Budo no Nayami

Interview Okamoto Seïgo, le maître de l’'Aïki

18 Janvier 2015 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Interviews

Disparu le 16 janvier, Okamoto Seïgo (1925 – 2015) était l'une des légendes du Daïto ryu. Débutant à trente-huit ans sans aucune expérience antérieure, il deviendra l'un des maîtres d'arts martiaux les plus célèbres du Japon. Ayant atteint un niveau littéralement incroyable, cela lui valu paradoxalement d'être l'objet de commentaires pour le moins dubitatifs. Pour avoir eu le privilège de le rencontrer deux fois et de subir ses techniques, je peux assurer qu'il était un adepte authentique du plus haut niveau, et l'un de ceux qui m'impressionèrent le plus. Mais plus que mon témoignage, l'estime d'adeptes ou de connaisseurs tels que Kuroda Tetsuzan, Hino Akira, Kono Yoshinori et Stanley Pranin devraient dissiper les moindres doutes quant à sa formidable technique. Voici une présentation suivie d'un entretien que m'accorda généreusement Okamoto senseï il y a huit ans.

 

 

 

Okamoto Seigo

 

 

Takeda Sokaku

Takeda Sokaku est une véritable légende des arts martiaux. Combattant impitoyable à la personnalité excentrique, sa vie est nimbée de mystères. Il enseigna le Daïto ryu à plus de 30 000 personnes, généralement des militaires, agents de police ou personnalités. Parmi ses élèves les plus célèbres on note Ueshiba Moriheï, fondateur de l’Aïkido, Sagawa Yukiyoshi, Takuma Hisa et Horikawa Kodo.

 

Horikawa senseï

Le père de Kodo, Horikawa Taiso, était un passionné d’arts martiaux. Expert en Shibukawa ryu Jujutsu il se passionnera pour l’étude du Daïto ryu après sa rencontre avec Takeda Sokaku. Il sera d’ailleurs un de ses rares élèves à obtenir le diplôme de Kyoju Daïri. Kodo commencera donc l’étude des arts martiaux sous la direction de son père avant d’étudier directement avec Takeda.

Horikawa senseï était un homme de petite stature. Ne pouvant compter sur ses capacités physiques Takeda lui conseilla dès ses débuts de se concentrer sur la maîtrise de l’Aïki. Il deviendra un des plus grands maîtres du Daïto ryu et sa maîtrise de l’Aïki sera légendaire...

 

 

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Débuts tardifs

Okamoto Seïgo est né en 1925 à Yubari sur l’île de Hokkaïdo, la plus grande île du nord du Japon. Après un bref passage à l’armée il devient journaliste puis crée sa propre société avant de travailler pour une grande entreprise. A l’âge de trente-huit ans il décide de pratiquer une activité physique afin de s’entretenir. Il choisit de pratiquer les arts martiaux… car ils se pratiquent en intérieur et ne nécessitent pas de braver le terrible froid des hivers de Hokkaïdo.

 

Un vieillard insignifiant

Lorsqu’il est présenté à Horikawa senseï pour la première fois Okamoto n’est guère impressionné. Horikawa Kodo est à l’époque un vieillard de soixante-neuf ans qui mesure moins d’un mètre cinquante et porte d’épaisses lunettes… Lorsqu’il le voit projeter avec facilité cinq jeunes élèves le dépassant d’une tête qui l’attaquent simultanément il croit à une mise en scène. Mais tout change à l’instant où il l’attaque lui-même.

A trente-huit ans Okamoto est dans la force de l’âge. Grand et bien charpenté il se retrouve pourtant instantanément déséquilibré à chaque fois dès l’instant où il se retrouve en contact avec Horikawa. Stupéfait par cette incroyable technique il commence sur le champ l’étude du Daïto ryu.

