Budo no Nayami

Argent et arts martiaux

26 Janvier 2010 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

Un lecteur m'a récemment interpellé sur le tarif que je pratiquais pour mes stages. Le sujet avait été évoqué par Mat. Il y a… des années et je n'avais pas pris le temps d'y répondre. Voici quelques réflexions en vrac sur un sujet tabou, l'argent dans la pratique martiale.


Le prix de la pratique
Au Japon dans le passé la pratique martiale était réservée à une élite. Lorsqu'elle s'ouvrait au public elle coûtait très cher. Les fortunes que Ueshiba dépensa dans son étude martiale sont d'ailleurs légendaires.
Aujourd'hui encore la pratique martiale au Japon coûte nettement plus cher qu'en France, entre 6 et 13 000 yens au mois soit entre 50 et 100€ au taux de change mais plutôt entre 60 et 130 en terme de pouvoir d'achat.


Ueshiba-Morihe--021.jpgUeshiba Moriheï consacra sa fortune familliale à la pratique martiale


Une pratique démocratisée…

J'écrivais il y a quelques jours que la France était LE pays des arts martiaux. Il y a à cela de nombreuses raisons. L'une d'entre elles est le fait que l'Etat subventionne et promeut les disciplines martiales et le milieu associatif. Un des bienfaits est que cela démocratise la pratique. Toute personne habitant une agglomération de certaine importance désirant s'initier aux arts martiaux trouvera aujourd'hui très facilement des cours de Judo, Karaté, Aïkido voire Taï Chi, etc… Il est d'ailleurs fréquent de trouver au moins l'une ou l'autre de ces pratiques à une distance raisonnable même dans des endroits plus reculés.

Le développement de l'enseignement s'est toutefois développé en quantité au détriment de la qualité. C'est ce qui m'avait amené à écrire il y a trois ans:
"La quantité de pratiquants d'une discipline croît en proportion inverse de la qualité de son enseignement."

Il est indéniable que le niveau de pratique martiale des adeptes du passé était de loin supérieur à celui des maîtres d'aujourd'hui, et ils en conviennent eux-mêmes. Cela tient évidemment au fait que durant très longtemps leur vie en dépendit. Mais cela tient aussi au fait que les enseignants étaient des professionnels dont la vie était consacrée à la pratique. Non pas des semi-professionnels ou des amateurs avertis. C'est lorsque le Japon se détourna de ses pratiques martiales à l'ère Meïji que la situation évolua et que les maîtres commencèrent à exercer d'autres métiers afin de subvenir à leurs besoins. Et que la pratique commença à décliner…


… par des amateurs
Les fédérations considérant trop souvent le public en termes de marché luttent entre elles afin d'accroître le nombre de leurs adhérents. Cela nécessite de développer son offre, notamment en terme de nombre d'enseignants. Les qualifications sont donc de plus en plus basses mais leur quantité plus importante.
Aujourd'hui il suffit souvent d'être premier dan afin de pouvoir enseigner, même si les recommandations officielles des fédérations sont généralement un deuxième dan et un brevet fédéral. C'est un niveau respectable mais qui est celui d'un débutant dans la Voie des arts martiaux.

Les semi-professionnels et amateurs avertis qui composent la très large majorité du corps des enseignants des arts martiaux a une activité professionnelle et pratique pour son plaisir. Le salaire qu'ils retirent de l'enseignement martial n'est pas leur source de revenus principale mais un complément appréciable (souvent réinvesti dans la poursuite de leur passion, stages, matériel, etc…) et une partie enseigne même à titre bénévole. Grâce à eux le nombre de pratiquants s'est développé jusqu'à faire de la France l'un de ceux qui (celui?) en compte le plus dans la plupart des disciplines
La conséquence négative de ce développement est la baisse de niveau et la baisse de tarifs. Plus l'offre est élevée et plus la demande est partagée. Lorsqu'une personne désire débuter la pratique elle n'a souvent pas connaissance de l'existence de grades. Elle peut aussi considérer qu'étant débutante tout enseignant fera l'affaire et choisir son dojo en fonction de sa proximité. Tout cela fait qu'il est quasiment impossible de vivre en tant que professionnel des arts martiaux. L'élite n'en est donc plus une et à terme cela signifie une baisse continue du niveau général (bien que pour certaines disciplines il semble difficile d'aller beaucoup plus bas…).


