Budo no Nayami

Les spécificités d'une école

24 Septembre 2014 , Rédigé par Léo Tamaki Publié dans #Budo - Bujutsu

C'est sous le nom de Kishinkaï Aïkido que je désigne mon enseignement, et celui des gens qui travaillent dans la même direction que moi. Ainsi énoncé, cela est clair. Pourtant dès lors que l'on demande une définition plus précise, les choses se compliquent. Car on peut parler des principes techniques, de la façon d'utiliser le corps, de l'éthique, des sources historiques, etc… De quoi noircir un certain nombre de pages.

 

"Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément." écrivit Boileau.

Force m'est malheureusement de constater qu'aussi belle soit la citation, la réalité est parfois loin d'être aussi simple. L'on s'en rend compte lorsque l'on rencontre des maîtres tels que Kuroda senseï, dont la description du travail ne peut rendre que de façon très superficielle la réalité. Et comment décrire les spécificités du travail de maître Tamura, de maître Yamaguchi, de maître Shioda, etc… On s'expose presque inévitablement à n'être que partiel.

 

Je dois pourtant m'atteler à la tâche de poser par écrit les principaux traits du Kishinkaï pour le site internet de l'école.

 

 

Récemment Arnaud Lejeune m'a envoyé un article qu'il avait écrit sur les spécificités du Kishinkaï pour son site. Tous les élèves d'un enseignant ne perçoivent pas la même chose, en fonction de leur niveau bien sûr, mais aussi de leur intérêt. Sans prétendre être exhaustif, Arnaud a mis le doigt sur des éléments clés du travail que je propose, et son article me sera très utile lorsque je m'attellerai à la tâche.

 

 

Site-internet-Arnaud-Lejeune.png

 

 

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JiPé 29/10/2014 15:17


Suite à mon précédent commentaire.


Etant en arrêt maladie ces jours-ci, j'en ai profité pour remonter l'histoire et relire certains articles de ton blog.


Celui-ci http://www.leotamaki.com/article-7142986.html en particulier m'a rappelé qu'il m'est arrivé -rarement, il est vrai- de pratiquer intensément mais sans -trop- transpirer... Mais c'était
si rare que ça m'a marqué, et ça ne s'est guère reproduit depuis ma reprise :-( où le keikogi est bon pour la lessive après chaque cours!


Ce que je retiens de tout ceci, c'est un axe de travail et de recherche. Mais il va falloir que je trouve comment l'intégrer dans ma pratique qui se doit d'être en priorité dans la ligne
d'enseignement de mon senseï actuel...


Ce serait d'ailleurs un sujet intéressant à traiter que cette possibilité -ou non- d'intégration...

Léo Tamaki 29/10/2014 17:34



Pratiquer sans transpirer n'est pas donné à beaucoup. Cela demande une économie de mouvements et de tension, et cela démontre comme dans le cas de Tamura senseï, une très grande maîtrise.


 


Il est vrai que je suis contre le fait d'avoir une pratique différente de celle du dojo où l'on étudie. Par simple question de respect. Toutefois avoir une recherche d'économie peut être
compatible avec la plupart des dojos. Faire ce que l'on nous demande avec le moins d'efforts possibles :-)


 


Léo


 



JiPé 29/10/2014 09:17


Je trouve intéressant qu'il faille préciser ce qui -à mon sens- est la base de l'aikido...


Peut-être suis-je naïf?


Mais lorsque j'ai commencé l'aiki (en 1979... mais je me suis arrêté pendant presque 20 ans pour diverses raisons et n'ai repris qu'il y a 2 ans maintenant) mon premier enseignant insistait sur
cette notion de "vide", de "présence sans présence".


Cet enseignant utilisait également le sabre (une séance spéciale le dimanche matin pour les volontaires uniquement!) pour nous permettre de mieux ressentir ces concepts, qui il faut bien l'avouer
étaient rejetés de manière quelque peu moqueuse par certains de mes condisciples, car paraissant bien ésotériques...


Et j'avoue que c'est pourtant cela qui m'avait "accroché" à l'époque, moi dont les capacités physiques étaient, comment dire...


Et puis, ce travail sur soi pour percevoir l'intention et se maîtriser m'avait également bien aidé à prendre confiance en moi.


Il se trouve qu'au fil des années, la faction "physique" de la pratique aiki a pris le dessus au détriment de l'approche "mentale", au point que certains cours ressemblaient à des séances de
muscu... (une des raisons de mon arrêt de la pratique d'ailleurs).


Certes une bonne condition physique est une bonne chose, et ton parcours montre bien que c'est quelque chose que tu cultives, mais en privilégiant cette partie, ne s'éloigne-t-on pas de cette
volonté que l'aiki soit accessible à tous?


Et n'est-ce pas non plus comme tenter de marcher sur une seule jambe?


Bref, ce très (trop?) long commentaire pour dire que ce texte m'a fait retrouver la fraîcheur de mes premières années de pratique, et que j'attends maintenant avec impatience de lire TA
définition du Kishinkai Aikido.


 


PS: Et merci pour ton blog qui permet de découvrir l'incroyable richesse du monde de l'aiki et des AM, sans a priori!

Léo Tamaki 29/10/2014 15:10



Bonjour,


 


Merci pour ce témoignage.


En effet l'Aïkido où l'on utilise les qualités athlétiques, que ce soit la force et/ou la rapidité, etc... est aujourd'hui assez répandu. Comme tu l'as noté, ce sont des choses que je ne néglige
pas, mais à titre d'hygiène de vie, et pour mon confort personnel. Pour la pratique je me situe plus dans une recherche sur... le vide ;-)


 


Pour ma définition, promis ça arrive. Il faut juste que je libère un peu de temps :'(


 


En espérant que tu reprennes le chemin des dojos ;-)


 


Merci pour la lecture,


 


Léo