 

 

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Un entraînement rigoureux

On a du mal aujourd’hui à imaginer la difficulté et la sévérité d’un entraînement tel qu’il pouvait avoir lieu au Japon ne serait-ce qu’il y a quelques dizaines d’années. Mais Okamoto senseï s’entraîne avec ferveur, jour après jour. Le premier mois il ne fait que recevoir les techniques et chuter sans cesse. Les entraînements sont rigoureux et aucune explication n’est jamais donnée. Mais motivé par son admiration pour les merveilleuses techniques de Horikawa senseï et le plaisir du saké partagé qui suit les entraînements il continue à pratiquer sans relâche.

 

Une progression fulgurante

Un an après ses débuts il intègre le cours des élèves avancés. Dès lors ses progrès seront encore plus rapides. Qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente Okamoto assistera à tous les cours de Horikawa senseï quasiment sans exceptions jusqu’à son départ pour Tokyo quatorze ans plus tard.

Après deux ou trois ans il commence à être à l’aise dans les chutes mais ne comprend toujours rien aux techniques qu’il étudie. Après cinq ans Horikawa lui demande de prendre en charge le cours des débutants. Le temps et les élèves passent au dojo. Un à un les anciens d’Okamoto pris par leurs obligations familliales ou professionnelles sont contraints de cesser la pratique et bientôt il est l’élève le plus ancien. De même il est parvenu petit à petit à comprendre et utiliser le principe de l’Aïki. Après dix ans d’études il devient l’assistant de Horikawa senseï. Seulement onze ans après ses débuts il est déja 7ème dan.

En 1977 Okamoto déménage à Tokyo. Avec la bénédiction de son maître il ouvre la branche de Tokyo de l’école de Horikawa, la Daïto ryu Aïkijujutsu Kodokaï.

 

Roppokaï

Après la disparition de son maître Okamoto senseï créera le Roppokaï afin de diffuser le Daïto ryu. Aujourd’hui le Roppokaï est l’une des quatres écoles principales d’Aïkijujutsu avec le Daïto ryu Aïki budo de Takeda Tokimune, le Takumakaï de Takuma Hisa et le Kodokaï de Horikawa Kodo. Il s’agit de la seule école majeure à ne pas avoir été fondée par un élève direct de Takeda Sokaku.

 

La signification de "Roppokaï"

Kaï signifie "groupe, organisation, association". Le terme Roppo quand à lui possède plusieurs significations. Il a d’abord une signification technique. Roppo est alors assimilé aux six directions comme sur un dé, impliquant que les techniques permettent de faire face à n’importe quelle attaque provenant de n’importe quelle direction, par le haut ou le bas, l’avant ou l’arrière, la droite ou la gauche. Toutefois Okamoto senseï précise que contrairement à un dé les techniques doivent être rondes et former six cercles infinis. Six cercles que l’on retrouve dans le symbole du Roppokaï. Le cercle étant une des notions fondamentales de l’enseignement technique de Okamoto senseï.

Le terme Roppo a par ailleurs des origines historiques et anecdotiques. Du point de vue historique il fait référence au Roppogumi, six groupes de jeunes guerriers écumant les rues durant l’époque Edo. L’origine anecdotique est, elle, liée à Takeda Sokaku. Dans le théâtre Kabuki le Roppo est une sortie de scène spectaculaire et rapide accompagnée de grands gestes. Assistant un jour à une représentation où jouait un acteur célèbre nommé Kikugoro, Takeda l’interpella en lui disant que son jeu était bon mais son Roppo mauvais… Arrivé dans sa loge Kikugoro envoya un de ses serviteurs chercher l’étrange spectateur qui l’avait apostrophé. Takeda lui expliquera alors ses erreurs et lui enseignera la manière correcte de se déplacer. Kikugoro qui était un grand acteur améliorera tellement son Roppo pendant la nuit que ses admirateurs en furent stupéfaits. Pour remercier Takeda il lui enseignera alors la danse japonaise.