De l'intérêt d'avoir une classe de professionnels

Considérons que l'enseignant moyen enseigne 4h30 par semaine 40 semaines par an (les établissements municipaux étant souvent fermés en périodes de vacances scolaires). Qu'il va faire 10h de stages par mois. Sur l'année il aura donc enseigné 180 heures et étudié 120 heures. Un total de 300h de pratiques, même s'il est évident que l'enseignement, malgré les progrès que cela amène, est très loin d'apporter autant que l'étude personnelle ou sous la direction d'un maître.
Considérons maintenant une personne qui pourrait être professionnel de sa discipline et vivre correctement en enseignant 15h par semaine. A raison de 40 semaines par an (dans l'idéal 52 s'il pouvait avoir son dojo), cela représente 600h. Le travail de ce professionnel consisterait évidemment à atteindre le plus haut niveau. Admettons qu'il ne s'entraîne pour cela que 4h par jour, six jours par semaine durant l'année. Cela représente plus de 2 000 heures de pratique personnelle. 2 600 en incluant l'enseignement. Près de dix fois la quantité de pratique d'un amateur investi. La différence au bout de dix ans, vingt ans, cinquante ans est phénoménale!

Je suis persuadé que c'est la discipline et l'ensemble des pratiquants qui profiteraient de l'existence d'une véritable classe de professionnels. Sans que cela remette en cause l'existence des enseignants semi-professionnels et amateurs! Je n'apprécie pas le monde sportif et ses dérives. Mais sans aller jusqu'aux écarts qui existent dans ce milieu, ne peut-on imaginer une situation intermédiaire?


Christian-Tissier-003.jpegChristian Tissier, l'un des rares professionnels à vivre confortablement de la pratique


Mon tarif
Pour revenir au prix de mes stages et cours, il peut évidemment paraître excessif. Tout est toutefois relatif. Je suis allé à la suite du commentaire consulter le prix des stages privés sur stages-aikido.fr . Au final, et bien qu'il y ait quelques stages meilleur marché, je suis dans la moyenne et en dessous de beaucoup compte tenu du tarif horaire (40€ pour 12h soit 3,33€ de l'heure).
Il est vrai que je suis moins gradé que la plupart des enseignants. J'avancerai toutefois que je suis un professionnel et pratique intensément plusieurs heures par jour depuis une quinzaine d'années. Il est probable que je cumule un nombre d'heures de pratique plus important qu'une grande partie des personnes plus gradées.
Tout est ensuite question de niveau et de qualité d'enseignement. Les personnes qui viennent à mes stages se sentent-elles flouées? Personne jusqu'à présent ne m'en a fait la remarque. Il est probable que des élèves n'ont pas été intéressés par ce que je montrais. J'espère que c'est la forme de travail qui ne leur convenait pas plus que le niveau.

Ne nous méprenons pas, je sais plus que quiconque quelles sont mes limites et la marge de progression qui me reste. J'estime toutefois être plus qu'honnête dans mes tarifs. Un professionnel des arts martiaux est comme un danseur ou un sportif. Il est ridicule de mesurer leurs salaires au temps passé à jouer ou être en représentation. Leurs salaires payent surtout les innombrables heures qu'ils ont passé à peaufiner leur art et leur technique. De la même manière ce serait une erreur de penser en termes de salaire à l'heure pour un adepte professionnel. Il est payé pour le niveau qu'il a acquis grâce aux heures et années de pratique intensive qu'il a consacrées à son art.


