'on ne cherche souvent rien tant que la division et la
séparation.


 


Amicalement,


 


Léo


 



Steph 10/06/2011 07:58



Bonjour Léo,
Grâce à de tels écrits, Tamura Sensei est toujours parmis nous...
Stéphane



Léo Tamaki 10/06/2011 12:37



Bonjour Stéphane,


 


Oui, il nous reste heureusement les images et les paroles de senseï qui donnent de l'épaisseur à nos souvenirs et permettent à ceux qui n'ont pas eu la chance de le rencontrer de pénétrer un peu
dans son univers...


 


Léo