 

 

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Ma rencontre avec Okamoto senseï

J’ai pour la première fois entendu parler de Okamoto senseï grâce à un de mes amis pratiquants, Asobu Matsushita. A l’époque Asobu pratiquait passionnément l’Aïkido depuis plus d’une dizaine d’années. Il me parla d’un maître de Daïto ryu à la technique extraordinaire qu’il avait rencontré. Intrigué par son récit je lui demandai de me prêter quelques vidéos de maître Okamoto.

Je dois avouer qu’au premier abord j’ai été surpris. Sans le témoignage enthousiaste de mon ami qui avait déjà plusieurs fois ressenti les techniques je serai sans doute passé à côté de cette découverte. Ma curiosité éveillée j’ai donc regardé avec attention les vidéos et j’ai été stupéfait par la technique d’Okamoto senseï. Je me promis alors de le rencontrer dès que l’occasion se présenterait. Plusieurs années plus tard, devenu un pratiquant assidu du Roppokaï, Asobu me présentera à maître Okamoto et j’aurai la chance de sentir l’Aïki en action…

 

Le principe Aïki

Le Daïto ryu est généralement connu à travers ses écoles les plus répandues, les courants de Takeda Tokimune ou Kondo Katsuyuki. Les techniques sont démontrées de manière "carrée", et l’on perçoit fortement le travail de type Jujutsu, notamment à travers les nombreuses clés. Le Roppokaï insiste beaucoup plus sur le travail d’un principe appelé Aïki. Ce principe implique qu’à l’instant du contact avec le partenaire celui-ci soit immédiatement déséquilibré.

Le principe Aïki est commun à tous les styles de Daïto ryu Aïkijujutsu, et tous les élèves avancés de Takeda Sokaku, Ueshiba, Sagawa, Kodo ou son fils Tokimune étaient passés maîtres dans son utilisation. Le terme Aïki est aussi utilisé dans d’autres écoles, mais il désigne généralement un principe philosophique ou un principe stratégique. A la différence de celles-ci, il s’agit en Daïto ryu d’un principe technique concret fondamental de l’école. Un principe qu'Okamoto senseï démontre sans détours, et qu'il pense naturel de partager.

 

La technique d’Okamoto senseï

Okamoto senseï possède une des techniques les plus épurées qu’il soit donné de voir dans les arts martiaux. Ses gestes sont réduits au minimum de leur amplitude, à tel point qu’il est très difficile d’en percevoir une grande partie à l’œil nu. Recevoir sa technique est une expérience stupéfiante. Au moment du contact vous avez l’impression d’avoir saisi un câble électrique. Votre corps se tend et perd l’équilibre instantanément. Ce n’est pas une impression agréable… Mais c’est redoutable d’efficacité.

 

 

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L'impression d'avoir saisi un câble électrique!

L'élève qui se relève au premier plan est un officier de police 5ème dan de Kendo et de Judo.

 

 

Etre projeté par Okamoto senseï est une expérience incroyable. Généralement les experts d’Aïkido, Aïkijujutsu, Judo ou Jujutsu contrôlent votre corps dans sa globalité. Lorsqu’ils vous déséquilibrent vous sentez qu’ils ont trouvé le centre gravité de votre corps et le contrôlent.

Lorsque vous êtes entre les mains d’Okamoto senseï vous sentez qu’il contrôle toute l’architecture intérieure de votre corps. Il ne déplace pas simplement une masse dans la direction où il le désire, il est capable de faire prendre n’importe quelle position à votre corps, de vous empêcher de respirer, uniquement à travers votre saisie…

Stanley Pranin, éditeur d’Aïkidojournal, a rencontré les plus grands experts d’Aïkido et de Daïto ryu. Il explique qu’il était assez sceptique quand à cette approche souple de l’Aïkijujutsu mais que son opinion changea lorsqu’il eut l’occasion d’être projeté par Okamoto senseï. "Technique fine, subtile et parfait contrôle" déclarera-t-il dès lors. On ne saurait dire mieux.