Le prix de l'Aïkido
Les pratiques martiales font partie des activités les moins chères que l'on puisse trouver. Il suffit pour s'en faire une idée de comparer le prix des cours de Yoga, musique, poterie et autres. Parmi les arts martiaux l'Aïkido est une des disciplines très bon marché comparé par exemple aux cours de Jujitsu brésilien, Systéma, etc…
Le résultat est qu'il est quasiment impossible d'en devenir un professionnel. Parmi la poignée de pratiquants qui ont choisi cette voie certains vivent dans des conditions exécrables. Sans vouloir être misérabilistes je connais des situations qui serrent le cœur même parmi les hauts gradés.
Lorsque l'on est jeune et peu gradé comme Mickaël et moi ou même Brahim la situation est très difficile et je peux vous assurer que sans une passion inébranlable il est impossible de continuer sur cette voie. A titre personnel je ne me plains pas de ma situation. Je vis ma passion et je l'ai fait en connaissance de cause dès le début. Mais je vis en égoïste sans famille et quasiment chaque centime que je gagne est consacré à ma pratique.


_MG_9188.jpgAvec Mickaël et Brahim, trois passionnés non mariés et sans enfants...


Je suis un professionnel
Je suis un professionnel. Je n'ai pas hérité de fortune familiale. Je n'ai pas d'épouse ayant un emploi rémunérateur. J'entends donc vivre de ma pratique. Je ne cherche pas à devenir riche mais simplement à en vivre correctement. Je n'ai pas même l'ambition d'avoir la même réussite financière que les maîtres Tissier ou Tamura mais mes tarifs doivent refléter ma situation. Je reste toutefois conscient que ces tarifs peuvent être une lourde charge pour certains et, comme je vis Jacques Bardet le faire à mes débuts, je prends évidemment en compte la situation personnelle de mes élèves.

Le relatif confort que m'apportent mon niveau et ma notoriété relative ne me semble en aucun cas volé et je n'ai absolument pas honte des tarifs que j'applique. Compte tenu de l'audience de mes stages je suppose que les pratiquants y trouvent aussi leur compte.

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Melanie 06/05/2016 22:40

Bonsoir,
Je ne pratique pas d'arts martiaux, mais il m'arrive de voir des combats d'arts martiaux, j'ai eu l'occasion de pratiquer du karaté de la boxe et du judo. J'aimerais pouvoir en faire en professionnel est-il trop tard de tout réapprendre et devenir pro à 23 ans, je voudrais savoir dans l'aïkido est-ce qu'il y a des points vitaux des points de pression?
Bonne soirée
Melanie.

Léo Tamaki 15/05/2016 17:54

Bonjour Mélanie,

A priori une carrière professionnelle en compétition me semble exclue. Pour le reste rien d'impossible. Mais le chemin est long, parsemé d'embûches, et les "récompenses" sociales et financières sont plus que limitées. A mon sens on ne devient un bon professionnel dans les arts martiaux que par accident, lorsqu'au bout d'X années, on se rend compte que le niveau que l'on a acquis intéresse des gens :-)
Calcul rapide, pour avoir un niveau décent prenons comme base qu'il vous faut 10 000 heures de pratique, dont une grande partie avec un enseignant qualifié. Au minimum un semi-professionnel au départ si vous envisagez une carrière. Sur une base de 20h par semaine, cela fait environ 10 ans. 10 ans pendant lesquels vous devez pouvoir vous libérer suffisamment pour vous entraîner et subvenir à vos besoins... Rien d'impossible, mais ce sera très difficile.

Enfin en Aïkido il y a des points de pression, qui sont plus ou moins mis en avant selon les écoles.

Bonne réflexion,

Léo

bertrand 15/04/2011 15:54



Bonjour je me permets de réactiver ce post. L argent est toujours une question délicate surtout quand on
paye, mais tout est question de choix, pour ma part j ais choisi un dojo qui pratique des tarifs 2 fois plus élevé que les autres, mais qui est ouvert toute l année (sauf l été) avec des cours du
lundi au vendredi. C est sur c est "chère" mais toutes choses méritent un sacrifice. Mais le plus important c est que sa me permet de garder un équilibre familial. Et pour financer la cotisation,
quelques stages et les activités des enfants je dois faire des extras (étant donné que je suis cuisinier c est pas trop dur a trouver) et je dors parfais a peine 4 h par nuit avant de repartir
travailler quand je pense a ce que je suis oblige de faire pour vivre mes passions, je pense que pour toi Léo sa doit pas être différent et même des fois pire. Donc je te souhaite bon courage
ignore toutes les critiques les mesquineries etc...  Et continu sur ta voix


 Désoler d avoir du parler un peu de ma vie comme sa mais je voulais que certains puissent comprendre
que c est déjà pas toujours facile de vivre sa passion quand a en vivre c est autre chose !!!!!  :)


 



Léo Tamaki 22/04/2011 00:21



Bonjour Bertrand,


 


Merci pour ton témoignage. J'ai fait beaucoup de sacrifices aussi et j'ai le même point de vue que toi. D'autres ne le partagent pas. Bon courage pour tout, je sais que le prix des efforts que
l'on fait pour l'Aïkido, qu'il soit en temps, argent ou énergie, n'est jamais perdu.


 


Amicalement,


 


Léo


 



pelissier 04/03/2011 10:15



bonjour, alors c'est quoi ces commentaires !?


quel est le probleme , quelqu'un s'investit et investit en créant un dojo, voire un magasin et ça pose un probleme si il peut en vivre...? ces personnes ont elles pris une fois des risques dans
leurs vies ? j'en doute.


un stage à 40 euros c'est trop cher ? là faut rester chez vous à regarder karaté kid et vous resterez les meilleurs comme ça.


en tant qu'enseignant et donnant des cours dans un dojo privé, je peux vous dire que la location a un coup et qu'avant de nourrir son homme faut pas ménager sa peine, comme si vivre de sa passion
était une obscénité, je rêve...il est vrai que depuis quelque temps ( situation impensable il n'y a pas si longtemps )  je vois des gens "raler" lorsqu'on donne les prix, ça me rappelle un
bonhomme qui trouvait que 380 euros par an pour prés de 200 heurs de cours dans l'année " c'est cher", comme je lui est répondu " si vous trouvez que vous ne les valez pas, restez chez vous", en
fait j'ai été un peu plus sec ah ah ah, et un autre qui nous traite d'escros pour un stage de 6 heures à 30 euros...bon aprés l'avoir défié il s'est excusé ( lamentable )


enfin bon, disons que lire des choses pareilles m'agace un peu beaucoup...précision mr tamaki n'est ni un pote ni un ami  mais je respecte sa démarche et si cela pose un problème à certains
qu'ils osent faire et après on verra.


pelissier j.philippe


 



Léo Tamaki 04/03/2011 16:15



Bonjour Jean-Philippe,


 


Concernant le dojo c'est effectivement un risque que j'ai pris, volontairement et avec plaisir, avec des amis. Quand au magasin en revanche j'ai abandonné après l'aventure de Tsubaki et ce sont
mes frères et des amis qui se sont lancés.


 


Comme tu le mentionnes un dojo privé demande un très lourd investissement. Et il est vrai que certains enseignants ne s'en rendent pas compte avant d'avoir sauté le pas. J'en connais d'aileurs
beaucoup qui ont caressé l'idée avant de renoncer, sans doute avec sagesse ;-)


 


Ta réponse est très juste concernant le tarif de la cotisation. Quelle valeur les gens donnent-ils à une chose qui peut les faire évoluer?


 


Bon courage et bonne pratique ;-)


 


Léo


 



Sinicha 25/02/2011 20:31



Bonjour,


 


Les personnes qui trouvent les stages à 40€ la journée ont le droit de ne pas venir.


S'ils se plaignent de leurs choix, entre les gadgets personnels (Iphone, etc...) et payer pour avoir un enseignement de qualité, en trouvant que le prix est trop élevé, tant pis...


 


Il y a des gensq ui eux sont sincères et n'ont pas les moyens, pour ceux là c'est en effet dommage, mais de mon expérience, j'ai payé en bien des choses en plus de l'argent pour obtenir les
enseignements que j'ai reçu:


Temps, argent certes, efforts personnels, sommeil (travaillant des années de nuit, faire plusieurs heures de transport la journée pour suivre des cours), choix (pas de voiture, pas d'appartement
décoré avec des inutiles babioles, téléphone basique, etc...)