 

L’enseignement au Roppokaï

Okamoto senseï a reçu son enseignement de manière très traditionnelle. L’entraînement se faisait sans paroles et sans explications mais il explique que cela obligeait à écouter de tout son corps et à observer avec ses cinq sens. A cette époque les élèves pratiquaient avec un ancien et ne pouvait ressentir la technique du maître que rarement et après plusieurs années.

Okamoto senseï a changé cette méthode d’entraînement. Au Roppokaï il projette chaque élève avec chaque technique qu’il enseigne. Ainsi, tous et dès les premiers jours peuvent ressentir l’effet recherché. Cette façon d’enseigner demande un investissement énorme de l’enseignant. Jusqu'à ses derniers jours, Okamoto senseï enseigna toujours de la même manière, projetant inlassablement chaque élève à chaque cours.

Le principe Aïki qui est encore jalousement gardé par beaucoup d’écoles qui le réservent à leurs élèves avancés était enseigné de manière ouverte. En cela Okamoto senseï était proche d’un enseignant tel que Kuroda senseï qui fait travailler ses élèves dans le respect des principes supérieurs dès leur entrée dans son école.

 

Un élève particulier

En 2002 un film intitulé "Aïki" fut réalisé. Il est inspiré de l’histoire réelle d’un paraplégique et de sa rencontre avec Okamoto senseï.

A l’âge de 16 ans Ole Kingston Jensen est renversé par une voiture alors qu’il roule tranquillement en vélo à Copenhague. En 1988, âge de 29 ans il rencontre Okamoto senseï qui acceptera de le prendre comme élève. Aujourd’hui Ole est 4ème dan et il enseigne le Daïto ryu. Il est l’élève le plus haut gradé du Roppokaï hors du Japon et est réputé pour sa maîtrise de l’Aïki.

 

 

Film Aiki Okamoto Seigo

Affiche du film "Aïki" inspiré de la vie de Ole Kingston Jensen

 

 

Entretien avec Okamoto senseï

L’interview qui suit est exceptionnelle à plus d’un titre. Tout d’abord parce qu’il s’agit de la seule interview d’Okamoto senseï en France, et surtout parce qu'Okamoto senseï ne livrait déjà plus d’interviews à l'époque, préférant se consacrer à l’enseignement. Rencontre avec un maître exceptionnel.

 

Senseï, vous avez commencé à pratiquer chez Horikawa senseï. Comment était la pratique à l’époque ?

C’était très douloureux ! Bien que maître Horikawa ait été un maître de l’Aïki nous pratiquions surtout le Jujutsu et ses techniques de contraintes articulaires.

 

Vous avez progressé à une vitesse incroyable. Quel est votre secret ?

(rires) On m’a décerné mes grades pour me récompenser de mon assiduité !

 

Quel est le but de la pratique du Daïto ryu ?

Le Daïto ryu est un Goshin jutsu, une méthode de défense. Son but technique, comme celui du Iaïdo, est de pouvoir réagir instantanément à toute attaque. Le maître de mon maître, Takeda Sokaku, était un homme effrayant. Il avait tué de nombreuses personnes en combat et l’art qu’il enseigna était clairement un Bujutsu. Mais c’est aussi un Budo dans la mesure où l’entraînement doit vous amener à pouvoir contrôler l’attaquant sans le détruire.

 

 

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Vous pratiquez énormément et voyagez pour enseigner aux quatre coins du monde. Vous ne vous reposez jamais ?

(rires) En Daïto ryu il ne faut utiliser que 20 à 30% de ses capacités physiques. C’est le rôle de la technique. Dans la plupart des autres disciplines comme en Judo par exemple on utilise 100 voire même 120% de ses capacités physiques. Il est donc impossible de combattre 50 ou 60 adversaires.