Travaillant dans le social, je vois très fréqemment des personnes avec un Ipod et des vêtements de marque à la mode chez les "D'jeun's" demander des stylos et du papier pour écrire les cours
alors qu'ils viennent pour une formation leur donnant un métier, et ce payé par le Pôle emploi ou les conseils généraux, missions locales, ou tout organisme.


 


Libres, si le tarif ne leur convient pas, qu'ils aillent là où la logique de consommateur moderne les emmène.


Quand des élèves demandant des renseignements sur des cours, ne posent que la question du prix, sans venir voir même sur place ce qu'on fait en réalité, essayer le cours, alors si ceux là se
plaignent, qu'ils passent leur chemin. Ou aillent regarder dans d'autres domaines ce qui leur sera proposé comme tarifs pour moins.


 


La valeur d'un enseignement basée sur le chiffre du prix, et cherché à la baisse, implique un niveau à la baisse, mais pas forcément des enseignants (dans un premier temps), mais des valeurs du
consommateur.


Car en effet, l'art martial est un bien de consommation comme un autre pour certains, et la valeur de l'enseignant, ce qu'il a fait pour apporter ça à ses élèves ne compte pas.


C'est l'évolution d'un monde marchandisé et de la mentalité portable: tout tout de suite, sans efforts...


 


Cordialement



Léo Tamaki 03/03/2011 18:45



Bonjour Sinicha,


 


En effet il y a souvent un décalage impressionant entre ce que les gens acceptent de payer pour des objets futiles et ce qu'ils sont prêts à investir dans un enseignement qui, s'il est juste et
de haut niveau, va toucher à l'essence même de leur être. Mais il s'agit bien sûr de choix personnels.


 


J'ai comme toi payé de bien des façons au-delà de l'argent, qui représentait déjà souvent en soi des sommes qui me demandaient des sacrifices, et je ne l'ai jamais regretté. Certains
enseignements comme en Systéma ou dans le Shinbukan de Kuroda senseï peuvent paraître chers. A chacun de faire ses choix.


 


Comme tu le remarques justement certains ne pensent qu'à payer une somme à l'heure sans imaginer le travail en amont de leur enseignant pour les aider à évoluer, à aller plus loin plus
rapidement. Encore une fois c'est un choix.


 


Bon cheminement ;-)


 


Léo


 



Larmuse 07/05/2010 23:16



Bonsoir,un p'tit nouveau sur ce blog passionnant que j'ai découvert il y a à peine deux jours..Grand merci donc à Leo pour son travail!


En ce qui concerne les prix des stages je me permets d'intervenir pour apporter mon témoignage dans un autre domaine..


J'ai une passion qui est la forge coutelière,j'ai galéré des années pour apprendre en autodidacte car le prix des stages en coutellerie est plus que prohibitif..des stages  à 250,voir 500
euros la journée..avec quelquefois des personnes dont je doute de la compétence..Bref,une vrai arnaque à mon sens.


le vrai problème est que le métier d'artisan coutelier ne s'apprend plus  dans l'enseignement professionnel classique,ce qui a laissé la place à bien des abus,et pendant un temps,à laisser
en place bien des charlatans...le tir est désormais rectifié grace à une nouvelle génération de coutelier hobbyste qui "donne" tout leur savoir..ce qui tire cette profession vers le haut car la
concurence est rude venant de ces amateurs éclairés...Grand merci à eux!


Donc,si vous le permettez,40 euros,pour ressortir ravi d'une journée à avoir pratiqué sa passion sous les enseignements d'une personne compétente..ben permettez moi de vous dire que c'est
trés trés correcte...


Un Bon ami coutelier dit souvent ,quand on lui demande combien de temps il lui faut pour faire un couteau,il me faut 20 ans.Celà fait en effet 20 ans qu'il pratique la coutellerie
quotidiennnement,il lui a fallu donc 20 ans pour forger des couteaux de cette qualité...Belle leçon pour les "pressés".


trés amicalement,et vous remerciant encore pour votre passion qui fait du bien à lire.


 



Léo Tamaki 07/05/2010 23:24



Bonsoir Larmuse,


 


Merci pour la lecture ;-)


 


250 à 500€ la journée est une somme très importante. Que je donnerai sans hésiter si la personne possède un savoir qui me semble les valoir. Dans les arts martiaux je dirai que je compte sur les
doigts d'une main ceux pour qui je le ferai... Je comprends donc que l'on rechigne à payer ce prix lorsque les compétences ne sont pas au rendez-vous!


 


Le fait qu'il y ait des amateurs éclairés est une très bonne chose. Cela dit je pense tout de même que le travail d'un professionnel dédiant sa vie à un domaine ne peut être considéré, à de très
rares exceptions près, avec celui d'un amateur, aussi passionné soit-il.


 


Juste réponse que ces vingt ans à une époque où chacun désire des résultats immédiats...


 


Amicalement,


 


Léo


 


 


 


 



ichi 10/02/2010 12:40


merci pour vos articles. Par respect pour mon senei je ne dirai pas ici les tarifs qu'il pratique. Mais ils sont supérieurs....merci pour m'avoir permis de recontrer Akuzawa sensei et de partager
votre recherche. Bref, et pour paraphraser une certaine pub, vous les valiez bien :-)
je me permet donc de vous proposer une icone don pay-pal; comme sur de nombreux autres blog (celui de paul jorion par exemple qui ne vit que grace à ces livres et la genérosité des lecteurs de son
blog)
par ailleurs
une recherche qui me semble de l'exterieur (jamais rencontré ni même participer à un des stages proposé) trouver des liens avec la votre. Mais je ne sais pas très bien pourquoi veuillez m'en
excuser.  
http://www.youtube.com/watch?v=3nwbzpyterI
http://www.youtube.com/watch?v=SKGF-ErsJiI
http://movnat.com/

Très cordialement.
Ichi


Léo Tamaki 10/02/2010 13:23



Cher Ichi,

Merci pour votre très sympathique commentaire.

Je n'avais jamais pensé à l'icône de don Paypal. Je vais y réfléchir mais je me sens assez réticent à cette idée au premier abord, sans trop savoir pourquoi. Merci en tout cas pour le tuyau.

Concernant MovNat je ne connaissais pas du tout ce mouvement mais il est très intéressant. Nébi Vural, 6ème dan d'Aïkido, courrait très souvent pieds nus, été comme hiver. Cela dit pour toutes
les personnes habitant en milieu citadin c'est quelque chose de difficile car le béton n'est pas adapté à cela et les bois et parcs... Lorsque je pratiquais au bois de Vincennes eh bien... il
n'était pas rare de voir des préservatifs usagés, des seringues, etc... Donc je conseille vraiment le port de chaussures.

Dans la deuxième vidéo j'ai apprécié la façon dont il courrait à 2,26. Sans vrille ni oscillations.

Très cordialement,

Léo



BC 04/02/2010 16:13



salut Léo,
merci pour ta réponse, mais je trouve tes stages chère. mais apparament on te l'avait deja dit...
moi qui est pas les moyen, pas facile de faire des stages, moi aussi c'est ma passion les arts martiaux.



Léo Tamaki 04/02/2010 23:33



Bonjour BC,

Effectivement on m'en a fait la remarque une fois précédemment. Et il est probable que beaucoup le pensent sans le dire. Mais, et cela te surprendra sans doute, plusieurs personnes m'ont aussi
dit, avant que j'en parle, qu'ils étaient donnés. Tout est relatif.

Sur le fond je me suis exprimé assez longuement. Chacun est amené à faire des choix dans la vie. J'en ai fait beaucoup que certains rechigneraient à faire pour assouvir ma passion. Sans
regrets.

Par ailleurs je suis certain que les enseignants sont toujours compréhensifs lors de situations délicates. C'est toujours mon cas.