 

Vos mouvements sont extrêmements courts.

Oui et normalement ils le sont encore plus rendant la technique encore plus efficace et rapide. Mais les élèves ne peuvent pas suivre ou apprendre si je pratique ainsi.

Les pratiquants d’Aïkido critiquent souvent l’amplitude de mes gestes. Mais rapidement ceux qui viennent pratiquer comprennent leur efficacité et changent d’opinion.

 

Vous avez beaucoup d’élèves qui viennent d’autres disciplines ?

Oui, il y a des pratiquants d’Aïkido, de Judo, de Kendo… Beaucoup viennent de l’Aïkido et repartent après trois ou quatre ans en pensant avoir compris l’Aïki. Mais on ne peut comprendre l’Aïki en si peu de temps. Ils n’en connaissent que la forme extérieure, pas l’essence.

 

Vous projetez toujours très proche de vous ?

Oui c’est important car c’est plus efficace et cela permettait dans le passé d’asséner le todome (coup de grâce).

 

Enseignez-vous aussi aux enfants ?

Certains dojos du Roppokaï le font. Ici j’ai un enfant de douze ans mais généralement je ne prends pas les élèves avant quatorze ans. L’Aïki est trop difficile à saisir avant cet âge.

 

La pratique des armes est-elle différente de celle à mains nues ?

Non, le principe Aïki s’utilise exactement de la même manière, avec ou sans armes.

 

Contrairement à l’Aïkido par exemple, où pour chaque technique le uke chute généralement de la même manière, lorsque vous utilisez l’Aïki vos élèves ne chutent pas tous de la même manière.

Oui, les techniques ont un effet différent selon que le pratiquant est grand ou petit, mince ou gros, et surtout, sensible ou pas. Nous n’enseignons pas la manière de chuter au Roppokaï. Chacun suit naturellement et trouve sa manière de chuter. Il est très important de s’entraîner et d’apprendre à protéger son corps de manière naturelle.

 

Merci senseï pour cet entretien.

 

 

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Okamoto senseï, par l’excellence de sa technique et la générosité de son enseignement, attirait un grand nombre d’élèves désireux d’apprendre les secrets de l’Aïki. De nombreux hauts gradés d’autres disciplines venaient pratiquer le Daïto-ryu chez maître Okamoto, tel ce policier 5ème dan de Kendo et 5ème dan de Judo que je vis revêtir une ceinture blanche et pratiquer avec enthousiasme. Okamoto senseï les accueillait et leur enseignait toujours avec bienveillance.

Le Roppokaï possède aujourd'hui des branches dans tout le Japon et dans de nombreux pays étrangers. Okamoto senseï mettait un point d’honneur à visiter tous les dojos chaque année et à pratiquer avec chaque élève. Il est incroyable d’imaginer les efforts fournis par ce maître afin de transmettre ses connaissances, et dont la générosité dans le partage du savoir n’avait d’égale que sa maîtrise de l’Aïki...

 

Vidéos et livres

Okamoto senseï est l’auteur d’une dizaine de livres et vidéos. Même s’il est évidemment impossible d’apprendre le Daïto-ryu et surtout le principe Aïki à travers ces publications, elles donnent un aperçu passionnant de l’Aïki et de ses applications. De plus Okamoto comme dans ses cours explique avec une très grande générosité de nombreux points techniques qui peuvent intéresser les pratiquants d’arts martiaux et plus particulièrement les étudiants d’Aïkido, de Daïto ryu et de Jujutsu.

Les deux DVD les plus intéressants sont ceux de ses séminaires à Hawaï, Okamoto Aïki Shinden. Les explications détaillées et le large éventail de techniques sont passionnants. De plus de nombreux élèves étant débutants cela offre la chance de voir les techniques effectuées sur des personnes n’ayant pas d’idée préconçues des techniques et de leurs effets.

 

 

DVD Okamoto Seigo

 

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