Très bonne pratique,

Léo



marc langer 02/02/2010 17:39



Bonjour,

J'ai eu la délicatesse de vous donner mon nom, contrairement à certains de vos détracteurs. Je n'ai, par conséquent, pas jugé utile de faire apparaitre mon adresse IP. Je vous trouve donc un
peu dur.
 
Vous avez jugé la deuxième partie de ma question déplacée et je m'en excuse. Vous exposez votre vie privée avec une telle aisance, qu'à aucun moment je n'ai pensé qu'elle vous aurait mis dans
l'embarras. Je croyais sincèrement que vous seriez allé au bout de votre démarche. J'observe donc que l'argent reste un sujet tabou quoique vous disiez.

Par ailleurs, votre réponse quant à votre nombre d'heures de pratique est évasive, alors que ma question était très précise.
Bien sûr, la progression en arts martiaux est l'affaire de chaque instant ; mais je voulais évidemment parlé de votre pratique disons, plus formelle. Je vais donc m'efforcer d'être
encore plus précis : à combien d'heures s'élève votre pratique hebdomadaire en aïkido sur le tatami et en kimono
?

Pour finir, vous trouverez ci-joint, un lien vers une interview riche d'enseignements. La question du professionnalisme y est abordée :

http://www.aikidojournal.eu/Entretiens/Jacques_Bonemaison_Paris/


Cordialement,

Marc Langer



Léo Tamaki 02/02/2010 18:28





Bonjour,


 


Vous avez effectivement indiqué un nom. Toutefois comme je vous l'ai indiqué le fait de délibérément cacher son IP éveille la suspicion. Cela donne le même
sentiment que vos posts, une politesse feinte qui cache une intention déplacée. Car quel est le but de votre message?


 


Je vais répondre à ce message car je ne vous avais pas prévenu précédemment. Toutefois veuillez noter qu'à compter de maintenant je ne postera et répondrai à
aucun commentaire dont l'adresse IP est délibérément cachée.


 


Il est vrai que je partage sur mon blog de parties de ma vie privée. Si vous l'avez un peu parcouru je pense que vous avez pu noter que je garde toutefois
plusieurs pans de ma vie à l'abri des regards.


Ma démarche n'a jamais été de livrer ma vie entière aux regards et jugements des autres mais de partager des choses que j'aime et des rencontres, réflexions
que je suppose pouvoir intéresser certaines personnes.


La question de l'argent en général est une chose. Le détail de mes revenus personnels en est une autre. Les autres lecteurs me semblent-ils l'ont compris. Que
je vive une situation pénible ou que j'arrive à vivre dans un relatif confort en variant mes sources de revenus n'apporte rien au débat de fond.


 


Ma réponse quand à votre question:


"Pratiquez-vous réellement 4 heures par jour, et si oui, comment répartissez-vous cette durée entre : l'aïkido, l'Aunkaï, et les méthodes des maîtres
Kuroda, Hino, Kono ?"


me semblait claire:


"Concernant ma pratique il est probable que entre mon travail personnel, les cours et les stages, elle soit même supérieure à 4 heures quotidiennes de
moyenne. Cela dit la pratique ne se limite pas non plus aux instants passés en tenue sur un tatami et en ce sens je pense être bien au-delà.


La répartition est très variable, l'Aïkido restant toutefois le fil conducteur de ma pratique. "


 


Ma pratique formelle est d'au moins quatre heures par jour sur l'année. Probablement plus. La répartition est très variable car il peut arriver que je fasse
huit heures d'Aïkido un jour et que je ne travaille que le Shinbukan un autre.


Lors d'un stage enseignants maître Tamura répondit un jour à un professeur qui lui demandait combien de temps il pratiquait par jour que le problème était que
les gens comptaient leurs heures de pratique et que chaque instant de sa vie était pratique. Même quand il se brossait les dents dit-il!


Voilà pourquoi après avoir répondu précisément que je pratiquais probablement plus de quatre heures par jour, j'ai tenu à préciser que cela n'incluait pas tous
les autres moments où je ne suis pas en tenue mais cherche. A ce titre dans la très intéressante interview de Jacques Bonnemaison que vous avez mise en lien et que je ne connaissais pas, il dit
d'ailleurs:


 


"J'ai commencé quand j'ai commencé à naître. Peut être même avant…"


 


 


Concernant le fait d'être professionnel ou pas, c'est un choix personnel. Mais un choix qui ne s'offre quasiment plus en France. Le chois de Jacques
Bonnemaison est tout à fait respectable. Comme celui de tous les maîtres qui ont fait celui d'être professionnels. Une brève liste:


Tsukahara Bokuden


Miyamoto Musashi


Yagyu Muneyoshi


Yamaoka Tesshu


Takeda Sokaku


Ueshiba Moriheï


Kuroda Tetsuzan


Saotome Mitsugi


Chiba Kazuo


Christian Tissier


Tamura Nobuyoshi…


 


Cordialement,


 


Tamaki Léo


 




marc langer 01/02/2010 15:33


Bonjour,

Pratiquez-vous réellement 4 heures par jour, et si oui, comment répartissez-vous cette durée entre : l'aïkido, l'Aunkaï, et les méthodes des maîtres Kuroda, Hino, Kono ?
En outre, ne vivez-vous sincèrement que de l'enseignement des arts martiaux ? Autrement dit, Masamune n'est-il pas une source de rémunération pour vous ?

Cordialement

Marc Langer


Léo Tamaki 01/02/2010 17:34




Bonjour,





Concernant ma pratique il est probable que entre mon travail personnel, les cours et les stages, elle soit même supérieure à 4 heures quotidiennes de moyenne.
Cela dit la pratique ne se limite pas non plus aux instants passés en tenue sur un tatami et en ce sens je pense être bien au-delà.


La répartition est très variable, l'Aïkido restant toutefois le fil conducteur de ma pratique.


 


Concernant les sources de mes revenus il s'agit d'une question d'ordre privé qui ne me semble pas avoir sa place dans le débat qui va bien au-delà de ma
situation personnelle.


 


Par ailleurs si vous avez eu la politesse d'indiquer votre nom, le fait de masquer délibérément son IP donne un sentiment opposé.


 


Cordialement,


 


Tamaki Léo


 




Anas 29/01/2010 01:37


Salut Leo,
serieusement je pense que tes tarifs sont loin looooooooooooiiiin d'etre exhorbitant, 3.33 euros de l'heure c vraiment rien, surtout pour quelqu'un de ton niveau martial (en considerant que niveau
ne veut pas seulement dire la technique mais bien plus), on s'en fout du grade c'est le niveau qui est important, il y'a des 7eme dan qui ne valent rien et osent quand meme se permettre d'afficher
des prix enormes, je pense que qui que ce soit qui te reproche d'etre cher sans une bonne raison est un vrai idiot pour ne pas utiliser d'autres mots bien que convenables pour la situation
mais grossiers. (y'en a qui vont se sentir offense, mais c'est quand meme la verite)
aussi je crois que tu n'a pas a te justifier pour qui que ce soit, je suis sur que les gens qui viennent a tes stages ou tes etudiants, ne viennent pas avec une marque de canon de revolver sur
la tempe (j'utilise une phrase d'un commentataire en haut, faut respecter le copyright :P)    
tes choix ne sont pas du tout egoiste, tu as choisi de vivre de ta passion sachant tout ce que ca comporte en termes de risques et grace a toi je suis sur que des milliers de gens beneficient de ta
pratique et ton blog, alors moi je dis chapeau, tout ce que tu partages avec nous est extraordinnaire et je defie qui que ce soit de tes emmerdeurs de faire rien que le dixieme de ce que tu
fais.
je te souhaite vraiment une tres bonne continuation et j'espere que rien ne te deviera du chemin que tu as choisi pour toi meme ;)
Amicalement,
Anas


Léo Tamaki 29/01/2010 01:42



Salut Anas,

Merci pour ton très sympathique commentaire et la lecture continue ;-)

Amicalement,

Léo